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Frank de Boerbier ?

Éjecté de l’Inter quatre petits mois après avoir quitté son Ajax Amsterdam de cœur, Frank de Boer se lance dans l’aventure Crystal Palace. Au vu de sa personnalité un peu particulière, peut-il réussir sur un banc loin de son confort néerlandais ?

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« C’est très dur de trouver des photos de Frank en action, c’est pourquoi ils m’ont mis à la place.  » Les propos, tirés de Twitter, sont signés Ronald de Boer. Alors qu’il vient de signer son contrat de trois ans sur le banc de Crystal Palace en remplacement d’un Sam Allardyce parti à la retraite, Frank de Boer a la mauvaise surprise de voir son nouveau club publier une photo de son frère jumeau pour officialiser publiquement l’accord entre les deux parties. L’anecdote prête à sourire, mais illustre le fait que rien n’est facile depuis que le Hollandais est parti de l’Ajax Amsterdam.


C’était l’été dernier. De Boer venait de passer cinq saisons et demie réussies à la tête des Lanciers (quadruple vainqueur du championnat entre 2011 et 2014), avec qui il prônait une philosophie de jeu plutôt « cruyffienne » , et s’apprêtait à quitter la maison (où il a aussi exercé en tant que joueur durant plus d’une décennie) pour tester le confort d’un banc étranger. Celui de l’Inter, en l’occurrence. À peine quatre mois plus tard, le voilà jeté comme un malpropre par les dirigeants italiens, effrayés par six défaites en treize rencontres. « Ce n’est jamais facile d’être la figure emblématique d’un club avec lequel tu as énormément gagné et de partir dans un nouvel environnement du jour au lendemain, dans un club aussi reconnu que l’Inter, défend Frédéric Déhu, qui a connu le principal intéressé à Barcelone. C’est un championnat différent, un pays différent, une culture différente, avec des façons de faire différentes. Et on ne lui a pas laissé le temps de construire ce qu’il aurait voulu. Il s’est peut-être enfermé dans le carcan du système de jeu Ajax, qui n’est pas forcément en adéquation avec celui développé en Italie. Il fallait s’adapter, mais ça prend du temps.  »


Effectivement, l’Inter et son coach éphémère n’ont jamais semblé sur la même longueur d’onde, la première voulant des résultats à tout prix au nom du pragmatisme, le second souhaitant avant tout construire les bases d’un beau football. Parce que la tactique apparaît fondamentale aux yeux du Hollandais. « Il existe des joueurs qui sont prédisposés à s’intéresser à la tactique, de manière consciente ou non, et de par leur poste. Des joueurs qui aiment connaître les tenants et les aboutissants d’un schéma tactique et tout ce qui va avec. Il en faisait partie » , note Déhu, quand Edouard Duplan, qui évolue en Eredivisie depuis 2006, se dit « épaté par ce que qu’il a accompli avec l’Ajax, dont la moyenne d’âge n’a jamais excédé 25 ans. En étant toujours fidèle à ses idées de jeu et respectueux du style du club » .

Le Francky sombre


Il n’empêche, ses capacités à réussir ailleurs qu’aux Pays-Bas, et notamment en Angleterre où il débarque, posent question. Car l’entraîneur peut parfois traîner une réputation de bonhomme sombre et dur à cerner. Philippe Christanval l’aurait appris à ses dépens, lui qui a confié à SFR Sports avoir été très mal accueilli par son concurrent à Barcelone, lequel n’aurait cessé de lui faire des mauvaises passes et des crasses sportives pour lui mettre des bâtons dans les roues. «  Je ne dirais pas qu’il était socialement mauvais, réagit Déhu. C’est simplement un homme extrêmement gentil, mais aussi extrêmement introverti, très réservé, qui ne va pas forcément vers les gens. Quand je suis arrivé, j’ai eu bien plus de facilité à entrer en contact avec Ronald, son frère. C’est sûr que Franck ne dispose pas de la communication que peuvent montrer certains entraîneurs de renom. Il a sa façon de procéder et il faut la respecter. » « Disons qu’il n’a jamais semblé friand de contact avec la presse de manière générale, note, quant à lui, Édouard Duplan. Ce n’est pas un timide pour autant. Il est très rationnel, ce n’est pas un émotif du tout.  »



Déhu, qui a beau avoir joué avec De Boer à Barcelone il y a presque vingt ans – soit en 1999-2000, un autre temps –, se souvient tout de même de « quelqu’un qui aimait déjà diriger, qui avait ce leadership en lui. Il était prédestiné à une carrière d’entraîneur. Même s’il n’extériorisait pas énormément et qu’il restait réservé en privé, il prenait régulièrement la parole dans le vestiaire. » Crystal Palace y croit, en tout cas. Reste qu’il faudra le laisser travailler tranquillement pour que l’histoire commune puisse ressembler à quelque chose, même si les victoires ne s’enchaînent pas. « Ce genre de clubs, sans les dénigrer, laissent normalement un peu plus de temps à leur entraîneur, du fait qu’ils n’ont pas la même obligation de résultats immédiats à laquelle les grosses cylindrées européennes sont soumises » , conclut l’ancien Catalan. N’est-ce pas, Alan Pardew ?



Par Florian Cadu Propos de FD et d'ED recueillis par FC
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