<![CDATA[Franck Ribéry - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[Franck Ribéry - SO FOOT.com]]> <![CDATA[Ribéry ne pense pas au Ballon d'Or]]> text/html fr SO FOOT Dans une saison sans grande compétition internationale, et ce sans faire injure à la Coupe des Confédérations, il est certain que les critères officieux d'attribution du Ballon d'Or seront différents…]]> Dans une saison sans grande compétition internationale, et ce sans faire injure à la Coupe des Confédérations, il est certain que les critères officieux d'attribution du Ballon d'Or seront différents au moment de désigner le lauréat 2013.

En course pour un fabuleux triplé Bundesliga - Ligue des champions - Coupe d'Allemagne, le Bayern Munich a de bonnes chances de compter le futur gagnant dans ses rangs, au vu de l'écrasante domination des Bavarois en Allemagne et sur la scène européenne. Prétendant légitime à la consécration, Franck Ribéry assure pourtant ne pas y penser tous les matins en se rasant.

« Je ne pense pas qu'à ce Ballon d'Or, ce n'est pas une priorité. Là, je pense d'abord à gagner enfin la Ligue des Champions puis la Coupe d'Allemagne. Si le Bayern gagne tout cette saison, il sera temps alors de voir ce qu'il peut se passer pour moi ensuite », a-t-il confié au journal L'Équipe aujourd'hui.

Celui qui avoue vivre sa « meilleure saison » depuis son arrivée à Munich en 2007 avait déjà évoqué la course à la succession de Lionel Messi, à la sortie de la demi-finale retour de C1 à Barcelone : « Le Ballon d'Or ?  C'est toujours un rêve. Je travaille pour. Maintenant il y a la finale de la Coupe d'Allemagne. Si je peux remporter tous ces trophées… Inch'Allah comme on dit ! ».

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<![CDATA[L'équipe-type du dimanche ]]> text/html fr SO FOOT Les derniers verdicts tombent : Porto est sacré champion du Portugal, le Milan AC se qualifie pour la C1 grâce à un but de Mexès, l'Atletico Madrid remporte la Copa del Rey face au Real, Beckham lâche des larmes pour ses adieux et Ribéry est en feu à six jours de la finale de C1. Akinfeev (CSKA Moscou) : Sept ans après son dernier titre, le « futur meilleur gardien du monde » goûte à nouveau au sacre national avec son CSKA Moscou. Face au Kuban Krasnodar, il a…]]> Akinfeev (CSKA Moscou) : Sept ans après son dernier titre, le « futur meilleur gardien du monde » goûte à nouveau au sacre national avec son CSKA Moscou. Face au Kuban Krasnodar, il a été énorme, permettant au CSKA de prendre ce petit point, suffisant pour décrocher le titre. Bon, et maintenant, à 27 ans, il va enfin venir de ce côté là de l'Europe ?

Rakitic (Séville) : La classique de l'équipe-type du dimanche : le but + le but contre son camp. Le Croate du FC Séville a réussi cet exploit en l'espace de six minutes. D'abord un but pour son équipe, puis un pion pour la Real Sociedad. Disons qu'il avait envie d'aider Philippe Montanier à aller chercher cette foutue quatrième place.

Mexès (Milan AC) : Souvent critiqué depuis son arrivée à Milan, Philou a prouvé sur cette deuxième partie de saison qu'il avait retrouvé son niveau de la Roma. En point d'orgue, c'est lui qui offre le but qui envoie le Milan AC en C1, à la 87e minute du dernier match de la saison. Allo Didier ?

Miranda (Atletico Madrid) : 14 ans après, l'Atletico gagne à nouveau un derby de Madrid. 17 ans après, l'Atletico gagne à nouveau la Copa del Rey. 21 ans après, l'Atletico gagne à nouveau la Copa del Rey en battant le Real à Bernabeu. Et tout ça grâce à qui ? Grâce à un ancien de Sochaux. Elle est pas belle, la vie ?

Gabriel Silva (Udinese) : On a peu parlé de lui cette saison, mais il est monté en puissance au fil de la saison et a fini par s'imposer comme une certitude du 3-5-2 de Guidolin, sur son aile gauche. Hier, il a inscrit un but magnifique à San Siro, sa toute première signature en Serie A. Encore une belle trouvaille frioulane.

Beckham (PSG) : Pour le dernier match de sa carrière, le Spice Boy a fait ce qu'il savait faire de mieux : délivrer un délicieux centre pour Blaise Matuidi. Puis il a quitté la pelouse en larmes. Merci Becks, t'es grand.

Salihovic (Hoffenheim) : Le héros du jour en Allemagne est bosnien. Mené 1-0 sur la pelouse du Borussia Dortmund, Hoffenheim était officiellement relégué en D2. Et puis, deux pénaltys lors du dernier quart d'heure. Le Bosnien prend ses responsabilités, et transforme les deux. Hoffenheim s'offre ainsi un sursis inespéré, et jouera les barrages pour ne pas descendre. Ouf.

Lucho (FC Porto) : Drôle de saison pour Porto. Longtemps à la lutte avec Benfica, le club portiste s'était finalement résigné. Et puis, la semaine dernière, Porto est repassé devant, en s'imposant à la dernière seconde. Pour le dernier match, il fallait donc gagner. Et lorsqu'il faut gagner, El Comandante répond présent. Il n'a pas tremblé sur ce (généreux) pénalty offert à la 22e minute. Sixième titre de champion du Portugal pour lui. Excusez-le.

Ribéry (Bayern Munich) : Quelle fin de saison pour tonton Francky. Déjà champion d'Allemagne depuis plusieurs semaines, le Bayern aurait pu, samedi, perdre son deuxième match de la saison. Mais le Français n'avait aucune envie d'aborder une finale de C1 avec une défaite dans les pattes. Du coup, hop, un doublé sur la pelouse de Gladbach, dont une volée magistrale, et les Bavarois qui s'imposent finalement 4-3. Est-on bien conscient qu'il est actuellement à un niveau Ballon d'Or ?

Yilmaz (Galatasaray) : L'une des révélations de la saison. Meilleur buteur de la C1 jusqu'à l'élimination de Galatasaray en quarts de finale, il est également le top-scorer du championnat turc. Comme un symbole, c'est lui qui marque le but de la victoire définitive de Galatasaray face à Trabzon (son ancien club), offrant le sacre aux rouges et jaunes. Qui va tenter de le faire signer cet été ?

Lukaku (West Brom) : En 27 ans de Sir Alex, bien peu de joueurs ont inscrit un triplé face à Manchester United. Pour le dernier match du coach écossais, Lukaku a voulu inscrire son nom à cette petite liste. Encore mieux : jamais United n'avait fait 5-5 en Premier League. Comment ça, Sir Alex s'en serait bien passé ?

Remplaçants :

Khlifa (Evian TG) : Après son lob de 60 mètres contre Nice, le Tunisien continue sa fin de saison-chef d'œuvre. Lors des 12 premières minutes du match face à Valenciennes, il marque et offre le 2-0 à Ehret. Evian TG n'est pas encore mathématiquement sauvé, mais c'est tout comme. Merci Saber.

Bale (Tottenham) : Son incroyable saison n'a finalement pas permis à Tottenham de se qualifier pour la C1, pour la deuxième année consécutive. Mais Gareth a réalisé un championnat XXL, à l'image de son dernier but, inscrit hier face à Sunderland. Quelle frappe, et quelle facilité.

Rossi (Fiorentina) : 26 octobre 2011. Pepito se blesse gravement. 19 mois plus tard, l'attaquant italien a enfin refoulé une pelouse, avec le maillot de la Fiorentina. Vivement la saison prochaine !

Schuster (Fribourg) : En s'imposant face à Schalke, Fribourg se serait offert une historique qualification en Ligue des Champions. A 1-1, alors que tout est possible, le capitaine fribourgeois vit ce qu'il pouvait vivre de pire : marquer un but contre son camp tout nul, et offrir la C1 à Schalke. Dur.

Grenier (Lyon) : « En une minute, le match a peut-être basculé pour l'OL, qui a raté incroyablement la balle du 1-1, et qui se retrouve désormais à dix ». Voilà ce que l'on venait d'écrire sur le Live So Foot à la 75e minute. Soit une minute avant que Clément Grenier ne place son ballon à 30 mètres des cages d'Ospina...

Bruno Gama (Deportivo La Corogne) : Oui, le Depor peut encore croire au maintien. Merci Bruno Gama, auteur d'un but capital face à l'Espanyol, qui permet au club de La Corogne de sortir de la zone de relégation. Après Vasco, Bruno. Ouais.]]>
<![CDATA[Photo : Douche alcoolisée pour Ribéry]]> text/html fr SO FOOT Samedi, le Bayern disputait son dernier match de Bundesliga de la saison à l'Allianz Arena. Alors, comme le veut la tradition bavaroise, les hommes de Jupp Heynckes ont fêté le titre à la bière.…]]> Samedi, le Bayern disputait son dernier match de Bundesliga de la saison à l'Allianz Arena. Alors, comme le veut la tradition bavaroise, les hommes de Jupp Heynckes ont fêté le titre à la bière. Beaucoup de bière.

Si la plupart des joueurs ont eu droit à un petit arrosage, la palme de la plus belle douche revient incontestablement à Franck Ribéry, surpris par Jérôme Boateng. Pour la petite histoire, « Kaizer Franck », musulman, se serait un peu énervé contre son coéquipier.

L'Allemagne, quoi.

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<![CDATA[Ribéry veut enfin gagner une finale]]> text/html fr SO FOOT Franck Ribéry a de nouveau livré une prestation XXL hier soir sur la pelouse du Camp Nou, à l'instar de tous ses coéquipiers du Bayern, face au FC Barcelone en demi-finale retour de la Ligue des…]]> Franck Ribéry a de nouveau livré une prestation XXL hier soir sur la pelouse du Camp Nou, à l'instar de tous ses coéquipiers du Bayern, face au FC Barcelone en demi-finale retour de la Ligue des champions (3-0). Auteur de deux passes décisives (une pour Piqué pour un csc, une pour Müller), le Français disputera le 25 mai prochain sa troisième finale de Ligue des champions de sa carrière.

Ayant perdu les deux premières, l'ancien Marseillais espère ne pas connaître le même scénario que par le passé. « J'espère que cette fois-ci, on pourra remporter cette finale. Contre Dortmund, ce ne sera pas facile, c'est une équipe qui a un peu notre style, qui défend bien, qui court beaucoup aussi. J'ai déjà perdu deux finales, je n'ai pas envie d'en perdre une troisième », a-t-il avoué après la rencontre.

Et pourtant Francky, ne dit-on pas « jamais deux sans trois » ?

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<![CDATA[Ribéry, ce petit cochon]]> text/html fr SO FOOT Le Français était partout. Partout. Partout. À l'origine de deux buts sur trois, le numéro 7 du Bayern a enterré le Barça à lui tout seul. Cela dit, c'est un ouvrage collectif exceptionnel. Une machine. Rien n'est laissé au hasard. Pour preuve, même Arjen Robben brille sur la durée. C'est dire. Neuer (6) : Une paradette sur une frappe de Pedro au cœur de la première mi-temps, deux tirs à négocier en seconde, bref, un match plutôt tranquille pour le portier allemand. Point mode : il…]]> Neuer (6) : Une paradette sur une frappe de Pedro au cœur de la première mi-temps, deux tirs à négocier en seconde, bref, un match plutôt tranquille pour le portier allemand. Point mode : il portait un cuissard sous son short, comme Andre Agassi, époque postiche.

Lahm (8) : Le capitaine. Avant, il y avait débat sur le CV du meilleur latéral droit du monde. Depuis plusieurs mois, il n'y a plus photo. C'est lui. L'Allemand est en confiance et enquille les prestations exceptionnelles. Que ce soit offensivement ou défensivement, tout ce qu'il fait est parfait. Au sommet de son art. Remplacé par Rafinha, venu participer à la fête avec ses potes entre deux devoirs de vacances.

Boateng (7) : Le frère de Kevin-Prince se voyait prendre le bouillon pendant 90 minutes. Le défenseur central s'était farci toutes les vidéos de Lionel Messi sur YouTube, au cas où. Au lieu de ça, on lui a refilé David Villa et Cesc Fàbregas dans les gambettes. Trop facile pour lui. Psychologiquement au-dessus. Physiquement, on n'en parle même pas. Il peut garder le même maillot pour la finale. Il est immaculé.

Van Buyten (6,5) : Un mec qui a connu une campagne européenne 2004 avec l'OM de Camel Meriem n'avait rien à craindre du Nou Camp. Il a remplacé l'omniprésent Danté et s'est parfaitement intégré au schéma défensif du Bayern. Un taulier du haut de son mètre quatre-vingt-dix-sept. Il a posé ses couilles sur le front des Barcelonais. Physiquement, on entend.

Alaba (8) : Ce type n'a jamais connu le Mur de Berlin ni même Franck Ribéry puceau. Et pour cause, il est né en 1992. À 20 ans, l'Autrichien est en train de devenir un titulaire indiscutable au poste de latéral gauche. Il est monstrueux. Sa transversale-diagonale qui régale Robben sur l'ouverture su score est un modèle. Il a fait de la ligne droite du Nou Camp son couloir de sprint. Prêt à régner pour quinze piges. Facile.

Javi Martínez (6) : Il aurait pu jouer dans le camp d'en face, mais il a préféré la rigueur et la discipline tactique allemande. Avec Bastian Schweinsteiger à ses côtés, l'Espagnol peut jouer avec des Scholl aux pieds. Il est bien chaperonné. L'ancien de Bilbao gratte, ratisse et transmet sans transpirer. Précieux. Remplacé par Tymoshchuk dont on s'est souvenu de l'existence ce soir. Sympa pour mettre à jour les nécros.

Schweinsteiger (7) : On se souvient de son visage en pleurs, déchiré par une adolescence difficile, lors de la finale de l'an dernier après son tir au but raté contre Chelsea. Sur la pelouse des amoureux du tiki-taka, le milieu de terrain du Bayern était en mode « triangle » FIFA. Son jeu en profondeur est un délice. Comme sa manière de ressortir un ballon chaud. Remplacé par Luiz Gustavo qui a continué l'œuvre de son collègue, notamment sur le deuxième but, puisque c'est lui qui décale Ribéry dans l'intervalle.

Robben (8) : Cet homme est incroyable. Il ne possède qu'un seul dribble depuis 2001 : crochet extérieur. TOUT LE MONDE LE SAIT. Et pourtant, ça marche encore et encore. Comme à la 49e où il s'amuse d'Adriano avant de nettoyer la ficelle de Víctor Valdés pour l'ouverture du score, devenant ainsi le premier joueur à marquer un but à l'aller et au retour dans une confrontation directe avec le Barça depuis Juninho en 2009. Avant son but, le Batave avait encore raté des occases par crevardise. Celui-là, c'est le Robben que l'on aime.

Ribéry (9) : Et si c'était lui, le prochain Onze d'or ? En tout cas, le numéro 7 était partout. Il a d'abord superbement défendu sur Daniel Alves (avec Alaba en renfort). Une fois le latéral brésilien complètement hors circuit, il a commencé son entreprise de destruction. Étape une : superbe appel suite à un décalage de Luiz Gustavo et caviar pour Piqué, qui est obligé de nettoyer le petit filet de Valdés du genou. Étape 2 : il prend trois mètres en un mètre à Song avant de centrer du gauche sur le crâne de Müller. Un patron technique. Il n'a jamais semblé aussi fort en club qu'en ce printemps 2013.

Müller (8) : Difficile de faire aussi bien qu'à l'aller, mais solide quand même avec son petit caramel habituel. On a beau le voir évoluer toutes les semaines, le milieu de terrain offensif allemand est un joueur d'une intelligence rare. Il ne ressemble à rien, mais sait tout faire. Et plutôt bien. Avec 8 buts en 12 matchs de Ligue des champions, le numéro 25 s'impose comme le bonhomme de cette campagne 2013. Pourtant, personne ne parle de lui...

Mandžukić (6) : Il n'était pas du pique-nique du match aller et tenait à se faire pardonner cette absence. Même s'il n'a pas marqué, il a été difficile à bouger et son jeu dos au but a vraiment emmerdé l'axe barcelonais. Pour un attaquant, son travail défensif est un délice dont profitent ses coéquipiers. S'ils brillent, ils le doivent beaucoup au travail du Croate. Par contre, ses bras sont beaucoup trop longs pour son corps. Malaise.]]>
<![CDATA[Robben, l'homme à la moto]]> text/html fr SO FOOT Les téléspectateurs n'en ont pas cru leurs yeux. Et s'ils l'ont cru, ils sont fous. Mais oui, mardi dernier, sur la pelouse de l'Allianz Arena, le chauve à la conduite de balle de velours et à l'altruisme certain - dépassé la deuxième minute - était bel et bien Arjen Robben. Un joueur génial par instant, mais exaspérant le reste du temps et, surtout, un loser né. Un Hollandais, quoi. La reine abdique ? Vive le roi ! Il paraît que Jordi Alba est une mobylette. Alors Arjen Robben est une moto. Sauf qu'habituellement, elle est pilotée par un type un peu idiot qui n'a pas le permis. Oui mais voilà. La semaine…]]> Il paraît que Jordi Alba est une mobylette. Alors Arjen Robben est une moto. Sauf qu'habituellement, elle est pilotée par un type un peu idiot qui n'a pas le permis. Oui mais voilà. La semaine passée, la bécane, souvent au garage ces dernières années, était pilotée par Valentino Rossi sur le circuit de l'Allianz Arena. Et franchement, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu le Batave comme ça. Pourquoi ? Parce qu'Arjen Robben est un loser et que contrairement à nombre d'entre eux, lui n'est pas attachant. Pire, il est détestable. En quête de rédemption mardi dernier, Arjen a fait suffisamment pour que les supporters bavarois passent l'éponge sur certaines frasques footballistiques. Ce n'est pas trop tôt.

De l'art de loser et d'énerver

Pour que les supporters bataves excusent son loupé qui a offert une Coupe du monde à l'Espagne et a privé Wesley Sneijder – auteur d'un caviar splendide – d'un Ballon d'or mérité, Arjen Robben a encore du chemin à parcourir. Au fond, le Hollandais est un homme qui soulève autant les foules sur quelques fulgurances qu'il ne donne des pulsions meurtrières sur une bonne poignée d'insanités. Des insanités volontaires, car l'homme n'est pas très partageur. Au vrai, il fait partie de ceux qui ne considèrent la passe que comme un ultime recours et ça, Robben van Perso l'a encore montré face à Barcelone lors de sa première occasion. Avant de partager une autre facette de son personnage. Celle que l'on aimerait voir plus souvent. Celle de la manette avec une touche croix. Celle que ses partenaires voudraient voir. Car eux ne sont pas forcément aussi patients que les observateurs, surtout au sein de cette machine collective parfaitement huilée qu'est le Bayern Munich. On se souvient de l'embrouille avec Franck Ribéry après un match de Ligue des champions face au Real Madrid. Une partie que le Hollandais avait quittée avec un bleu sur la gueule. On se souvient moins de cette victoire 4 à 1 à Gelsenkirchen face à Schalke en 2011. Un succès lors duquel Francky avait pété un boulon, à juste titre : « Arjen, passe-moi le ballon. Nous sommes une équipe, il n'y a pas que toi. » Le Batave avait alors répondu un simple « d'accord ». Une réponse qui ne convenait visiblement pas à l'ancien Marseillais : « Non, pas d'accord. Tu dis que tu as compris, mais tu ne fais rien pour que les choses s'arrangent. Nous, on te donne le ballon, alors fais pareil, c'est la moindre des choses. » Ça rentre par une oreille et ça sort pas l'autre, comme dirait l'autre.

Merci Jupp, bye bye Pep

Depuis le début de la saison, Jupp Heynckes a trouvé la parade. Arjen joue moins. Cette année, le natif de Bedum n'a joué que 14 matchs en Bundesliga, le plus faible total (à égalité avec l'exercice 2010-2011) d'une carrière marquée par des blessures en série. Mais contrairement à il y a deux ans, où Robben était sur le flanc et n'avait connu la banquette qu'à une seule reprise, Arjen a démarré sur le banc à onze reprises cette saison (sur 25 matchs joués, toutes compétitions confondues). Neuf fois en Bundesliga et surtout deux fois en Ligue des champions lors de matchs à enjeu : à Arsenal, en huitième de finale et à Munich, face à la Juventus, en quart. De là à dire que Jupp Heynckes a réussi à mettre un peu de plomb dans la cervelle de Robben, le chemin est long. Y mettre quelques plumes serait déjà costaud. Mais force est de constater qu'Arjen sait se faire désirer. Il sait raviver la flamme. À un moment où beaucoup se disaient qu'il était fini avant même d'avoir réellement commencé, il a profité de la visite du Barça pour rappeler à tous que s'il avait porté le maillot de Chelsea, du Real Madrid et aujourd'hui, du Bayern, ce n'est pas seulement parce qu'il était très fort sur Playstation. Au basket, on dirait de lui qu'il est un joueur de playground. Un homme qui aime le un contre un et qui vit de l'humiliation de l'adversaire beaucoup plus qu'il affectionne ses partenaires. Mais mardi dernier, on a vu un autre Arjen. Celui qui en a marre de perdre tout le temps. Ou celui qui veut se montrer. Se montrer malin, car il sait que Pep Guardiola ne veut pas plus de lui que les WAGS bavaroises ne veulent de Mme Robben, exclue, selon la rumeur, du groupe des «femmes de». Bah oui, Arjen, il serait temps de le passer, ce foutu permis moto.]]>
<![CDATA[Les leçons tactiques de Bayern-Barça]]> text/html fr SO FOOT Non seulement ce Bayern de Munich a fait chuter l'immense FC Barcelone, mais en plus, il a su y mettre les formes. L'Histoire étant un éternel recommencement, il fallait donc des Allemands pour mettre fin au règne foototalitaire du FC Barcelone. Le plan de bataille était simple, efficace et surtout appliqué à la lettre. Ce Bayern a le meilleur de Chelsea ou de l'Inter en défense, mais avec un jeu d'attaque d'une qualité que le Barça n'a…]]> Le plan de bataille était simple, efficace et surtout appliqué à la lettre. Ce Bayern a le meilleur de Chelsea ou de l'Inter en défense, mais avec un jeu d'attaque d'une qualité que le Barça n'a quasiment jamais affrontée. Sauf, quelquefois, contre le Real du Mou. Alors le Bayern a reproduit la formule : 4231, combinaisons létales sur coups de pied arrêtés, et contre-attaques une fois le Barça bien monté dans sa possession. Et l'a même boosté, porté par des joueurs d'exception et un goût prononcé du travail bien fait.

La journée de la Jupp

Sur le but de Robben, l'écran de Thomas Muller rappelle fortement le basket. S'il aurait d'ailleurs été sifflé (dans le dos et en mouvement, on ne doit pas bouger pour poser un vrai écran dans les règles de l'art), ce geste trahit la volonté du Bayern Munich de jouer au football comme on doit jouer au basket, au ping-pong ou aux échecs : avec sa tête. Mouvements huilés, application des systèmes sur coups de pied arrêtés, et exécution d'un plan de jeu qui ne laisse aucun doute quant à son élaboration à l'entrainement, et dans le cortex de Jupp Heynckes.

Mention spéciale, donc, au Mister du Bayern, qui a su choisir, sublimer puis appliquer le bon plan de jeu. Qui a su surtout exploiter les faiblesses, de plus en plus criardes, de son adversaire. L'exploitation des carences barcelonaises fut en effet totale. D'abord du petit état de forme de Messi et des siens. Le Bayern s'est donc pointé en toute sérénité, surtout défensive. Un seul tir cadré pour les catalans au cours de la rencontre. Et une méthode assez simple : presser les Barcelonais dès la remise en jeu de Valdès, les empêcher de mettre facilement la balle au milieu de terrain, ou en tout cas, les retarder le plus possible. Mais une fois cela fait, car le Barça parvient tout de même toujours à trouver ses milieux de terrain (ou plutôt, ses milieux de terrain finissent toujours par se retrouver balle au pied), les joueurs du Bayern s'empressaient alors de former le bloc le plus solide possible, voire le plus bas, en tout cas le plus hermétique. Densité du bloc, couverture des lignes de passe, verrouillage permanent de l'axe ballon-but, gros abattage défensif des ailiers (mention spéciale à Ribéry sur Alvès), et Gomez ou Muller pour toujours aller chercher des noises à Sergio Busquets et l'empêcher de régner sur le territoire allemand. Pique et Bartra, eux, avaient du temps sur la balle, mais n'ont jamais su l'exploiter.

La Grosse Bertha

Ce qui fut exploité, en revanche, ce sont les carences défensives catalanes. Mais c'est surtout la qualité des offensives allemandes qu'il convient de souligner. Projections, prises d'espace, première intention, mouvements et rapidité d'exécution et une idée directrice : le but. Ce Bayern joue lui aussi pour les stats, mais non la possession, et bien les frappes. 90 cadrées avant ce match, soit le meilleur total des demi-finalistes de cette édition de Ligue des Champions. Et ça peut venir de partout. Ribéry ou Robben en jeu direct, Gomez sur des centres, Schweinsteiger qui est monté apporter le surnombre, ou Thomas Muller, dans tous les coins, sous tous les angles...

Oui, Thomax Muller, parce qu'il peut vraiment le maximum. Le monstre de Bavière a en effet quatre joueurs de très haut niveau dans les jambes. Un huit malin, technique, athlétique et clairvoyant (disons Claudio Marchisio). Un faux dix, c'est-à-dire un meneur qui cherche avant tout l'ombre pour mieux mettre ses partenaires dans la lumière, ou venir lui-même l'apporter d'un but, une sorte de facilitateur ultime, plein axe, position dans laquelle il a commencé la partie, avant d'être rapidement partout (disons Thomas Muller). Un ailier, aussi collectif que décisif, capable de la jouer extérieur comme de rentrer dans l'intervalle, grand et empli d'abnégation (une sorte de Dirk Kuyt sans les bouclettes). Et un neuf dans la plus belle tradition germanique, dynamiteur de surfaces, monstre de sang-froid et renard des ballons perdus (disons Rudi Völler). Quand il parlait de son Übermensch, Nietzsche parlait d'un être supérieur, d'un surhomme, animé par la plus haute volonté de puissance, à même de tout surmonter, même le nihilisme et capable ainsi de donner un sens à l'histoire pourtant sans but (et sans Dieu, mort) de l'humanité. Ne manquait alors qu'un nom au philosophe allemand. Aujourd'hui, il l'a. Ainsi jouait Thomas Muller.

