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Gabon pied, bon oeil

Le Gabon à domicile partait favori face à l'inconnue Niger, et les Jaunes n'ont pas déçu, remportant 2-0 un match maîtrisé de bout en bout face à une très faible adversité. Les hommes de Gernot Rohr devront confirmer contre le Maroc et la Tunisie. Une autre paire de manches.

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Gabon - Niger : 2-0
Buts: P.E Aubameyang (30e) et N'Guema (44e) pour le Gabon.

A priori il faudra compter sur le Gabon. Séduisants et emmenés par un très bon Aubameyang, les coéquipiers de Mouloungui se sont imposés dans le bien nommé stade de l'amitié. Les panthères ont bouffé les gazelles, la loi de la jungle, quoi de plus logique finalement? Sans que l'on sache vraiment si leur performance est dûe à une vraie force collective ou à la faiblesse abyssale de leur adversaire. En tout cas les Gabonais ont régalé un public enthousiaste sur un terrain en bon état, avec une pelouse verte, une vraie.

"Eveille toi Gabon, une aurore se lève. Encourage l'ardeur qui vibre et nous soulève". Pour son entrée dans la compétition à Libreville, le Gabon reçoit le Niger et le stade entonne l'hymne national avec passion. Le président Ali Bongo, fils de, est descendu sur le pré pour mettre la pression aux joueurs de son pays et les Gabonais bien moulés dans leurs maillots jaunes sont visiblement émus. Didier Ovono, le goal manceau a la larmichette à l'oeil.

Maazou, 20 mètres au dessus

L'ambiance est belle mais les Nigériens ne sont pas la pour être sympas, à l''image d'Alhassane qui arrive les deux pieds décollés sur le malheureux Moussono. En Europe, c'eut été rouge direct mais la CAN c'est pas pareil. Niveau jeu, Aubameyang et Mouloungui devant secouent une défense nigérienne qui pourrait difficilement jouer en CFA. Les corners s'enchainent et le gardien voltigeur du Niger sort deux fois très loin pour prendre la balle aux attaquants gabonais, deux fois les retombées sont dangereuses. Seul Maazou affublé d'un étrange numéro 2, semble capable d'emmerder les panthères, mais après une bonne prise de balle, il envoie une frappe de brute 20 mètres au dessus des cages, un souvenir de sa periode bordelaise sans doute.

A la 19 ème Aubameyang foire la première vraie grosse action des locaux en frappant du plat du pied sur le portier soudanais, arrêt buffet de Daouda, mais le danger se rapproche. La pression monte et le Niger ne gère pas du tout, acculé devant son but, le petit poucet africain montre ses limites techniques. D'ailleurs à la trentième, sur un centre étrange de Nguéma au deuxième poteau, Aubameyang profite d'une belle connerie de Daouda et n'a plus qu'à pousser la balle de la tête dans les filets. Le marquage des défenseurs nigériens était aberrant. Deux joueurs dans la surface qui n'ont suivi personne et laissé le sosie de Neymar seul, sur ce qui n'était même pas vraiment un contre.

José Cobos peut sourire

Quoiqu'il en soit le Stéphanois libère Libreville. Les tribunes chantent dansent et mettent leurs baskets. Juste avant la mi-temps le Gabon tue presque le match, après la premiere vraie action collective de la rencontre, les Gabonais font tourner tranquille, emmènent la balle devant petit à petit sans se presser, puis après une accélération côté droit, Moussono dépose un centre parfait sur Aubameyang qui voit sa belle tête bien repoussée. Pis Nguema a suivi. 2-0, on remballe. José Cobos, l'adjoint de Gernot Rohr peut sourire.

La deuxième période est du même tonneau, les jaunes repartent à l'attaque. Intéressants par intermittence collectivement en première mi-temps, ils commencent à vraiment bien jouer ensemble. Leur supériorité individuelle est suffisante et la vitesse du duo d'attaque fait la différence sur chaque accélération. D'ailleurs les occases se multiplient et les Gabonais montrent des belles qualités de manieurs de gonfle, notamment Nguema et le jeune Madinda, ils ne parviennent toutefois pas à inscrire le troisième but.

Ensuite rien de fou, les approximations s’enchaînent, le rythme tombe aussi vite que la nuit sur Libreville. Tant pis la messe est dite, les coéquipiers du ballon de plomb Moussa Maazou, désillusionnés ont bien compris qu'ils étaient trop faibles malgré une ou deux occasions dangereuses et acceptent la défaite. Rolland Courbis a du pain sur la planche. Les Gabonais eux peuvent exulter avec leur public, ils n'ont pas raté leur entrée dans la compétition.

Par Arthur Jeanne
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