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France go home !

Dans un match serré, des Americaines plus réalistes l'emportent à l'expérience (3-1) contre une équipe de France qui a joué le coup jusqu'au bout sans démériter.

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France/USA : 1-3


Buts : Cheney, Wambach, Morgan pour les USA. Bompastor pour la France.

D'un côté trois titres olympiques, deux titres de championnes du monde, des Soccer Moms, une tradition universitaire, une ligue professionnelle, et deux millions et demi de licenciées. De l'autre, 55 000 licenciées et un championnat peu médiatisé. La différence cet après-midi entre la France et la Etats-Unis se situe certainement dans cette comparaison. Car si l'écart entre les jeux pratiqués était finalement minime, les Américaines sont passées à l'expérience.

18h. Opposition de style au Stadion im Borussia-Park. Les Américaines sont les meilleures du monde, et elles le prouvent très vite. Très physique, le rouleau compresseur mentionné par Sonia Bompastor avant le match prend tout son sens. Jeu court dans les espaces, jeu long dans la largeur, ailières qui collent la ligne, gros pressing, les états-uniennes savent tout faire, étouffent les Françaises et montrent que leur collectif est une grosse machine de guerre. La patte de la coach suèdoise Pia Sundhage sans doute, qui a su valoriser la touche technique d'une équipe déjà bien physique. Bérangère Sapowicz, de retour de suspension dans les buts tricolores, découvre d'ailleurs les joies du jeu aérien made in USA et galère sur à peu près toutes ses sorties aériennes. À la 10ème minute, Lloyd décale Aby Wambach qui déborde sur son côté. Laura Georges est larguée, l'attaquante de Boca Raton – Florida centre et Lauren Cheney marque dans une surface de réparation française peuplée mais passive. Les Américaines ont rappelé en dix minutes qu'elles étaient les grandes favorites de la compétition. Mais dans l'expression collective, les Françaises ne sont pas pour autant ridicules. Si elles comprennent vite qu'elles ne pourront pas se positionner dans le camp adverse et poser leur toque comme contre l'Angleterre, elles ne déméritent pourtant pas. La fin de la première mi-temps est plus riche en occasions. Louisa Necib, centre névralgique de la circulation de balle française, oriente plutôt bien le jeu. Une barre et quelques occasions passeront par là. Sans succès.

Les Françaises attaquent bien la seconde période. Même très bien puisqu'à la 55ème minute, Sonia Bompastor centre parfaitement. Gaëtane Thiney ne touche pas la balle mais perturbe Hope Solo, la goal historique qui a le désespoir (sic) de voir le centre-tir échouer dans le petit filet. Un partout, jolie réaction. Les Françaises profitent du coup de barre généralisé américain et se remettent bien dans la partie. Un comble au vu du début de match. Les Bleues gèrent les débats, les occasions se multiplient et Hope Solo enchaîne les dégagements approximatifs. Mais gare à l'excès de confiance. En demi-finale de Coupe du Monde, les multi-titrées américaines en ont encore forcément sous le pied. À l'expérience, elles achèvent les Bleues dans le dernier quart d'heure. A la 79ème minute, sur un corner, Aby Wambach (encore elle...) oubliée au 2ème poteau crucifie Bérangère Sapowicz sortie un peu à l'abordage et marque son 121ème but pour 160 sélections (quand même...) Cruel mais finalement prévisible. Quelques minutes plus tard, Alex Morgane, lancée en profondeur, lobe la gardienne tricolore et achève le rêve bleu. 3-1. La France jouera donc le match pour la troisième place contre le Japon ou la Suède. Mais surtout, elle a tenu tête à la meilleure équipe de l'histoire et s'est qualifiée pour la première fois pour des Jeux Olympiques. C'est déjà pas mal. Et maintenant, place à la Ligue 1!

Par Antoine Mestres

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Bini ne voulait pas plus de 50% de Lyonnaises.
De plus Bini ne jure que par Juvisy, le chouchou des instances en tant que dernier club de haut de tableau "amateur pur" dans le foot féminin français et qui cultive une haine extraordinaire contre l'OL (dépôt de réserves techniques au début de l'existence de l'OL féminin au motif que "l'argent d'Aulas doit être exclu de notre football"...) Or Bouaddi est une transfuge de Juvisy à l'OL...

En attendant, Bini en excluant Bouaddi et Wendie Renard a tiré deux balles dans les pieds de son équipe. Leur maîtrise du jeu aérien a lourdement manqué aux Bleues, y compris, pour Wendie, en phase offensive...
Il n'a pas non plus su voir que Delie était à l'agonie en fin de tournoi et a fait perdre des dizaines de minutes à l'équipe à chercher ce fantôme.
Il n'y avait pas dans l'EdF ni dans les recalées la tueuse puissante qui a manqué à cette équipe. A l'OL, ce rôle est dévolu à Lotta Schelin et à la supersub Lara Dickenmann, ce n'est pas par hasard. Mais en faisant davantage jouer Le Sommer et Thomis, ça n'aurait pas pu être pire.

Idem, il a imposé Soubeyrand avec son déambulateur toute la compétition pendant qu'Amandine Henry est restée à Lyon, bravo. A part des fautes et des relances calamiteuses, qu'a fait Soubeyrand ? Ah bien sûr : engranger des capes et porter haut les couleurs de l'amateurisme juvisien...
Quand tu vois sa réaction et celle d'une grande partie du foot féminin français (à commencer par Soubeyrand) à la victoire en C1 de l'OL, il est très clair que Bini et ses pareils préfèrent ne rien gagner avec de vrais bons petits clubs amateurs à la papa que des titres gagnés avec "le fric d'Aulas". Le foot féminin n'exploitera pas les coups de projo de juin-juillet 2011, il ne veut pas.

C'est incroyable cette mentalité. Au delà d'être dépassée elle est carrément suicidaire. On le voit de partout ailleurs, en basket rugby hand et etc que l'amateurisme n'a plus sa place à haut niveau. Même en France. Car pour attirer des nouveaux pratiquants il faut de la lisibilité, faire envie, mettre des étoiles plein les têtes pour aller chercher les tous petits à la base. Avec l'amateurisme c'est tout le contraire, d'ailleurs ce terme est devenu péjoratif et veux dire le contraire de performant et attirant. L'amateurisme a un besoin vital du professionnalisme, sans lui il disparait.
Vous avez vu le reportage sur Direct8 juste après le match ?
Un reportage qui a donné la part belle au club de Juvisy. Un moment donné, en plein lêchage de fion de ce club, un moment croustillant qui montre le public à l'entrainement : 2 personnes dont une joueuse blessée. L'autre déclare son admiration et sa passion envers le club qui est la personnification de l'amateurisme en foot féminin, l'histoire à lui tout seul du foot . Un reportage qui fait gerber
merci Nikko pour tes commentaires beaucoup plus concrets et plus intéressants que tout ce que j'ai pu éviter de lire au sujet de l'équipe de France féminine depuis le début de la compétition ;)
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