La mise en bière du Barça

Plus bas sur le terrain, un autre surhomme a fait tourner la machine pour trois. Javi “Holy Motors” Martinez. Entre son abattage, son placement, sa qualité de passe, sa ruse, et son volume défensif (que de tacles, de ballons grattés, de duels remportés), le petit Espagnol a fait du Busquesta, soit une prestation parfaite quelque part entre Busquets et Iniesta. D'ailleurs, comme un symbole, la dernière action du match pour le petit milieu au teint blafard sera une faute sur Javi Martinez. Busquets dit de Martinez qu'il est le poumon du Bayern. Javi, lui, qu'il en a encore pour envoyer de l'action après-match : « Nous avons joué beaucoup de bon football cette saison, et je ne suis pas sûr que ce soit notre meilleur match. »

Peut-être pas leur meilleur match, mais pas loin quand même. Car, tout de même, les Bavarois ont été énormes. Peut-être la première fois d'ailleurs que le Barça affronte à ce stade une équipe qui est vraiment dans son meilleur moment. Alors que ce Barça lui-même est dans une sale période. En difficulté contre le Celtic, battu à l'aller par un moyen Milan, secoué par un valeureux PSG, il vient de se faire blitzkrieger par un Bayern d'acier. Sans Messi (une nouvelle fois évanescent), sans défense, sans plan B (un vrai 9, enfin ? Si possible rapide et technique, du genre, par exemple de Wayne Rooney ?), le Barça vient de se (faire) casser la gueule de son trône. Toute la limite du système Barça, qui avait mis l'Europe à feu et à sang, est symbolisée en une seule action, hier. Cette action où Pique monte en avant, un peu à l'arrache mais surtout pour apporter le surnombre ainsi qu'un vrai poids devant, n'est pas servi, revient aussi vite qu'il peut, c'est-à-dire assez lentement, en défense, puis se fait dépasser pour le troisième but du Bayern. A ce moment-là, devant son téléviseur, Pep Guardiola s'est dit deux choses. Qu'il allait être très difficile au Barça, sans lui, de trouver comment relancer la machine. Et qu'il allait être encore plus dur au Bayern, avec lui, de s'améliorer.]]>
<![CDATA[Müller touche les étoiles, Robben les caresse]]> text/html fr SO FOOT Les Bavarois mériteraient tous un 10/10, ce soir. Pratiquement tous, sauf Neuer, qui n'a pas touché un ballon. Mentions spéciales pour Robben, qui a mal commencé mais qui a fini en trombe, et pour Thomas Müller, impliqué d'une façon ou d'une autre sur tous les buts. Neuer (non noté) : Pas une seule parade, rien à faire. La seule fois où il aurait pu trembler, Bartra a mis 10 minutes à se retourner et a tiré 5 mètres au-dessus. Emploi fictif, comme…]]> Neuer (non noté) : Pas une seule parade, rien à faire. La seule fois où il aurait pu trembler, Bartra a mis 10 minutes à se retourner et a tiré 5 mètres au-dessus. Emploi fictif, comme l'arbitre de surface.

Lahm (7) : Le capitaine a beaucoup donné, sur son côté droit. Il a totalement éteint Pedro, et s'est même permis quelques montées, comme à son habitude. S'il y en a bien un qui mérite de gagner une C1, pour l'ensemble de son œuvre, c'est lui.

Boateng (6,5) : Au vu de ses dernières prestations en championnat, Jupp Heynckes n'avait pas franchement de doutes quant à sa titularisation. Il a été quasiment impeccable, sauf sur l'alignement qui a provoqué l'occasion de Bartra. À part ça, l'efficacité allemande. Et sinon, Kevin-Prince, ça va ?

Dante (6,5) : Tout pareil que pour Boateng. Sauf que la référence à Kevin-Prince n'a aucun sens avec lui.

Alaba (7) : Qu'est-ce qu'il court... Il n'arrête jamais. À la 82e, il avait encore les jambes pour venir offrir un dédoublement à Ribéry, pour servir parfaitement Müller pour le quatrième pion. À 20 ans, il est l'un des futurs très grands d'Europe. Pas moyen de le naturaliser allemand ?

Javi Martínez (7) : L'Espagnol avait à cœur de faire bonne figure face à ses « potes ». Il a pris le match par le bon bout, se battant sur tous les ballons, toujours à la limite de la faute. En seconde période, il a légèrement baissé en régime... Tu parles, il a continué de se battre comme un dingue sur tous les ballons, et ce jusqu'au coup de sifflet final. Finalement, 40 millions, c'était peut-être un bon investissement.

Schweinsteiger (8) : Mais quel monstre... Ce n'était pas Scheinsteiger, c'était Chien-steiger. Le mec n'a pas lâché d'une semelle Messi, toujours prêt à tacler, à presser, à donner de sa personne. Il a également été efficace en phase offensive, venant soutenir les attaques de ses petits copains. Merkel peut être fière : l'Allemagne forte est là.

Robben (8,5) : Après deux minutes, il nous fait la classique Robben van Perso : tirer au lieu de servir Ribéry seul au centre. Mais derrière, il se remet dans son match, et là, c'est le début des emmerdes pour le Barça. Inarrêtable, il a rendu dingue Jordi Alba, jusqu'à lui péter les reins en fin de match sur le 3e but bavarois. Arjen ultra.

Müller (9) : Deux buts, une passe décisive, une faute de filou sur le plus filou des Barcelonais... What else ? L'Allemand a été phénoménal, dans tout ce qu'il a entrepris, dans ses gestes, dans ses prises de balle, dans son pressing. Il était absolument partout. Clairement : il n'a pas digéré de ne pas être le buteur décisif d'une finale de C1... Hein, Didier ?

Ribéry (7,5) : La vraie info du soir, ce n'est pas que tonton Francky a été bon, car ça, c'est presque devenu une habitude. Non. La vraie info, c'est qu'il a donné une interview d'après-match censée, presque intelligente, et avec le sourire. Le voir pour le croire.

Gómez (6,5) : En l'absence de Mario numéro 1, Mario numéro 2 a pu reprendre les clefs de l'attaque bavaroise. Il a pesé, pesé, pesé, et puis, à un moment, hop, il a disparu. Et, tour de magie, il est réapparu devant le but vide pour la foutre au fond. Merci, maître renard.

Götze (10) : Bon courage pour mettre sur le banc l'un des mecs du secteur offensif.

Remplaçants : Luiz Gustavo et Shaqiri, entrés en fin de partie pour donner de la consistance au milieu de terrain, pourront dire qu'ils y étaient. Ce qui est déjà pas mal. ]]>
<![CDATA[Acheter français, ok, mais comment ? ]]> text/html fr SO FOOT Il y a quelques jours, Leonardo a affirmé dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport que l'idée de revoir des joueurs français au PSG lui plaisait. D'accord. Mais reste à savoir quel genre de made in France pourrait venir enrichir l'effectif parisien. Favoriser la production locale C'est l'une des bases du commerce. Et elle vaut pratiquement pour tous les domaines. La flambée actuelle des prix rappelle avec force la nécessité…]]> Favoriser la production locale

C'est l'une des bases du commerce. Et elle vaut pratiquement pour tous les domaines. La flambée actuelle des prix rappelle avec force la nécessité d'instaurer des politiques qui soutiennent la production locale. Bah ouais, favoriser la production locale aboutit à un système gagnant-gagnant, autant pour le club formateur que pour le PSG. Ça, Leonardo l'a bien compris. Voilà donc pourquoi le directeur sportif compte bien aller piocher dans les centres de formation franciliens, ou, éventuellement, dans ce que l'on appelle les « purs produits du centre de formation ». Ainsi, le PSG va aller toquer à la porte du Chievo pour faire revenir Boukary Dramé. Ça tombe bien, il manque justement un défenseur gauche au PSG. Enfin, un mec jeune qui n'a pas un nom de café, surtout. Après, il y a d'autres options. Comme Jonathan Biabiany, l'attaquant de Parme formé au Blanc-Mesnil, ou encore les anciennes futures stars du club, Jean-Christophe Bahebeck, qui n'a aucune intention d'aller moisir en D2 avec Troyes, et Neeskens Kebano, qui n'a lui non plus aucune intention de rester moisir en D2 avec Caen. Mais qui dit local ne dit pas forcément Paris. Leo devra également aller regarder du côté de Créteil, actuel leader de National, où certains joueurs font leur trou, à l'instar du défenseur Mahon de Monaghan ou de l'attaquant Dabo. Et s'il faut aller piocher au RC Paris ou au Red Star, Leo ira fouiner aussi. Ou bien il enverra Valdo le faire à sa place.

Déployer le commerce d'une région voisine

Paris, l'Ile-de-France, c'est, forcément, le centre névralgique du pays, puisque berceau de la capitale. Mais l'idée, à terme, c'est de faire grandir l'intégralité du championnat français. Comme Monaco va s'occuper de filer du blé à toute la région Sud, Leonardo, lui, s'attèle au Nord. Et qui dit Nord, dit Nord. Nord-Pas-de-Calais, pour être plus précis, une région que Leo a tout intérêt à développer puisqu'elle représente le lien direct entre la France et l'Angleterre. Ainsi, le directeur sportif du club parisien pourrait bien sortir quelques gros chèques pour des joueurs français du LOSC. En tête de sa liste : Lucas Digne et Dimitri Payet. Le premier est le latéral gauche dont le PSG a besoin pour l'avenir. Maxwell, c'est bien, mais c'est déjà vieux pour une équipe tournée vers le futur. Digne semble la pièce idéale à ce poste. Le second serait le chaînon manquant entre le milieu de terrain et Zlatan. Avec tout le respect pour Lucas, qui a coûté 42 millions, mais qui n'est pas français. Dans tes dents. Mais le Nord-Pas-de-Calais, c'est grand. Paris pourrait aller voir ce qui se passe à Lens, du côté de l'attaquant Yoann Touzghar ou du milieu de terrain Pierrick Valdivia. Attention aussi aux cracks de Valenciennes ou aux pépites de Dunkerque, Madri, De Parmentier ou Dumortier. « Le centre de Pastore, la reprise de Dumortieeeer ». Ouais, ça sonne bien, même sans l'accent ch'ti.

Instaurer des traités bilatéraux de réciprocité commerciale entre deux pays amis

L'Europe, l'Union Européenne, l'unité. Rien de mieux pour accroître sa puissance que de trouver un allié à la hauteur de ses ambitions. Et ça, encore une fois, Leonardo l'a bien compris. L'ancien du Milan AC aurait bien tenté une alliance avec l'Angleterre. Problème : les Anglais ne sont pas dans la zone Euro. Pour éviter de passer son temps à faire des conversions entre livres et euros, Leo préfère se tourner vers l'Allemagne, au risque d'y trouver un marché français moins développé que chez les amis britanniques. Premier objectif : faire revenir Franck Ribéry. Mais comme dans toute alliance, il faut du donnant-donnant. Ribéry aime bien jouer à gauche, c'est donc le Pocho Lavezzi qui est sacrifié, même si l'Argentin n'avait pas franchement envie d'aller apprendre l'allemand. Après avoir recruté Ribéry, Leonardo continue à chercher le made in France version teutonne. Hop, une offre pour le tout jeune Jonathan Schmidt, 22 ans, révélation du côté de Fribourg, actuel quatrième du championnat allemand. Le milieu de terrain est échangé contre Thiago Motta, même si l'Italien n'avait pas franchement envie d'aller apprendre l'allemand. Et après Schmidt ? Bah… Plus grand-chose. Face à une telle pénurie, Leonardo envoie tout balader. Au diable l'entente franco-allemande. Leonardo laisse parler le cœur et instaure un traité bilatéral de réciprocité commerciale avec l'Italie. Pogba, Théréau, Niang, Benalouane, Konko, Flamini, Mexès… Il n'y a que l'embarras du choix.

Développer le recyclage

On connaît tous le recyclage. Ce procédé de traitement qui consiste à réintroduire, dans le cycle de production d'un produit, des matériaux qui composaient un produit similaire arrivé en fin de vie, ou des résidus de fabrication. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est Wikipedia. En tout cas, celui qui l'a déjà assimilé, c'est Leonardo. Rien ne vaut un bon vieux recyclage, aussi bien pour l'écologie que pour l'économie du club. L'idée de Leo, donc, c'est de recycler les vieilles idées, les vieux concepts et les vieux joueurs. Dès l'été, donc, il se rend à Turin et rentre avec Nicolas Anelka dans les valises. Troisième retour pour l'ancien futur meilleur joueur français. Dans la foulée, le directeur sportif du PSG se rend à Sunderland pour ramener Stéphane Sessègnon. Ce n'est qu'une fois le contrat signé qu'il se rend compte que le double S est béninois. Pris de cours, Leonardo essaie de récupérer les 06 de Stéphane Dalmat, Peter Luccin, Laurent Robert, Jérôme Leroy et même Bernard Mendy, tiens. Mais c'est là qu'arrive l'heure des choix. Si on veut jouer à fond le coup du recyclage, il fait également recycler l'entraîneur. Ancelotti est mis de côté, au moins temporairement, et les dirigeants qataris rappellent sur le banc Guy Lacombe. A son arrivée, Leonardo lui demande tout de même de ne pas faire aucune blague sur le football féminin et les casseroles. Lacombe ne comprend pas. Le recyclage, oui. Les homonymes, non.]]>
<![CDATA[Quel avenir pour Yoann Gourcuff ? ]]> text/html fr SO FOOT Il y a quelques jours, Jean-Louis Gasset a conseillé à Yoann Gourcuff de partir de Lyon s'il veut retrouver l'Équipe de France. On a donc essayé d'imaginer où est-ce que l'ancien futur meilleur joueur français pourrait rebondir. Et ce qu'il pourrait y faire. Il retourne vers ses racines, à Lorient La lettre d'amour sort sur papier glacé dans les Inrocks en 2010 et elle sent bon la mer et le beurre salé. « Lorient, c'est ma…]]> Il retourne vers ses racines, à Lorient

La lettre d'amour sort sur papier glacé dans les Inrocks en 2010 et elle sent bon la mer et le beurre salé. « Lorient, c'est ma ville. J'y suis né. J'y ai grandi. Mes parents, ma famille et mes amis y habitent toujours. J'y passe mes vacances. Lorient, c'est chez moi. Je suis fier d'être breton ». Oui, Yoann est le genre de type qui pourrait avoir l'autocollant « BZH » collé sur la vitre arrière de son Citroën Jumpy immatriculé 56. Du coup, c'est pendant ces vacances paisibles dans sa famille que Yoann gerbe son spleen à son paternel, entre deux bouchées de kouign-amann. « Papa, Lyon, je n'en peux plus. Tu me croiras jamais, mais là-bas, on croit que Ghezzal va devenir un super joueur. Tu sais, comme Tafer et Benzia. Sors-moi de là. Et puis bon, Gonalons, j'en ai marre de ses tacles. Mes chevilles sont lassées » balance le fiston. « Chéri, je vais faire mon possible. Mais tu sais, nous, on n'a pas beaucoup de sous. Je vais leur proposer Ecuele-Manga, c'est autre chose que Lovren. C'est tout ce que je peux faire. » Pas con et surtout très sensible lorsqu'il s'agit de régler ce genre d'affaire de cœur, JMA accepte. Gourcuff revient à Lorient, là même où il a commencé le football au haut niveau avant de rejoindre Rennes. Mais coincé entre Corgnet, Jouffre et Reale, Yoann ne voit pas plus la pelouse en plastique du Moustoir que celle du Gerland. Mais ça, il s'en fout. Il est en Bretagne, en famille, avec ses amis. Il ne lui reste plus qu'à trouver un nouveau lieu de villégiature estival.

Il tente un retour à Bordeaux

25 matches de Ligue 1 disputés en deux ans. C'est évidemment trop peu pour espérer retrouver le « vrai Gourcuff ». Mais en fait, si le problème était inverse ? Si le « vrai Gourcuff », c'était le Gourcuff actuel ? Une seule chance de le savoir : renvoyer Yoann là où l'on a vu celui que tous considèrent comme le vrai Gourcuff : à Bordeaux. Le 11 juillet 2013, jour de son 27e anniversaire, Yoann organise donc un goûter à Chaban-Delmas pour célébrer son retour. Marouane Chamakh est convié, en souvenir du bon vieux temps. Francis Gillot tente de lui redonner confiance, mais les premiers matches avec le maillot des Girondins ne sont guère convaincants. Il faut un déclic, Gillot le sait. Le 27 octobre, c'est le jour de Bordeaux-Lyon. Le coach invite au stade Franck Ribéry, Patrice Evra, Paolo Maldini, Carlo Ancelotti, Grégory Coupet : bref, tous les gens qui, de près ou de loin, ont critiqué le milieu de terrain français. L'idée : créer un électrochoc. Efficace ? Pas vraiment. Yoann apparaît tétanisé, et reste huit minutes immobile dans le rond central. Gillot décide de le sortir à la mi-temps, et de faire entrer à sa place Darbion, recruté pendant l'été. Découragé, Gourcuff décide de lui-même d'aller jouer en CFA. Là-bas, il retrouve ses anciens potes Planus et Tremoulinas, qui en avaient marre de la Ligue 1. En CFA, Gourcuff marque 3 buts, dont une tête, mais se blesse lors d'un contact avec Gameiro, attaquant de la CFA du PSG. A la fin de la saison, il décide de rejoindre l'Equipe21 en tant que maquilleur.

Non, en fait, il tente un retour à Milan

Depuis son passage à Milan, Yoann Gourcuff a bien changé. Depuis le passage de Yoann Gourcuff, le Milan a bien changé. Autrefois terre de classe, de costards bien coupés et de cheveux soigneusement plaqués au-dessus du crâne, Milanello s'est transformé en Palavas-les-Flots du mois d'août. Des lascars avec des crêtes, un short de bain à fleurs avec un boxer Dolce&Gabbana en dessous, et le maillot du Milan A.C sur les épaules. Maldini parti, et ses remarques du genre « Il ne s'est pas montré intelligent/il s'est passé beaucoup de choses, il sait très bien ce qu'il a fait » avec lui, Yoann peut faire son grand retour en rouge et noir. « Papa, je sais que c'est risqué, mais bon. Le Milan reste un grand club, et Flamini joue bien quelques bouts de matchs avec son pois chiche à la place du cerveau. Et puis Muntari, papa. Muntari, quoi. » Grand seigneur, Silvio Berlusconi décidé de refaire confiance à Gourcuff. Il faut dire que les Italiens ont réussi à lui refaire confiance, à lui, et que ça, ça donne des envies de grand pardon. Arrivé à Milano Centrale, Gourcuff loue une Citroën Saxo et se gare à côté de la Bentley de Mario Balotelli. Gourcuff se fait une crête et se met à traîner avec El Sharaawy, Balotelli et Niang. Le Blanc de la bande. Celui qui se fait engrainer. Celui qui est le meilleur sur la pelouse aussi. Loin de son Stade Rennais formateur, Yoann termine comme Julien Féret. A Milan. Pas si mal.

Il signe en D2, chez le promu Le Poiré-sur-Vie

On l'a compris : Yoann Gourcuff a du talent dans les pieds, mais pas grand-chose dans le mental. Le milieu de terrain ne supporte pas la pression, les projecteurs, la surexposition. Du coup, il se dit que pour retrouver un niveau honorable et une condition physique supérieure à celle d'un retraité, il lui faut de la tranquillité. Le 12 juillet 2103, il célèbre les 15 ans de la victoire des Bleus en Coupe du Monde en s'engageant avec Le Poiré-sur-Vie, tout juste promu en deuxième division. Yoann découvre ainsi le Stade de l'Idonnière, ses 4500 supporters en folie, et l'entraîneur, Oswald Tanchot. Là-bas, Yoann peut enfin travailler en paix, et devient rapidement pote avec Vincent Le Goff. Questions d'affinités bretonnes. Lorsqu'il n'a pas match ni entraînement, il peut aller profiter d'une petite balade sur la plage de Noirmoutier, à quelques kilomètres de là. Bien dans ses baskets, le joueur retrouve ses sensations sur la pelouse. Il claque un doublé sur la pelouse de Troyes, puis marque le but décisif du choc face à Auxerre. Il termine la saison à 15 buts, 11 passes décisives, et seulement une blessure. Le PSG, qui cherche un joueur français, lui fait les yeux doux. Mais Yoann refuse. Au mieux, il acceptera à Châteauroux. Au mieux, hein.

Il poursuit une carrière de Professeur d'élocution

240 minutes disputées depuis le début de l'année 2013 : Yoann Gourcuff joue plutôt aux abonnés absents ces derniers temps. En réalité, on a compris pourquoi. Depuis un an, le joueur, toujours apprécié pour ses analyses d'après-match, a décidé de donner des cours d'élocution aux joueurs de foot. Des cours où il enseigne aux pensionnaires de Ligue 1 le b.a.-ba de l'après-match. Premier cours : on proscrit pour toujours les formules toutes faites : « L'important, c'était les trois points », « On prend les matches les uns après les autres », « On n'a pas réussi à mettre les occasions au fond », etc… Les cours sont un franc succès, et l'ancien Bordelais est même obligé de donner des cours du soir, notamment pour son élève le plus motivé, un certain Jérémy M. Se sentant plus valorisé dans le costume de prof, il embrasse définitivement cette carrière, et lance l'école : « Dis-le autrement ». Taye Taiwo rate le concours d'entrée, mais est en revanche accepté dans une école où l'on apprend à faire des doublages de cartoons. En 2018, à quelques mois de la Coupe du Monde en Russie, Gourcuff sort un ouvrage, « Comment j'ai appris à Franck Ribéry à parler en français ». 150 000 exemplaires vendus. Et Bernard Pivot qui pense déjà à une future collaboration. Reconversion réussie.

Il se lance définitivement dans le tennis

« Cette fois, c'est trop. Marre de ces tocards ». Yoann, drapeau de la France sur les épaules, s'essuie une dernière larme, vide sa poubelle pleine de mouchoirs et prend son courage à deux mains. « Putain de chèvre de Gilles Simon, même pas foutu de battre un Argentin » marmonne-t-il dans son duvet, raquette Wilson "édition Sampras" dans la main. Déçu par la nouvelle défaite de l'équipe de France en Coupe Davis, le Breton décide de renouer avec son premier amour : la balle jaune. Classé 15/3 à 12 ans, l'ancien champion de tennis du Morbihan a même disputé l'Open Super 12 d'Auray, un gros tournoi dans les catégories de jeunes, notamment remporté par Rafael Nadal. Il a perdu au premier tour. Lassé par le ballon rond et très triste à Lyon depuis qu'il ne peut plus taper quelques balles avec Hugo Lloris, l'autre enfant des écoles de tennis, Yoann décide de tout plaquer et de se lancer dans une carrière de tennisman professionnel. Aussi soyeux que sa frappe de balle sur coup-franc, son toucher en coup droit lui permet de se hisser rapidement dans le top 10 des joueurs français. Mais à la veille de sa première sélection par Arnaud Clément, un scandale éclate. Chahuté par Jo-Wilfried Tsonga et Michael Llodra, Gourcuff, soupçonné d'être la taupe du vestiaire de l'équipe de France de tennis, quitte la sélection la tête basse. Cette fois, c'est décidé, il va se mettre au vélo. Le circuit de Plouay, le mur de Bretagne. Ça, ça lui parle. ]]>
<![CDATA[On fait quoi, quand on est champion le 6 avril ?]]> text/html fr SO FOOT Leader tyrannique d'une Bundesliga qu'il a mise à ses pieds, journée après journée, le Bayern Munich est devenu champion d'Allemagne samedi dernier, sur la pelouse de Francfort, au soir de la 28e journée. Une première. La messe est donc dite et ce, à six journées de la fin. Chiant. Si on était Jupp Heynckes, voilà comment on s'occuperait. On gagne la Ligue des Champions L'avantage, quand on est champion à Pâques et qu'on s'appelle le Bayern Munich, c'est qu'on peut jeter un bon paquet de matchs par la fenêtre sans…]]> On gagne la Ligue des Champions

L'avantage, quand on est champion à Pâques et qu'on s'appelle le Bayern Munich, c'est qu'on peut jeter un bon paquet de matchs par la fenêtre sans se soucier de l'effet que cela peut avoir sur le classement de la Bundesliga. Le titre en poche, les Bavarois peuvent se concentrer à 100% sur la Ligue des Champions, une compétition où ces dernières années, ils souvent placés et toujours perdants. En effet, depuis 2001, les seules grandes oreilles qu'on a vues en Bavière sont celles d'Arjen Robben et ça, ça fait tache. Autoritaires face à une Juventus qu'ils ont écrasée avec sérénité, les revanchards Munichois, finalistes à deux reprises lors des trois dernières éditions, émergent comme les favoris du dernier carré. Pour arriver à leurs fins, Jupp Heynckes et le board bavarois pourraient balancer la demi-finale de Coupe d'Allemagne face à Wolfsburg par la fenêtre et lancer les U15 dans l'arène face à Nuremberg ce samedi. Le pire, c'est qu'ils seraient capables de gagner, les cons.

On se dit que quelque chose ne tourne pas rond

Être champion en avril c'est, au choix, la démonstration d'une infinie puissance ou la faiblesse immense de la concurrence. Cette année, il y a le Bayern et les autres, il y a Michael Phelps et Eric Moussambani, et franchement, c'est moche. 20 points d'avance à six journées de la fin, ça emmerde même les grosses têtes du Bayern Munich. De quoi repenser tranquillement à cette punchline du kaiser Franz Beckenbauer qui, en 2003, suite à une sombre histoire de droits télé, avait menacé la Bundesliga d'un exil du Bayern vers la Serie A. Oui, les Bavarois, sans trop oublier qu'ils ont souffert face à Dortmund la saison passée, peuvent penser à l'exil. Se barrer pour trouver mieux. Pourquoi pas ? Mais en Angleterre, alors. Ça leur fera du bien d'avoir un représentant en C1 après les huitièmes.

On commence à réfléchir à la saison prochaine

Le monde se divise en deux catégories d'élèves. Ceux qui profitent de leur temps libre pour jouer au foot et ceux qui vont bosser «en perm» ou pire, au CDI. Oui, là où on te dit «chut» quand tu essayes de te moucher. Les Munichois, eux, font les deux. Ils plient la concurrence en Bundesliga, puis ils profitent de leur temps libre pour penser à l'avenir. Et celui-ci s'annonce radieux. En excellente santé financière, le club bavarois s'apprête à accueillir Pep Guardiola dans les meilleures conditions. L'ancien coach du FC Barcelone, en plein apprentissage accéléré de l'allemand, dispose d'une énorme enveloppe de transfert et peut, par conséquent, commencer à réfléchir avec Uli Hoeness. Cavani, Suarez, Falcao, Kaboré, Agüero... Bref, toutes les pointures du monde du foot. Ce que le Bayern veut, le Bayern aura. Un bon tuyau pour Football Manager 2014.

On fait un tour d'Allemagne

Ils s'emmerdent en cette fin de saison, les joueurs du Bayern. Alors ils n'ont qu'à se rendre à la gare principale de Munich (München Hbf), monter dans un ICE (le TGV local) et entamer un joli tour d'Allemagne. Un petit arrêt à Stuttgart pour pisser contre la Mercedes-Benz-Arena (BMW rules), une petite sortie sur Mannheim pour faire un coucou à Xavier Naidoo et lui dire qu'en effet, ce qu'on ne réussit pas tout seul, on peut le réussir ensemble (« Was wir alleine nicht schaffen »), un petit crochet par Francfort parce que Franck Ribéry y a oublié son mégaphone, puis Cologne et son fameux Dom, Düsseldorf et sa vieille ville (Altstadt) bien sympa, avec son bar « La Guantanamera » où il fait bon avoir soif (deux bières pour le prix d'une le lundi, tequila à 1 euro le mardi...), puis la Ruhr et ses musées de la mine, avec bien évidemment un arrêt obligatoire à Bochum pour y déguster LA currywurst de Dönninghaus (« Die Echte », la vraie, bien meilleure que celle de Berlin). S'ils ont le temps, les Bavarois devront louer un bus et se rendre non loin de la frontière néerlandaise, à l'Index, la plus grande boîte du pays. Puis ils prendront la route de la Hanse et iront se gaver au port de Brême, mais surtout au port de Hambourg, où personne n'a jamais rien contre un petit tour sur la Reeperbahn, où flics et prostituées cohabitent dans la joie et la bonne humeur. Faire attention toutefois à ne pas débarquer sur la grande artère de la ville avec des bouteilles en verre, auquel cas on se fait refouler par les péripatéticiennes elles-mêmes. Enfin, tout ce beau monde finira par se rendre sur Berlin, pour aller se faire soit un Döner chez Mustafa Gemüse Kebap ou un Burgermeister, et prendre une glace de chez Aldemir, à Kreuzberg, et la savourer au « Club der Visionäre », au bord de la Spree. Plaisir.

