Francky goes to FC Hollywood ?

De l'avis général et des journalistes en particulier Franck Ribéry ne pouvait que partir à la fin de la saison au Real Madrid ou au FC Barcelone ! Et si finalement le Bayern Munich avait son mot à dire comme l'année dernière ? Retour sur un poker menteur où le club bavarois joue le "BET" Ribéry.

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Le soap opéra de l'année !


Franck Ribéry en Bundesliga saison 3. C'est comme dans les séries américaines : à chaque fin d'année, les rumeurs de départ d'un acteur principal voient le jour. Déjà, le spin-off est médiatiquement lancé : après les aventures de Francky à Metz, puis à Marseille, puis en Bavière, Francky s'en va-t-en guerre pour atterrir au Real dès la saison 2009-2010. A un détail près : Francky crèche encore à la Säbener Strasse suite au véto hoenessien. Car s'il y a bien un club où la République des joueurs n'existe pas, c'est bien celui du Triumvirat Rummenigge-Hoeness-Beckenbauer du club du sud de l'Allemagne. Tout l'or du monde proposé par le Real Madrid restera en Castille et le bullionisme, même avec des échanges néerlandais, montrera encore une fois ses limites mercantiles.

Un changement de statut


L'intersaison fut catastrophique pour l'image du Français en Allemagne. Il avait pourtant réussi à devenir "Kaiser Franck" dans les cœurs des supporters bavarois, alors qu'il avait été accueilli avec le sobriquet de "Quasimodo". Le n°7 de l'Equipe de France voyait son image déchue par ses déclarations “je t'aime moi non plus” qui exaspérèrent la communauté des fans bavarois. Celui qui avait été élevé au rang de diva, pour avoir tiré vers le haut le Bayern Munich, notamment en 2008, voyait brutalement l'idolâtrie dont il était la flamme s'éteindre. Les "coquetteries" de Ribéry, une fois sur le départ, une fois incertain, ont fini par lasser la bonne volonté de l'Allianz Arena. Une baisse de statut due autant à son absence sur le terrain qu'à ses déclarations.

Les relations du n° 7 de l'EDF et du Batave Louis Van Gaal ne sont pas moins que sulfureuses. Et cette animosité bat son plein lors d'un début de saison catastrophique pour le FC Bayern. Joueurs en disgrâce ou hors de forme, déclarations malheureuses, système de jeu défaillant, rien n'est épargné au nouvel entraineur. Puis survient "das Wunder von Turin" et la qualification en 1/8èmes de finale en Champions League dans l'antre de la Juve. L'Allianz Arena possède maintenant un nouveau tribun ! C'est la fin du "Van Qual" le supplicié, le paquebot bavarois est désamarré mais Ribéry, toujours blessé, reste en fond de cale car le Bayern München peut gagner aussi sans le Français. Durant la trêve hivernale et le stage à Dubaï, suite à de nouvelles blessures aux pieds, la presse populaire dénonce "krank Ribéry", le patient français ! L'entraîneur fustige le manque de professionnalisme de certains de ses joueurs. En perdant clairement son duel contre Van Gaal, Ribéry doit apprendre l'humilité. Dans le même temps, le FC Bayern annonce, à la surprise générale, une réduction de la masse salariale dans les années à venir : tous les joueurs sont concernés, sauf le Français. La porte reste donc entrouverte pour une prolongation de contrat. Et Francky passe à l'orange.

FC Bayern-Ribéry : comme un chat avec sa pelote


« Soit Ribéry signe un nouveau contrat avant mars, soit le coach ne comptera plus sur lui » , c'est ce qu'aurait déclaré Ivica Olic, le nouveau chouchou de l'Allianz Arena avec "Super-Robben", au journal croate Vecernji. Une affirmation démentie depuis. Une prolongation, le mot est lâché... Van Buyten et Robben draguent le Français. « Au Real, tu ne seras qu'un parmi d'autres » , lui murmure Arjen. Lahm estime que Ribéry est encore plus talentueux que le Néerlandais et Van Gaal déclare que « Franck va revenir plus fort qu'avant sa blessure » . Et ce dernier prouve qu'il est toujours là : lors de la 24ème journée, alors qu'un fade 0-0 se profile, Franck Ribéry, à la 78ème minute, décoche un tir à 112 km/heure en direction des buts hambourgeois : 3 points pour les pensionnaires de l'Allianz Arena et une place de leader en Bundesliga. Das "Rätsel Ribéry", l'énigme Ribéry est portée à son comble. Les déclarations succèdent aux déclarations, Hoeness : « Nous irons jusqu'aux limites financières du club afin de conserver Franck » ou à l'inverse Rummenigge : « C'est le Bayern qui décidera où il jouera l'année prochaine » . Dans ce poker menteur, là où l'on pense que Ribéry joue la montre en ne donnant pas son final cut quant à son lieu d'atterrissage, c'est en fait le Bayern Munich qui tire son épingle du jeu ! Le temps, c'est de l'argent ! Et le parcours en Ligue des Champions remplit les caisses déjà pleines de l'autofinancé club bavarois. Le gagnant au petit jeu des devinettes n'est pas celui que l'on croit et à l'arrière de la scène médiatique, le Bayern compte les points, aidé par un nouvel environnement européen.

Ribéry chocolat chez les Galak qui tiquent ?


