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Freddie Mercury, la moustache et le cuir

Diva britannique d’origine indienne, moustache et dents en avant, homosexuel et séropositif, Farrokh Bulsara n’avait a priori rien à voir avec le cuir. Et pourtant encore aujourd’hui, 24 ans après sa mort, en ce jour de Ligue des champions, il n’est pas rare d’entendre son ode aux vainqueurs au terme d’une rencontre.

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Le 26 mai 1993 au soir, la France, ou du moins le Sud-Est de la France, avait le poil dressé devant son poste de télévision. Quelques minutes plus tôt, Basile Boli sautait plus haut que Frank Rijkaard et propulsait l’OM tout en haut de l’Europe. Suffisant pour que Thierry Roland sorte l’une des plus belles punchlines de l’histoire du foot : « Vous savez quand Bernard Tapie dit que c’était un match d’hommes, c’est vrai parce que ce soir, si vous me pardonnez l’expression, il fallait en avoir…  » Suffisant aussi pour que tous les Marseillais sautent en l’air comme des enfants. Tout ça, sur un air devenu mythique au Vélodrome, We are the champions, ou l’hymne des vainqueurs associé, depuis plusieurs décennies, aux victoires sportives.

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Manichéisme et simplicité


A priori donc, rien de bien méchant dans cette mélodie. Juste une vision un peu américaine des choses : « Nous sommes les champions, vous êtes les perdants » , pas toujours facile à digérer pour ces derniers. Et les DJ de stade n’hésitent d’ailleurs pas à envoyer la sauce pour ponctuer les finales de Ligue des champions ou de Coupe du monde. Marseille en 1993, la France en 1998, l’Italie en 2006 ou encore l’Espagne en 2008.

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Aujourd'hui, plusieurs dizaines d’années après la sortie du titre, comment expliquer que cette musique résonne encore dans nos stades ? En fait, le moustachu a simplement tapé juste, comme il l’explique lui-même en 1977 au moment de la sortie de l’album News of the World : « Je pensais au football quand j’ai écrit cette chanson. Je voulais un titre participatif, sur lequel les supporters pourraient chanter. J’ai donné un côté plus théâtral qu’un hymne sportif classique, plus subtil que ce que l’on retrouve d’habitude dans la plupart des chansons de fans de foot. »

Une idée nouvelle de la composition musicale plus évidente à comprendre quand on écoute We will rock you, titre intimement lié au premier. En gros, Queen voulait créer un truc qui reste en tête, une mélodie facile à retenir et reprenable facilement par le public, où la batterie pouvait être remplacée par des applaudissements : « Au moment où on sort cet album, le public commençait à devenir une partie intégrante de notre show et finissait même pas devenir plus important que nous, expliquait Brian May, guitariste de Queen, en 2002. Donc, aussi bien Freddie que moi avons pensé qu’il serait intéressant d’écrire pour que le public participe. »

Wembley, Maradona et fascisme


Queen avait donc compris, bien avant les clubs de foot, l’importance du public. On dit d’ailleurs que We are the champions a été inspirée par les chants de supporters. Peut-être, mais en tout cas, une chose est sûre : les paroles rendent hommage au seul titre mondial britannique, celui remporté en prolongation face à la RFA de Beckenbauer en 1966. Et puis, les stades que Queen remplit, dont le légendaire Wembley, les produits dérivés qui rappellent la panoplie du parfait supporter, et cette série de photos avec Maradona sont autant de preuves de l’amour de Freddie pour le cuir.

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Posté par Diego Maradona sur jeudi 5 septembre 2013

Oui, mais là n'est pas tout ce qui explique pourquoi cette chanson est, et restera certainement à jamais, liée aux victoires footballistiques. On dit aussi que les chefs-d’œuvre ne le seraient pas sans un peu de polémique. Et We are the Champions ne déroge pas à la règle. Pour certains, comme Bart Testa, ancien journaliste à Rolling Stone, c’est une chanson à la limite du fascisme. Surfant sur sa célébrité, Queen déclarerait à la terre entière qu'ils sont les « meilleurs du monde » en faisant un bras d'honneur aux critiques. Un message « digne d’un rassemblement politique dans un film de Leni Riefenstahl (une cinéaste allemande accusée de s’être associée à la propagande nazie) » toujours selon Bart Testa. Pour d’autres, ce serait une ode à l’homosexualité : « J’ai purgé ma peine, sans commettre de crime… Nous sommes les champions. » Aucun doute, tous les ingrédients étaient réunis pour en faire un succès. Pour l’éternité.

Par Ugo Bocchi
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