On essaye de battre tous les records

Remporter la Bundesliga avec six journées d'avance, c'est du jamais vu. Et d'ici la fin de saison, le Bayern Munich a les moyens de marquer l'histoire encore plus fort de son empreinte. Parole à la défense : pour le moment, le Bayern n'a pris que 13 buts en championnat (record : 21), dont deux seulement (!) à l'extérieur. En outre, Manuel Neuer et ses copains ont rendu 18 clean sheets (record : 19), parmi lesquelles 12 rencontres à l'extérieur sans prendre de but. Très costaud. Ce qui est costaud aussi, c'est que cette saison, l'Étoile du Sud a remporté 20 matchs avec au moins deux buts d'écart. Encore deux performances de ce niveau, et un nouveau record tombera. Au vu de l'attaque de feu que les Bavarois possèdent, la différence de buts peut encore être améliorée : elle est de +66 pour l'instant, le record est de +64. Après une saison 11/12 tout à fait tragique, Jupp Heynckes peut se satisfaire de la capacité de réaction de ses troupes cette année. Don Jupp qui, à bientôt 68 ans, est ni plus ni moins l'entraîneur le plus âgé ayant remporté le Meisterschale. Jamais le Bayern Munich n'aura aussi bien porté son nom de « Rekordmeister ».]]>
<![CDATA[Le Bayern tient son 23e championnat !]]> text/html fr SO FOOT Pas aussi flamboyant que lors de ses derniers matchs, le Bayern Munich a néanmoins pris le meilleur sur l'Eintracht Francfort (1-0). Les Munichois remportent leur 23e titre de champion à 6 journées de la fin de la saison. Un record ! Eintracht Francfort – Bayern Munich : 0-1 But : Bastian Schweinsteiger (52e) pour le Bayern Cette année en Bundesliga, le Bayern Munich n'a pas…]]> Eintracht FrancfortBayern Munich : 0-1
But : Bastian Schweinsteiger (52e) pour le Bayern

Cette année en Bundesliga, le Bayern Munich n'a pas fait dans la dentelle. Les hommes du vénérable Jupp Heynckes ont traversé la saison comme une colonne de Panzer traverse la ligne des Ardennes. Façon Blitzkrieg. Une performance hallucinante qui leur permet d'être sacrés champions d'Allemagne dès la 28e journée. Un record. Alors que les deux dernières apparitions des futures ouailles de Josep Guardiola avaient été impressionnantes (le fameux 9-2 face à Hambourg et le 2-0 face à la Juve), la rencontre face à l'Eintracht Francfort a été bien plus compliquée. Les Bavarois ont eu besoin de toute leur maîtrise et d'un brin de chance pour venir à bout de valeureux adversaires soutenus par un public bouillant. Après une bonne bière ou deux, Franck Ribéry et ses copains vont pouvoir se concentrer sur leurs deux autres compétitions : la Coupe d'Allemagne et surtout la Ligue des champions. Le Bayern peut et veut tout gagner !

Rouleau compresseur en panne

Dès le début de la rencontre, les cyborgs de Jupp Heynckes jouent haut et monopolisent rapidement la balle. Néanmoins, ils ne parviennent pas à imprimer à leur jeu sa verticalité habituelle. Mario Gómez et Thomas Müller sont un peu statiques devant, tandis que Robben s'enferme dans ses traditionnels dribbles sur le côté droit. Sur le banc, Franck Ribéry est peinard. Préservé, comme une bonne partie des titulaires contre la Juve mardi, le Französisch, qui fêtera ses 30 ans demain, observe son remplaçant sur le côté gauche, Xherdan Shaqiri, prendre sa chance de loin à la 10e minute. Sur le poteau. Progressivement, le Rekordmeister arrive à prendre plus de profondeur et devient plus dangereux. La défense de Francfort répond avec agressivité. À la 25e minute, Marco Russ marche sur le talon de Thomas Müller dans sa propre surface. M. Florian Meyer désigne le point de pénalty. David Alaba a l'occasion rêvée de rapprocher les siens d'un 23e Meisterschale, mais il foire totalement son penalty qui frappe l'extérieur du poteau et sort. Heynckes, qui annonçait avant le match vouloir « terminer le boulot avec sérieux », l'a mauvaise. Déçus mais pas abattus, Philipp Lahm et ses potes se remettent à l'assaut du but adverse, ne laissant aux ouailles d'Armin Veh que quelques miettes à exploiter en contre. Pourtant, grâce notamment à un bon Nikolov dans les cages, l'actuel cinquième de Bundesliga rentre aux vestiaires indemne.

La Madjer de Schweini

Les Bavarois n'ont sans doute pas appris pendant la mi-temps que le Borussia Dortmund était en train de perdre face à Augsburg et qu'il leur suffisait donc de maintenir le match nul pour être sacrés, tant ils ont démarré la seconde période pied au plancher. Après une première occasion chaude de Gómez et Robben, ce sont les deux patrons de l'équipe, les anciens Lahm et Schweinsteiger, qui décident de prendre les choses en main. Bien lancé par Robben, le capitaine centre à ras de terre en direction d'un Schweini qui envoie la balle au fond d'une sublime talonnade façon Rabah Madjer. Munich un, Francfort zéro, le 79e but de l'équipe en Bundesliga cette saison. Le job étant fait, les protégés d'Uli Hoeness peuvent faire tourner, le ballon et l'équipe. À la 60e minute, notre Francky national remplace Arjen Robben, l'occasion pour le Néerlandais de tirer une tête de six pieds de long. Pour que la victoire soit totale, il faut que toute l'équipe se soit mise en valeur. Tranquille en première période, le trio Neuer – Dante – Boateng va vivre une fin de match bien plus éprouvante. Le portier réalise d'abord un exploit en sortant sur sa ligne une reprise à bout portant de Lakić. C'est ensuite au tour du défenseur brésilien de s'illustrer en détournant de la main un centre de Celozzi. Heureusement pour le Bayern, M. Florian Meyer ne bronche pas et siffle dans la foulée la fin des hostilités. Jupp Heynckes peut faire un gros câlin à ses joueurs, il tient son titre de champion d'Allemagne !]]>
<![CDATA[Heynckes critique le geste de Ribéry]]> text/html fr SO FOOT L'ennemi public numéro un en Allemagne, c'est Arturo Vidal. Mardi soir, l'Allianz Arena avait décidé de prendre pour cible le Chilien lors du quart de finale aller de C1 entre le Bayern et la…]]> L'ennemi public numéro un en Allemagne, c'est Arturo Vidal. Mardi soir, l'Allianz Arena avait décidé de prendre pour cible le Chilien lors du quart de finale aller de C1 entre le Bayern et la Juventus de Turin. Il faut avouer qu'il l'avait un peu cherché en commettant beaucoup de fautes durant la rencontre.

Beaucoup trop selon Franck Ribéry qui s'est fait justice en lui mettant une petite semelle pour se venger. Cette attitude a profondément déplu à Jupp Heynckes, l'entraîneur du Bayern Munich. « Ce que Franck a fait était complètement inutile. Il doit mieux se contrôler », a déclaré le coach bavarois en conférence de presse.

Bonne nouvelle pour Ribéry, Vidal, qui a écopé de son troisième carton jaune de la compétition, sera suspendu au match retour. Un élément de plus qui rend la tâche de la Juventus, battue par deux buts d'écart à l'aller , quasi impossible.

Remarque, Arsenal a failli réaliser l'exploit. Pourquoi pas la Vieille Dame ?]]>
<![CDATA[Uli Hoeness et le bon élève Guardiola]]> text/html fr SO FOOT Uli Hoeness a beau être quelqu'un de prévoyant, une fois n'est pas coutume, il s'est fait devancer. Alors que le président du Bayern Munich cherchait LE moyen de convaincre Pep Guardiola de signer…]]> Uli Hoeness a beau être quelqu'un de prévoyant, une fois n'est pas coutume, il s'est fait devancer. Alors que le président du Bayern Munich cherchait LE moyen de convaincre Pep Guardiola de signer chez lui plutôt qu'à Chelsea ou Manchester City, le Catalan s'était déjà mis dans le crâne de découvrir la Bavière. C'est du moins ce que Uli Hoeness raconte dans le dernier numéro de So Foot à paraître lundi 8 avril. Une idée qui lui trotte depuis un moment dans la tête, depuis deux ans en fait. À l'époque, Guardiola était entraîneur du FC Barcelone. Venu disputer un tournoi amical (l'Audi Cup) à Munich, le Bouddha avait déclaré le plus simplement du monde à la paire Hoeness-Rummenigge : « Je pourrais m'imaginer travailler un jour pour le Bayern Munich. » Des propos apparemment sérieux, puisque quand Uli Hoeness s'est rendu à New-York fin décembre pour parler avec lui de l'année prochaine, Pep Guardiola prenait déjà des cours d'allemand depuis quatre semaines. En outre, il a avoué mater tous les matchs du Bayern depuis le début de la saison.

Nul ne sait encore ce que Guardiola apportera à ce Bayern Munich déjà si costaud. En tout cas, Uli Hoeness est convaincu que cela se passera mieux qu'avec Louis van Gaal (Jupp Heynckes ne compte pas, c'est un ami) : « [Il] a bien sûr sa responsabilité dans le développement du football à Munich. Mais son problème, c'est qu'il ne se prend pas pour Dieu, mais pour le père de Dieu. Avant même que le monde n'existe, Louis van Gaal était déjà là. Forcément, quand tu vois les choses de cette perspective, c'est difficile de discuter avec les autres. »

Pep Guardiola n'étant pas du genre à baisser son pantalon pour montrer qu'il en a ou bien à faire le nerveux, ça devrait plutôt bien se passer avec ses stars. Dont Franck Ribéry. Uli Hoeness ne comprend d'ailleurs pas pourquoi, de ce côté-ci du Rhin, on s'acharne encore sur le Français aujourd'hui. « Ici, Franck est traité comme un membre de la famille, de ma famille. S'il y a un problème, nous faisons attention à lui. Je ne sais pas si ça a toujours été le cas en France. En tout cas, je n'ai jamais eu à me plaindre de lui lors de ces 2-3 dernières années. Autre chose : dans la Bible, il est écrit qu'il faut savoir pardonner. Mais apparemment, en France, vous n'êtes pas capables de faire ça. »]]>
<![CDATA[Mini bilan des Bleus de Deschamps]]> text/html fr SO FOOT On en est où après neuf matchs de l'équipe de France de DD, surtout après les deux tests espagnols ? C'est « moyen-plus », comme d'hab. Sauf qu'il va falloir quand même assurer la qualification. Les barrages, comme prévu D'abord le bilan comptable. Les Bleus de Deschamps ont disputé 9 matchs, dont 5 en éliminatoires de Mondial. Le bilan est moyen : 4 victoires, 3…]]> Les barrages, comme prévu

D'abord le bilan comptable. Les Bleus de Deschamps ont disputé 9 matchs, dont 5 en éliminatoires de Mondial. Le bilan est moyen : 4 victoires, 3 défaites et 2 nuls. Un tiers de défaites, les trois à dom, au SdF. C'est beaucoup... Même en éludant un peu le Japon en amical (0-1), on constate que les deux revers contre l'Allemagne (1-2, amical aussi) et contre l'Espagne hier soir (0-1) dessinent une infériorité incontestable par rapport aux « gros ». C'est déjà parce que la France a perdu nettement dans le jeu contre l'Allemagne et bêtement contre le Japon qu'elle a logiquement plié contre la Roja. Allons à l'essentiel : avec les Pays-Bas et l'Italie (même battue à dom par les Bleus, car la Squadra zappe très souvent les « friendly games »), l'Allemagne et l'Espagne disposent d'une vraie identité de jeu sur laquelle ils peuvent se reposer et assurer par temps calme mais aussi et surtout dans la tempête. Ce que Del Bosque a parfaitement résumé hier soir après la rencontre : « On a su rester fidèles à notre style de jeu. Il n'y avait pas de nécessité de le changer, on a su le conserver ce soir, donc on est satisfaits. » Sauf accidents, toujours possibles mais difficilement probables, ces quatre pays cités plus haut ont déjà un pied au Brésil. Et dans le fonds de jeu et dans son parcours la France n'en est pas encore là.

Et puis il y a l'efficacité crue : les Oranje qui mettent deux fois 4-1 à la Roumanie, désolé, mais les Bleus ne savent pas faire… Complétons donc avec les buts en 9 rencontres : 11 pour et 8 contre. C'est d'autant plus moyen que les Bleus n'ont aligné que deux clean sheets (0-0 contre l'Uruguay, 1-0 en Finlande). Les Bleus ont donc au moins encaissé un but sur les 7 autres matchs. Les buts concédés contre le Japon et la Géorgie (3-1) sont impardonnables. Surtout ce dernier qui a, à juste titre, rendu colère Deschamps : c'est aussi à cause de ces buts-là que la France a perdu contre la Roja. Disciple de Jacquet, DD sait parfaitement que tout compte, y compris et surtout lors des matchs amicaux : les buts pour ou contre et les victoires plutôt que des défaites, voire même des matchs nuls. Tout compte d'autant plus qu'en barrages, la désignation des têtes de série se calcule à l'indice FIFA, selon les résultats obtenus, même les amicaux. Les Bleus devront donc soigner leurs six prochaines sorties (3 matchs de qualif de mondial et 3 amicaux, Brésil, Uruguay et Belgique). Au 14 mars, la France était 17e mondiale. Avec le revers d'hier soir, les Bleus pourraient reculer davantage. Concrètement, la France pourrait donc tirer le Portugal, actuel 7e, avec match retour à Lisbonne. Vous voyez le tableau ? Mais, bon… Pas de panique, rien n'est joué. Ni pour la Roja, ni pour la France, ni pour personne. France et Espagne peuvent encore se faire accrocher lors de leurs trois derniers matchs. Ceux qui ont vécu en live, le désastre des Bleus de 1993 (deux tôles au Parc contre Israël et la Bulgarie) savent de quoi on parle. La Roja ira à Helsinki début septembre, très peu de temps après le redémarrage de la Liga. Attendons de voir…

Benzema faux vrai problème

On attendait le test espagnol d'hier soir sur la question cruciale du mach aller : était-ce vraiment les Bleus qui avaient réussi à faire déjouer la Roja à Madrid une bonne partie de la seconde mi-temps ? Ou bien est-ce que les Rouges avaient connu un « trou noir » totalement inédit depuis des années au point d'être totalement désunis tactiquement ? Au vu du match d'hier soir, c'est plutôt la seconde hypothèse qui s'impose. Malgré le faible écart au score, malgré quelques actions françaises chaudes et un vrai temps fort final, la Roja a plié sans jamais rompre. Signe de sa supériorité incontestable. A l'Euro 2012, l'Espagne a géré sa compète de la même façon : les Croates ont eu l'illusion de pouvoir la battre mais ils ont perdu (0-1) et c'est la bande à Casillas qui a fini championne. On a donc vu sur le visage de DD la même désolation observée chez Blanc et Domenech (deux 0-2 cruels pour les deux coachs). Le dessin de Chénez dans L'Équipe de ce matin illustre à merveille l'impuissance tactique des Bleus face à l'Espagne (un tableau noir avec une multitude de gros points rouges et de flèches noient dix petits points bleus !) : la Roja demeure tout simplement injouable. Pas la peine d'accabler Benzema, auteur d'un match plutôt correct d'ailleurs. Pas sûr qu'on aurait pu mieux trouver Giroud devant…

Le problème offensif des Bleus concentré sur le seul Benzema, inefficace depuis mille et une nuits, est mal exposé. Le foot français paye d'abord son absence de culture du N°9. Le dernier authentique goleador bleu s'appelait JPP… Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Italie, voire Espagne (selon les périodes) : tous ces pays ont toujours joué avec un vrai avant-centre auquel ont accorde sa confiance, pour le meilleur et pour le pire, et pour lequel l'équipe joue. Pas la France. Trézeguet a été sacrifié au profit de l'atypique Henry. Atypique comme Djorkaeff, Wiltord, Anelka, Ribéry, Rémy… et Benzema. Des bons attaquants mais pas des vrais avant-centre. Tout simplement. Faut-il préférer Giroud ? Why not. Mais alors, outre que Olivier doit d'abord encore progresser à Arsenal, en Bleu, il faut le titulariser systématiquement sur un paquet de matchs, lui faire confiance systématiquement même en cas de disette et jouer systématiquement sur lui, avec lui, pour lui. C'est tous ces « systématiquement » qui forment la culture du N°9 observée dans les grands pays de foot. Est-ce que le football français est prêt à miser « systématiquement sur Giroud (ou un autre que Benz) ?

De l'espoir quand même

Les bons points d'abord. Une colonne vertébrale semble enfin se dessiner chez les Bleus : Lloris-Varane-Pogba-Valbuena. Hugo est toujours OK. P'tit Vélo n'est pas le plus grand N°10 de l'histoire des Bleus mais il tient la route. Varane est là pour longtemps dans un secteur sinistré depuis 2006 (Thuram-Gallas). Il faut lui trouver un vrai partenaire à la hauteur (meilleur que Sakho et Koscielny). Pogba est très encourageant. Oublions son carton rouge plutôt sévère : son expulsion n'est pas consécutive à un pétage de plomb, un attentat ou une insulte envers l'arbitre. Paulo a gratté des ballons et sa relance et son jeu long sont prometteurs. Il a un excellent état d'esprit et surtout, il n'a pas coulé tactiquement même à un poste de sentinelle qu'il ne maîtrise pas encore. Vincent Duluc souligne à juste titre que Pogba vient de ringardiser un paquet des milieux défensifs français… Autre certitude, Debuchy en latéral droit (absent hier, ça s'est vu) et Ribéry, a priori définitivement revenu des morts, vrai "dynamiseur" de l'attaque des Bleus. Lloris, Varane, Pogba, Valbuena, Debuchy, Ribéry voire Matuidi : 6 ou 7 sur onze, c'est déjà pas mal. Attention ! Le reste n'est pas nul, loin de là. Benzema, Rémy, Giroud, Matuidi, Mavuba, Cabaye, Gonalons, Yanga-Mbiwa, Clichy : ils complètent bien ce « six-sept majeur ».

Voilà. Ne reste plus qu'à faire jouer tout ce petit monde-là ENSEMBLE. Ça commence à venir : dans les derniers matchs on a vu des beaux mouvements avec Valbuena à la baguette et Cabaye, Ribéry ou Benz en relais. On arrive à bien se projeter devant et écarter correctement sur les côtés, notamment à droite avec Jallet (même si pas flamboyant hier). Contre l'Espagne, les Bleus ont correctement défendu sans faire trop de fautes. Le problème, c'est qu'ils n'avaient pratiquement que ça à proposer : bien défendre. Ça ne suffit pas. Et dans le secteur offensif, on ne joue encore souvent que par à-coups, en misant sur des raids occasionnels de Ribéry. Attention à Francky ! Il pourrait se prendre à nouveau pour le Sauveur des Bleus, un rôle idiot qui lui a déjà coûté cher dans le passé. Même problème pour Benzema : c'est l'absence de vrai projet collectif qui le pousse à vouloir lui aussi jouer les sauveurs. Et comme il n'y arrive pas, il s'enfonce de plus en plus… A Didier Deschamps de construire une équipe, avec une identité de jeu minimale. Sait-il le faire, lui qui sait avant tout bâtir des commandos ? On verra. Malheureusement le jeu actuel pratiqué en L1 ne va trop l'aider… ]]>
<![CDATA[Les leçons tactiques de France-Espagne]]> text/html fr SO FOOT « On a livré bataille (…). Et même à la fin, alors qu'on était en infériorité numérique, ils n'étaient pas tranquilles ». Didier Deschamps peut sortir de cette défaite la tête haute : ses Bleus se sont battus de façon intelligente et ordonnée, avec ponctuellement une certaine dose de virtuosité. Mais en face, l'Espagne était encore plus intelligente et plus vertueuse. Qui dit défaite dit leçons… Une feinte de Pogba, un retourné de Valbuena, une reprise de volée de vingt-cinq mètres de Matuidi. Dès les deux premières minutes, la France de Deschamps démontre aux champions du monde qu'elle en a…]]> Une feinte de Pogba, un retourné de Valbuena, une reprise de volée de vingt-cinq mètres de Matuidi. Dès les deux premières minutes, la France de Deschamps démontre aux champions du monde qu'elle en a dans le ventre. DD ordonne une ligne de cinq milieux extrêmement contraignante, le trio Pogba-Matuidi-Cabaye a la densité que l'on attendait, et aussi bien Xavi que Iniesta sont en retrait. Busquets en vient à rater une passe (vous avez bien lu) et se fait humilier par Ribéry. Les premières minutes sont folles, la France pousse là où il faut et l'Espagne ne contrôle pas.

Le Xabi Alonshow

Le défi des hommes de Del Bosque est alors de comprendre comment sauter la ligne des milieux français. Hyper mobiles, agressifs, intenses et appliqués, les Bleus donnent une impression de maîtrise intéressante. Cela dure cinq minutes. C'est la force des grands : ils peuvent douter, mais jamais très longtemps. La Roja met alors en scène un Xabi Alonshow, sorte de merveilleux ballet mêlant jeu long et coup d'œil. En décrochant loin du pressing bleu, le Basque se crée l'espace nécessaire pour dicter le jeu et donner de la logique aux mouvements des Rouges, alors que Cabaye reste concentré sur Xavi. A la 5e, le verrou français saute, Monreal est trouvé dans le dos de Jallet (déjà). La France aura beau y mettre tout son cœur, on comprend qu'il faudra être irréprochable défensivement. Et encore, cela pourrait ne pas suffire. Alonso alterne les services pour Pedro, Monreal et Villa, et l'Espagne avance dans le camp français. Xabi le bombardier rend alors les armes à Xavi et Iniesta, qui prennent la main pour engager les manœuvres de chasseurs.

Le savoir-faire Deschamps

Les turbulences passées, le match s'installe dans le schéma attendu : Del Bosque a le ballon et cherche patiemment la faille, Deschamps joue le rôle de l'opportuniste sérieux qui sait bien que ses munitions sont limitées. En défense, si les ballons dans le dos de Koscielny donnent des frissons, si Matuidi et Pogba se font parfois surprendre par les triangles imprévisibles dessinés par Alonso et Xavi, et si Pedro est toujours aussi malin dans la surface (à quand un statut de superstar pour le Canarien ?), l'ensemble tient sans trop souffrir. La bataille tactique du milieu de terrain est superbe. A la récupération, la France a les idées claires et les pieds habiles. Valbuena ne semble jamais brusqué, Pogba provoque des fautes, Ribéry, Cabaye et Benzema jouent rapidement à une touche de balle.

Le défi était là : ne jamais se faire asphyxier, et rester dangereux. A la 40e minute, on peut même croire à un exploit de l'expert Deschamps : les Bleus ont su gérer le temps faible de la 10e à la 35e minute, et jouent leur carte à fond à chaque baisse de régime espagnole. Il y a ce corner joué à la rémoise qui met en difficulté Xavi et oblige Valdes à sortir, ou encore ce long ballon de Valbuena dans le dos de Piqué. On ne le dira peut-être jamais assez, mais Ribéry – tout juste remis de blessure – confirme qu'il est bien le plus fort des Gaulois : au pressing, en couverture, au dribble, Franck élimine, gagne ses duels et part à la guerre à chaque contact. Un phénomène (à qui L'Equipe donne la note de 5…). La copie est satisfaisante : cette France est intelligente, organisée, simple. Mais limitée…

Des limites coûteuses

Sur attaque placée, les Bleus n'existent pas dans le camp des Rouges. Seules la vitesse et la surprise de la contre-attaque donnent une chance aux Bleus. Dans ces situations, tout va bien tant que le ballon reste au contact des orteils de Ribéry, Benzema et Valbuena. Quand les renforts arrivent, tout se complique. Forcément déséquilibrée à gauche, la composition veut que Jallet vienne prendre son couloir à chaque occasion. Résultat : de la quantité et des courses. Mais aucun danger. Rien. Alors qu'Evra est tout aussi maladroit, Monreal l'est beaucoup moins, surtout quand on le laisse seul dans la surface… Pour mesurer la différence de niveau des deux équipes, comparer le niveau de ses supposés maillons faibles est révélateur : Arbeloa et Monreal ont donné une leçon à Jallet et Evra, que ce soit par leur justesse technique ou dans l'intelligence de leur compréhension du jeu.

Les cas Benzema et Cabaye

« On a pu le trouver dans le jeu et il a fait des choses intéressantes », dira DD sur Benzema. Karim a fait son match, tout en déviation, coup d'œil et relais. Très bon dans la remontée du ballon, on peut lui reprocher de ne pas être allé se placer dans la surface sur les rares attaques placées des Bleus, au-delà de ses deux frappes non cadrées. Mais la France n'a pas manqué d'occasions à cause de son positionnement. On a du mal à croire que Giroud aurait eu la même précision technique en transition.

Del Bosque avait appelé Cabaye le « Xavi français » à l'occasion du match aller. Victime de sa polyvalence, le Magpie a dû jouer hier le rôle de l'infatigable aboyeur du milieu. On le sait capable de dicter le tempo d'une équipe, d'alterner jeu long et court, et de se projeter vers l'avant, mais entre les montées de Matuidi, les initiatives de Pogba et la concentration de ballons sur Valbuena, Cabaye est clairement sous-exploité dans ce 4-3-3. Il faut donc y voir une marge de progression chez les Bleus plutôt qu'une méforme ou un manque de qualité individuelle.

Et le 4-2-3-1, alors ?

Cette sélection espagnole est bluffante d'expertise. L'entrée de Navas pour étirer le jeu et éloigner le ballon des Bleus, celle de Cesc pour plus de contrôle, ou encore les habituels raids d'Iniesta à gauche… Mais si un vrai ailier avait déboulé à droite sur tous les renversements de jeu français ? On peut se demander pourquoi les munitions Sissoko, Ménez et Giroud n'ont pas été utilisées plus tôt. Le côté droit français ne demandait que ça. Moussa Sissoko et sa conduite de balle « LeBronesque », tout en contres favorables et en physique dévastateur, ou encore la présence de Giroud dans les seize mètres, auraient pu apporter l'anticonformisme nécessaire pour battre meilleur que soi. A la mi-temps, un changement vers le 4-2-3-1 avec Sissoko pour Cabaye/Pogba aurait peut-être changé la donne. Peut-être.