Choisir entre la politique galactique du Real ou la Real Politik du Bayern Munich ? En surface oui. Mais la donne a bien changé depuis quelque temps. En effet, l'évolution de la fiscalité en Espagne pour les stars du ballon rond entraîne des modifications de comportement. Aujourd'hui un club est tenu de faire signer durant six ans une superstar afin que cette dernière bénéficie d'un taux d'imposition maximum de 24%. N'est-ce pas un risque démesuré que d'offrir un contrat mirobolant à un joueur déjà âgé de 27 ans. A 33 ans, quelles seront les performances de Francky le Français ? Deuxièmement, il se murmure de plus en plus que dans le club madrilène, les revirements incessants du Français ont agacé jusqu'au plus haut niveau de la direction du Real Madrid. Enfin, dans une politique toujours plus ouvertement glamour et stratégiquement people, quelle place peut trouver "Gueule cassée" là où CR9 développe son torse et son beau sourire sur la couverture de Vanity Fair ? Et le marché anglais ? Avec une nouvelle imposition à 50% pour les joueurs, soit la plus élevée d'Europe, ce marché existe-t-il encore ? D'autant plus que "Kaiser Franck" a toujours favorisé la péninsule ibérique dans le cas d'un départ du Bayern.

Vol au-dessus d'un nid de culculs !


Il aurait dû voir sa vie privée dépecée en mille morceaux, le journal Bild lancé à ses trousses. Les premiers titres racoleurs faisaient déjà leur apparition : "La pute de Ribéry", "La lolita du Français", etc. Puis d'un seul coup, le blackout ! Que s'était-il passé dans un pays si prompt à dégainer ses tabloïds ? Alors que l'Espagne, l'Angleterre et autres pays européens se délectaient des photos de l'affaire de mœurs et des commentaires sur le Zaman Café, on apprenait que le journal Bunte, magazine people s'il en est, avait acheté l'exclusivité des photos pour l'Allemagne. Dans quel but ? Ce journal appartient au puissant groupe média munichois BURDA dont l'un des responsables, Helmut Markwort, siège depuis des années au conseil de surveillance du... FC Bayern ! Une liaison de cause à effet équivoque ! Dans le même temps, Karl-Heinz Rummenigge déclare : « Nous sommes une grande famille. Si l'un de nous a des problèmes, alors nous devons l'aider » . Et dire que l'une des appellations contrôlées de la cité munichoise est "le village d'un million d'habitants". Dans le cloche-merle allemand, la solidarité est de rigueur : avec les frasques passées de Beckenbauer, Effenberg ou autre Basler, le Bayern München a de l'expérience à revendre. Parallèlement à ce Silenzio Stampa médiatique, Van Bommel se déplace au domicile de Ribéry pour le réconforter et lui apporter le soutien de toute l'équipe. Hué à chacun de ses gestes lors du "Klassiker der Siebzieger" par les supporters de Mönchengladbach, Ribéry reçoit une ovation à l'Allianz Arena. Enfin, le Président Rummenigge s'en va personnellement défendre le cas du Français, privé de finale de Champions League à Nyon en Suisse auprès de l'UEFA et déclare « Je me déplace en personne car je le fais pour Franck » .

C'est la fin de la saison 3 ! Le feuilleton Ribéry continue. Prochain épisode intitulé "Ribéryra bien qui Ribéryra le dernier".

POLO

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je me rends compte combien il est difficile de gerer un personnage tel que Ribery. il vient d'un quartier difficile de Boulogne,a eu une enfance plutot difficle: ceci excuse t' il cela?
il est dejà incroyable qu'il soit resté aussi longtemps au Bayern
Salut Polo
Pour ma part je pense que le bayern aurait du vendre Ribery la saison derniere au real; Ils y auraient largement gagné au change.
Apres oui c'est sur qu'au moment ou ça parlait transfert tout le monde avait felicité les dirigeant du bayern d'avoir conserver Ribery; Mais est ce que avec du recul ces memes dirigeants ne se disent pas qu'ils auraient mieux fait de le vendre au vue de la saison qu'il a fait????
En tout cas je ne comprend pas qu'ils s'opposent autant à un transfert au mercato j'ai pas l'impression qu'il soit si indispensable que ça.
plutot d'accord avec Forza
l'année derniere le Real etait pret à echanger Ribery contre 2 des 3 hollandais ,voire les 3 cad Robben Van der Vaart et Sneijder !

n'est ce pas une erreur de leur part de ne pas avoir laisser partir Ribery ? Van der Vaart et Sneijder sont tellement enormes ...
Salut tonio
oui t'imagine le prix qu'etait prêt à mettre les dirigeants de Madrid
alors ok l'argent ce n'est pas le plus important et je comprend que les dirigeants du bayern prennent en compte des vecteurs autres que l'argent mais en ce qui concerne Ribery je vois pas ; Il n'a rien de touchant ce mec il n'a eu aucun respect pour ce club au moment de la periode des transferts et quand je vois maintenant comment le bayern a pris sa defense et le protege ces derniers mois je me dis qu'ils sont vraiment trop gentil et j'espere que Ribery s'en souviendra; Dans un autre club jamais il aurait eu un tel soutien .
Excellent papier, merci !
Etonnante attitude du BMunich tout de même. Je ne peux pas croire qu'ils aient à ce point besoin de Ribéry vu le rendement actuel de l'équipe. A moins qu'ils ne s'agisse que d'une facade pour faire monter les enchères...
Bravo Polo, eh bien, je suis d'accord avec Forzina et Toni... ils auraient dû le vendre la saison passée, maintenant, le mieux que lui ait à faire c'est de rester à moins qu'il veuille un gros salaire et qu'il choisisse le Real ... Excellent article, Polo.
magnifique le titre de ton article!!!!!! je suis d'accord avec toni,forza et etel...(comme d'habitude..) enfin je crois qu'on est loin de la fin de cet épisode ribéry...the show must go on....^^ continue comme ça polo on est tous t'es fans et heureux de l'être!!!! ;)
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