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France borgne bat Angleterre aveugle !

L'Angleterre est nulle. La France est moyenne. Wembley est un hangar à pop-corn. Résultat : mariage prochain du Prince William et de l'exquise Kate Middleton.

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Coule Britannia 1

Fabio se doutait un peu que c'était foutu dès le départ. Mais coacher les Trois Lions avait au moins un avantage : vivre à Londres, c'était mesurer de plus près que, question costards, la Via Montenapoleone de Milan était bien supérieure à Saville Row, Mayfair. Pour le foot, Fabio s'est évidemment planté avec l'Angleterre. Pas de sa faute, à Fabio. Ceci dit, c'est bien payé. Voilà, donc : échec sur toute la ligne. Même si l'Angleterre bat la France ce soir, l'Angleterre restera quand même une nation mazoutée. Comme prévu, l'Angleterre a zoné au Mondial 2010 et elle zonera encore en Polonukraine en 2012. Ce soir à Wembley, l'Angleterre fera donc ce qu'elle peut avec ce qu'elle a : une équipe A'. Bien sûr, les excuses sont toutes trouvées. Rooney, Lampard, Terry, Ashley Cole, Defoe, Bent sont out, blessés, meurtris. Ceci dit, tous ces braves gars étaient en Afrique du Sud cet été, sauf Bent, et ils quand même été mauvais. Mais, bon, l'Angleterre préfère se mentir à elle-même. Alors, restent trois tauliers pour faire semblant d'y croire : Ferdinand (32 ans), Barry (29 ans) et Gerrard (30 ans). Mouais... Les autres du 4-2-3-1 : Foster (Hart vient de déclarer forfait) dans les buts, Jagielka dans l'axe défensif avec Rio, Richards et Gibbs en latéraux. Henderson fait la paire avec Barry, Milner-Gerrad-Walcott devant eux et le cinglé Caroll en pointe. Foutu quand même.

Coule Britannia 2

En foot, depuis quinze ans, l'Angleterre a sacrifié ses spécificités culturelles comme elle a sacrifié au 19ème Siècle (et avant) son Agriculture au profit de l'Industrie devenue reine. La dernière équipe valable d'Angleterre, c'était en 1997, au Tournoi de France, qu'elle avait d'ailleurs gagné. Malheureusement, juste avant le Mondial 98, Gazza s'est barré en couilles (et non retenu par Glenn Hoddle), laissant ce pauvre Beckham se faire piéger par l'affreux Simeone à Geoffroy-Guichard. Exit Britannia. For ever... Depuis, donc, une quinzaine d'années à peu près, l'Angleterre a peu à peu tourné le dos à ses fondamentaux footballistiques (insouciance, jeu aérien, tirs de loin, duels, dribbles, bitures). En gros, avec la Premiership, le foot anglais s'est policé : il se biture toujours autant mais il a honte de le faire. Surtout, le foot anglais a voulu se continentaliser : jouer à terre, lever la tête, réfléchir. Bullshit !

A la base, le footballeur anglais est un coureur de demi-fond, toujours en mouvement. C'est la spécificité locale, en rapport avec la météo : en Angleterre fait pas très chaud, alors faut se bouger. C'est pas des conneries : relisez Daniel Jeandupeux, il a écrit des choses très intéressantes dessus... Un footballeur anglais qui réfléchit, c'est un footballeur à l'arrêt, donc qui prend froid. Exemple : Angleterre-Allemagne à la dernière Coupe du Monde. En temps normal, l'Anglais rentre dans le chou de l'Allemand, le provoque en duel, à terre et dans les airs. Là, non : contre l'Allemagne, l'Anglais recomptait ses couilles. Il réfléchissait, jouait à terre, essayait d'imaginer que... Résultat : un 4-1 bien senti dans les dents. Le but refusé de Lampard ? L'arbitre ne l'a pas vu et l'arbitre fait partie du jeu. Alors comme on dit là-bas: it simply doesn't count.