À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com ]]>
<![CDATA[Monreal, royal au bar]]> text/html fr SO FOOT Si à la fin du match, Franck Ribéry assure avoir des regrets, il ne faut pas en avoir tant que ça. Les Espagnols étaient supérieurs, dans tous les compartiments du jeu. Équipe de France Lloris (5) : Il ne doit pas avoir grand-chose à se reprocher sur le but, mais quand même, quand on le voit taper dans la balle…]]>
Équipe de France

Lloris (5) : Il ne doit pas avoir grand-chose à se reprocher sur le but, mais quand même, quand on le voit taper dans la balle au ralenti sur sa ligne avant qu'elle n'entre, on ne peut s'empêcher de repenser au cours de volley en EPS au collège et au mec qui manquait systématiquement son service à la cuillère.

Évra (4) : Ah ben non en fait, Patrice, ce n'est pas dur de remplacer Patrice Évra…

Koscielny (6) : Le côté roseau qui plie mais ne rompt pas. Peut-être parce qu'il a déjà connu la marée haute contre Barcelone avec Arsenal.

Varane (6) : Il n'a pas fait le match de sa vie, mais il a chassé sans trop de difficultés le fantôme de Michaël Ciani du Stade de France.

Jallet (4) : Il a laissé deux fois Monreal partir dans son dos, une fois de trop. Sinon, des centres pourris, mais ça, c'est pas de sa faute. Faut dire à Willy Sagnol de lâcher sa poupée vaudou, et de se rassurer : on ne l'oubliera pas.

Pogba (5) : Puissant et technique dans ses interventions au milieu, il a gagné sa place. Sauf qu'il se fait expulser. Qu'il y ait faute ou pas sur le second avertissement, quand on se fait avertir, on essaie de se faire discret. Surtout la minute suivante…

Matuidi (6) : Il n'a pas arrêté de harceler le milieu de terrain ibérique. Un vrai Makélélé. Malheureusement, il a poussé la ressemblance jusqu'à la frappe de poussin.

Cabaye (4) : Pas dans son assiette dans le jeu, il aurait pu briller sur coups de pied arrêtés. Mais les Espagnols n'ont pas fait de fautes aux endroits stratégiques.

Valbuena (7) : Il s'est montré à la hauteur des éloges de Wenger et Del Bosque en faisant parler sa technique dans les petits périmètres ainsi que son sens de l'ouverture. Et il n'a peut-être pas été décisif cette fois-ci, mais il finit loin du podium dans le classement des plus grandes pleureuses du match.

Ribéry (7) : Les Espagnols savaient que c'était le plus gros danger de l'équipe. Dès qu'il touchait le ballon, ils allaient à deux ou trois sur lui. S'il n'a pas pris le dessus, Francky a montré que cette attention était justifiée.

Benzema (4) : « Pour moi, il a fait un bon match, mais c'est sûr que le but le fuit ! » Ça, c'est un tweet de Sidney Govou pour défendre son pote. Mais quelque part, ça veut tout dire.

Ménez (5) : Il a prouvé avec son entrée que PSG-Barça, ça va être très dur. S'il le joue.

Sissoko (6) : Il est entré le temps de faire une passe intéressante. De quoi donner des regrets. Pourquoi Deschamps ne l'a pas mis plus tôt ? Quand on voit que Benzema est resté 80 minutes sur le terrain…

Giroud (6) : Il est entré le temps de prendre un ballon de la tête dans la surface adverse. De quoi donner des regrets. Pourquoi Deschamps ne l'a pas mis plus tôt ? Quand on voit que Ménez est resté 20 minutes sur le terrain…


Espagne

Valdés (8) : Dans les airs, dans les duels, à bout portant sur coup franc, il a tout écarté. Des coups à mettre le doute à Sara Carbonero sur le bord du terrain.

Monreal (8) : Son jeu préféré à l'entraînement ? Quand il faut jouer en une touche de balle, tout simplement. Il part se mettre dans le dos de la défense et hop, le service en retrait mortel. Les Bleus y ont échappé une fois, pas deux. C'est aussi lui qui empêche Varane de faire la Une de toutes les gazettes le lendemain.

Ramos (6) : Pas le Ramos impérial de l'Euro 2012, mais en même temps, est-ce que c'était bien nécessaire ?

Piqué (7) : Face aux contrôles quasi parfaits de Ribéry et Benzema, il a décidé de filer des coups à tout-va, mais dans les règles de l'art des grands matchs. Adil Rami + finesse.

Arbeloa (8) : Des coups de pute tout le match, encore. Un jour, il y en aura un à Sofoot.com qui aura l'idée de faire un top 100 de toutes ses saloperies. Et ça marchera.

Busquets (7) : Quand il prend la balle et qu'il se promène au milieu de terrain, on dirait Zlatan en Ligue 1 tant c'est facile. Bon après, c'est pas lui qui va mettre 26 buts, c'est sûr.

Xavi (6) : Toujours aussi bon quand il s'agit de se démarquer au dernier moment, de faire circuler la balle lors d'une séquence de 15 minutes de possession de balle de son équipe, il a par contre mangé devant. Ce qui lui arrive de plus en plus souvent. Faudrait consulter.

Xabi Alonso (6) : Comme au Real, t'as l'impression que c'est plus le Xabi Alonso qui marquait depuis son propre camp il y a quelques années. Mais s'il ne sort pas de l'équipe, c'est qu'il y a une bonne raison.

Iniesta (7) : Effrayé en début de match par les lasers des spectateurs du Stade de France (c'est qu'avec sa peau, on n'est jamais trop prudent), il a pris le jeu à son compte en seconde période.

Pedro (7) : Parti seul au but à la demi-heure de jeu, avec un contrôle favouille qui a le mérite d'effacer Patrice Évra, il se couche avant que Lloris ne le touche, comme dans un mauvais combat de boxe arrangé. Se rattrape en seconde avec un super jaillissement et un but .

Villa (5) : Pas à l'aise. Ça doit venir du maillot. Col en V ok, mais on ne peut même pas travailler son bronzage avec celui-là. Il va passer pour qui à Sitges, après ?

Jesús Navas (6) : Le coup du « je pars sur un côté à toute vitesse, je déborde et je centre », c'est bon, tu maîtrises. Passe à autre chose maintenant, s'il te plaît.

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<![CDATA[Le Brésil en première classe s'éloigne pour les Bleus]]> text/html fr SO FOOT La France a perdu la tête du groupe I et peut-être ses ambitions de première place. Battus des Espagnols dominateurs mais pas imprenables (0-1), les Bleus vont devoir assurer les affaires courantes et compter sur un hypothétique faux-pas de la Roja. France - Espagne: 0-1 But: Pedro (58e) Elle sentait le sable chaud de Copacabana cette occasion, elle avait même un goût de caïpirinha et de…]]> France - Espagne: 0-1
But: Pedro (58e)

Elle sentait le sable chaud de Copacabana cette occasion, elle avait même un goût de caïpirinha et de Brésil. Franck Ribéry avait dans ses mains 23 billets en première classe pour la Coupe du monde. Une occasion tombée du ciel en fin de première mi-temps (avec la complicité d'Alvaro Arbeloa), un un-contre-un face à Victor Valdes mal négocié. Sur un coup, les Bleus auraient pu mettre l'Espagne à cinq points. On aurait parlé de froid réalisme, de hold-up ou de "l'esprit de gagne" certifié Deschamps. Mais Ribéry s'est déchiré et on va parler d'autre chose. Comme de l'écart (pas énorme mais réel) entre ces deux équipes, comme d'une équipe de France qui a visé le nul sans vraiment se l'avouer, comme du classement du groupe I : Espagne 11 points, France 10. On va même parler d'adversaires potentiels en barrages.

Pourtant, on parlait bien d'autre chose deux heures plus tôt. Est-ce la magie d'une victoire contre la Géorgie ou le souvenir du match aller, toujours est-il que le Stade de France semble enfin sorti de son coma thérapeutique. Il y a même quelque chose qui ressemble à de l'attente, de la tension, presque de l'amour. L'Espagne, elle, a comme perdu son immunité de meilleure équipe du monde. C'est dingue comme un simple nul contre la Finlande peut vous rendre mortel. Dans son 4-2-3-1 avec le seul Benzema en pointe, les Français mordent dans leur entame. Valbuena paye sa bicyclette sur la première attaque tricolore. L'esprit de Steve Savidan est parmi nous.

Péno oublié et occasion ratée

La période de grâce dure quatre minutes. Quatre minutes de domination avec deux frappes à zéro et puis l'Espagne redevient l'Espagne. Un décalage d'Iniesta pour Monreal qui a plongé sur son aile gauche. Le fantôme d'Alba rôde mais Xavi rate ce qu'aurait même mis un Torres dépressif (4e). Fini de rigoler, la Roja confisque le ballon et s'en remet aux basiques. Busquets ratisse et intimide, Xavi et Xabi orientent tandis qu'Iniesta fout le bordel avec son positionnement. Ni vraiment sur le côté, pas non plus dans l'axe, une sorte d'inter gauche version 2013. Les Bleus téléchargent le logiciel «jeu en contre». Jallet file dans le dos de Monreal mais Benzema n'a toujours pas enlevé son anneau de pureté devant le but.

Le temps passe et la possession de la Roja devient quasi pornographique. Propulsé sentinelle, Pogba aligne surtout les pas chassés devant sa défense. Cabaye et Matuidi ne l'aident pas beaucoup à sa décharge. Si elle n'avait pas l'intention de le viser, cette EDF joue bien le nul. Faute de mieux, un peu comme n'importe quelle équipe mortelle face aux champions du monde de cache-ballon. Encore heureux, Viktor Kassai (un homme qui n'aime pas les maillots rouges) ferme les yeux sur une sortie à la hussarde de Lloris devant Pedro dans la surface. Arrive l'occasion de la 38e minute. Ribéry anticipe la connerie d'Arbeloa (bien), mais conduit son ballon avec la conviction d'un M'baye Niang un soir de Ligue des champions (beaucoup moins bien) et vient s'encastrer sur Victor Valdes.

Jallet prend le bouillon, Pogba le rouge

Après un quart d'heure au chaud, les Bleus décident de monter d'un cran et de tenir un peu plus compagnie au duo Piqué-Ramos. Pas longtemps. Le ballon redevient espagnol, Iniesta manque de caresser une lucarne mais trouve un bout de gant de Lloris sur son chemin (53e). Cinq minute plus tard, Monreal remet le mode Alba, dépose Jallet et trouve Pedro en embuscade. Le ballon roule sur Lloris qui tente ensuite une parade désespérée dans ses filets. Comme à Vincente-Calderon, les Bleus doivent courir derrière le score. Ribéry décale bien Matuidi à l'entrée de la surface (64e), mais le Parisien constate par lui-même que Valdes n'est pas l'erreur de casting qu'on veut bien décrire de ce côté des Pyrénées. Deschamps voit des coups dans le dos de la défense et lance Ménez. La solution manque pourtant de venir d'un corner. Dans le bordel, Varane n'arrive pas à placer le pointu salvateur. Ce n'est pas le quart d'heure des gamins. Pogba caresse de trop près Xavi Hernandez. Petite semelle, grosse conséquence, le Turinois écope d'un carton rouge pour sa deuxième sélection (77e, 79e).

Déprime sur Saint-Denis, le public se réchauffe sur un Benzema qui a juste le temps d'exploser la barre des 1.000 minutes sans marquer avec les Bleus avant de sortir. L'Espagne, elle, joue à celle qui gère son affaire, mais flippe un peu quand même. Un Ribéry maladroit mais volontaire trouve le petit filet de Valdes (84e). Le Barcelonais sort son arrêt «spécial Ligue des champions» deux minutes plus tard devant Evra. Ce n'est pas pour de suite le Brésil, Patrice. Pas pour tout de suite. ]]>
<![CDATA[Koscelny et Pogba titulaires]]> text/html fr SO FOOT Didier Deschamps vient de communiquer son onze de départ pour affronter l'Espagne ce mercredi soir au Stade de France. Pour ce match décisif dans la course à la qualification pour la Coupe du monde…]]> Didier Deschamps vient de communiquer son onze de départ pour affronter l'Espagne ce mercredi soir au Stade de France. Pour ce match décisif dans la course à la qualification pour la Coupe du monde 2014 au Brésil, le sélectionneur de l'équipe de France opte pour un 4-3-2-1. Exit donc Giroud à la pointe de l'attaque, Cabaye fait son retour dans l'entrejeu aux côtés de Pogb et Matuidi.

En défense, Laurent Koscielny a été préféré à Mamadou Sakho. Évra remplace Clichy. Comme annoncé, Varane débute.

Lloris - Jallet, Varane, Koscielny, Évra - Cabaye, Matuidi, Pogba, Ribéry, Valbuena - Benzema]]>
<![CDATA[Ces Bleus du moment]]> text/html fr SO FOOT C'est un postulat. Le Français est une girouette. Il se soulage systématiquement dans le sens du vent. Histoire que madame n'ait pas à laver les jeans salis par l'urine au niveau de la braguette. En football, c'est un peu pareil. On adore, on adule, on lynche et on oublie. Surtout en équipe de France. Il y a deux ans, Abou Diaby et Adil Rami étaient les chouchous du public. Ensuite, on a eu droit à Marvin Martin et Dimitri Payet. Puis à Jérémy Menez et Yohan Cabaye. On a même fait de Steed Malbranque un sélectionnable en puissance. Aujourd'hui, cette mode est passée. Dépassée. On est déjà sur autre chose. Oui, mais quoi ? Les cinq doigts de la main. Mathieu Valbuena (20 sélections) Le meilleur joueur français de Ligue 1. Ou presque. Depuis un an, le Marseillais marche sur l'eau et porte son club. Dire qu'il y a peu, les…]]> Mathieu Valbuena (20 sélections)

Le meilleur joueur français de Ligue 1. Ou presque. Depuis un an, le Marseillais marche sur l'eau et porte son club. Dire qu'il y a peu, les dirigeants olympiens avaient tout fait pour le refourguer au Zénith Saint-Pétersbourg... Aujourd'hui, le meneur de jeu de l'OM est en train de s'installer durablement chez les Bleus. Buteur contre l'Angleterre, l'Italie et l'Allemagne, le Marseillais a encore été énorme contre la Géorgie. Tout passe par ses pieds. Tout part de lui. Difficile de se voiler la face avec son niveau actuel. Pour une fois, la plèbe a raison, Valbuena est incontournable en équipe de France. Il est à la fois buteur-passeur-dribbleur-provocateur-plongeur. Un couteau suisse utile et indispensable. Contre l'Espagne, P'tit Vélo sera au cœur du jeu offensif français. La lumière viendra de lui. Sur son côté droit, personne n'a son coffre ni sa régularité. Même Jérémy Ménez, pourtant spécialiste du poste, peine à (re)trouver des jambes pour (re)devenir un vrai danger. Acclamé par tout ce qui parle (public, presse, chroniqueur, joueur), Valbuena est aujourd'hui l'atout offensif numéro 1 de l'équipe de France. A raison. Et c'est sans doute ça le plus fou.


Blaise Matuidi (11 sélections)

Son acte fondateur en Bleu remonte à octobre dernier en Espagne. Le Parisien avait sorti un match de Kényan. Présent aux quatre coins du terrain, le milieu avait été ce soir-là écœurant. Une machine à gratter les ballons. En club, l'ancien Stéphanois est dans le même registre. Depuis le début de la saison, c'est le véritable baromètre de son équipe à tel point que Carlo Ancelotti met des cœurs dans sa bouche quand il parle de lui. Une révélation tant la faucheuse n'avait jamais joué à un tel niveau. Surtout, il est constant. En panne de stabilisateur défensif au cœur du jeu depuis le départ à la retraite de Claude Makelele et la mise à l'écart de Jérémy Toulalan, Blaise semble comprendre son rôle. En plus, il ferme sa gueule et ne rechigne jamais à l'effort. Il s'est grandement amélioré dans sa projection avec la balle là où, avant, il ne savait pas quoi faire de la gonfle. Matuidi court et s'esquinte les poumons pour cinq. Alors qu'il n'a pas joué une seule seconde à l'Euro 2012, le Parisien semble aujourd'hui indiscutable en Bleu et en club. Comme le dit Zaho, la roue tourne.


Franck Ribéry (72 sélections)

On ne présente plus Francky Ribéry. L'homme blague. Celui qui investit encore dans des coussins péteurs à bientôt 30 piges. En difficulté avec l'équipe de France depuis 2009, le Bavarois semble revivre depuis quelques mois et l'arrivée de Didier Deschamps sur le banc des Bleus. C'est bien simple, Francky marche à l'amour. Au moral. Il a besoin qu'on l'aime. Qu'on le flatte. Qu'on l'admire. Il veut se sentir important. Et surtout, il veut jouer à gauche. Depuis un an, il est plus en réussite en Bleu. Même l'Euro raté n'a pas eu d'incidence sur lui. Il a fermé sa gueule, s'est tenu à l'écart des dérapages et a continué à bosser. Moralité, c'est lui le taulier de cette équipe de France. C'est le joueur le plus expérimenté et l'un des trop rares Français à être titulaires indiscutables dans un grand club européen avec Patrice Evra. Suffisant pour faire de Ribéry la nouvelle star des Bleus. D'autant que l'inefficacité de Karim Benzema renforce le poids de l'ancien Marseillais au sein du collectif. Et la relation technique qui émerge entre Ribéry et Valbuena peut s'avérer décisive pour l'avenir des Bleus. Un duo qui peut faire mal. Très mal.


Raphaël Varane (1 sélection)

« A l'avenir, la question sera : qui jouera au côté de Varane ? » La phrase est signée Adil Rami dans les colonnes de L'Equipe. Actuellement blessé, l'ancienne coqueluche des Bleus époque Laurent Blanc a compris. Varane est déjà trop fort. Même si le Madrilène pourrait laisser sa place à Koscielny contre l'Espagne, la France est en train de tomber amoureuse de cet énième nouveau Laurent Blanc. A 19 ans, l'ancien Lensois est bluffant et tout le monde a le crush. Aussi bien au Real Madrid qu'en équipe de France. Annoncé depuis dix mois chez les Bleus, le minot aura dû patienter, entre trois blessures, pour enfin fêter sa première cape en Bleu. C'était vendredi dernier contre la Géorgie. Un match de sénateur où son entente avec Sakho, même si elle n'a pas été exceptionnelle, a paru prometteuse. Aujourd'hui, tout le monde ne parle plus que de lui. Une belle hype qui rappelle celle des Philippe : Mexès et Christanval. Pour le moment, le vent souffle du bon côté pour le défenseur central. On ne sait absolument pas où il en sera dans un an mais une chose est certaine : actuellement, il a le vent en poupe.


Paul Pogba (1 sélection)

A force de nettoyer les lucarnes italiennes chaque week-end dans L'Equipe du dimanche, l'ancien Havrais s'est fait remarquer. Et pas seulement par Didier Deschamps. Pogba - et ses treize titularisations avec la Juventus - a été porté haut par un courant populaire. La France du football voulait voir le Turinois en Bleu. Parce que c'est comme ça. Et force est de constater que sa prestation contre la Géorgie a plutôt donné raison au peuple. Le gamin a quelque chose en plus. Un mix entre Vieira et Diaby. L'efficacité et le système immunitaire en plus. En même temps, un mec qui s'entraîne avec Pirlo et Buffon, enquille les caramels et dégage une certaine assurance au point d'envoyer Sir Alex Ferguson se faire foutre, mérite d'être essayé en équipe de France. Ce qui est surprenant avec Pogba, c'est son adaptabilité. Pas de pression. Aucun stress. Je gère. On en oublierait presque sa coupe de cheveux.]]>
<![CDATA[Quatre Quatre Bleus ?]]> text/html fr SO FOOT Après ce match globalement maitrisé face à la Georgie, et dans la perspective de cette “finale” contre l'Espagne, retour sur l'acteur principal des Bleus : ce schéma en 442. Auparavant utilisé une seule fois par le sélectionneur Didier Deschamps contre l'Uruguay et un bon vieux 0-0 digne d'un 15 août (d'ailleurs, c'était un 15 août), le schéma en 442 a hier soir fait son…]]> Auparavant utilisé une seule fois par le sélectionneur Didier Deschamps contre l'Uruguay et un bon vieux 0-0 digne d'un 15 août (d'ailleurs, c'était un 15 août), le schéma en 442 a hier soir fait son retour en bleu. Non seulement, il n'a pas désespéré, ni même déçu, mais au contraire, il a plutôt donné satisfaction. D'ailleurs, malgré l'utilisation de ses trois changements, DD l'a conservé : Sissoko pour Matuidi, Rémy pour Valbuena et Ménez pour Ribéry, du poste pour poste, au sein donc du même schéma.

Trapèze dans la balance

En partant ainsi, en 442 trapèze, pour coucher la Géorgie, les consignes paraissaient claires : rechercher les centres, écarter le jeu. Évidemment, sur la pelouse, les Bleus, clairs eux aussi, ont d'abord joué au plus simple(ts) et un peu trop percuté dans l'axe. Après la barre de Ribéry, et les premières grosses occases ratées de Giroud et Benzema, tout ça s'est toutefois progressivement mis en place. Et comme le dit coach Dédé : « Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'animation des quatre de devant. Après, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Il y a une complémentarité à trouver, des équilibres à trouver et ce n'est pas toujours évident. »

Non, ce n'est pas toujours évident. Il faut à la fois occuper à bon escient cet espace entre les milieux axiaux (soit, hier, Pogba et Matuidi) et les attaquants (soit, hier, Benz et Giroud), tout en veillant à conserver les idées larges et à écarter le jeu (soit le taf, principalement, de Ribéry et Valbuena, voire des latéraux, qui, après tout, dans un match comme celui d'hier, sont là au moins autant pour attaquer que défendre). Paul et Blaise ont commencé par jouer trop bas, agrandissant ainsi cet espace au milieu de l'équipe, contraignant Franck et Mathieu à redescendre (et, forcément, à se recentrer un peu dans la même manœuvre) pour aller chercher les ballons, isolant du coup Karim et Olivier. Il y a effectivement une complémentarité, ainsi que des équilibres à trouver. Au départ, la paire Ribéry-Valbuena était donc dépareillée. Chacun son côté. Fatalement et lois de l'attraction obligent, les deux compères se sont quand même rapprochés l'un de l'autre, pour combiner, plutôt bien, créer un début de relation technique et se charger de l'animation.

Son petit bonhomme de chemin

Valbuena, tout particulièrement, s'est imposé comme l'incontestable petit moteur de cette équipe. On l'a vu meneur agité du 4231, on le retrouve milieu follet dans ce 442. Au départ positionné à droite, il n'hésite pas à prendre du volume, à dézoner, à tirer les coups de pied arrêtés (comme celui du premier but, la tête de Giroud), à quitter son couloir quand le jeu penche à gauche, à insister, à faire vivre son équipe, à dominer. Plus encore que son comparse, Ribéry, toujours aussi brouillon, toujours autant à l'arrache, mais toujours aussi percutant. Accélérateur de particules hors-pair, Ti' Franck a cette faculté de faire passer le temps plus vite. Si un jour, il apprend également à calmer le jeu, à geler le cours des évènements, il sera définitivement un maître du jeu. En attendant, et comme l'a souligné Giroud après la rencontre, en jouant en 442, il n'y avait plus d'espaces au milieu, ce qui constitue plutôt une bonne nouvelle pour les coqs (parfois poulets sans tête) de l'équipe de France. Mais également pour Olivier, qui peut alors servir de point de fixation mais aussi venir participer au jeu. D'ailleurs, on a pu voir le début d'une relation entre lui et Benzema devant, une relation qui, si elle devient sérieuse, pourrait faire du bien à tout le monde, et au jeu de l'EDF en particulier.

Karim pauvre, Karim croisé

En parlant de Benzema, il a nécessairement déçu, au moins un peu, en manquant trop de ses derniers gestes. Alors même si ses premiers (prises de balle, de décision) demeurent un ton au-dessus de beaucoup et de la plupart des attaquants, quand on est attaquant, justement, passer 929 minutes sans marquer, c'est long. Et ça laisse sa titularisation faire débat. S'il fallait choisir entre lui et Giroud pour le prochain match, au vu du dernier, ce serait peut-être Giroud. Un tel choix serait alors synonyme d'un passage, ou plutôt d'un retour, au 433, ce qui demanderait à Deschamps plus de réglages (qui devant ? quel milieu à trois ?) et de compromis (Giroud ou Benz sur le banc, Valbuena pur ailier droit..) que de continuer avec ce 442. Maintenant, l'Espagne, même après un nul contre le Finlande, fait peur, et pourrait pousser DD dans les orties, c'est-à-dire à aligner un 433 qui cache en fait un 451, avec un milieu à trois verrous, et des ailiers qui s'avèrent avant tout être des nouveaux latéraux. Pour contrer Alba, on peut ainsi imaginer (si Deschamps décidait d'aventure de reproduire le plan foireux, qui a d'ailleurs foiré, de Laurent Blanc à l'Euro contre l'Espagne, à savoir doubler son couloir de deux latéraux, alors Reveillère et Debuchy) un Moussa Sissoko positionné ailier droit afin de bloquer Jordi Alba. Heureusement, ce dernier a eu le bon goût de se blesser contre la Finlande, et ne devrait pouvoir tenir sa place contre la France, mardi prochain.

Contre l'Espagne, on devrait logiquement revoir ce quatre quatre bleu, avec, sans doute, le retour de Cabaye (à moins que Pogba n'ait définitivement convaincu l'ancien pensionnaire de la Juve), et les mêmes devant. Valbuena, Ribéry, Giroud et donc K-Rhyme le roi, toujours désigné comme « le meilleur joueur de l'équipe », selon les propres termes de Mathieu Valbuena. Et on le sait, en ce moment, en Bleu, c'est souvent Petit Vélo qui le dernier mot.]]>
<![CDATA[Valbuena, la forte tête ]]> text/html fr SO FOOT D'abord, ils se moquent. Ensuite, ils la bouclent. Et ainsi de suite. En Bleu comme à Marseille, la vie de Mathieu Valbuena est un éternel recommencement. Souvent critiqué, parfois mis de côté, Petit Vélo n'a jamais abandonné et a toujours su rebondir. Jusqu'à devenir, n'en déplaise à certains, le meilleur joueur offensif de l'équipe de France. Confortablement assis dans son fauteuil du côté gauche de l'attaque française, Franck Ribéry, qui reçoit un café-crème saupoudré de cacao de volée par Mathieu Valbuena, a fini par faire comme tout le…]]> Confortablement assis dans son fauteuil du côté gauche de l'attaque française, Franck Ribéry, qui reçoit un café-crème saupoudré de cacao de volée par Mathieu Valbuena, a fini par faire comme tout le monde. En rejoignant le banc de touche à la fin d'un match marqué du sceau du joueur de poche de l'Olympique de Marseille, le Bavarois, tout sourire, s'est empressé de féliciter chaleureusement Petit Vélo, sorti quelques minutes plus tôt pour laisser place libre à Loïc Rémy. Ça, précisément sept ans après l'arrivée de Mathieu Valbuena à la Commanderie, époque où il subissait les moqueries de ses coéquipiers Nasri, le porté-disparu, et donc Ribéry, le désormais repenti. Ribéry, qui fut aussi le premier à courir sur Valbuena après sa lucarne. Et Franck toujours, qui plutôt que de fêter son but a aussitôt pointé du doigt son passeur décisif. « Sur le moment, d'être systématiquement la victime de mauvaises plaisanteries, ça fait du mal. Personne d'autre dans le vestiaire n'aurait accepté d'être une cible comme moi », constate amèrement Valbuena, dans les colonnes de L'Equipe Magazine. Mais Mathieu a la tête dure et, quoi qu'on en dise, un peu de plomb dans la cervelle. Lui, qui arrive du National, sait que sans boulot ni remise en question, il n'obtiendra rien. Sept ans et vingt sélections en équipe de France plus tard, le football lui a donné raison.

