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G le maudit

André-Pierre Gignac avait le but du titre au bout des pieds à la 92e minute. Sa frappe a touché le poteau. Et tout changé. À jamais. Il faut se relever et apprendre à vivre avec ça. Monde de merde.

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À quoi ça tient, au fond, une vie ? À des détails. Des centimètres. De la chance. Ou de la malchance. 92e minute sur la pelouse de Saint-Denis : André-Pierre Gignac récupère un ballon dos au but dans la surface portugaise. Il a Pepe dans son dos. Pepe, le défenseur du Real Madrid, vainqueur de la dernière Ligue des champions et présenté comme le meilleur stoppeur de cet Euro. Dédé crochète, se retourne, enrhume le défenseur comme personne ne l’a fait depuis une éternité. Pepe est au sol. Terrassé. Humilié. Il a enfin vacillé. Gignac est face au but de Rui Patrício. Une situation qu’il a vécue des centaines de fois dans sa carrière, que ce soit à Lorient, Toulouse, Marseille ou au Mexique. Souvent, ça faisait ficelle. Une routine pour un buteur qui affiche 176 buts en carrière. Alors, machinalement il frappe… Dans l’enceinte dionysienne, tout le monde s’est levé. Y compris en tribune de presse. S’il marque, c’est terminé, la France est championne d’Europe.

Les moments-clés du parcours des Bleus



« Vous me mettez le cafard »


La balle quitte la godasse et la maléole interne de Gignac… et fracasse le poteau avant de s’éloigner de la ligne de but. Putain de poteau, même s’ils ne sont pas carrés, pour une fois. « C’est la 92e, si je marque le match est plié… En plus, elle peut revenir sur Grizi, mais elle prend de la vitesse, puis elle s’échappe. C’est de la malchance, je ne sais pas… Là, je repense à ça et vous me mettez le cafard » , lâche-t-il en zone mixte, tard dans la nuit. André-Pierre Gignac aurait pu devenir un héros du peuple français. Un mec qui donne le plus beau des trophées au plus important des moments. Un but qui signifiait tant de choses. Mais le football est aussi cruel qu'excitant. Au coup de sifflet final, André-Pierre Gignac est resté longtemps allongé sur la pelouse, le regard perdu, à repenser à son poteau. À cette 92e minute qui dure une éternité. Le rapport au temps, quand on joue une finale, est anormal. En tribunes, son père avait fait tomber les lunettes de soleil sur son nez. Son fils était toujours assis dans le gazon. Seul. Le regard noir. Avant de s’allonger sur la pelouse, la tête dans ses mains. APG veut être loin. Ailleurs. Ou à rembobiner le match. Jusqu’ici, son Euro n’avait pas été une franche réussite (5 entrées en jeu plutôt quelconques, à chaque fois sur Giroud, et une titularisation contre la Suisse). Tout aurait pu être différent avec ce but. Donner un autre visage à son championnat d’Europe.

« Dans ma tête, j’avais 95% de chance de renoncer à l’équipe de France »


Il y a un an, André-Pierre Gignac quittait l’OM pour le Mexique et les Tigres de Monterrey. D’aucuns s’étaient moqués de ce choix exotique. D’autres saluaient l’envie du jeune homme de 30 ans d’évoluer dans un vrai pays de football où les stades sont colorés et bruyants. 32 buts, un Ballon d’or mexicain et une suspension de Karim Benzema plus tard, « APG » retrouvait l’équipe de France. Un peu par défaut, il est vrai. « Dans ma tête, j’avais 95% de chance de renoncer à l’équipe de France » , disait-il avant l’Euro. Mais l’homme, entier, est au-dessus des considérations hiérarchiques. Il prend ce qu’on lui donne. Il est là par défaut ? Peu importe, l’important, c’est d’être là. C’est d’ailleurs la première fois qu’un joueur évoluant hors d’Europe était sélectionné chez les Bleus. Un but marqué contre le destin. Un de plus. Dimanche, à Saint-Denis, le destin n’a pourtant pas été très tendre avec ce grand gaillard qui a toujours su se faire adorer, malgré les remous sportifs et extrasportifs. Souvent apprécié pour son franc parler, son amour du football et sa capacité à rebondir, Gignac s’avance aujourd’hui vers l’inconnu.

Comment se relever d’un tel coup du sort ?


En 2006, David Trezeguet avait eu toutes les peines du monde à surmonter son tir au but manqué en finale de Coupe du monde contre l’Italie. Dix ans plus tard, c’est un autre avant-centre des Bleus qui a heurté un montant en finale d’une grande compétition internationale. Ils sont plusieurs à s’être brisé les reins sur une finale et pas des moindres : Arjen Robben en 2010 face à l’Espagne, Ronaldo en 1998 face aux Bleus, pour ne citer qu’eux. L’important n’est pas de tomber, mais de se relever. Demain efface hier. Toujours. Oui, à quelques centimètres près Gignac aurait tout changé : de statut, de carrière, d’image, de vie. Là, il va devoir composer avec ça. Et se relever. En champion. « Je l’ai dit dans la douche, ce poteau va me hanter jusqu’à la fin de ma carrière, même après, c’est un cauchemar » , conclut-il après la finale. Bordel, à quoi ça tient un match de football…



Par Mathieu Faure
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