Stars d'Amérique du Sud

Par Thomas Goubin

Fred et Juninho rugissent, Trezeguet divorce

Ils ont brillé en Europe et ont fini par revenir en Amérique du Sud. Ils s'appellent Ronaldinho, Juninho, Forlán, Trezeguet ou Seedorf. Voici notre compte-rendu hebdomadaire consacré à ces vedettes américaines.

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Juninho (Vasco de Gama)
Juninho (Vasco de Gama)
L'amour du maillot, plus précisément celui de River, aurait-il provoqué la rupture de l'alliance entre David Trezeguet et l'Espagnole, Beatriz Villalba ? C'est en tout cas ce que se plaît à penser une partie de la presse argentine et des supporters millonarios. L'épouse du Franco-Argentin depuis 2000, n'aurait pas partagé le choix de son mari de partir jouer et vivre en Argentine, au point d'opter pour la séparation. L'intéressé s'est gardé de donner tout détail sur la procédure de divorce en cours, mais n'a pu cacher qu'il avait été contraint de voyager à Monaco pendant la semaine pour régler cette affaire. Dimanche, River ne s'est pas vraiment ressenti de l'absence de Trezeguet.



Les Millonarios sont allés humilier l'Arsenal Sarandi (0-4) sur son terrain. Une victoire qui redonne un peu d'air à une institution au bord de l'asphyxie, à force d'accumuler les résultats contraires. De retour à Buenos Aires, depuis samedi, le Roi David a toutefois pu assister à la rencontre dans le confort d'une loge et a donné sa déclaration d'après-match sur Twitter. « Je tenais à remercier ce groupe incroyable qui m'a dédié la victoire, a tapé sur son clavier le goleador, merci à tous et au monde millonario. » Chez l'ennemi xeneize, un grand absent occupait également tous les esprits : le retiré temporairement des affaires, Juan Roman Riquelme. Agacée de voir Boca concéder le nul face à San Martin (1-1), la Bombonera a chanté le nom de son idole, comme on implore un sauveur. Avec un point pris sur les six derniers en jeu, les hommes de Falcioni rétrogradent au quatrième rang de la Primera A. La tête du classement est toujours occupée par le Newell's Old Boys de Gaby Heinze, Maxi Rodríguez, et Lucas Bernardi. Toujours invaincus après neuf journées, les Lépreux ont dû se contenter du nul face au Club Atlético Tigre (0-0).

Fred et Juninho prospèrent

L'OL doit-il avoir des regrets ? Les caractéristiques du Brasileiro ne sont certes pas celles de la Ligue 1, mais la forme affichée et entretenue par Juninho et Fred ne peut qu'interpeller ceux qui pensaient le premier cramé, et le second trop problématique ou pas assez talentueux pour être considéré comme un titulaire. Cette saison, Fred plane. Dimanche, lors du derby carioca entre Flamengo et Fluminense, le fameux Fla-Flu, le sosie de Francis Perrin, servi par Deco, et pas vraiment gêné par le marquage fort souple des locaux, s'est envolé pour inscrire d'un superbe ciseau le seul but de la rencontre. Treizième réalisation de la saison pour Fred, meilleur buteur du tournoi. Grâce à son goleador, Fluminense prend ses aises en tête du Brasileiro, six longueurs devant l'Atlético Mineiro de Ronaldinho, en perte de vitesse.

À l'instar de son ex-coéquipier de l'OL, Juninho a, lui aussi, marqué ce week-end. Le serial tireur de coups francs a également délivré deux passes décisives. Juninho a tout simplement tout fait pour permettre à Vasco de Gama, à la recherche d'un nouveau souffle, de redresser la barre et de dominer Figueirense (3-1). À se fier aux évaluations de l'hebdomadaire Placar, Juninho peut être considéré comme le meilleur joueur du Brasileiro, devant Paulinho (Corinthians), et Seedorf (Botafogo). Grâce à ce succès, Vasco conforte sa quatrième place, synonyme de dernier billet pour la Copa Libertadores. Un bien que convoitent quelques beaux morceaux, tels le São Paulo FC, Corinthians, Botafogo, et l'Internacional, tous engagés dans une chasse au Vasco. Ce week-end, les Colorados ont perdu du terrain sur le club de Juninho. Malgré la présence de Diego Forlán et Leandro Damião, ils n'ont pas trouvé l'ouverture sur le terrain du Cruzeiro de Marcos Ceará (0-0). Signalons d'ailleurs que l'ex-Parisien se montre à son avantage depuis son retour au Brésil. Quant au Botafogo de Seedorf, il s'est complètement manqué chez le modeste Bahia (2-0). Impuissant lors de cette rencontre, le Hollandais, 36 ans, réalise toutefois un excellent tournoi. Comme l'OL, le Milan AC peut méditer sur la pertinence de sa décision d'avoir précipité la sortie un joueur qui a tant apporté au club.