De l'art de se remettre en question

Mathieu Valbuena n'est pas Calimero mais, footballistiquement parlant, on ne peut pas dire que Petit Vélo soit né avec une cuillère en argent dans la bouche. Déjà compliquée, sa formation aux Girondins de Bordeaux ne débouche sur rien de bien concret si ce n'est une pige à Langon et deux saisons à Libourne. Au final, son vrai premier et unique coup de bol reste le partenariat entre l'ancien club de Charles Kaboré et l'OM, où il signe son premier contrat pro. Blessé un peu, taquiné beaucoup, il passe des heures compliquées à Marseille où, avec son mentor Éric Gerets, il pointe le bout de son nez en forme de patate. Le temps passe, les entraîneurs défilent, et c'est avec Didier Deschamps, déjà, que Mathieu Valbuena connaît sa première vraie galère de pro. A son arrivée, la Dèche explique clairement qu'il ne compte pas sur le numéro 28 et le natif de Bruges est placé sur la liste des transferts. Vexé, le joueur, pas du genre à tout faire pour quitter le club, se bat et regagne petit à petit une place de titulaire jusqu'à devenir le joueur indispensable qu'il est aujourd'hui à l'OM. En équipe de France, la donne est la même. Convoqué pour la première fois par Domenech, puis rarement oublié par Blanc, Valbuena fait de belles prestations en préparation de l'Euro 2012 mais ne dispute pas une seule minute du tournoi. Mais là encore, il ne bronche pas. Il bosse et profite du retour de Deschamps pour faire son come-back au premier plan chez les Bleus. L'équipe de France, un sujet de moquerie du vestiaire marseillais. Quelques années plus tôt, l'un des cadres du vestiaire olympien aurait évoqué une envie « d'arrêter le foot » si Petit Vélo venait à porter la liquette de l'équipe nationale.

Le meilleur bleu?

Aujourd'hui, les statistiques parlent pour lui. C'est simple, Mathieu Valbuena est impliqué directement dans cinq des six derniers buts de l'équipe de France (trois buts et deux passes décisives). Mieux, loin de Marseille, où il est déjà le joueur majeur de son équipe, le natif de Bruges (en France) semble un peu plus libéré. Hors de la Ligue 1, où ses adversaires le connaissent et où le traitement qui lui est réservé est parfois rude, Valbuena profite de son relatif anonymat chez l'adversaire, par rapport à des mecs comme Ribéry ou Benzema, pour être l'élément le plus dangereux du dispositif de Didier Deschamps. Le quotidien d'une équipe nationale n'étant pas d'affronter uniquement des grandes nations, Mathieu Valbuena a montré hier que son profil de joueur mobile, capable de s'intercaler entre les lignes et de botter de bons coups de pied arrêtés, était idéal pour affronter des équipes regroupées comme la Géorgie. Mais là où il fait réellement la différence avec des joueurs comme Karim Benzema ou encore et surtout Jérémy Ménez, c'est que Mathieu Valbuena semble avoir réellement envie d'être là. Lui qui n'a connu aucune sélection chez les jeunes se délecte de chaque minute passée à transpirer sous le maillot des Bleus et ça, ça plait à tout le monde, même à ceux qui ne piffent pas le Marseillais quand vient l'heure du match de la Ligue 1. S'il préfère jouer en numéro 10 et l'a déjà revendiqué en club, Valbuena n'a jamais bronché au moment d'être aligné à droite par Didier Deschamps. Il profite habilement de ce poste pour déborder et semer la pagaille tandis qu'il jouit de la possibilité de permuter avec Ribéry pour, de temps en temps, prendre quelques libertés dans l'axe. Au final, c'est toute l'équipe de France qui profite d'un joueur qui hier, avec Paul Pogba, était le seul à réellement pouvoir conserver le ballon, lever la tête et prendre son temps tout en étant capable de fulgurances, comme cette ouverture folle de volée pour Franck Ribéry. Aujourd'hui, sept ans après le bizutage compliqué de Mathieu Valbuena, on se dit qu'un personnage de l'ombre, protecteur de Petit Vélo quand les temps étaient difficiles, mérite un peu de reconnaissance. Alors merci à toi, Ronald Zubar : « Il m'a souvent servi d'avocat, de garde du corps. Il m'a protégé. Je ne l'oublierai jamais. Je ne sais pas si je l'aurais fait pour lui. Quand je prenais des coups, il en est presque venu aux mains pour qu'on me lâche, moi le "Petit"... Je n'étais personne. » Il est maintenant un peu plus que quelqu'un.]]>
<![CDATA[Petit Vélo sur grand braquet]]> text/html fr SO FOOT Un méga Valbuena, et les confirmations Varane et Pogba pour la France. En face, un joli roux avant. Equipe de France Hugo Lloris (7): Un réflexe incroyable sur la frappe de Kobakhidze. Rien que pour ce genre de geste, sa présence est indispensable à…]]>
Equipe de France


Hugo Lloris (7): Un réflexe incroyable sur la frappe de Kobakhidze. Rien que pour ce genre de geste, sa présence est indispensable à cette EDF, qui a toujours cette fâcheuse tendance à concéder des occasions. Et des grosses.

Mamadou Sakho (6): Toujours ces fautes un peu inutiles, loin de son but, mais toujours cet art du tacle et ce sens du duel. En plus, il progresse vraiment dans cette fameuse première relance. Malheureusement, il est encore coupable de petites erreurs qui peuvent parfois avoir de grandes conséquences. Surtout au PSG.

Raphaël Varane (7,5): Pour un match important, DD a fait un choix fort en titularisant le futur Thiago Silva français. Et Varane n'a pas déçu. Le central du Real est vraiment fort. Dit comme cela, ça sonne comme une évidence. La preuve ? Il sera titulaire contre l'Espagne. Et s'il joue comme contre le Barça...

Gaël Clichy (4,5): Avec un versant gauche surchargé, entre Ribéry, le penchant naturel de Benzema, et les courses folles de Valbuena, il n'y avait pas nécessairement des masses de place pour Clichy. Alors il a suivi tranquillement le mouvement, et s'est contenté d'assurer en défense. Sauf qu'il a pris deux-trois vents, et que le seul but géorgien du match vient d'un centre de son côté…

Christophe Jallet (5): Ok, Totov fait des matchs plus que corrects avec ce nouveau PSG. Et corrects en bleu. De là à en faire un international indiscutable, il reste sans doute une marge. Une marge certes pas suffisamment large pour faire regretter François Clerc, mais assez conséquente pour se rappeler de Willy Sagnol.

Paul Pogba (6,5): Titulaire quand même un peu surprise, on attendait le milieu de la Juve au tournant. On a vite vu. Sa sérénité, son talent et son style finalement assez Juve (en tout cas, jusqu'à la coupe). Pogba possède un vrai talent offensif pour venir apporter un réel bonus devant. Il a même fini par s'imposer comme la plaque tournante de l'équipe, entre la défense et l'attaque. Définitivement plus proche de Vieira que d'Alou Diarra. D'ailleurs, il a fini fatigué.

Blaise Matuidi (5,5): Victime d'un léger souci (ou disons choix) tactique, le Parisien a commencé les actions un peu trop bas, ce qui a eu pour conséquence de faire reculer un peu Ribéry et Valbuena, facilitant ainsi la tâche du bloc géorgien. Le fameux problème du double pivot, et de ce vide au milieu du 442. Et au petit jeu de la comparaison, Pogba l'a davantage occupé que lui. D'ailleurs, c'est lui qui est sorti pour Moussa Sissoko, dont l'entrée a remis un peu de rythme.

Mathieu Valbuena (7,5): S'est baladé un peu partout plutôt que de se cantonner à garder le côté droit de ce 442, et de contribuer à écarter le jeu. Il faut dire qu'il s'est vraiment habitué, à Marseille, à ce rôle disons d'ailier central (c'est-à-dire aligné dans l'axe, mais avec le rôle d'un ailier : des appels en diagonale, de la prise d'espace, et du jeu entre les lignes), rôle dans lequel il a tout d'un grand, tout particulièrement en bleu. En bleu clair même, comme le prouve (une fois encore) ce but à l'entrée de la seconde mi-temps, et de la surface. Petit rebond, léger exter', grosse banane, pleine lulu. Superbe ! Acclamé par ce drôle de public du Stade de France à sa sortie pour Rémy, qui ne s'est pas vraiment montré à son avantage.

Franck Ribéry (6): Toujours aussi dynamique, un peu brouillon, très tranchant. Au final, peu d'ailiers en Europe abattent autant de taf que lui. Et en plus, il marque. Alors c'est moche, ok, mais c'est efficace. Sorti pour Ménez, qui fait du plus joli, mais en moins bien.

Karim Benzema (5): Du talent plein les pieds, de la prise de balle à la passe, et un rôle de neuf et demi qui lui convient à merveille. Sauf qu'il a tout merdouillé dans le dernier geste. Ses situations face au gardien, ses dernières passes, ses lectures de jeu. Voulait sans doute trop bien faire, et faire fermer des bouches. Messieurs du Point, on ne vous remercie pas.

Olivier Giroud (5): Un début de match discret, même s'il s'en sort bien sur cette action de Benzema, en parvenant à le servir. Puis, sur un beau face-à-face, il choisit de lober du gauche mais dose très mal son coup. Donne au long de la première mi-temps l'impression d'être encore trop juste pour s'imposer devant (et ce schéma en 442 avec), avant de claquer une tête décroisée en forme de délivrance. Pour son troisième but, et sans doute le plus important, en 17 sélections.

Georgie


Giorgi Loria (5): Déjà que c'était plus facile de le distinguer de ses petits coéquipiers dont le nom n'était pas floqué au dos du maillot, le gardien du Dynamo Tbilissi a tout fait pour se faire remarquer, comme sur cette sortie un peu kamikaze face à Benzema et Giroud, cette tête encaissée face à Giroud, ou cet écart sur le but de Ribéry.

Alexander Amisulashvili (6,5): Le vétéran, le capitaine, chargé de diriger les mouvements du bloc géorgien, qui a tenu une bonne mi-temps, et de monter mettre sa tête quand il le peut. D'ailleurs, à la demi-heure de jeu, il a bien failli faire passer un mauvais délire à Hugo.

Guram Kashia (6): Si Giroud comme Benzo n'ont pas forcément fait un bon match, ce n'est pas qu'un hasard. Le central du Vitesse Arnhem sait faire le job.

Dato Kvierkvelia (5): L'ancien pensionnaire du Rubin Kazan, actuellement au Panionios d'Athènes, a contribué au plus beau geste du match : porté croisé avec Valbuena, qui enchaîne en passant un soleil autour de la hanche du Géorgien. Dommage, le petit Marseillais a glissé.

Ucha Lobjanidze (6,65 000): L'arrière droit est l'un des rares joueurs de la sélection de Géorgie à évoluer dans son championnat national, plus précisément au Kryvbass Kryvyï Rhi. Kryvyï Rhi, c'est le nom du bled. 665 000 habitants quand même, pour une ville qui est avant tout un centre industriel et métallurgique. D'ailleurs, Kryvyï Rhi s'étend sur une cinquantaine de kilomètres, le long des dépôts de minerais, ce qui en fait la ville la plus longue d'Europe.

Zurab Khizanishvili (6): L'un des piliers de la sélection, ancien de Dundee, des Rangers, ou des Blackburn Rovers, qui évolue maintenant au Kayserispor, en Turquie, aux côtés d'un certain Bobo, ancien attaquant de Cruzeiro. Ce soir, Zurab a fait le taf, colmatant les brèches au milieu du milieu des siens. Il s'est même permis de lancer quelques mouvements offensifs bien sentis.

Davit Targamadze (5): Très rapide, il a mis à mal, et plusieurs fois, Gaël Clichy, pourtant pas le dernier pour runner. Après, il n'en a pas forcément fait grand-chose. A fini par sortir pour Gelshvili.

Alexander Kobakhidze (6,5): Milieu offensif de l'Arsenal Kiev, il s'est bien montré ce soir. Déjà, il arbore une merveille de barbe rousse. Ensuite, le gars a une frappe. Une énorme minasse qui a bien fait flipper toute l'audience du Stade de France. D'ailleurs, il a fini par marquer, sur un ballon dévié par le bras de Sakho, puis la hanche de Varane dans les filets de Lloris. Mérité, que ce soit pour lui ou les siens...

Murtaz Daushvili (4,5): Il joue en Ukraine, pour le club de l'Illichivets de Mariupol. Espérons pour ces braves gens qu'il y est plus remarquable que ce soir.

Jano Ananidze (5,5): Le jeune prodige du Spartak Moscou est sur les tablettes d'Arsenal, de la Juve et du Milan. Au vu de ce qu'il a pu montrer par éclairs sur ce match, on comprend pourquoi. Reste à peser sur la scène internationale. Contre des joueurs comme Matuidi, Pogba ou Varane, c'est encore un peu juste. Ne serait-ce qu'en puissance. Il est ainsi sorti juste après la mi-temps, pour Levan Kenia, qui n'a absolument rien à voir avec le pays.

Mate Vatsadze (5,5): Ce grand attaquant, qui joue donc au Danemark, à Arhus a fait ce qu'il a pu, seul en pointe, dans une équipe venue décrocher le nul. S'est vraiment bien battu, avant de céder sa place à Vladimer Dvalishvili, ancien attaquant du Maccabi Haïfa, aujourd'hui au Polonia Varsovie. En général, ce type de déménagement se fait plutôt dans le sens inverse. ]]>
<![CDATA[Valbuena fait gagner les Bleus]]> text/html fr SO FOOT Auteur d'un match majuscule, Mathieu Valbuena a permis à l'équipe de France de s'imposer 3-1 face à la Géorgie. Vainqueurs au terme d'une rencontre où aura prédominé l'incapacité des attaquants français à se montrer réellement efficaces, les Bleus ont également appris le match nul de l'Espagne face à la Finlande (1-1). La vraie bonne nouvelle de la soirée. «Papa, ça fait quelle taille un patron ?». «1m67 fiston, 1m67.» 1m67 de hargne, de précision, d'activité et de mouvement. Déjà auteur de prestations intéressantes lors de ses dernières…]]> «Papa, ça fait quelle taille un patron ?». «1m67 fiston, 1m67.» 1m67 de hargne, de précision, d'activité et de mouvement. Déjà auteur de prestations intéressantes lors de ses dernières sorties avec l'équipe de France, Mathieu Valbuena a profité de la réception de la Géorgie ce vendredi soir pour prouver, si besoin était, qu'il était bel et bien le joueur le plus important du dispositif de Didier Deschamps. Au four et au moulin, à la passe et à la frappe, à la transversale et au centre, le joueur de l'Olympique de Marseille a régalé et terminé la partie avec un but et deux passes décisives. Si Petit Vélo a profité d'un match a priori fermé pour s'intercaler entre les lignes et briller, la partie n'a pas été aussi simple que ça pour les Bleus. Mais si quelques bémols persistent malgré les trois points encaissés ce soir à la maison, gageons que le match nul entre l'Espagne et la Finlande (1-1) saura panser les quelques plaies françaises à l'issue de cette rencontre.

Merci Mathieu, merci Hugo

Deux yeux pour mieux voir, deux pieds pour tenir debout, deux tours pour la démocratie, deux attaquants pour rien. Rarement alignés tous les deux, Olivier Giroud et Karim Benzema ont profité de leur association pour prouver que le brassage d'air pouvait être une activité relativement bien rémunérée. Aux frappes de mouche du second, le premier a répondu par son inefficacité pendant 44 minutes et 45 secondes. S'il a donc été difficile pour les Bleus de se reposer sur leurs deux attaquants, les hommes de Didier Deschamps ont pu compter sur leur milieu de terrain pour poser des problèmes à un bloc géorgien solidement en place. Auteur d'une action à la Robben® - dans sa version réussie, hein -, Franck Ribéry sème la pagaille dans la défense adverse et envoie une mine s'écraser sur la barre. Parfaitement servi par Mathieu Valbuena, qui remue la terre sur son côté droit, Olivier Giroud vendange honteusement l'ouverture du Marseillais d'un horrible lob. A trop louper, les joueurs de l'équipe de France finissent par mettre un peu de baume au cœur des Géorgiens. Emmenés par Ananidze et surtout par Kobakhidze, les joueurs de Kestbaia se procurent des occasions franches mais tombent sur un immense Lloris. De la tête, Amisulashvili pense ouvrir le score suite à un coup-franc, mais le portier tricolore répond présent. Quelques minutes plus tard, le rouquin Kobakhidze envoie un missile du pied gauche que le gardien des Bleus sauve miraculeusement. On se dirige vers un 0-0 à la pause, mais Valbuena dégaine sa spéciale «je gratte mon coup-franc et j'offre un caviar» que Giroud propulse au fond des filets. Ouf.

La France fait le break, l'Espagne flanche

Marquer un but juste avant et juste après la pause : le rêve d'un coach. Didier Deschamps a du bol. Et surtout, il a Mathieu Valbuena. Bien servi par Franck Ribéry, le Marseillais, dans sa position préférentielle à l'entrée de la surface, envoie une mine délicieuse dans la lucarne opposée. Le break est fait, la pression n'est plus et on se dit que Karim Benzema va en profiter pour planter. Bah non, Rim-K loupe un nouveau 1 contre 1 pendant que Paul Pogba gagne une infinité de duels et relance proprement. Toujours proprement. Le 3-0 c'est Franck Ribéry qui va s'en charger sur un service de Mathieu Valbuena. La soirée est bonne malgré les difficultés de la paire Benzema - Giroud, mais Kobakhidze, sur un contre un peu anodin, va chercher son but, en profitant d'un petit manque d'attention de Raphaël Varane. Un but, c'est aussi le nombre de but encaissé par l'Espagne face à la Finlande. La Roja devra donc obligatoirement s'imposer la semaine prochaine face aux Bleus qui, eux, peuvent se contenter d'un match nul. Le droit à la défense, donc. Pendant que les attaquants des Bleus, sait-on jamais, auront droit au réveil. ]]>
<![CDATA[Inébranlable Bayern Munich !]]> text/html fr SO FOOT Le Bayern continue sa marche victorieuse. Attendus après la défaite face à Arsenal en Ligue des Champions (0-2), les…]]> Le Bayern continue sa marche victorieuse. Attendus après la défaite face à Arsenal en Ligue des Champions (0-2), les Bavarois sont allés chercher les 3 points de la victoire, ce samedi à la BayArena face au Bayer Leverkusen (2-1).

Un choc entre le 1er et le 3e qui a tenu toutes ses promesses. Les Munichois, privés de Ribéry (blessé à la cheville), ouvrent le score dès la 37e minute par l'intermédiaire de Mario Gomez. Largement dominés en seconde période, les hommes de Juup Heynckes se font logiquement rejoindre à 15 minutes du terme de la rencontre sur un but de Rolfes (75e). Mais le Bayern 2013 a de la ressource et... de la chance. Le malheureux Wollscheid, contre son camp, offre la victoire au FC Hollywood en toute fin de match (87e).

Un hold-up qui permet aux Bavarois de conserver 20 points d'avance sur Dortmund et de se rapprocher un peu plus du titre. Leverkusen, relégué à 4 points du Borussia, s'éloigne, pour sa part, de la deuxième place.

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<![CDATA[Ribéry forfait contre l'Espagne ?]]> text/html fr SO FOOT Foutue guigne. Auteur d'une prestation étincelante samedi contre Fortuna Düsseldorf (3-2), Franck Ribéry risque de payer cher ses courses répétées et ses dribbles chaloupés. Touché aux ligaments…]]> Foutue guigne. Auteur d'une prestation étincelante samedi contre Fortuna Düsseldorf (3-2), Franck Ribéry risque de payer cher ses courses répétées et ses dribbles chaloupés.

Touché aux ligaments de la cheville gauche lors de la rencontre, « Kaiser Franck » est déjà forfait demain pour le retour du huitième de finale de C1 face à Arsenal. Plus préjudiciable encore, l'international tricolore pourrait manquer les deux prochains rendez-vous de l'équipe de France. À savoir deux matchs comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2014. L'un contre la Géorgie, le 22, puis l'affiche tant attendue face à l'Espagne, quatre jours plus tard au Stade de France.

C'est Arbeloa qui va être content, tiens.]]>
<![CDATA[« Messi, en fin de match, il ne transpire pas »]]> text/html fr SO FOOT Zehef a joué au Red Star et Morsay est aussi injoignable qu'un joueur de foot. Deux bons prétextes pour parler foot avec les frères les plus dingues du rap game. Vous avez entendu qu'Europol a démantelé un gros réseau de matchs truqués ? Morsay : J'en ai entendu parler, mais je ne sais pas si c'est vrai. Moi, si j'étais coach de Paris, je serais…]]> Vous avez entendu qu'Europol a démantelé un gros réseau de matchs truqués ?
Morsay : J'en ai entendu parler, mais je ne sais pas si c'est vrai. Moi, si j'étais coach de Paris, je serais prêt à tricher. Mais pas à n'importe quel prix, attention... Je demanderais dans les cinq millions, mais faudra me les envoyer en Suisse parce qu'en France, il y a des impôts. En fait, il faudrait envoyer 2,5 millions en Suisse et 2,5 millions en Afrique. Comme ça, je serais sûr de les toucher.

Zehef : Bien sûr que c'est vrai, mais ça existe depuis longtemps. Aujourd'hui, ce sont des Chinois à la tête de tout ça. Avant, c'était les Européens, mais ils ont perdu la main. À l'époque, Tapie a été un bouc émissaire. Regarde bien ce que je vais te dire (sic) : tous les tabacs appartiennent aux Chinois. C'est bien qu'il y a une douille derrière, non ? Imagine que tu paries un million sur un match suisse, avec une côte à 3,80. Tu vois des joueurs payés 10 000 euros par mois et tu leur en proposes 50 000. Ils ont une famille à nourrir, bon bah ils ne vont pas refuser. Les Chinois ne se prennent plus la tête. Pourquoi investir dans l'immobilier ?

Ça vous a fait quelque chose de voir David Beckham signer à Paris ?
Z : Pour moi, c'est de la connerie parce que sur le terrain, il ne vaut plus rien ! À mon avis, il va faire deux matchs et basta. Je vais te dire, son transfert est purement commercial, il faut simplement rentabiliser le club. Surtout Ibra qui coûte très cher ! Quand tu achètes Beckham, c'est un investissement. Un peu comme si tu achetais… je sais pas moi, Maradona, tiens. Mais Beckham lui, il veut juste rester dans l'actualité et garder sa condition physique…

M : Je suis pas d'accord. Ça m'a fait plaisir qu'il signe à Paris, même s'il est un peu vieux. Son salaire reversé à des associations ? Mais derrière tout ça, il y a plein de sociétés à ses potes, donc il va récupérer tout l'argent !

Zehef, on sent que tu ne portes pas le PSG dans ton cœur. On se trompe ?
Z : En fait, j'aime pas trop les joueurs parisiens. Pour moi, il y a trop de mecs qui ne sont pas à leur place. Ménez, c'est comme Gourcuff : on en parle trop. Il mange la feuille, c'est le genre de gars qui veut briller tout seul et ça, j'aime pas trop. Matuidi, il est à la ramasse pour moi. Silva, je ne comprends pas… Pour moi, il ne fait pas grand-chose en match. Et Lavezzi pareil, je ne sais pas ce qu'il fait là ! Le seul qui m'épate, c'est Ibrahimović.

Et l'équipe de France, ça t'intéresse ?
Z : Je regarde les matchs, oui, mais pas jusqu'au bout. Moi, tu me mets sélectionneur, la France est choquée. Vu le salaire des joueurs de foot, c'est tolérance zéro ! Et si tu rates un peno, je te cours après avec un bâton et tu es suspendu pendant dix matchs. Attends, on ne les paye pas en brouette et en betteraves, non ? Le seul qui nous sauve chez les Bleus, c'est Ribéry. Tu sens qu'il se donne, mais il faut que l'équipe suive derrière. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi Ben Arfa n'est pas là. Il a mûri et en lui mettant 2-3 coups de bâtons, il se mettra à jouer collectif. Bon, l'inconvénient, c'est qu'il se blesse trop souvent... Après tout, c'est normal, les mecs se dopent. Dans le foot, on le sait : les mecs sont obligés de se doper. En finale de Ligue des champions, t'as pas intérêt de te rater. Sinon ta carrière va à la poubelle direct ! Évidemment, plus tu as de l'argent, plus tu as la meilleure drogue. Tiens, regarde Messi, en fin de match, il ne transpire pas ! Quand tu vois ça, tu as tout compris... Lui, c'est logique, car il est déjà sous médoc avec tout ce qu'il a subi. Et du coup, il est surhumain. Attends, le mec n'est jamais blessé et il court aussi vite que Ronaldo. Mais moi, j'ai jamais vu un mec petit courir vite ! Usain Bolt mesure 1m90 par exemple.

En réponse au AC Milan de Booba, tu as sorti Juventus FC Morsay. Pourquoi avoir choisi ce club en particulier ?
Z : La Juve est fidèle au poste, c'est une équipe qui ne se la pète pas. Surtout, les joueurs sont proches de leur public et ça, c'est important pour moi. Autant que de savoir taper dans un ballon. Ils sont premiers en ce moment ? Aïe aïe aïe ! Au fait, j'ai rencontré un joueur dans un bar sur Cannes il y a quelque temps et on a bien sympathisé. Sauf que je ne me souviens plus de son nom.


Morsay, tu prétends que Nike te sponsorise. C'est vrai, ça ?
M : Écoute, les responsables de Nike France sont venus me voir à la boutique. Ils m'ont félicité pour ma marque et interrogé sur les techniques de marketing, mais je n'ai rien dévoilé. Ils m'ont ensuite proposé de me sponsoriser. Moi, j'ai donné mon accord uniquement pour les chaussures, sauf qu'ils ne voulaient pas lâcher d'argent. Moi, des contrats de 100-200 euros, ça ne m'intéresse pas ! Regarde, ils filent bien 200 000 – 300 000 euros à d'autres... Alors que si je fais des chaussures Truands 2 la Galère, je vais gagner entre 5 000 et 10 000 euros par mois ! Vu que je peux les toucher à six euros en Chine et les vendre 50 euros, ça va très vite. De toute façon, les gens viennent à Clignancourt pour les chaussures, les T-shirts, les jeans, les manteaux, les faux sacs et les portables.

