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Fred Déhu : « Le Barça ? C'était un bon choix de carrière »

Juste avant de rejoindre le PSG, Frédéric Déhu a évolué une saison au FC Barcelone. C'était en 1999-2000 et ses coéquipiers se nommaient Rivaldo, Guardiola, Frank de Boer ou Patrick Kluivert. Entretien « Plus qu'un club » avec le grand blond.

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Bonjour Frédéric. On avait pris de tes nouvelles il y a trois ans... Comment vont les affaires avec cet institut de beauté et de fitness ?
Ah non, c’est fini tout ça ! Je suis à côté de Nice, où j’ai deux structures : DGT Formation, spécialisée dans la formation professionnelle et qui permet un transfert des pratiques utilisées par les sportifs de haut niveau vers le monde de l’entreprise, et aussi Need Events, une entreprise sur de l’évènementiel en lien avec le foot et le golf, mes deux passions. Après, j’exerce toujours un rôle d’ambassadeur chez Futsal Store, en activité parallèle.

Et tes diplômes d’entraîneur ?
J’ai passé toute une série de diplômes, et il ne me reste plus que le dernier à passer pour pouvoir intégrer une structure professionnelle. J’envisage d’entraîner un jour, c’est clair. Mais pour l’instant, c’est une activité que je mets entre parenthèses. Après, je suis totalement ouvert à une expérience au niveau amateur. Pour me permettre d’apprendre le métier. Prendre une équipe assez jeune dans le monde amateur, ça peut vraiment me plaire ! Maintenant, il faut attendre la bonne opportunité... C’est pour ça que je reste attentif.


Sans faire le recruteur, ton CV joue quand même en ta faveur...
(Il coupe) Oui, mais ça ne donne pas tous les acquis. Aujourd’hui, il y a tellement d’enjeux financiers dans les clubs que beaucoup sont à la recherche de techniciens avec de l’expérience. J’aimerais faire comprendre aux différents présidents que pour acquérir de l’expérience, il faut bien une première fois. Si le discours est cohérent au moment de l’entretien, il faut laisser une chance à un débutant. C’est vrai qu’à mon âge, je me sens mature et disposé à mettre cela en place. J’ai pris mon temps, car c’est important de ne pas brûler les étapes pour apprendre.

Revenons à ton passage à Barcelone, à l’été 1999. Tu signes au Barça après avoir été champion de France avec Lens en 1998 et vainqueur de la Coupe de la Ligue l’année suivante. Pourquoi avoir choisi ce club ?
C’est mon agent qui a vu l’intérêt du Barça alors que la saison 1998-1999 se terminait. Cette dernière année à Lens, on joue la Ligue des champions et on remporte un titre en fin de saison. C’était une belle visibilité, je commençais à prendre de l’expérience dans le milieu. À 27 ans, quand un club comme le Barça cherche à te recruter, tu ne réfléchis pas longtemps. C’est quand même l’un des meilleurs clubs du monde !

« Liverpool faisait le forcing pour me faire venir, entraîné par Gérard Houllier à l’époque, c’était aussi une belle opportunité. »

Le Barça était ton choix, mais tu avais aussi d’autres sollicitations, non ?
Oui, elles étaient existantes. J’avais notamment un autre club qui faisait le forcing pour me faire venir, c’était aussi une belle opportunité, un club qui gagnait énormément de titres, entraîné par un entraîneur français.

Arsenal ?
Non.

Tu peux le dire ?
Oui, c’était il y a une paire d’années maintenant, donc ça ne me dérange pas... C’était Liverpool, entraîné par Gérard Houllier à l’époque.

Un joli choix, effectivement. Ta polyvalence à pouvoir jouer en milieu défensif et en défense centrale devait aussi intéresser Van Gaal, non ?
Peut-être... Après, le Barça me recrutait surtout en tant que défenseur central, parce qu’avec les joueurs qu’il y avait au milieu, c’était un peu compliqué ! (Rires) Mais le fait d’avoir joué auprès de grands joueurs, même pendant une seule année, c’était un bon choix de carrière. Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter.


Après ta signature, tu te retrouves au milieu des Hollandais, Espagnols et Portugais... En tant que seul joueur français, comment s’est passée ton intégration ?
Dès mon premier entretien avec le coach, j’ai fait tous les efforts nécessaires pour bien m’intégrer, j’ai énormément lu le dictionnaire, des livres en espagnol, j’ai écouté la radio espagnole, les chaînes espagnoles... Au bout d’un mois, je parlais déjà correctement la langue. Et puis j’ai eu la chance d’avoir un super compagnon de chambre avec Dani. À chaque erreur grammaticale que je faisais, il était là pour me corriger sans aucune moquerie, et vu que je suis un peu introverti, cela me permettait de dépasser mon appréhension.