Vasco – Figueirense (3-1)



Par Thomas Goubin


 





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  • Message posté par Looking_4_Eric le 02/10/2012 à 09:25
      

    Juninho est parti car c'était sa volonté !

    Et si je ne m'abuse, c'en est de même pour Seedorf

  • Message posté par invicto le 02/10/2012 à 10:20
      

    Trankilos...Trezegol va redevenir titulaire très rapidement.
    Et non Roman ne reviendra pas à Boca cette année!

  • Message posté par doncarnol le 02/10/2012 à 10:29
      Note : 2 

    Quand on voit ce qu'a fait par exemple, pour citer quelqu'un au hasard "Pirlo" une fois qu'il a quitté le Milan et qu'il a pu retrouver de nouveaux stimuli, on peut se demander si parfois, quand en Europe on dit un joueur trop vieux ou cramé(ce qu'on disait de d'Andrea il y a un an et demi), si c'est pas plutôt un manque de motivation personnel et l'âge devient vite un prétexte à envoyer des grands joueurs en club "fin de carrière" alors qu'ils auraient sans doute pu jouer des bonnes années avec la motivation juste...Évidemment c'est toujours du cas par cas et aussi tout cela dépend du poste.
    Des milieux à la Juninho ou des attaquants de surface à la Trezeguet-Inzaghi, race en voie de disparition d'ailleurs peuvent certainement tirer quelques piges en plus.

  • Message posté par Pimousse le 02/10/2012 à 10:51
      

    Mouais enfin ça reste le championnat brésilien, c'est quand même pas un niveau exceptionnel.

    Par exemple, Juninho ses 2 dernières saisons à Lyon il était juste cramé, il avait rien à voir avec le joueur exceptionnel qu'il fut. Il faisait plus qu'une seule chose: Je prend la balle a 40 mètres, je cours tout droit et quand un adversaire se met sur mon chemin, je tombe pour obtenir le coup franc (ah l'arbitrage des grandes années lyonnaises).

  • Message posté par doncarnol le 02/10/2012 à 11:09
      Note : 1 

    Je connais pas bien le championnat français, jamais vraiment regarder un match de Lyon en championnat donc... Mais pour Pirlo tout le monde se demandait pourquoi la Juve qui reconstruisait était allé chercher un trentenaire rassasié...et maintenant certains veulent lui donner un Ballon d'or...
    Enfin, n'est pas Pirlo qui veut !
    C'est comme Malouda qui s'entraine avec les réserves de Chelsea ! WTF !
    Un peu de motivation dans un bon club et c'est reparti !

  • Message posté par footchampagne le 02/10/2012 à 13:24
      

    En France après 30 ans tu es considéré comme fini. Ces derniers temps les contre exemples se multiplient : Trezeguet, Juninho, Riquelme, Malbranque, Pirlo, Gattuso. En AmSud ils ont pas peur d'aligner "les vieux" ce qui rend leurs championnats plus médiatique.
    Je pense que s'ils arrivent à conserver leurs bons joueurs (Neymar en est l'exemple) ils pourront de plus en plus attirer des joueurs européens et commencer à vraiment rivaliser avec le vieux continent.

  • Message posté par tojiro69 le 02/10/2012 à 15:47
      

    @pimousse: tu parles de sa course spéciale en "crabe"

    ça marchait à chaque fois mais y'avait souvent faute pour de vrai!

    il aurait pu continuer une bonne année de plus selon moi, qd on voit le nombre de milieux qui jouent en marchant...


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