Zehef, Je suis Zehef, dans les bacs actuellement.]]>
<![CDATA[Benzema, le Français le mieux payé]]> text/html fr SO FOOT Voilà qui devrait lui remonter le moral. Dans le creux de la vague au Real, Karim Benzema apparaît en tête du classement des sportifs français les mieux payés en 2012. Selon L'Équipe, l'ancien…]]> Voilà qui devrait lui remonter le moral. Dans le creux de la vague au Real, Karim Benzema apparaît en tête du classement des sportifs français les mieux payés en 2012. Selon L'Équipe, l'ancien Lyonnais devance Franck Ribéry et Tony Parker.

« Le chat » a touché 13 millions d'euros l'an dernier. Soit deux millions de plus qu'en 2011. L'attaquant madrilène profite de ses sponsors et notamment d'un nouveau contrat signé avec Adidas pour devancer Tony Parker (12,4 millions).

Ribéry, premier du classement en 2011, complète le podium (11,5 millions). L'ancien joueur de l'OM, malgré un salaire plus important au Bayern que celui de Benzema au Real, touche beaucoup moins en sponsors que son pote de l'équipe de France.

Cinq autres footballeurs complètent le top 10 : Nicolas Anelka qui profite de son transfert en Chine pour grimper à la 4e place (11 millions d'euros), Samir Nasri (6e avec 10,5 millions), Thierry Henry (7e avec 9,4 millions), Yoann Gourcuff (9e avec 6,7 millions) et enfin Patrice Évra (10e avec 6,4 millions).

Qui a parlé de crise ?]]>
<![CDATA[Ribéry agressé, le fan s'explique]]> text/html fr SO FOOT Mercredi 13 février, fin de matinée, comme chaque jour, Franck Ribéry rejoint les vestiaires après la séance d'entraînement du Bayern Munich dans son centre de Säbanerstrasse. Sauf qu'à sa place est…]]> Mercredi 13 février, fin de matinée, comme chaque jour, Franck Ribéry rejoint les vestiaires après la séance d'entraînement du Bayern Munich dans son centre de Säbanerstrasse. Sauf qu'à sa place est assis un inconnu. Et c'est là que les versions divergent. Un coup, l'homme, un marginal, aurait agressé la star du Bayern. Un autre, ils auraient simplement eu un vif échange. Enfin, il aurait demandé à Ribéry de s'occuper de son chien, quelques semaines plus tôt. Pour couronner le tout, il aurait soi-disant pris la fuite en entendant les sirènes de police se rapprocher.

Des versions en partie contestées par l'incriminé. So Foot l'a en effet retrouvé et raconte son histoire dans son dernier numéro sorti aujourd'hui mercredi dans les kiosques. En fait, l'inconnu est français, s'appelle Olivier, il a une trentaine d'années et est propriétaire d'une chienne nommée Oito. Le joueur de foot, Olivier, fan de lui, l'a déjà rencontré à l'OM. Et il espérait que le natif de Boulogne-sur-Mer le reconnaîtrait et accepterait de prendre son croisé terrier, dont il n'avait plus les moyens financiers de s'occuper, lui qui réside actuellement dans un foyer de sans-abris de Bavière. D'où ses venues répétées au centre d'entraînement du Bayern, lui qui est venu quelques mois plus tôt en Allemagne pour essayer de trouver du travail.

La première fois, il est recalé à l'entrée. La deuxième fois, il a prévu son coup en accrochant une lettre explicative au collier de son chien et la chance lui sourit même : « Au moment où j'arrive devant le portail du stade, le gardien sort pour fumer une clope [...] Le portail est resté ouvert, j'ai lâché mon chien et la première chose qu'il a faite, c'est courir vers le ballon. De mon côté, je suis parti, je me suis dit qu'ils allaient s'occuper du chien. » Erreur. Schweinsteiger l'interceptera sans souci, mais considéré comme chien de combat, il est envoyé dans un chenil.

Olivier insiste donc et le 13 février, miracle : « Quand les agents de sécurité disent que je me suis fait passer pour quelqu'un de sa famille, c'est faux. Il n'y avait personne, j'ai marché, marché, marché, et je suis arrivé aux vestiaires. Là, j'ai croisé un joueur - celui qui a beaucoup de cheveux, là - je lui ai dit que j'attendais Franck et je lui ai demandé où était sa place. Il me l'a indiquée. J'ai respecté, j'ai pas touché ses affaires, ni avec les mains, ni avec les pieds, rien. Je lui ai dit : "Salam alikoum." Il a répondu : "Alikoum salam." Je lui ai demandé si je pouvais parler avec lui deux minutes, il m'a dit : "Oui. Mais qu'est ce que tu fais ici ?" Je lui ai dit que j'étais venu pour lui parler, que ça faisait trois, quatre fois que je venais à l'entraînement. Il me dit : "Bon d'accord, viens on va dehors." » Il lui parle de l'histoire de son chien. Ribéry lui dit alors de l'attendre. Les agents de sécurité débarquent et le Français rétorque que c'est Ribéry lui-même qui lui a dit de l'attendre. Sauf que...

« Les agents sont entrés dans les vestiaires pour demander à Ribéry ce qu'il en était. Là, il est sorti et il a dit texto : "Mais c'est qui ce pélo, je ne le connais pas, c'est qui ce pélo ?" Je lui ai dit : "Ah c'est comme ça, je suis un pélo, moi ?" » Selon ses dires, il repart en marchant tranquillement vers sa voiture et quitte les lieux normalement. Le lendemain, il est interpellé alors qu'il se rend à l'entraînement de son équipe de foot locale, le Phönix München. Auditionné, il sera relâché, mais a interdiction de s'approcher de Ribéry et du centre d'entraînement du Bayern, qui a, lui, décidé de ne pas porter plainte.

L'anecdote a eu en tout cas le mérite de faire retomber Ribéry du piédestal sur lequel Olivier le plaçait : « Franchement, si Ribéry m'avait dit qu'il ne pouvait rien faire pour moi, j'aurais passé mon chemin. Mais jamais je n'aurais imaginé qu'il me remballe comme un clodo. » ]]>
<![CDATA[SO FOOT - #104 - LES SECRETS DES FOOTBALLEURS]]> text/html fr SO FOOT Couverture 38 - TOC 50 ]]>
Couverture
38 - TOC 50

Crachats, sous-vêtements, pipi, chats écrasés, bisous et pizzas mais pas que … On parle beaucoup des dérives sexuelles, financières et alcoolisées des joueurs de foot, mais on en oublierait presque que la vraie folie du footballeur est là, dans la superstition. La preuve en cinquante habitudes démentes et tout à fait stupéfiantes.


Entretiens

30 - José Anigo. Les crises et les titres passent, lui est toujours là. Directeur sportif de l'OM depuis huit ans, José Anigo est-il très compétent, très politique ou simplement trop dangereux pour être licencié comme un salarié lambda? Argent, agents, grand banditisme, famille...Il y avait mille questions à lui poser.
68 - Maurizio Zamparini. Alors que son club de Palerme risque la relégation en Serie B, Zamparini, président depuis un quart de siècle, reçoit dans ses bureaux, à Milan. Avec encore assez de munitions pour tirer à vue et dire tout son amour pour Javier Pastore.


Enquête

52 - Hatem Ben Arfa et le Soufisme. Fantasme ou manipulation? Il y a un an, Hatem Ben Arfa reprochait à Abd al Malik et son entourage de l'avoir embobiné pour l'attirer dans une “secte”. Rien que ça. Depuis, l'affaire a dégonflé. Mais les questions demeurent. Abd al Malik appartient-il réellement à une secte? Faut-il vraiment baiser les pieds du Cheikh? Et puis bordel, c'est quoi le soufisme? Réponses en six mois d'investigation dans la vie d'HBA, entre le Fouquet's, Marseille et Madagh, au Maroc.


Politique

88 - Bertrand Delanoë. Avant de laisser son trône en 2014, le Maire de Paris fait le tri entre ses souvenirs et ses désirs pour dresser le bilan des rapports entre la ville lumière et le PSG


A la culotte

64 - Javier Zanetti. Dix-huit saisons dans le même club. Plus de neuf-cent matchs professionnels. Le record de sélections en équipe d'Argentine. Une présence dans le top 100 FIFA des meilleurs joueurs de l'histoire. Une fondation pour les enfants. Plus une raie sur le côté qui ne laisse pas deviner un grand comique. Javier Zanetti, le capitaine de l'Inter, est peut-être le footballeur avec le moins de failles au monde. Vraiment?


Reportages

48 - Hugo Chavez. Ces dernières saisons, le FC Zamora a remporté la coupe du Venezuela, le championnat local, et a même joué en Copa Libertadores contre l'immense Boca Juniors. On est loin de l'étiquette de victime qui a longtemps collé au club. Etonnant? Bof: le président du club s'appelle Adelis Chavez, et il est le frère d'un certain Hugo. Qui est né dans la région…
74 - (Pas très) Fort William. Ce serait le “pire club de football d'Ecosse”. Coincé dans les Highlands, Fort William passe ses saisons à se faire hacher menu. Le plus fou? Ils le vivent bien.


Cahier international

58 - Lu, vu, détendu.
60 - Michael Laudrup. Devenu entraineur, le Danois, qui figure parmi les plus beaux joueurs des années quatre-vingt-dix, a posé ses malles à Swansea, dans cette cochonnerie de Pays de Galles. Ses premières impressions.
62 - Elza Soares. Capable de chanter a capella devant 80 000 spectateurs au Maracanã, Elza Soares est aussi connue pour avoir été la femme de Garrincha, dit “Mané”. Confessions, quarante ans après.


Avant-match

12 - Rapidos: Frey, Malherbe, Socrier.
12 - Bouzard, tout en passes courtes.
14 - Tribune VIP: Stereophonics, le groupe préféré de Wayne Rooney est fan de … Leeds.
16 - Mais qu'est-ce qu'ils footent: Nicolas Ouédec, à la réception de l'hôtel Première Classe de Sainte-Luce.
17 - So Foot sélectionne le 12e homme Orange : David Ginola et l'application Orange L1.
18 - Duel au soleil: Cruyff, Francescoli, Pastore, Menotti, Gareca, Valeron, Rangel et Schiavi ne sont pas du genre à se resservir à table. Bataille entre corps de lâches.
20 - Les trois héros du mois: Piero Alva le morfal, Matias Silvestre le cocu et un môme bien collant...
20 - Charts: les meilleurs joueurs du début d'année.
22 - Le degré de séparation: on n'est jamais à plus de six poignées de mains de quiconque. La preuve ce mois-ci avec Yoann Gourcuff et le sourire de Zooey Deschanel.
22 - Ce que le foot nous apprend sur le monde: Peut-on faire confiance à tout le monde? Selon Samuel Eto'o, on n'est jamais trop prudent. Surtout quand on est entouré de Russes à la cantine.
23 - Tennis ballon: Franck Riester, député UMP en faveur du mariage pour tous. L'art du contrepied.
23 - Café crème: mais bon Dieu, où est encore allé se fourrer Jean-Mimi?
24 - Une histoire vraie: Tout se transforme, rien ne se perd. L'arbitre argentine Angel Sanchez a ouvert son propre musée, où il expose les divers projectiles qu'il a reçus sur la tronche pendant sa carrière…
26 - Jour après jour: Un court mois de foot dans le monde, de coups de feu et de jouets en bois.

Légende

80 - Malcom Allison. Footballeur, ferrailleur, proprio de boîte de nuit, spécialiste des écrits de Churchill et surtout entraineur, “Big Mal” a bâti sa légende en même temps que la plus grande équipe de l'histoire de Manchester City. Avant de se perdre entre les cigares, le champagne et, bien entendu, les femmes.

Décrassage

93 - Test: Quel Français de Newcastle United êtes-vous?
94 - Chic type: Accusé d'avoir agressé Franck Ribéry après un entraînement du Bayern Munich. En fait, Olivier voulait juste lui demander une ou deux choses. Oui bon, par l'intermédiaire d'un chien d'attaque…
96 - Loto Foot: Emilie Besse départage l'actualité avec ses yeux de petit chat. Irrésistible.
98 - Pierre la Police sait des choses que vous ne savez pas.
98 - La biographie non autorisée de… José Anigo.

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<![CDATA[Les nommés de la semaine européenne sont...]]> text/html fr SO FOOT La Coupe d'Europe, c'est quand même ce qui se fait de mieux. Alors pour remercier ceux qui rendent nos semaines meilleures, autant créer des récompenses. Des récompenses à nous. Et les nommés sont... Ceux dont on se demande s'ils vont un jour retrouver leur meilleur niveau - Bacary Sagna, plus vraiment au point défensivement - Fernando Torres, toujours aussi maladroit…]]> Ceux dont on se demande s'ils vont un jour retrouver leur meilleur niveau

- Bacary Sagna, plus vraiment au point défensivement
- Fernando Torres, toujours aussi maladroit face au but de Prague
- Jérémy Toulalan. Oh, c'est bon, c'est fini Knysna !
- Thomas Vermaelen, plus vraiment défenseur central, plus vraiment arrière gauche
- Wesley Sneijder, sorti à la mi-temps du match entre Galatasaray et Schalke totalement lessivé


Ceux qui étaient titulaires, et c'est bien pour ça que leur équipe ne va pas aller loin

- Aaron Ramsey, milieu pas vraiment défensif, pas vraiment offensif. Pire qu'un latéral entre deux
- Dany Nounkeu, qui a vu sa minute d'inattention camerounaise derrière sanctionnée par un but
- Morgan De Sanctis, pas vraiment irréprochable sur les deux buts que prend Naples à Plzeň
- Roque Santa Cruz : quand on est grand et qu'on n'a pas envie de courir, ça se voit
- Wojciech Szczęsny, qui relance la foire des noms dans les cages d'Arsenal une nouvelle fois


Ceux qui échappent à la guillotine grâce à leur but

- Burak Yılmaz, qui aurait avant tout pu s'offrir un doublé contre Schalke
- Cristian Zapata, qui n'a pas marqué, mais donné un but du bras, ce qui est quand même pas mal
- Eden Hazard, parce qu'une prolongation en Europa League, ça n'aurait vraiment pas plu à Abramovitch, pas habitué
- Lacina Traoré, l'Ivoirien de l'Anzhi Makachkala. Parce que bon, son but, c'était sans aucun défenseur, un trophée Wanadoo, le truc
- Lukas Podolski, qui est, sinon, transparent sur le côté gauche


Ceux dont il y a de grandes chances que ce soit un des derniers matchs sur la scène européenne

- Carles Puyol, et pourtant, cette image de serviette hygiénique dans la gueule, faut vite l'enlever
- Didier Drogba, et c'est bien con, car finir sur un tir au but victorieux en finale, ça avait 100 fois plus de classe
- Jamie Carragher, qui aura au moins reçu un message de compassion de Barton, toujours ça de pris
- Massimo Ambrosini, qui, ça y est, a désormais assez de points pour aller cachetonner en MLS comme Nesta
- Thomas Rosický, et c'est plutôt une bonne chose pour Arsenal


Ceux qui font dire à Didier Deschamps qu'il ne va pas avoir besoin d'un barrage pour aller au Mondial 2014

- Cédric Carrasso, parce que si Landreau, Lloris et Mandanda ne sont pas dans la forme de leur vie, c'est le cas du portier des Girondins
- Eliaquim Mangala, qui peut faire peur aux Espagnols rien qu'avec son nom
- Franck Ribéry, qui a été altruiste et très bon au pressing à l'Emirates
- Jordi Alba, dont l'état de grâce semble être fini
- Philippe Mexès, qui a même pris un ascendant psychologique sur pas mal d'Espagnols


Ceux qui ne sont pas entrés en jeu, ce qui prouve à quel point leur équipe est forte

- Ashley Cole. Et ouais, Chelsea fait tourner en Europa League
- Diego Lugano. Bah quoi, il est pas métamorphosé, à ce qu'il paraît, depuis qu'il a quitté Paris ?
- Lionel Messi. Ah bon, il a joué ? Balotelli nous a pourtant assuré du contraire…
- Pablo Aimar, qui, qu'on le veuille ou non, reste toujours un grand nom
- Xherdan Shaqiri, qui a laissé Robben faire le taff à la place de Ribéry


Ceux qui ont montré en un match à quel point ils méritaient de jouer dans une meilleure équipe

- André Schürrle, qui a encore marqué sur sa seule occase avec Leverkusen
- Isco, qui ne s'est pas gêné pour montrer des signes d'agacement quand ça ne suivait pas
- Jack Wilshere, qui mérite le Barça selon Dani Alves
- Santi Cazorla, qui a dû courir une bonne trentaine de kilomètres contre le Bayern
- Vlad Chiriches, qui a presque sorti l'Ajax d'Amsterdam tout seul sur une volée bien lourde aux 25 mètres


Ceux dont ça y est, là, c'est sûr, il n'y a plus de doute, ce sont des monstres

- Javi Martínez, peut-être la meilleure relance ET le meilleur pressing du monde
- Jermaine Jones, qui a marqué un but sur une contre-attaque éclair pour Schalke
- Luis Suárez, qui est aussi capable de mettre deux buts sur coup franc dans un même match
- Riccardo Montolivo, qui démontre que ceux qui le comparent à Gad Elmaleh sont sacrément old. Maintenant, faut parler de ses passes courtes.
- Toni Kroos, qui est vraiment au niveau de Schweinsteiger et Thomas Müller


Ceux dont on ne parle toujours pas, alors que ce sont des références à leur poste

- David Alaba, arrière gauche sans bavure au Bayern
- Ignazio Abate, qui n'a pas trop souffert face à Iniesta
- Fredy Guarín, qui a mis un doublé en marchant avec l'Inter
- Michel Bastos, intenable sur son côté gauche avec Schalke
- Silvestre Varela, un ailier qui travaille sur son côté, un poison permanent


Ceux qui étaient annoncés comme des points faibles et qui ont fermé des bouches

- Daniel van Buyten, décisif sur le deuxième but du Bayern, jamais pris de vitesse
- Kévin Constant, qui ne va plus avoir besoin de raconter comment il a dû changer depuis Toulouse
- Moussa Dembelé, qui a quand même douché tout Gerland
- Philippe Méxès, qui est prêt à recroiser la route de Zlatan, c'est bon
- Timo Hildebrand, qui a fait le job dans le stade bouillant de Galatasaray


Ceux qui ont une grosse concurrence à leur poste, mais qui sont tellement bons que les autres sont obligés de ronger leurs freins avec le sourire

- Brad Friedel. Désolé Frédéric Calenge, mais il faut dire la vérité
- Cheikh Diabaté, qui n'aurait pas marqué ce but de renard s'il ne savait pas que - - David Bellion pouvait le remplacer à tout moment
- Franck Ribéry, beaucoup plus intelligent dans le jeu que Robben. Désolé, c'est comme ça
- Mario Mandžukić, avec son troisième but contre Arsenal de renard élégant
- Nicolas Lombaerts, le central belge du Zénith qui met Bruno Alves et Domenico Criscito sur le banc


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<![CDATA[C1 : Ribéry voit le Bayern favori]]> text/html fr SO FOOT Le Bayern Munich se porte bien. Très bien même. Quasiment assurés de s'adjuger leur 23e Meisterschale et avec un pied…]]> Le Bayern Munich se porte bien. Très bien même. Quasiment assurés de s'adjuger leur 23e Meisterschale et avec un pied en quart de finale de la C1 suite à leur victoire contre Arsenal (1-3), les Bavarois impressionnent leur petit monde.

Arjen Robben lâchait déjà, il y a quelques jours, que l'escouade allemande n'avait rien à envier aux autres cadors européens. Son coéquipier qui lui a mis quelques claques, Franck Ribéry, va même plus loin. L'international tricolore allègue que le Bayern s'érige en favori de la Ligue des champions, au même titre que le Barça. « C'est la meilleure équipe du Bayern dans laquelle j'ai jouée, a-t-il confié à Bild. On est forts comme on ne l'a pas été depuis longtemps. Honnêtement, je ne verrais aucun problème si on devait l'affronter (le Barça, ndlr) au prochain tour. »

Aucun problème peut-être, mais Francky a quand même dû bien kiffer le succès milanais devant sa télé hier. ]]>
<![CDATA[Robben évoque les ambitions du Bayern]]> text/html fr SO FOOT Une nouvelle fois perturbé par les blessures cette saison, Arjen Robben a dû attendre ce vendredi face à Wolfsburg (2-0) afin d'inscrire son premier but de l'exercice 2012-2013 sous les couleurs du…]]> Une nouvelle fois perturbé par les blessures cette saison, Arjen Robben a dû attendre ce vendredi face à Wolfsburg (2-0) afin d'inscrire son premier but de l'exercice 2012-2013 sous les couleurs du Bayern Munich.

Si l'ailier néerlandais a retrouvé un peu le sourire, il doit encore cravacher pour espérer retrouver un statut de titulaire. D'autant qu'une importante échéance européenne contre Arsenal va pointer le bout de son nez la semaine prochaine. La Ligue des champions, justement, c'est la priorité du club bavarois. « La saison passée, nous avons terminé deuxièmes du championnat, perdu en finale de la Coupe d'Allemagne contre le Borussia Dortmund et en finale de la Ligue des champions face à Chelsea. Nous voulons à tout prix être champions d'Allemagne et aller à Wembley (où se jouera la finale de C1, le 25 mai). Une troisième finale de C1 en quatre ans, ce serait grandiose. Nous allons essayer de tout gagner. Nous sommes juste derrière le Barça et n'avons absolument rien à envier à des équipes telles que le Real Madrid ou Manchester United », a-t-il clamé au quotidien L'Équipe.

Outre le terrain, l'ancien de Chelsea est revenu sur ses relations avec Franck Ribéry, assainies depuis le début de la saison. « Elles sont normales. C'est sûr que son geste, l'année dernière, m'avait fait mal, surtout psychologiquement (le Français avait asséné des coups de poing à son partenaire à la mi-temps de la demi-finale de C1 contre le Real en avril dernier, ndlr). Je n'avais pas compris son attitude, car nous nous étions jusque-là bien entendus. Sur le coup, il m'avait déçu. Dans la vie, il faut parfois savoir pardonner et c'est ce que j'ai fait. »

Amen.]]>
<![CDATA[Franck Ribéry agressé]]> text/html fr SO FOOT Les joueurs de l'équipe de France de football ne cessent d'alimenter les pages faits divers des gazettes depuis quelques jours. Mais cette fois, c'est bien malgré lui que Franck Ribéry a fait parler…]]> Les joueurs de l'équipe de France de football ne cessent d'alimenter les pages faits divers des gazettes depuis quelques jours. Mais cette fois, c'est bien malgré lui que Franck Ribéry a fait parler de lui.

L'Équipe indique ce mercredi par la voix de son correspondant à Munich que le joueur du Bayern Munich aurait été agressé à la fin de son entraînement avec le club bavarois. Cette séance d'entraînement matinale s'était pourtant déroulée à huis clos. Le quotidien français explique qu'un homme, supposé de nationalité française, aurait retrouvé l'ailier tricolore dans les vestiaires du Bayern afin de le menacer. Les deux hommes en seraient presque venus aux mains, avant que les sirènes de la police n'obligent l'assaillant du joueur à prendre la fuite.

Franck Ribéry a depuis été entendu par la police, indique L'Équipe. De nouvelles informations devraient rapidement être publiées par le club afin de clarifier les faits de cette agression présumée.]]>
<![CDATA[Les leçons tactiques de France-Allemagne]]> text/html fr SO FOOT Depuis plus de vingt-cinq ans et Rudi Voller, la Mannschaft n'avait pas battu les Bleus (cinq défaites, un nul). Hier au Stade de France, l'Allemagne d'Özil est venue à bout de la France de Ribéry dans une rencontre qui aurait pu tourner à l'avantage des hommes de Deschamps. De bon augure pour le mois de mars ? Longue et tumultueuse, l'histoire franco-allemande est faite de victoires difficiles et de revanches amères. Après le 1-2 de Brême en février 2012, voilà le 1-2 de Paris en février 2013. Et donc ?…]]> Longue et tumultueuse, l'histoire franco-allemande est faite de victoires difficiles et de revanches amères. Après le 1-2 de Brême en février 2012, voilà le 1-2 de Paris en février 2013. Et donc ? D'abord, le mental de la Mannschaft a encore quelques ressources. Depuis des années, l'Allemagne pense avoir la trouvé la solution, mais finit toujours par perdre en finale. Hier, elle a su vaincre malgré les blessures (Schweinsteiger, Reus, Götze, Klose, Schmelzer) et une tête de Valbuena. Côté français, d'une part, Deschamps a osé. Ni vu ni connu, DD a aligné seulement deux milieux centraux, Matuidi et Cabaye. D'autre part, cela a suffi pour conserver un bon équilibre. Après avoir battu l'Allemagne, le Brésil et l'Angleterre l'an dernier, on aura le recul nécessaire pour se dire que ce résultat compte peu. À l'Euro, c'est finalement l'Allemagne qui est allée en demi-finale…

Gündogan, Khedira et Özil : la qualité allemande

Deux frappes lointaines pour la Mannschaft en trois minutes. L'intensité est au rendez-vous, et les consignes de Deschamps semblent claires : aller presser très haut, et obliger les Blancs à abandonner le ballon. Mais le milieu allemand est impressionnant. Ilkay Gündogan est né en 1990. Pour une cinquième sélection, il avait la lourde tâche de remplacer Schweinsteiger. Et avait été annoncé incertain pour le match. Résultat : le milieu de Dortmund a dominé. Brillamment. Sans voir l'embuscade, Matuidi et Cabaye se ruent au pressing jusqu'à la ligne médiane. La distance entre la ligne défensive française et son milieu est énorme. Résultat : une ou deux passes, et le milieu français saute à plusieurs reprises. Il faut une sortie élastique de Lloris pour éviter une noyade précipitée des Bleus, qui ne gardent pas le ballon.

Côté allemand, on sort les plumes, les compas et les équerres, et on dessine de jolis schémas. Côté droit surtout, les triangles sont rapidement mis en place : Lahm-Özil-Müller, puis Lahm-Gündogan-Özil. Cela va vite, c'est limpide. Et étudié. Les offensives sont ainsi un savant mélange de conservation (Özil, Gündogan, Lahm) et de courses verticales (Khedira, Müller, Gündogan, encore lui). Podolski attend l'ouverture à gauche, et Gómez se tient prêt à appuyer sur la gâchette. Mais derrière, cela tremble. N'est pas l'Espagne qui veut. Höwedes est limité offensivement, et il y avait hier un monde d'écart entre la sérénité de Sakho et les hésitations de Mats Hummels. Enfin, Lahm découvre l'adversaire Ribéry

Le duo Ribéry-Valbuena et Sissoko

En plein morceau, la Mannschaft est soudainement interrompue. On joue la 26e minute et Ribéry met le Stade de France debout. Voyant le volant bleu libre durant une bonne vingtaine de minutes, le Munichois prend l'initiative et pousse sur l'accélérateur. Lahm ne l'oubliera jamais. Franck joue son jeu naturellement, instinctivement et superbement : à gauche, dans l'axe, à droite, coups d'épaule, accélérations, petit pont, grand pont, fautes tactiques, crochets, retours défensifs et possibles passes décisives. Sans concrétiser, toutefois. Chose que fait Valbuena, qui confirme à nouveau sa facilité à simplifier les choses pour les Bleus. Mobile, vif et engagé (quoique très timide lors de la première demi-heure), le Marseillais fluidifie la circulation des Bleus comme personne. Une-deux, appels immédiats, déplacements : la recette est connue.