Coule Britannia 3

Le but refusé à Lampard, c'est l'argument pourri que Fabio oppose toujours à ses détracteurs. On se défend comme on peut. Autre argument : l'absence de trêve hivernale. Pas faux... Mais le problème n'est pas là. Il est plutôt dans le lavage de cerveau du footballeur anglais à qui on a dit que “jouer continental c'est mieux que jouer insulaire” : réfléchir, jouer à terre et rester poli. Rester poli, le footeux anglais il a du mal : ça se remarque tous les jours dans les tabloïds. Qui pouvait croire que Wayne Rooney ou Steven Gerrard resteraient des nice guys tout au long de leur carrière ? Le pétage de plombs du footeux anglais (over-sexe, over-alcool, bagarres, dettes de jeu, courses, casino, poker) c'est un signe de résistance à toute cette connerie d'importation : jouer continental en restant poli. Nostalgie du kick & rush ? Mais le kick and rush “intelligent” avait du bon. Surtout qu'il n'interdisait pas d'y ajouter de la technique, du dribble et des vraies attaques placées, “à terre” (voir Liverpool 77, Angleterre 90). Incontestablement, le foot anglais s'est enrichi depuis quinze ans de l'apport de joueurs étrangers : il était vital que le jeu anglais ne demeure pas figé aux stéréotypes 100% british. La touche latine et africaine a contribué à améliorer globalement l'approche technique du foot anglais. Idem pour les coachs étrangers qui eux aussi ont avantageusement imposé une vision tactique différente en Angleterre. Le problème, c'est que cet apport culturel a surtout profité aux clubs. Pas à la sélection...

Coule Britannia 4


La sélection anglaise n'a plus d'identité de jeu claire : elle a le cul entre deux chaises. Elle n'est plus trop dans le foot anglais basique “d'avant” et pas encore pleinement dans le foot plus “continental d'après”. Elle est ni l'un, ni l'autre. Rassemblez onze joueurs en sélection : quelle véritable culture commune entre eux ? On cherche encore... To be or not to be ? Should I stay ou should I go ? Quand l'Anglais se pose des questions, c'est qu'il est presque foutu. Ça s'est vu au dernier Mondial : les meilleures équipes étaient celles qui avaient une identité culturelle de jeu bien définie (Espagne, Hollande, Allemagne, voire Uruguay). L'Angleterre, elle, était complètement paumée. Et la fatigue des joueurs, bien réelle, n'explique pas tout... Voilà. L'Angleterre est pour l'instant nulle. Quand elle aura réussi d'abord à renouer avec ses spécificités british propres, tout en incluant aussi “l'apport extérieur” (continental, latin, africain), elle y verra sans doute plus clair. L'Angleterre est allée trop loin dans sa révolution culturelle, en oubliant ses spécificités propres.

L'avenir nous renseignera. Le présent aussi ! Pour preuve, un truc complètement fou. Pour cet Angleterre-France, grande surprise de Fabio : il a retenu un underdog de première, Jay Bothroyd ! C'est un attaquant de 28 ans, 1 m 91, buteur de Cardiff (leader de D2 anglaise), viré à 18 ans de l'Académie d'Arsenal pour indiscipline ! Bothroyd pourrait même jouer titulaire à la place d'un autre taré qui promet, Andy Caroll, barjot de Newcastle mais incertain contre la France. Bothroyd ! Un total inconnu balaise qui joue à Cardiff, en D2 anglaise et qui a jadis été viré pour indiscipline de la nursery d'Arsène Wenger... Se faire virer d'Arsenal à 18 ans : il avait tout compris, Jay ! Et si en appelant Bothroyd Capello avait subitement pigé un peu mieux le foot anglais ?


Et la France ? Ben, comme d'hab avec Lol : Lloris – Sagna (ou Réveillère), Ramexès, Abidal (ou Clichy) – Mvila, Alou Diarra, Nasri – Valbuena, Benzema, Malouda. Pas extra. Mais pas mauvais non plus. La preuve, ils sont favoris.

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