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France Télévisions, le charme des coupes

Elles sont moquées. Méprisées, parfois. Pourtant, la Coupe de la Ligue et la Coupe de France à la télé sont les derniers bastions d'une autre vision du football. Un football sans artifice et désuet. Oui, un football nostalgique.

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Un rapport humain au football

Aujourd'hui, les chaînes de sport se multiplient en même temps que les bouquets. L'offre footballistique télévisuelle dépasse l'entendement, avec une concurrence féroce en arrière plan et les fameux droits télés portés en étendard d'un modèle économique en quête de régulation. Ou pas. Un être humain normalement constitué et bien armé peut regarder du football du vendredi soir au dimanche soir, s'il n'en a pas déjà regardé tous les soirs de la semaine et dépasser la limite de ce qu'il est humainement possible de s'infliger, en passant par un Lazio Rome-Parme, huitième de finale de la Coupe d'Italie, du championnat portugais, des talk-shows, du soccer, et les buts de Premier League qu'il devient difficile de ne pas voir et revoir en boucle. Il n'aura qu'à zapper et mater. Face à ce monstre, les Coupes de France et de la Ligue sont les derniers remparts du football gratuit. Un moyen de se rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, les chaînes se comptaient sur les doigts d'une main et le sport à la télé était un plaisir rare. Les Coupes de France et de la Ligue sont des résistants, qui ne vont pas tarder à être mangés par l'ennemi, mais qui, tant qu'il existera, sera ce contre-modèle (vieillissant), porteur d'une certaine nostalgie et représentant d'un football d'une autre époque. Loin de l'orgie habituelle, de l'analyse sur l'analyse, des experts multi-diplômés en pagaille, des replay jusqu'à l'overdose, des live tweets à vous filer un mal de crâne, elle offre à qui veut et au profane une rencontre telle qu'elle est et un rapport plus humain au football, moins prétentieux, plus champêtre.

Un produit kitch sur-vendu maladroitement

Il y a Laurent Luyat qui introduit sobrement : « Il y a toujours des buts dans nos soirées Coupe de la Ligue. » Il y a aussi Jérôme Alonzo qui enquille les lieux communs sans avoir peur de servir la louche de trop, celle qui gêne. La Coupe de la Ligue sur France TV, c'est aussi le charme du décalage permanent. Des tirades enflammées sur ce qui ne le mérite sans doute pas, un centre de Renaud Cohade, une frappe lointaine d'Arnaud Le Lan, un dribble chaloupé de Benzia, « un jeune très prometteur, paraît-il » . Car là, le but n'est pas d'avoir des infos, des avant-premières. Non, là, il est juste question de faire vivre un moment de football simple. Le plus souvent dans des stades à moitié vides. Balancées par certains clubs, jouées par d'autres, sans saveur pour la majorité, les coupes nationales sont cette drôle de chose qui fait la part belle aux seconds couteaux, ceux qui doivent « saisir leur chance » , ceux qui doivent « reprendre confiance » , ceux qui ne jouent en réalité pas, ou peu. Ces coupes font briller les anti-héros, les joueurs de club. Et intervenir Daniel Lauclair, qui avec son phrasé résume tout. Une élocution d'un autre âge pour rire ou se souvenir. Après tout, l'homme de terrain avait déclaré : « J'aurais dû animer Intervilles. » Le football sur le service public remet le football à son vrai niveau : un sport populaire.

Les commentateurs aussi ont leurs Petits Poucets

Depuis quelques saisons, France Télévisions a décidé de mettre en place le dispositif « À chaque région son match » en Coupe de France. Le principe : permettre à chacun de suivre sur son antenne locale de France 3 le match de son club de cœur. L'idée a beau être louable, elle s'est transformée en machine à quolibets. En cause, des journalistes locaux, peu habitués à commenter des parties en direct, surtout avec un tel taux d'exposition, associés à des consultants pas plus expérimentés. Ainsi, sur un Raon l'Étape-Bordeaux géré par France 3 Lorraine, les Girondins Abdou Traoré, Hadi Sacko et Henri Saivet sont une seule et unique personne pour le duo chargé de faire vivre la rencontre. Toujours sur le même match, le préposé au « synthé » n'est pas plus au fait de l'effectif marine et blanc. Lors des remplacements, ce n'est pas Kaabouni qui remplace Traoré, mais Olimpa, un gardien de but. De même, Bellion s'appelle Savić, qui est lui-même rebaptisé Kaabouni. Et Francis Gillot entraîne Raon L'Étape. De leur côté, les joueurs locaux voient leurs patronymes respectés à la lettre par des commentateurs qui n'essaient même pas de masquer leur favoritisme pour « le petit » . Parce que cette heure de gloire télévisée vécue par les pensionnaires du CFA, les commentateurs sont aussi en train de la vivre. Une non-qualification des Vosgiens et ils diront probablement eux aussi adieu à la Coupe. Du chauvinisme premier degré que n'aurait pas renié le regretté Thierry Roland.


Un tirage au sort interminable

Le tirage au sort de la Coupe de la Ligue, effectué sur France Télévisions, est toujours un grand moment de télévision. Par tradition, il se déroule après le coup de sifflet final de la dernière rencontre. Avec le sémillant Laurent Luyat en maître d'une cérémonie qui verra des vedettes telles que Vincent Jay (champion olympique de biathlon) ou des actrices de Plus belle la vie décider du sort des équipes encore en lice entre deux tunnels de promotion interminables pour les dirigeants et supporters des clubs concernés. Une formule qui a également le don de rendre fou les directeurs de journaux du matin, pour qui boucler une fois le tirage effectué est un véritable casse-tête, pour peu que le match l'ayant précédé soit allé jusqu'à la prolongation. Mais ça, Laurent Luyat s'en fiche. C'est un homme libre qui aime passer du temps avec le gratin et qui ne sacrifierait jamais un bon mot sur l'autel d'un conducteur beaucoup trop rigoureux. Et après tout, pourquoi pas ?

Par Mathias Edwards et Antoine Mestres
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