Face à l'Espagne, son entrée et celle de Sissoko à droite avaient renversé le match. Mais face à l'Allemagne, la solution ne peut pas toujours venir d'Angleterre. Quatre-vingt minutes inégales pour le Magpie, qui a su donner de la profondeur (dans l'axe et à droite) et de la verticalité, sans toutefois réussir à nous faire comprendre son rôle exact : pas vraiment ailier, pas vraiment relayeur. Plutôt joker, donc ? À leurs côtés, l'infatigable Matuidi continue sur sa lancée et apporte toujours plus de verticalité, tandis que le discret Cabaye se contente de bonifier certains ballons dans le jeu long. Derrière, Lloris et Sakho-Koscielny donnent une agréable sensation de solidité, malgré la « décontraction défensive » d'Évra à gauche.

Didier Deschamps ajuste, et Mesut Özil régale

Menés par Ribéry et Valbuena, les Bleus changent d'approche défensive à partir de la 35e minute. Fini le pressing embryonnaire, et retour à la combinaison classique « défense basse, milieu assis profondément, contre-attaques ». L'Allemagne est male à l'aise, la France devient dangereuse. Valbuena marque. De la tête. La France est en train de prendre le contrôle quand Capoue commet l'irréparable. Rien à faire, rien à redire. Malheureusement, le manque de confiance logique du Toulousain handicape par la suite le milieu bleu. Heureusement, Mario Gómez sort. On se rend compte alors de l'importance cruciale de la présence d'un avant-centre pour une animation offensive : sans repère, sans 9 pour orienter et diriger indirectement le jeu, les Allemands pédalent dans le vide.

Viennent alors dix minutes de temps fort Bleu : la Mannschaft s'engouffre dans le piège français, la France contre-attaque, s'apprête à faire mal, mais laisse passer l'occasion. Les Bleus ont su prendre le match à leur compte, mais il a manqué un but. Benzema est clairement hors du coup. Et Özil décide de signer un chef-d'œuvre de « passe de la mort » à la Guti. Comme l'affirmera plus tard Deschamps : « On s'est fait transpercer parce qu'Özil restait entre la défense et le milieu ». Avec Matuidi à la place d'un Capoue au mauvais endroit au mauvais moment, et un peu plus de Giroud, cela aurait pu mieux tourner.

À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com ]]>
<![CDATA[Özil, c'est le Brésil, Benzema c'est la cata]]> text/html fr SO FOOT Un costard taille patron. Mesut Özil, distributeur officiel de galettes et de contrôles orientés ce soir. Côté Bleus, Ribéry a brillé, comme Valbuena. Benzema, lui, a passé une mauvaise soirée. France Lloris (6) : Le genre de match bien pourri pour un gardien. Rien à se reprocher sur les deux buts, des arrêts importants, notamment celui sur Özil…]]>
France


Lloris (6) : Le genre de match bien pourri pour un gardien. Rien à se reprocher sur les deux buts, des arrêts importants, notamment celui sur Özil en tout début de match, et de la présence dans sa surface. Seule une petite sortie aérienne loupée pourrait laisser penser qu'il s'est entraîné avec Mandanda cette semaine.

Évra (4) : Encore une fois, le bleu lui réussit moins bien que le rouge. Pourtant, avec le Ribéry qu'il avait devant lui ce soir, il y avait de quoi faire. Pas suffisamment présent aux avant-postes où il aurait pu dédoubler à de nombreuses reprises, Patrice a surtout été d'un laxisme consternant en défense. Le marquage au baggy, c'est son truc. Souleymane Diawara devra se démerder avec la SACEM.

Koscielny (6) : C'est con. Pour une fois qu'il ne score pas contre son camp et qu'il est carrément solide, Laurent quitte les siens à la pause. Une blessure supposée, annoncée à l'antenne à Arsène Wenger, comme si on parlait d'un vulgaire André Santos. En 45 minutes de jeu, l'ancien Lorientais a été très solide et seulement rarement pris en défaut. Il a même tenté un rush à la Ronald Zubar.

Sakho (6,5) : Comme Koscielny avec 45 minutes en plus. Soit deux fois plus que ce que Leonardo aurait dealé avec Didier Deschamps. Les dirigeants du PSG envisageraient de demander le report du match de vendredi face à Bastia.

Sagna (5) : Un retour en bleu moins dégueulasse que sa coupe de cheveux made in CAN. Disponible sur son côté droit, il a foiré pas mal de centres et s'est fait enfumé à quelques reprises par Gündogan et ses potes. Rien de fou, mais rien qui puisse faire dire à DD : « Avec Debuchy, ça aurait été mieux. »

Cabaye (4,5) : Yohan se baladera contre la Géorgie, puis contre Stoke City, puis contre le Lichtenstein. Par contre, quand y a du monde en face, bah il y a plus personne.

Matuidi (6) : En une mi-temps, Blaise a prouvé deux choses. La première, c'est que cette saison, il vaut mieux ne pas l'emmerder. La seconde étant évidemment qu'il est la pièce la plus importante du milieu de terrain de Didier Deschamps. Mais ce soir, en face, il y avait du costaud.

Valbuena (6,5) : Soyons honnête : dans le jeu, ce n'est pas le meilleur match de Mathieu Valbuena en bleu. Cela pour la bonne et simple raison que - n'en déplaise à ses nombreux détracteurs, ceux qui sont soucieux de l'image splendide de l'équipe de France, quoi – Petit Vélo est quasiment toujours bon lorsqu'il a le temps de s'exprimer en équipe nationale. Cela étant, il a bien combiné avec Ribéry, il a beaucoup tenté, raté un peu et surtout, il a planté ce but… de la tête. Et oui, vous aurez le droit de mettre une tarte à votre collègue relou qui, demain, vous dira : « Mais c'était sur un centre à ras de terre ? »

Sissoko (4,5) : À Bordeaux, on se dit qu'avec Yoan Gouffran, Moussa Sissoko va former une belle doublette de pousseurs de ballon. Ouais, ceux qui mettent la balle un peu loin et qui courent après. Ce soir, Moussa a fait ça. Sauf qu'il n'a pas souvent récupéré le ballon. Bon, sans une motte de terre, il aurait certainement planté. Pas suffisant.

Ribéry (8) : Ce Ribéry-là, vous pouvez lui mettre le meilleur latéral du monde qu'il en fera une chanteuse de R&B bonne à chanter du Michel Berger. Pas toujours heureux dans sa dernière passe ou dans ses frappes, il aurait pu délivrer 10 passes décisives s'il y avait eu un attaquant dans la surface et pas en dehors de la surface. De l'autre bout du terrain, Mario Gómez regardait tout ça avec envie.

Benzema (3) : Non, Benzema ne sera jamais nul. Tout simplement parce que le bonhomme a du talent et que cela est indéniable. Mais entre ce qu'il semble rester de sa condition physique et son allergie à la surface de réparation, cette soirée a été difficile. D'autant plus difficile que son inefficacité chronique en bleu devient inquiétante.

Ménez (non noté) : Une entrée sponsorisée par www.nonchalance.com.

Giroud (10) : Pour avoir patienté dix minutes avant d'entrer. Et pour ne pas avoir eu la chance de voir ce qu'il se passait dans la surface avant.

Capoue (2,5) : Avant Badinter, la perte de balle dans l'axe était passible de la peine capitale.

Rami (5) : Toujours un bon moment de voir Adil. Toujours.

Allemagne


Adler (7) : Sur le site www.adler-sa.fr, on peut voir que « la technique est au service du verre ». Salle de bains, portes, cloisons et donc, cages de foot. Un putain de rempart.

Höwedes (4) : À la base, le mec est défenseur central. Alors quitte à le mettre sur un côté, autant éviter celui de Franck Ribéry. Et tant pis pour Lahm.

Mertesacker (5,5) : Une tête sur la barre et quelques longues minutes passées à chercher Benzema dans la surface. En vain. Ce soir, Per n'a pas été mauvais. Et quelque part, ça en dit long sur la prestation de Matt Hummels. PS : non, on ne dira rien sur le grand pont de Ribéry. Tout simplement parce que mettre un grand pont à Mertesacker c'est comme battre un Schleck en contre-la-montre. Ça ne se fête pas.

Hummels (4) : Au Borussia Dortmund, Matt, sa gueule de lover, son élégance et son torse haut font mouche. En équipe nationale, c'est beaucoup plus dur.

Lahm (3) : Comme quoi, on peut être le meilleur latéral du monde et passer une soirée à vomir la tête dans les chiottes. À voir sa tête, Philipp ne semble jamais vieillir. Quand on voit la caisse qu'il avait ce soir, on douterait presque.

Khedira (6,5) : En voilà un qui doit regretter de ne pas avoir opté pour la sélection tunisienne. Les sales passes d'Özil, c'est autre chose que les galettes de Sélim Benachour.

Gündogan (7,5) : Un gun + Hulk Hogan + de la sauce samouraï = Gündogan. Un monstre.

Müller (6,5) : Ce Müller-là, c'est celui qu'on aime. Celui de 2010. Celui qui est fort partout.

Özil (8,5) : Pour la beauté de ses contrôles orientés, on pardonne à Mesut sa photo torse nu postée sur Twitter. Pour sa passe décisive, on lui pardonne tout jusqu'à la fin de sa vie. Quel joueur…

Podolski (5) : Rien de fou, mais encore une sélection. À ce rythme-là, il va finir à 200.

Gómez (4) : Un retour à la compétition timide pour les yeux revolvers de la Mannschaft. Il aurait bien pris les ballons de Benzema dans la surface, lui.

Kroos (non noté) : Discret. Comme les haricots froids du CROUS.

Bender (10) : Il a permis à Christian Jeanpierre de sortir l'anecdote des frères ennemis au Superbowl 2013 et ça, ça a peut-être sauvé l'emploi du type qui s'occupe des fiches. Solide. ]]>
<![CDATA[Équipe de France, c'est qui le taulier ?]]> text/html fr SO FOOT Avant d'affronter l'Allemagne en amical, Didier Deschamps tente d'insuffler un vent de fraicheur et d'optimisme au sein de l'équipe de France. Or, hormis Didier Deschamps, on a du mal à comprendre qui tient cette équipe en main. Ouais, ça manque de patrons alors que ça ne manque pas de jeunes pousses prometteuses. Paradoxe : n.m. (gr. paradoxos, de para, contre et doxa, opinion). Pensée, opinion contraire à l'opinion commune. C'est le mot qui s'invite dans nos pensées, entre deux gorgées de lait chaud…]]> Paradoxe : n.m. (gr. paradoxos, de para, contre et doxa, opinion). Pensée, opinion contraire à l'opinion commune.

C'est le mot qui s'invite dans nos pensées, entre deux gorgées de lait chaud teinté de miel, quand on pense à notre équipe de France de football. D'un côté, on sent poindre une génération qui a tout pour être exceptionnelle et de l'autre, on recherche désespérément un patron actuel dans cette équipe. Finalement, Didier Deschamps se retrouve le cul entre deux chaises. Et les récents résultats le prouvent (défaite face au Japon, victoire contre l'Italie et nul prometteur en Espagne). Cette équipe a du potentiel mais manque de tauliers. Et ça se ressent au niveau de l'expérience, du vécu et des sélections. Contre l'Allemagne, les Bleus vont présenter un groupe avec une moyenne de 18 sélections par joueur. C'est peu. Pis, seuls quatre joueurs ont plus de 40 sélections : Lloris (43), Évra (47), Benzema (54) et Ribéry (70). À l'inverse, sept joueurs affichent moins de 10 sélections. Une misère. Dans ces conditions, difficile de sortir du lot un bonhomme capable de prendre la parole quand le bateau tangue un chouïa.

Aujourd'hui, outre Didier Deschamps, qui est le capitaine de route de cet effectif ? Hugo Lloris ? L'ancien Lyonnais est encore trop tendre pour ce rôle. Pas certain qu'il soit capable de l'endosser d'ailleurs. Franck Ribéry et Karim Benzema, les seuls joueurs que l'on pourrait qualifier de « cracks » au niveau international, et encore, ne sont pas capables de prendre en main une équipe. Honnêtement, comment confier l'avenir de l'équipe de France à un mec qui a déjà planté son bus pour le fun et qui adore la blague du coussin péteur... Reste le cas Patrice Évra, sans aucun doute le plus gros palmarès en club du football français, capitaine avec Vidić au sein de United, mais abonné aux crachats et au matchs quelconques dès qu'il enfile la liquette bleue. Ouais, c'est compliqué.

D'autant que les Français – les médias y sont également pour quelque chose – ont cette fâcheuse tendance à propulser un bon joueur trop vite, trop haut, avant de le flinguer avec la même intensité et au même rythme. À ce jeu-là, Yann M'Vila, Yoann Gourcuff ou Adil Rami sont vite passés de cadres à moins que rien. Récemment, après 45 minutes énormes face à l'Espagne, on a même fait de Blaise Matuidi une élément indispensable aux Bleus. La France paye sa culture de l'instant. La même qui a envoyé chez les A, avec toutes les louanges du moment, les Payet, Ciani, Amalfitano ou autre Marvin Martin. Depuis, les mecs peinent à confirmer leur niveau international. Certains sont même salement amochés.

L'avenir est à nous

Cette absence de patron et de continuité chez les Bleus trouve une certaine logique dans le creux générationnel qui subsiste en ce moment. On avait fait de la génération 1987 celle de la relève. Pour l'instant, il s'agit surtout d'enfants gâtés. Benzema est un avant-centre qui ne marque pas, Ménez a du mal à franchir le cap qui le ferait passer du statut de bon joueur à titulaire indiscutable pendant que Nasri et Ben Arfa enchaînent blessures et/ou comportements de diva. Peu importe leur niveau technique et leur implication dans le futur, aucun mec de ce quatuor ne sera un jour un cadre des Bleus. Ce n'est pas dans leurs gènes. Forcément, difficile de conduire une voiture quand personne ne peut du volant. En attendant, les Bleus se trouvent des patrons de circonstance : Cabaye, Mavuba ou Valbuena. Des types entre deux eaux. Entre deux niveaux. Bien loin des Busquets, Rooney, Marchisio ou autre Schweinsteiger. Didier Deschamps pourrait s'inquiéter... Et pourtant, l'avenir devrait avoir de la gueule. Toute cette saloperie de jeunesse qui pousse à la porte semble avoir quelque chose de plus. Hourra !

Il se pourrait bien que Didier Deschamps, si on lui laisse le temps, arrive à installer un socle intéressant en se servant des derniers loups. Rien que la défense centrale, pourtant le talon d'Achille des Bleus depuis 2006, a le matos pour (re)devenir un assemblage sexy chocolat. Entre Mamadou Sakho, Mapou Yanga-Mbiwa et, surtout, Raphaël Varane, le potentiel est énorme. Quasi illimité. Personne en Europe ne peut avancer trois mecs aussi impressionnants et aussi jeunes. Alors oui, il ne faut pas cramer les types – on a déjà failli perdre le Parisien en route – et les gérer avec doigté et patience, mais au niveau du potentiel, la Dèche a du lourd.

À l'étranger. Mais dans quels clubs

Globalement, il peut avoir sous la main, d'ici peu, de la dynamite toute fraiche : Lucas Digne, Sébastien Corchia, Clément Grenier, Samuel Umtiti, Franck Tabanou, Paul Pogba, Étienne Capoue, Moussa Sissoko, Adrien, Rabiot, Rémy Cabella, etc. Bien drivés, certains peuvent devenir de beaux spécimens. Comme dans toute génération, il y a des manques. En France, il est toujours au même endroit : ça manque d'avant-centre. C'est déjà le cas aujourd'hui où derrière Benzema-Giroud, les solutions ne sont pas folles (Gomis, Gameiro, Gignac...). Et dans les jeunes actuels, personne ne se démarque vraiment (Lacazette, Sanogo, Ongenda et Maupay si on ratisse vraiment très large...). Wait and see. Autre paradoxe, alors que le joueur français s'exporte beaucoup plus qu'avant, il va de moins en moins garnir les gros clubs européens. Et ça se ressent sur l'équipe de France. Forcément, la culture de la gagne de la Juventus des années 90 n'est pas celle de Newcastle d'aujourd'hui. À une époque où les Bleus n'ont jamais compté autant de joueurs de clubs moyens dans son groupe, on serait pourtant de nature à voir le verre à moitié plein. Regarder l'avenir de l'équipe de France avec sérénité, ça fait quand même bizarre. La dernière fois, Zinedine Zidane était encore de ce monde et Priscilla n'était pas majeure.]]>
<![CDATA[Ribéry descend Domenech]]> text/html fr SO FOOT Depuis le fiasco de Knysna, Raymond Domenech n'est pas franchement le type le plus apprécié du football français. Encore moins avec la sortie de son livre Tout seul, en novembre dernier.…]]> Depuis le fiasco de Knysna, Raymond Domenech n'est pas franchement le type le plus apprécié du football français. Encore moins avec la sortie de son livre Tout seul, en novembre dernier.

Un bouquin dans lequel l'ancien sélectionneur des Bleus écorne l'image de certains joueurs. Avec, notamment, Franck Ribéry en ligne de mire. Une « diva susceptible » qui « pourrissait le groupe », tel est décrit le milieu de terrain du Bayern Munich. Invité à réagir quant à ses propos, « Kaiser Franck » ne s'est pas montré tendre à l'égard de Domenech. « Franchement, son livre… J'ai tellement pris que plus rien ne m'atteint, a-t-il balancé dans L'Équipe. Mais je ne comprends pas. Je me suis dit qu'il avait pété les plombs. C'est un entraîneur avec qui je n'ai jamais eu de gros problèmes. Il rigolait toujours avec moi, me disait que j'étais le plus important du groupe. Et derrière, il me tue. J'ai eu le sentiment d'avoir été pris pour un con. Il m'a fait tout un cinéma. Que je joue ou pas, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'il m'a raconté des conneries. Je n'ai pas envie de lui parler. Je n'ai pas envie de le voir ».

Sinon, Jean-Pierre Escalettes, il devient quoi ? ]]>
<![CDATA[Ribéry veut aider Heynckes]]> text/html fr SO FOOT Au Bayern, tout le monde ne parle que de ça. La prochaine arrivée de Pep Guardiola à Munich a bouleversé le petit monde de la…]]> Au Bayern, tout le monde ne parle que de ça. La prochaine arrivée de Pep Guardiola à Munich a bouleversé le petit monde de la Bundesliga. À tel point qu'on en oublierait presque que Jupp Heynckes est encore l'entraîneur du « FC Hollywood » jusqu'à la fin de la saison.

Pas forcément évident à vivre pour un coach au palmarès pas dégueulasse (deux titres de champions avec le Bayern Munich et une Ligue des champions avec le Real Madrid notamment).

Mais que Jupp se rassure, Franck Ribéry est là pour le soutenir. « C'est un peu triste. C'est une très grande personne et un entraîneur merveilleux, a expliqué Scarface au magazine Kicker. Je l'apprécie beaucoup. Guardiola a fait du très bon travail au Barça, mais notre entraîneur est Jupp Heynckes et je ne veux pas parler de Pep avant la saison prochaine. Le coach est quelqu'un de très sensible, il faut l'aider. Il fonctionne beaucoup à l'affectif. Nous espérons pouvoir lui offrir un joli cadeau d'adieu en remportant le titre. »

Sentimental, le Francky.]]>
<![CDATA[L'affaire Zahia jugée en juin]]> text/html fr SO FOOT Il y a des épines qu'on a beaucoup de mal à enlever. Depuis mai 2010, Karim Benzema et Franck Ribéry se traînent l'affaire Zahia comme un gros boulet qui traverse les frontières et les…]]> Il y a des épines qu'on a beaucoup de mal à enlever. Depuis mai 2010, Karim Benzema et Franck Ribéry se traînent l'affaire Zahia comme un gros boulet qui traverse les frontières et les mois.

L'épilogue du fiasco médiatique qui constituera à jamais le prologue de Knysna pourrait avoir lieu d'ici peu. Les deux joueurs seront jugés en correctionnelle du 18 au 26 juin à Paris et risquent jusqu'à trois ans de taule et 45 000 euros d'amende.

Quant à Zahia, elle est l'objet d'un documentaire, Zahia de Z à A, qui sera diffusé le 22 janvier prochain sur Paris Première ,et elle vient aussi de lancer sa ligne de lingerie .

De l'actu chaude, quoi .]]>
<![CDATA[Ribéry élu meilleur joueur de Bundesliga]]> text/html fr SO FOOT Le magazine allemand Kicker vient de sortir un sondage désignant le meilleur joueur de Bundesliga, lors de la phase aller du championnat. Une récompense anecdotique, certes, mais…]]> Le magazine allemand Kicker vient de sortir un sondage désignant le meilleur joueur de Bundesliga, lors de la phase aller du championnat.

Une récompense anecdotique, certes, mais importante, car ce sont les joueurs eux-mêmes qui votent pour désigner celui qu'ils considèrent comme le meilleur d'entre eux. Et cette année, c'est le Français Franck Ribéry qui a été élu meilleur joueur des matchs aller par ses pairs. Une belle satisfaction pour le Bavarois qui a, il est vrai, réussi un début d'exercice assez convaincant, concrétisé par quatre buts et huit passes décisives.

De plus, l'international tricolore a fait l'unanimité au sein des 224 joueurs de Bundesliga qui ont voté, puisqu'il a récolté 35,3% des votes. Les deux autres joueurs qui viennent compléter le podium, Marco Reus et Mario Götze, ont, respectivement, recueilli 13,4% et 11,2% des voix.

Les récompenses sont quand même plus agréables en France qu'en Allemagne, hein Francky ! ]]>
<![CDATA[Ce que vous avez aimé en juin 2012]]> text/html fr SO FOOT Adieu, mon petit bonhomme C'est un peu de notre jeunesse à tous qui s'en est allée…]]> Adieu, mon petit bonhomme
C'est un peu de notre jeunesse à tous qui s'en est allée cette nuit. Thierry Roland, la voix du football français, s'est éteint à l'âge de 74 ans. Il s'en va rejoindre un autre illustre Thierry et laisse derrière lui quelques moments d'anthologie du football. RIP.

Bleus : et si on se calmait un peu ?
Nous voilà retombés dans le flot incessant des condamnations excessives du comportement de l'équipe de France. Comme en 2010, les « spécialistes » préfèrent se complaire dans la critique facile plutôt que de faire de la mise en perspective. Il est temps d'arrêter le massacre.

Photo : Cristiano, grand seigneur
À l'âge où d'autres têtes blondes jouent au football entre amis, Nuhazet est cloué dans un fauteuil roulant. Et sa vie n'est pas aussi tranquille qu'un long fleuve. À neuf ans, le petit bonhomme originaire des Canaries a déjà été soigné de trois tumeurs contractées depuis ses deux ans.

Balo Génie
Super Mario Balotelli a mis un doublé comme les gros attaquants savent le faire. Mais quand c'est lui, c'est encore plus fort. Forcément.

Photo : Joleon Ribéry
Dimanche, le match entre l'Espagne et l'Italie mettait en scène un gros concours de classe et de beubar entre Xabi Alonso et Daniele De Rossi. Lors de France-Angleterre, on assistait plutôt à une compétition de gueules cassées. Au sens Première Guerre mondiale du terme. Des plaisantins ont ainsi imaginé à quoi pourrait ressembler le fruit de l'amour entre Franck « Scarface » Ribéry et Joleon « tête dans le four » Lescott.

Ménez aurait insulté Lloris
Alors ça y est, la France est sortie de l'Euro (défaite en quarts face à l'Espagne 2-0), place aux critiques et enquêtes des médias sur un pseudo-malaise. Après le tintouin autour des insultes balancées par Nasri à un journaliste de l'AFP, Le Parisien livre une nouvelle anecdote similaire...

Mais bordel, comment on fait pour regarder l'Euro 2012 ?
L'Euro arrive dans quelques jours. Pourtant, malgré la proximité de l'événement, on ne va pas se mentir : on n'y comprend rien, à la diffusion des matchs. Entre l'arrivée de beIN SPORT, M6 et TF1, difficile de s'y retrouver. Voilà, chaîne par chaîne, ce que vous pourrez suivre. Ou snober.

Mais bordel, c'est quoi ces bandes bleues sur le dos de Balotelli ?
Après avoir inscrit son deuxième but, hier soir, Mario Balotelli a ôté son maillot pour laisser admirer sa musculature. Mais le buteur de la Squadra a également laissé apparaître trois bandes bleues dans le bas de son dos. Euh, c'est quoi ?

Tu sais que tu supportes l'Italie quand...
Tu as quatre étoiles sur ton maillot. Tu adores qu'on te déteste. Tu sais que, dans ton équipe, tu as les joueurs les plus classes du football mondial. Tu aimes souffrir. Tu aimes le bleu. Toi, tu es pour la Squadra Azzurra et tu en es fier.

Les 30 choses que Balotelli aurait pu dire
Du Balotelli dans le texte. Un but splendide et une célébration mouvementée à laquelle Leonardo Bonucci a mis fin en mettant sa grosse paluche sur la bouche de Super Mario. Un geste héroïque qui a privé la face du monde d'une nouvelle « balotellade ». Mais qu'est-ce que Mario a bien pu vouloir dire ? ]]>
<![CDATA[Le Bayern est de retour aux affaires]]> text/html fr SO FOOT Un Bayern à la recherche de son précieux, de jolies surprises dans le haut du tableau, des cadors qui galèrent, et des équipes qui ne servent vraiment à rien. Le tout agrémenté de mouvements de protestation. Voilà ce que nous a proposé cette première partie de Bundesliga. Le Bayern, plus conquérant que jamais Tuuut, tuuut, poussez-vous, le Bayern arrive ! Au volant de son Audi dernier modèle, l'escouade conduite par Jupp Heynckes se dirige tout…]]> Le Bayern, plus conquérant que jamais

Tuuut, tuuut, poussez-vous, le Bayern arrive ! Au volant de son Audi dernier modèle, l'escouade conduite par Jupp Heynckes se dirige tout droit vers son 23e saladier de champion. Et gare à ceux qui se trouvent sur le chemin. Stuttgart (6-1), Düsseldorf (0-5) ou encore Hanovre (5-0) l'ont appris à leurs dépens : le Rekordmeister fauche tout ce qui bouge. En parlant de records, les Bavarois ont non seulement réalisé le meilleur départ de Bundesliga, mais possèdent également des stats affolantes : 44 buts pour, 7 contre. Personne ne peut résister à la tornade rouge. Personne, ou presque : le double champion en titre qu'est le BVB a contraint le Bayern au nul (1-1) et le Bayer, actuellement dauphin, s'est imposé sur la pelouse de l'Allianz Arena (1-2). Mais les deux poursuivants sont loin, très loin (9 et 12 points) et, à moins d'une énorme surprise, Jupp Heynckes devrait se faire arroser de Paulaner en mai prochain par ce grand farceur de Frank Ribéry.

