1. // Interview Médias

Fred Calenge : « Être un troisième oeil »

C'est le grand gagnant du mercato de TF1. Frédéric Calenge est désormais sur le terrain pour les matchs des Bleus et titulaire sur le plateau de Téléfoot.

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Alors ça y est, depuis la Norvège, tu es le nouvel homme de terrain de TF1 ?


Je suis super content. J'ai pu me chauffer pendant la Coupe du Monde, où il fallait que l'on soit deux à guetter ce qui se passe. L'équipe de France, c'est quand même le must du must. Et je peux intervenir quand je veux lors des matchs...


Pourquoi ce changement ? David Astorga en avait marre des doigts d'honneur ?


Je ne vais pas parler à sa place mais ça fait plus de cinq ans qu'il fait ça, je crois qu'il avait envie de changement. On en a longuement discuté ensemble, il m'a bien aidé.


C'est quoi la référence dans le domaine ? Paganelli ?


Paganelli, c'est une référence pour les amateurs de foot. Nous, on vise un public plus large. Lors des matchs, on se doit d'être un véritable troisième œil. Laurent Paganelli c'est devenu un personnage. C'est marrant mais TF1 se doit d'être plus pointu, plus informatif.


L'avantage d'être sur le terrain, c'est que l'on peut aussi travailler le relationnel avec les joueurs.


Oui, c'est ça. On prépare ça en amont mais quand on les croise, c'est plus facile. Lors du dernier rassemblement de l'équipe de France, on a pu faire le portrait de Loïc Rémy. On a aussi pu discuter avec Alou Diarra pour lui faire un beau portrait à Bordeaux.


Les joueurs, les agents, vous font-ils des appels du pied comme il y a vingt ans, quand Téléfoot était la référence absolue ?


Il y a vingtans, je n'étais pas là mais aujourd'hui encore c'est l'émission de référence. Nos audiences le prouvent, on fait 2,5 millions de téléspectateurs. Quand on sollicite les joueurs, il y a très rarement des refus. C'est normal, ils ont tous vu le football sur Téléfoot étant petits.

Comment faîtes-vous pour préparer l'émission sachant qu'il faut jongler avec l'absence de droits ?


Notre semaine démarre le mardi matin. On est une dizaine de journalistes. On se réunit et on débat, tout simplement. C'est vrai que pour le coup, on essaie au maximum de préparer deux semaines à l'avance nos sujets. Mais droits ou pas droits, on doit parler de tout. Et pour que les gens adhèrent, on essaie sans cesse de se renouveler. En ce moment, on est sur les reportages des jeunes Français qui cartonnent à l'étranger : Biabiany, N'Zogbia...

Et Lizarazu dans tout ça ?


Il se tient au courant.

Il lit ses mails sur son Blackberry en gros...


Nonon, il sait de quoi il veut parler. Il regarde tout ce qui se fait et quand il arrive, c'est pas les mains dans les poches. Ça fait plaisir de voir quelqu'un qui s'implique à fond.

On parle beaucoup de l'ouverture à la presse depuis que Laurent Blanc est sélectionneur. Qu'en est-il ?


De par notre statut de partenaires, nous n'avons pas à nous plaindre. On a toujours eu les joueurs dix minutes pour nous après les conférences de presse. Et on a toujours eu de bons rapports avec eux. Vous remarquerez que lorsque Patrice Evra dit que l'équipe de France lui manque, c'est chez nous. Ceci dit, c'est vrai, dorénavant c'est plus agréable. On passe une semaine à Clairefontaine, chaque jour, il y a quatre joueurs et l'entraineur qui viennent parler. Tout le monde est très disponible.

Qui aimerez-vous bien mettre dans de prochaines émissions ?


Ceux que vous allez voir ! Ce qui est bien, c'est qu'on ne se laisse pas le temps de cogiter. Dès que l'on voit quelque chose qui nous plaît, on fonce pour le faire dans la dizaine qui arrive.


Et si William Gallas se met à briller avec Tottenham, il aura droit à un beau portrait ?


Si les perfs en valent le coup. Mais en ce moment, il est plutôt au fond du trou. Il est plus près de la fin de carrière que d'un retour au premier plan. Maintenant, on ne s'interdit rien et il faut suivre ceux qui font l'actu. Qu'ils veuillent bien nous parler ou non.

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Dans cet article

Quand je vois la merde généreusement distillée sur téléfoot par calenge et consorts, je préfère rire de la phrase "TF1 se doit d'être plus pointu, plus informatif (que Paga)".
Ben voyons. Les mecs doutent de rien.
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