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Franck Dumas, le mousquetaire genou à terre

Pour la deuxième fois en trois mois, Franck Dumas est convoqué au tribunal pour une vilaine affaire de fraude fiscale. Entre voyages incessants, milliers d'euros claqués aux tables de jeu et explications peu claires, il risque aujourd'hui de passer un peu de temps à l'ombre.

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Dans un monde où il est à la mode de chahuter les puissants, les dernières révélations des Football Leaks ont mis un peu de baume au cœur des pros du football bashing. C'est désormais officiel, en plus d’être des enfants gâtés surpayés, les footeux sont des crapules malhonnêtes. Cristiano Ronaldo, José Mourinho, Radamel Falcao, la petite bande d'hommes liges de Jorge Mendes, tous s'étaient fait pincer. En France, qui avait relayé les fameux documents ? Mediapart, bien entendu. Et il ne s'agissait pas de quelques billets planqués sous le matelas histoire de passer l'hiver au chaud. D'après les accusations, Cricri aurait mis 150 millions d'euros de côté. Loin des yeux des autorités, près du porte-monnaie pour le Portugais.


Mais alors que le bientôt quadruple Ballon d'or se réveillait avec tous les lanceurs d'alerte d'Europe aux basques, au fin fond d'une salle du tribunal correctionnel de Caen, Franck Dumas s'avançait pour répondre d'accusations de fraude fiscale. Un procès moins tape-à-l'œil que le pataquès autour des euros de Ronaldo, avec des noms et des sommes qui font un peu moins rêver. Tout le monde sait que CR7 ne finira jamais dans une cellule de neuf mètres carrés à faire des pompes, même s'il planquait un milliard de dollars. Franck Dumas, lui, risque de finir au trou pour quelques centaines de milliers d'euros. Une triste conclusion aux années de galère et de fuite en avant qu'il vient de vivre. Et si un procès signifie souvent que vous êtes déjà enfoncés dans les ennuis jusqu'au cou, Dumas est embourbé encore un peu plus profondément. Son procès pour fraude fiscale, il y avait déjà eu droit en septembre dernier. Détail fâcheux, Franck Dumas ne s'y présente pas, et sa chaise reste vide.

Pas un fuyard


Mais hors de question de passer pour un vulgaire OJ Simpson, fuyant ses responsabilités sur une autoroute de Los Angeles sous les yeux du monde entier. Dumas avait un mot d'excuse, et s'il était absent, c'est parce qu'il était en Guinée, ce dont il avait prévenu tout le monde. Collaborateur de la Fédé guinéenne, il jure qu'il y était au moment de son procès de septembre, car il espérait y signer un contrat sérieux qui lui aurait permis de « mettre en route un étalage de paiement » . Sans se défendre, sans même un avocat pour le représenter, il avait été jugé coupable par défaut et avait mangé une condamnation de trois ans de prison ferme. Mais comme la justice française est une belle chose, elle permet aux accusés absents lors de leur jugement d'avoir droit à une deuxième chance. L'aticle 571 du Code de procédure civile est clair : « L'opposition tend à faire rétracter un jugement rendu par défaut. Elle n'est ouverte qu'au défaillant. »


Franck Dumas a donc fait opposition, comme s'il avait perdu sa carte bleue, mais sur son jugement, et la fine équipe était partie pour une deuxième round en décembre. Mais malgré ce délai, tout le monde se posait sensiblement la même question : comment Franck Dumas allait-il justifier le demi-million d'euros qu'on l'accusait d'avoir planqué au fisc depuis son départ du banc caennais ? Dès le début des hostilités, le président du tribunal a exposé les faits de façon chirurgicale : « Vous êtes débiteur de 557 496 euros auprès de l'administration fiscale. » Les calculs sont tortueux, mais difficilement contestables. En 2012, année lors de laquelle il quitte Caen et démarre le litige, Dumas a touché 1,4 million d'euros et n'a payé qu'un peu plus de la moitié des impôts qu'il aurait dû verser.

Phobie administrative


Rebelote en 2013, puis en 2014, où il ne donne presque rien au fisc, et fait grimper son ardoise. « Franck Dumas n'a pas détourné d'argent, il n'a simplement pas payé ses impôts » , balance son avocat, dans un fol espoir d'invoquer la fameuse phobie administrative. Mais dans les faits, Franck Dumas a bien fait circuler de l'argent de façon suspecte. D'abord en faisant des gros virements sur le compte commun qu'il avait avec sa compagne, puis en faisant passer ce compte au seul nom de cette dernière. Des sommes qui deviennent alors insaisissables pour le fisc. À un autre moment, il barre carrément à la main la somme écrite sur sa déclaration pour en inscrire une autre. Pour se défendre, Dumas tente un bancal « Je suis désolé, je ne suis pas un expert » , ou explique que c'est le club qui avait fait une erreur. Sans convaincre personne.


Car s'il tente de se faire passer pour un tête en l'air sans mauvaises intentions, Franck Dumas est surtout un joueur notoire, un flambeur hors pair qui dit qu'il pouvait « dépenser 100 000 euros par mois » au jeu, mais qu'il s'est repenti. Grillé en voyage au Maroc, en Chine ou en Thaïlande avant son procès, il affirme qu'il y cherchait du boulot, car il ne pouvait plus travailler en France. Et comment compte-t-il rembourser les sommes qu'il doit ? En août, il écrivait au juge pour promettre qu'il s'en sortirait grâce à « la solidarité » de ses amis. Bref, un gros bricolage en guise de défense, et le magistrat vient de requérir un an de prison ferme, une peine toutefois moins lourde que celle de septembre. Deux décennies après son titre de champion de France, Dumas livre là sa version de Vingt ans après, un peu moins chevaleresque que celle d'Alexandre.

Par Alexandre Doskov
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