Ces petits qui se prennent pour des grands

La belle histoire de cette première partie de saison, elle est pour l'Eintracht Francfort. Ok, c'est un promu, mais les joueurs de la Hesse ne sont pas nés de la dernière pluie. Plusieurs d'entre eux jouaient déjà au sein du club avant la descente de 2011 (Schwegler, Meier…). Ajoutez à ça des mecs qui ont soif de reconnaissance (Matmour, Inui, Occean, Trapp), des jeunes comme l'Allemagne aime en produire en ce moment (Rode, Jung) ainsi qu'un coach d'expérience à qui on ne la fait pas (Armin Veh), et vous obtenez l'équipe-surprise de ce début de saison. Une équipe qui a fait la nique au reste du championnat jusqu'à la mi-octobre, grâce aux buts de son géant Alex Meier, avant de rentrer progressivement dans le rang. Autres surprises, le SC Fribourg, que l'on condamne à la descente à chaque début de saison. Orphelins de Papiss Cissé, les Breisgauer se sont créé une véritable force collective, ont arrêté de balancer comme des sauvages devant et ont appris à jouer de manière appliquée. Enfin, c'est un véritable plaisir que de voir Mayence squatter le haut du tableau. L'équipe entraînée par Thomas Tuchel pratique l'un des jeux les plus jolis à regarder en Bundesliga, quitte à prendre énormément de risques, ce qui a à la fois le don d'exciter et d'énerver les supporters. Pour le moment, ça marche bien, car Ádám Szalai marque but sur but. On le verrait bien distribuer encore quelques baffes à Ivan Klasnić jusqu'à la fin de la saison…

Ces grands qui la jouent gagne-petit

Si des « petits » squattent actuellement les places dites « européennes », ça veut dire que certains cadors sont à la ramasse. En premier lieu, Schalke. Premier poursuivant du Bayern il y a encore quelques semaines de cela, le club de Gelsenkirchen s'est inexplicablement cassé la gueule. Une chute qui a conduit Huub Stevens à se barrer. Une fin en eau de boudin pour celui qui avait remporté l'UEFA avec Schalke en 97. Espérons pour lui que les supporters du Null-Vier ne retiendront que tout le bonheur qu'il leur a apportés. Autres puissances traditionnelles qui n'y arrivent pas, les équipes du Nord. Hambourg a beau avoir réussi l'un des plus beaux coups du mercato en réussissant à ramener Rafael van der Vaart, le HSV semble quelque peu en difficulté, surtout quand son numéro 23 dort à l'infirmerie. Quant au Werder Brême, c'est la dèche d'année en année. Même Klaus Allofs a préféré quitter le navire, laissant son copain Thomas Schaaf se démerder tout seul. Vivement que le Werder relève la tête, une équipe que l'on n'aime que lorsque ses oppositions se finissent à cinq buts et plus. Enfin, à Stuttgart, on a fait comme d'habitude : on s'est réveillé à la bourre et on doit rattraper le temps perdu. Toutefois, le VfB, habituel épouvantail de la phase retour, a pris les choses en main avant la trêve et s'est remis à gagner plus tôt que prévu. De bonne augure pour la « Rückrunde », surtout quand on sait qu'entre la 5e et la 15e places, il n'y a que sept petits points...

Du changement dans les stades ?

La colère gronde dans les tribunes. À cause de clubs qui ne veulent pas prendre leurs responsabilités et des politiques qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas dans le but de se mettre en valeur en vue d'élections prochaines, on a assisté à un véritable bordel lors des dernières semaines, avec la parution d'un papier de la DFL qui préconise des mesures drastiques pour imposer une situation de contrôle et de sécurité totales dans les stades outre-Rhin. Des fouilles plus drastiques, moins de fans pour les matchs à l'extérieur, des interdictions de stade pour les fauteurs de trouble… Si toutes les mesures n'ont pas été adoptées lors de la réunion du 12 décembre entre les représentants de la Ligue et des clubs pros (la suppression des places debout, une aberration, une folie, même), le « DFL-Papier » a quand même eu le don d'énerver les supporters, surtout les ultras, qui ont mené une grève pendant les trois journées précédant la dite réunion. Une campagne intitulée « 12:12 / Keine Stimme Keine Stimmung » (pas de voix, pas d'ambiance). Maintenant que certaines mesures ont été adoptées, à voir comment elles vont être appliquées. En tout cas, ce serait vraiment dommage de détruire cette ambiance qui fait de la Bundesliga un championnat si spécial…]]>
<![CDATA[Ribéry, la tête à claques ]]> text/html fr SO FOOT Pour la troisième année consécutive, le magazine VSD a réalisé son sondage « des têtes à claques ». Vous l'aurez compris, cela consiste à classer les personnalités françaises à qui on…]]> Pour la troisième année consécutive, le magazine VSD a réalisé son sondage « des têtes à claques ». Vous l'aurez compris, cela consiste à classer les personnalités françaises à qui on aimerait bien en décrocher une. Comme ça, gratos, pour le plaisir.

Si côté politique il y a eu du changement, Jean-François Copé prenant la place de Ségolène Royal après son doublé en 2010 et 2011, côté sportif, en revanche, on prend les mêmes et on recommence. Et à ce petit jeu, le grand gagnant s'appelle Franck Ribéry. Déjà couronné en 2010 et 2011, le milieu de terrain du Bayern Munich réalise donc un parcours parfait, avec trois victoires en autant d'éditions. Chapeau !

Juste derrière Ch'ti Franck, on trouve encore deux autres footballeurs pour compléter le podium. En effet, Nicolas Anelka et Karim Benzema sont là, respectivement deuxième et troisième du classement. Putain de footeux, tiens !

En même temps, on vous l'avait dit, que la France n'aimait pas ses footeux ! ]]>
<![CDATA[Bayern : Sammer mobilise ses troupes]]> text/html fr SO FOOT Au Bayern, c'est bien connu, tout le monde a un avis sur tout et ne se prive pas pour le dire. Ce mercredi, c'est le directeur sportif Matthias Sammer qui est monté au front dans les colonnes de…]]> Au Bayern, c'est bien connu, tout le monde a un avis sur tout et ne se prive pas pour le dire. Ce mercredi, c'est le directeur sportif Matthias Sammer qui est monté au front dans les colonnes de Kicker.

Si le Bayern se balade en Bundesliga ( neuf points d'avance sur Leverkusen, 2e ) et s'est aisément qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, le Ballon d'or 1996 rappelle que les Bavarois n'ont toujours rien gagné cette saison et appelle à la vigilance.

« La vérité, c'est que nous voulons être les meilleurs en Allemagne et en Europe. Quiconque n'a pas les mêmes objectifs ne peut pas être un joueur du Bayern Munich aujourd'hui. Nous devons absolument gagner des titres à nouveau. »

Après deux saisons passées dans l'ombre de Dortmund malgré de belles campagnes européennes, le Bayern compte bien réaffirmer son hégémonie en Bundesliga. Et si Ribéry&Co font les marioles, ils trouveront à qui parler...]]>
<![CDATA[Ribéry suspendu 2 matchs ]]> text/html fr SO FOOT Après son expulsion en Coupe d'Allemagne et son vilain geste sur un joueur de Augsbourg, Franck Ribéry a été suspendu 2…]]> Après son expulsion en Coupe d'Allemagne et son vilain geste sur un joueur de Augsbourg, Franck Ribéry a été suspendu 2 matchs.

Le Français avait, après un croche-patte, voulu s'excuser auprès de son adversaire, qui s'est rapidement relevé pour obtenir des explications. Sauf que, là, personne n'a calmé le jeu et que, rapidement, ça a dégénéré. Ribéry a alors giflé Koo Ja-Cheol et l'arbitre l'a exclu.

Après le match, le patron du Bayern, Rummenigge, a jugé la réaction de son joueur assez excessive et estimé que la sanction était méritée. « Un joueur de sa classe doit mieux se maîtriser dans ce genre de situation. Le carton rouge est mérité. C'est indiscutable », a déclaré le coach bavarois. ]]>
<![CDATA[Le Celtic qualifié, Chelsea éliminé]]> text/html fr SO FOOT Large vainqueur de Nordsjælland, le tenant du titre Chelsea est néanmoins éliminé, du fait du résultat de la Juve dans le même temps. Joli carton aussi pour un Bayern en démonstration, tandis que le Celtic et Galatasaray s'arrachent pour se qualifier. Cluj, vainqueur surprise à Old Trafford, sortent avec les honneurs. Chelsea – Nordsjælland : 6-1 Chelsea a collé un set parfaitement inutile à Nordjaelland, la victoire de la Juve en Ukraine condamnant les Londoniens à devoir se contenter d'une…]]> Chelsea – Nordsjælland : 6-1

Chelsea a collé un set parfaitement inutile à Nordjaelland, la victoire de la Juve en Ukraine condamnant les Londoniens à devoir se contenter d'une pauvre troisième place. En réalité, le champion en titre de la C1 a manqué sa qualification avant cette rencontre face aux Norvégiens à Stamford Bridge, perdant auparavant des points inutile face au Shakhtar et la Juve. Au moins les Blues ont fait le boulot ce soir, bien que se mettant en action tardivement, l'ouverture du score n'intervenant que quelques minutes avant le retour aux vestiaires, par David Luiz sur pénalty. C'était le troisième sifflé par l'arbitre en quelques minutes, mais le premier transformé ! Stockholm avait vu son tir arrêté par Čech, même sort pour Hazard face à Hansen. Le portier norvégien n'a en revanche rien pu faire face à la vague bleue de la seconde période. Torres deux fois, Cahill, Mata et Oscar ont offert cette large mais vaine victoire, tandis que John avait réduit la marque. Coupable d'avoir manqué son péno, Hazard s'est bien repris ensuite en offrant le deuxième but à Torres et en étant à l'origine de celui de Mata. Reste que l'entrée en fonction est décidément bien délicate pour Rafael Benítez, avec une formation de Chelsea qui va désormais devoir se tourner vers la Ligue Europa…

Bayern MunichBATE Borisov : 4-1

Dans ce match sans enjeu, le Bayern avait certainement à cœur de corriger la vilaine impression laissée lors de la première confrontation entre les deux équipes, qui s'était soldée par une victoire des Biélorusses à domicile. Ces derniers n'ont cette fois pas tenu le choc, jouant beaucoup trop bas pour espérer faire un résultat. Shaqiri et Gómez ont été les grands artisans de la victoire allemande, avec le premier passeur décisif pour le second lors de l'ouverture du score, et l'inverse pour le 3-0. Les autres buteurs du Bayern sont Müller et Alaba, tandis que Filipenko a rendu le score moins lourd en toute fin de rencontre. Les débats se sont terminés à 10 contre 10, Boateng s'étant rendu coupable d'une grosse et bête faute à la 50e minute de jeu – rouge direct – et Polyakov récoltant un tout aussi stupide deuxième jaune pour une simulation dans la surface. À noter sinon la bonne entrée en jeu de Ribéry à vingt minutes de la fin, passeur sur le but d'Alaba.

Celtic – Spartak Moscou : 2-1

Le maillot le plus classe d'Europe est en 8e de finale de la Ligue des champions. Et c'est beau. Fiers représentants d'un football écossais en crise, les Bhoys du Celtic sont allés chercher leur qualification avec les dents, grâce à un deuxième but tardif inscrit sur pénalty par Commons. Ce même Commons s'est fait durement tacler par Källström dans les dernières minutes de jeu, l'ancien Lyonnais récoltant un rouge et l'Écossais terminant sur une civière, laissant ses partenaires conserver le précieux score à 10 contre 10. Ce fut fait grâce notamment à son capitaine Samaras, admirable de courage. En première période, le Celtic, qui avait ouvert la marque par Hooper, s'était fait rejoindre au score par l'intermédiaire d'Ari, bien servi par Emenike, seule satisfaction à retenir du côté du Spartak et son nouvel entraîneur Valeri Karpine. Les Moscovites quittent la compétition sur une nouvelle défaite, laissant le Celtic tout à sa joie de sa première qualification pour la phase à élimination directe de C1 depuis cinq ans. Snoop Lion doit être content de la nouvelle perf de ses petits favoris.

BragaGalatasaray : 1-2

Burak Yılmaz. Retenez bien ce blaze. Meilleur buteur du championnat turc la saison dernière avec Trabzonspor, le solide gaillard a décidé d'exporter son talent sur la plus prestigieuse des scènes européennes cette saison. Déjà cinq fois buteur lors de ses trois précédents matchs de C1, il a ajouté un doublé ce soir et offert la qualification à Galatasaray. D'abord de la tête, sa spécialité, puis en renard des surfaces, suite à un tir de son coéquipier Felipe Melo repoussé dans ses pieds par le gardien adverse. Le triplé était même proche en fin de rencontre. Toutes ces actions ont eu lieu en seconde période, alors que la première avait tourné logiquement à l'avantage de Braga, plus réveillé à domicile. C'est Mossoró qui avait ouvert la marque à la demi-heure de jeu, son gardien Quim se montrant rassurant sur les rares tentatives des Turcs. C'était avant le retour des vestiaires, avant le réveil tonitruant d'Yılmaz. Avant cette forte envie de qualification des Stambouliotes, justement récompensés de leurs efforts. Ils verront les 8e de finale. Et Yılmaz avec eux.

Manchester United – CFR Cluj : 0-1

L'exploit de Cluj n'aura donc pas suffi. Pour passer, les Roumains devaient faire mieux que les Turcs de Galatasaray. Ce fut le cas pendant vingt minutes, grâce à la remarquable frappe extérieure surface de Luis Alberto au retour des vestiaires, la balle flottante allant se loger dans la lucarne d'un De Gea impuissant. Problème : l'évolution du score à Braga en faveur des Turcs de Galatasaray a donc rendu cette improbable victoire à Old Trafford chevaleresque mais vaine. Le CFR Cluj peut néanmoins être fier de ce résultat aussi inattendu que mérité, face à une formation de Manchester profondément remaniée et rajeunie, qui n'a pas su contourner le bon bloc-équipe des Roumains.]]>
<![CDATA[La Bundesliga va-t-elle devenir chiante ?]]> text/html fr SO FOOT Si le Bayern plie le Borussia, le champion de cette 50e édition de la Bundesliga sera connu. Dans les années à venir, il se peut que l'on assiste à un duel Munich/Dortmund, deux équipes qui risquent d'être intouchables pendant longtemps. « Le championnat qui monte » risque-t-il de devenir aussi chiant que d'autres ? Ou bien la Bundesliga, c'est plus fort que ça ? Oui, parce que le Bayern et le Borussia sont partis pour durer Quelques chiffres pour commencer. Mi-novembre, Uli Hoeness (réélu à la tête de la présidence du Bayern jusqu'en…]]> Oui, parce que le Bayern et le Borussia sont partis pour durer

Quelques chiffres pour commencer. Mi-novembre, Uli Hoeness (réélu à la tête de la présidence du Bayern jusqu'en 2015) présentait fièrement les comptes de la saison passée : 373,4 millions d'euros de chiffre d'affaires, mais surtout 11 millions de bénéfice. Le Bayern enchaîne un exercice positif pour la 20e année consécutive, chose dont peu de clubs en Europe (surtout les plus grands, tel MU, Barça, Real, etc.) peuvent se vanter. Du côté de Dortmund, mêmes raisons d'avoir le sourire. L'an passé, le club a enregistré un bénéfice net de 34 millions d'euros. Un record. Du coup, le club qui a failli mourir en 2005 n'a plus que 11 millions de dettes à consolider. Bien que différents, les modèles économiques des Bavarois et des Schwarzgelben sont viables. Et comme sportivement, ça se passe plutôt très bien, il se peut qu'à l'avenir, on assiste à un championnat bicéphale avec un Rekordmeister et son challenger numéro un qui écrasent toute la concurrence. La Bavière (qui aura enfin mis le grappin sur Guardiola) aura des envies séparatistes, et Xherdan Shaqiri deviendra le nouveau Lionel Messi. À l'Ouest, Dortmund retombera dans ses travers et achètera des stars à prix d'or. Et vu que Mourinho n'a dit que du bien du BVB durant cette phase de Ligue des champions, il aura peut-être le droit à un nouveau duel avec son meilleur ennemi. Ça blague, mais c'est tout comme.

Oui, parce qu'à la fin, c'est toujours le Bayern qui écrase tout

Si jamais le Borussia Dortmund venait à céder à la folie des grandeurs et à se casser la gueule de nouveau, c'est que le Bayern aura réussi une fois de plus à écarter ce qui le gêne. Voilà cinquante ans que cette formule de la Bundesliga existe, voilà un demi-siècle que les Bavarois finissent par avoir la peau de leurs empêcheurs de gagner en rond. Tour à tour, le Borussia Mönchengladbach, le Hambourg SV, le VfB Stuttgart, le Borussia Dortmund, le 1.FC Kaiserslautern et le Werder Brême ont dû s'esquiver pour ne pas se faire bouffer par l'ogre bavarois. Et que dire de la politesse du Bayer Leverkusen. Dortmund fait son malin avec ses deux titres de champion de suite ? Pas grave, le Bayern reviendra toujours plus fort. Parce que c'est le Bayern. Parce que c'est leur géniale arrogance et leur absence de doute qui leur ont permis de conquérir 22 titres de champion (21 dans la formule actuelle). Les autres peuvent se bouffer entre eux, ça ne regarde pas le Bayern. Car au fond, l'équipe qui est à la fois la plus aimée et la plus détestée du pays ne se complaît que dans l'autosatisfaction. Mia san mia. Le reste, c'est de la merde. Va pour Dortmund en ce moment, ce sera une autre équipe dans quelques années…

Non, parce qu'avec son modèle économique, la Bundesliga pourra attirer des stars

Quand, à l'époque, un Bayern Munich décide de prendre Ribéry à l'OM, les dirigeants marseillais savent qu'ils peuvent se frotter les mains : c'est du cash qui atterrit dans leur coffre. Même chose avec Javi Martínez et Bilbao : 40 millions en une fois, sans facilités de paiement. Dealer avec le Bayern est un gage de satisfaction. D'ici peu, le Borussia Dortmund pourra en faire de même, s'il le veut. Il a même commencé cette année, en réussissant à attirer Marco Reus dans ses filets sous les yeux ébahis du Bayern (bon, ça ne compte pas vraiment, quand on sait que Reus est natif de Dortmund et formé au club). Mais il n'y a pas que ces deux cadors ; par exemple, Schalke avait bien réussi à choper Huntelaar et Hambourg a fait revenir Van der Vaart cet été. Tout ça parce que ces joueurs ont reçu des garanties : celle d'être payés à temps, celle de jouer l'Europe… Grâce à son travail collectif sur la scène continentale, l'Allemagne a trois places (plus une) en C1, et au moins trois places en C3. Et ce, pour les cinq prochaines années. Avec un public de plus en plus fidèle et une présence forte en Europe, les entrées d'argent seront conséquentes. Karl-Heinz Rummenigge la joue cartes sur table : le jour où l'on passera au fair-play financier, le championnat d'Allemagne redeviendra le numéro un. Alors peut-être que les Allemands se prendront une quenelle par le reste de l'Europe qui cherchera à se financer via des sponsors, mais en tout cas, le fait est là : outre-Rhin, on est en avance sur son temps, on travaille aujourd'hui pour après-demain.

Non, parce que la Bundesliga, c'est une histoire de tradition

Le Bayern domine le championnat ? Le Borussia lui tient tête en ce moment ? Et alors ? La Bundesliga, ce n'est pas uniquement en tête du classement que ça se passe, mais à tous les étages. Chaque club possède une identité forte. Cela est sûrement dû à l'histoire du pays. Il y a quelques siècles, l'Allemagne s'appelait le Saint-Empire romain germanique, et 533 micro-États étaient sous autorité directe du Kaiser. Aujourd'hui encore, l'organisation du pays en Länder marque bien ces disparités.

Autre explication possible : la tradition qui règne au sein de ces clubs.

La brochette Beckenbauer-Hoeness-Rummenigge-Breitner-Müller au Bayern, Zorc et Ricken à Dortmund, Hans Meyer, Max Eberl et Rainer Bonhof à Gladbach, Schaaf et (jusqu'il y a peu) Allofs au Werder… Les anciens sont dans la place, pour encadrer les plus jeunes, certes, mais surtout pour leur inculquer les valeurs du club. Leur expliquer que ce qu'il y a de plus important dans une saison, c'est de mettre des bâtons dans les roues du Bayern et de s'imposer face au rival local. C'est dans cette tradition que les supporters se retrouvent aussi. L'Allemagne, c'est comme l'Angleterre. D'ailleurs, on dit souvent : « Ce n'est pas toi qui choisis ton club, mais c'est un héritage qui t'est confié. » Depuis le succès du Mondial 2006, les stades se remplissent de plus en plus, résonnent de plus en plus fort. Tant qu'il y aura des chants, tant que les entraîneurs joueront pour gagner, tant qu'il y aura des buts spectaculaires, il y aura toujours une bonne raison de regarder du foot à 15h30 le samedi.]]>
<![CDATA[Le PSG n'intéresse pas Ribéry ]]> text/html fr SO FOOT Homme fort d'un Bayern qui marche sur l'eau en Bundesliga (déjà champion d'automne avec 10 points d'avance sur son premier poursuivant), Franck Ribéry est aux anges. Sous contrat jusqu'en 2015 avec…]]> Homme fort d'un Bayern qui marche sur l'eau en Bundesliga (déjà champion d'automne avec 10 points d'avance sur son premier poursuivant), Franck Ribéry est aux anges. Sous contrat jusqu'en 2015 avec les Bavarois, il veut finir sa carrière au club, comme il l'a déclaré dans une interview accordée au quotidien allemand Bild. Et pour un éventuel intérêt du PSG, l'ailier français a donc fermé la porte :

« Je ne veux plus partir d'ici. Je n'ai jamais autant été aimé ailleurs ! Si le PSG se manifeste ? Alors ils doivent me proposer au moins 20 millions d'euros de salaire net annuel. Non, c'est une blague. Sérieusement, à Paris, on développe un nouveau projet, mais le PSG, ce n'est quand même pas le Bayern. »

Attention, 20 millions d'euros de salaire, c'est aussi faisable, hein.]]>
<![CDATA[Le Bayern déjà champion d'automne]]> text/html fr SO FOOT Avec dix points d'avance à trois journées de la fin de la Hinrunde, le Bayern Munich peut d'ores et déjà fêter son titre de Herbstmeister. Derrière, le poursuivant numéro un s'appelle dorénavant le Bayer Leverkusen. Gladbach se rassure face à Wolfsburg, Stuttgart se donne un peu d'air. Le 23e titre de son histoire, le Bayern Munich y va tout droit. À cela deux raisons : la concurrence se saborde derrière, tandis que Franck Ribéry et ses potes gagnent match après match, avec…]]> Le 23e titre de son histoire, le Bayern Munich y va tout droit. À cela deux raisons : la concurrence se saborde derrière, tandis que Franck Ribéry et ses potes gagnent match après match, avec beaucoup de sang-froid. Et puis, c'est bien connu, la fortune sourit aux audacieux : pénalty dès la 11e minute transformé par Thomas Müller, expulsion de Fallou Diagne à la 18e, le Bayern n'avait pas besoin de plus pour s'imposer face à Fribourg. Il est vrai que la main de Javi Martínez dans la surface est discutable, qu'un pénalty aurait pu être sifflé en faveur des Breisgauer. Mais est-ce que cela aurait vraiment changé quelque chose ? Non, parce que ce Bayern est juste trop fort. Même Tymoshchuk se permet de s'amuser avec Baumann et de marquer dans les bois vides. Il y a quelques journées, Dortmund avait gagné en Forêt-Noire sous la neige. Ce soir, c'est sous la pluie que le Bayern s'impose, et peut déjà fêter son titre de champion d'automne. Et, à moins d'un retournement de situation dantesque, les joueurs pourront faire les kékés avec des chopes géantes remplies de Paulaner au printemps prochain.

Le retour de « Vizekusen »

Pendant que le Bayern continue sa marche en avant, son premier poursuivant a encore changé de nom. Cette fois-ci, il s'appelle Bayer Leverkusen. Sans faire de bruit, comme à leur habitude, les joueurs de la banlieue de Cologne sont allés s'imposer sur la pelouse du Werder Brême. Une fois de plus, c'est le petit (1,70m) Gonzalo Castro qui est le grand bonhomme de la soirée. L'homme à tout faire du Bayer y est allé de son doublé, tranquille. Après le deuxième but du Bayer, le Werder a décidé de se réveiller, Petersen réduit la marque, mais le Bayer en veut. Surtout son capitaine, Simon Rolfes, dont la petite est née il y a deux jours. Une reprise de volée à ras de terre imparable, en voilà un beau cadeau. Hegeler en ajoute un dernier, histoire d'entretenir la bonne réputation dont jouit la défense du Werder. Le Bayer est de nouveau dans la place.

Il ne faisait pas bon porter le vert, ce soir. Le Werder le sait, Wolfsburg aussi. Face au Borussia Mönchengladbach, les joueurs de Volkswagen se sont fait tamponner par la vigueur des Poulains. Une fois de plus, c'est Juan Arango qui débloque la situation au Borussia Park. Le Vénézuélien, toujours aussi amateur de buts un peu difficiles à marquer, s'est fendu d'une jolie volée sur un service de Havard Nordveidt. Le Norvégien qu'on retrouve juste avant la mi-temps, un corner qu'Olić prolonge malheureusement de la tête pour Jantschke, qui tue le match. Klaus Allofs disait il y a quelques jours que Wolfsburg « avait trop de joueurs », et qu'il allait falloir dégraisser. Peut-être qu'il n'y a pas assez de bons joueurs, non plus…

Traoré, ce mec cool

Ibrahima Traoré est quelqu'un de très poli. Alors quand on lui rend un service, le Guinéen essaye d'en rendre un dans l'heure qui suit. Vedad Ibišević lui donne une balle de but à la 11e minute ? Traoré est un mec cool, il lui rend sur coup franc à la 69e. Grâce à son duo de la soirée, et malgré la réduction du score du Coréen Koo, le VfB Stuttgart s'impose face à un FC Augsburg qui doit se demander tous les jours un peu plus encore ce qu'il fait dans l'élite. Les Souabes s'éloignent de la zone de relégation et, mine de rien, se placent dans les meilleures conditions possibles pour attraper l'Europe en fin de saison. Parce que là, ils sont certes 12es, mais on sait comment ça se passe avec eux lors de la Rückrunde. Une fois qu'ils ont sauté dans l'ICE (Inter City Express, le TGV local), Martin Harnik et consorts sont irrattrapables.

Le dernier match de cette journée offrait un « Kellerduell » (littéralement « duel de la cave ») entre Nuremberg et Hoffenheim. Le « Club » s'est mis bien d'entrée, Kiyotake ayant la présence d'esprit de retrouver ses réflexes de début d'année et de planter un coup franc direct. Schipplock égalisera certes de la tête sur un centre de Volland, Nilsson en fera de même sur un service de Gebhart. Juste avant la mi-temps, histoire de porter un coup au moral des troupes de Babbel. Bien joué. Polter ajoutera un troisième but pour Nuremberg. Nilsson aura beau vouloir entretenir le suspense en plaçant sa main (pénalty transformé par Salihović), Kiyotake termine le match comme il l'a commencé : par un joli but. Deuxième victoire à domicile pour les hommes de Hecking. Pour Markus Babbel en revanche, l'air devient de moins en moins respirable. Une seule chose à lui dire : « Hoffe ». Comme le surnom de Hoffenheim. Comme « espère », aussi.]]>