Tu avais d’autres potes de vestiaire ?
Oui, Boudewijn Zenden était super sympa ! Ensuite, Abelardo, Frank de Boer étaient des joueurs avec lesquels je parlais beaucoup sur le terrain. Selon les affinités, il y a toujours des différences, mais l’équipe était globalement assez soudée.

« Je ne parle pas de Rivaldo spécialement, mais il y a toujours une gestion difficile des ego dans un top club. Les conflits, cela fait partie du quotidien des grandes équipes. »

Tu démarres en défense centrale, ça se passe plutôt bien. Et puis il y a cette blessure... C’était quoi exactement ?
Une rupture de l’aponévrose plantaire. Ça se passe sous le pied, et c’est comme une déchirure musculaire. On l’appelle « la blessure du basketteur » , et c’est arrivé en plein dans le derby de Barcelone, sur une course. En gros, c’est comme si tu marchais sur un oursin à chaque fois, donc c’est très douloureux. Derrière, je reviens, on me redonne ma chance, et trois matchs plus tard, je me refais une rupture partielle de l’aponévrose plantaire sur le second pied.

On peut difficilement parler de coïncidence, non ?
C’est une blessure qui devait être due à mon adaptation. Passer des terrains gras du Nord de la France au terrain sec et dur de l’Espagne, avec des méthodes d’entraînement plus intensives basées sur des petits sauts d’obstacle, je n’étais pas habitué. J’imagine que cela a dû jouer sur mon corps...

Tu avais perdu ta place dans le onze, mais Van Gaal allait quitter le club... Pourquoi être parti après une seule année ?

Durant mon année au Barça, j’ai eu la chance de jouer cinq fois pour l’équipe de France. C’était l’année où l’Euro allait se jouer. Quand j’ai vu que je n’étais pas pris pour le tournoi, je me suis dit que c’était le bon choix pour chercher à refaire partie des potentiels sélectionnables, même si l’Euro venait de passer. Le 31 août, le Paris SG me contacte et je pense alors que c’est un bon moyen de pouvoir réintégrer l’équipe nationale.

Comment est-ce que tu définirais Louis van Gaal ?
Un entraîneur intelligent, d’une grande vision tactique. Je notais aussi son degré d’exigence sur tout ce qui concerne l’équipe, aux entraînements et en dehors. Cela m’avait permis de progresser et d’intégrer des choses que je ne connaissais pas dans le haut niveau.

C’est aussi de bonnes prises de bec avec Rivaldo...
Pour entraîner un aussi grand club, il faut une grande personnalité pour mesurer des ego parfois surdimensionnés. Je ne parle pas de Rivaldo spécialement, mais il y a toujours une gestion difficile des ego dans un top club. Les conflits, cela fait partie du quotidien des grandes équipes.

« Si je dois me mouiller, je dis 3-0 et victoire aux penaltys du Barça. »

Même si tu jouais peu, tu fais partie de l’effectif qui a réalisé l’une des plus belles remuntadas de l’histoire du club contre Chelsea (défaite 3-1 à Stamford Bridge, victoire 5-1 après prolongation au Nou Camp, ndlr). Comment est-ce que l’on se prépare mentalement pour réaliser ce type de performance ?
On va en revenir à la confrontation face au PSG dernièrement, mais tout cela est une question de confiance, de certitudes. Quand un match avec un enjeu comme ça débute par un but rapide, cela crée tout de suite une émulation énorme, on croit vite à l’exploit. Et puis, pour remettre tout ça dans le contexte, les joueurs de cette équipe du Barça étaient remarquables. Rivaldo, Kluivert, Figo... C’étaient de très grands joueurs.


De ton point de vue, le retour de Busquets ce soir peut-il influer sur le dénouement de cette double confrontation ?
Oui, c’est évident. Par son positionnement sur le terrain et sa qualité de passes, c’est un joueur dont le FC Barcelone a vraiment besoin. Mais d’après moi, ça va être difficile de passer pour deux raisons : d’une, parce que la Juve est prévenue à la suite de la remuntada contre Paris, et de deux, parce qu’elle possède une culture tactique défensive qui ne laissera pas beaucoup d’espaces au Barça. J’y crois, mais ce sera dur.

Un petit pronostic ?
Si je dois me mouiller, je dis 3-0 et victoire aux penaltys du Barça.



Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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