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Forlán et Peñarol, une histoire de famille

Diego Forlán retrouve Peñarol. Un club où il n'a jamais joué en professionnel, mais qu'il connaît par cœur. Et pour cause : son père est une ancienne gloire du « champion du siècle » , qu'il a mené au sommet. Une pression pour Diego, une évidence pour les Forlán.

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Le foot s'embarrasse rarement des histoires de famille. Pour les exceptions Maldini, Djorkaeff ou Alonso, combien d'échecs en règle ? Diego Forlán a eu la bonne idée de se ranger dans la première catégorie en marchant dans le sillon tracé par son père Pablo. Ou, plus précisément, en suivant une voie aussi digne que celle du paternel. Cet été, pour la première fois, il met ses pas dans ceux du « vieux » avec sa signature au Club Atlético Peñarol. Il ne sera pas facile d'y laisser la même empreinte.

Du 4 au 10 en passant par 40 000


Alors que Pablo avait effectué à l'orée des années 60 ses débuts professionnels avec Peñarol, Diego est prié d'aller voir ailleurs après avoir récité ses gammes au sein des équipes de jeunes. Une tournée infructueuse en Europe plus tard, passée notamment par Nancy, et Forlán le jeune signe son premier contrat professionnel avec l'Independiente, en Argentine. La suite est connue : Manchester United, Villarreal, Atlético Madrid, Inter Milan en Europe, Internacional Porto Alegre au Brésil, Cerezo Osaka au Japon. Pour autant, Peñarol et Forlán ne s'oublient pas – c'est que les passions sont souvent familiales en Amérique du Sud, comme le rappelle Pablo : « Il a toujours été supporter de Peñarol, comme toute la famille. J'ai joué pour Peñarol tant d'années... Il y a des familles de Peñarol dans lesquelles on trouve, parfois, une personne du Nacional, ou l'inverse. Mais c'est rare. Chez nous, tout le monde est de Peñarol ! » Ainsi, le club carbonero honore Diego à la veille du match aller de sa finale de Libertadores, en 2011. Il sera le socio numéro 40 000, son père est présent à la cérémonie, le président Damiani offre à Diego un maillot aurinegro floqué du numéro 10. Une prémonition ?

Dans l'immédiat, Peñarol perd sa finale contre Santos, pas de nouvelle Libertadores pour le « champion du siècle » . Le père, lui, avait gagné la Copa en 1966, avant de mener son club sur le toit du monde en dominant le Real Madrid en Coupe intercontinentale. Là où l'oracle se plante moins, c'est sur le numéro de maillot du buteur. Car c'est bien avec le 10 sur les épaules que Diego jouera pendant 18 mois à compter de cet été. Il avait été envisagé de lui faire porter le 4 légendaire de son père. À sa présentation à la presse, le rejeton a été clair : « Le numéro 4 est un beau numéro, mais c'est d'abord le numéro de mon père, et moi aussi, j'aime avoir mon propre numéro. J'en ai parlé à mon père et il m'a dit : "Prend le 10". » Un nouveau numéro pour la famille Forlán, qui collectionne déjà les trophées.

Sortir du tunnel avec un maillot légendaire


« Je vais te raconter une histoire de famille. Le grand-père de mon fils, côté maternel, Juan Carlos Corazzo, a été champion d'Amérique avec la sélection en 1959 et 1967 en tant qu'entraîneur. Le père de mon fils, moi, a été champion en 1967. Diego Forlán en 2011. Ce que je veux dire, c'est qu'imagine-toi que la famille Corazzo-Forlán cumule plus de titres que certains pays d'Amérique ! On en a quatre ! » Le décor est planté, le football n'est pas qu'un passe-temps pour les Forlán. Edgar Welker, le vice-président du club avec lequel Pablo a aussi gagné quatre titres nationaux, ne dit pas autre chose : « Le père est une figure très importante de notre club. Diego a fait ses premiers pas au club et ça a toujours été notre désir de le voir revenir. Il a l'intention de faire quelque chose avec son frère et son père. Dans le futur, il pourrait avoir un rôle dans le club. Il aura toujours sa place. » Mais d'abord, le terrain. Et Pablo Forlán est convaincu que son fils a quelque chose à apporter au club : « Mon envie pour lui, c'est qu'il donne tout sur le terrain. Ensuite seulement viendront les bonnes passes, les bons dribbles, les bons buts. Tout sort du cœur. Et en général, le footballeur uruguayen met le cœur. Diego va le mettre aussi, avec son jeu, avec ce qu'il sait faire, avec ce qu'il a montré. Il se sent bien, physiquement, il n'a jamais eu de blessure importante... Je pense qu'il va être en mesure de beaucoup aider. »

« Cachavacha » est attendu. Une normalité dans la République orientale d'Uruguay. Pablo : « Le football uruguayen est fait d'exigences. De la part des supporters, des journalistes, toujours de l'exigence. C'est pour cela que l'Uruguay, avec trois millions d'habitants, est si important dans l'histoire du football mondial. L'Uruguay a été quatre fois champion du monde (en fait, deux Olympiades et deux Mondiaux, ndlr), pour cela nous avons quatre étoiles sur le maillot céleste. Nous sommes le pays à avoir remporté le plus de Copa América, avec quinze trophées. Peñarol et Nacional ont gagné la Libertadores, ont été champions du monde. Notre football est fait d'exigence, et pour Diego aussi, c'est un défi de retourner à Peñarol. Son retour fait vibrer Montevideo. Le monde du football, les entraîneurs y voient une excellente chose pour nos jeunes. » Une vision partagée par Edgar Welker : « Pour notre politique de jeunes, l'image que Forlán peut apporter par son professionnalisme est très importante. » La jeunesse, une idée lointaine pour Diego, 36 printemps. Il aura bientôt l'occasion de se la remémorer : le 8 août, pour sa présentation au public du Centenario, il jouera un amical contre son premier club d'Independiente. Le père, qui avoue volontiers sa « joie de le voir sortir du tunnel duquel je suis sorti tant de fois, avec un maillot aussi glorieux que celui de Peñarol » , risque de verser une petite larme.

Par Éric Carpentier
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Huntelaar Niveau : CFA2
Certainement l'un des joueurs les plus fantastique à voir jouer sur les 10 dernières années.
Que ce soit avec Villareal, l'Atletico ou la Celeste, toujours au top.
Alors même si ça n'a pas été une réussite à l'Inter, vu l'état dans lequel était le club, ça peut se comprendre.

Forlan c'est la classe. Doué des deux pieds, une vision de jeu supérieur à la moyenne, une première touche géniale et surtout, toujours présent dans les grands matchs.
Riquelme Forlan avec Villareal ou Agüero Forlan avec l'Atletico c'était du trèèès lourd avec souvent Forlan meilleur que son coéquipier...

J'te kiff.
Tu as tout dit.

Entre 2005 et 2010 c'était l'un des meilleurs attaquants au monde, point.
Calle Infierno Niveau : District
Sa CDM 2010 était exceptionnelle... je crois que tous ses buts étaient des chefs-d'oeuvre, quel kif!
Pour les Uruguayens, les victoires dans les tournois olympiques antérieurs à la création de la Coupe du monde équivalent à un titre de champion du monde. Waouh, du coup je constate que la Belgique qui a remporté l'épreuve à Anvers en 1920 fait aussi bien que la France, l'Espagne et l'Angleterre et mieux que la Hollande ! C'est merveilleux de se découvrir un palmarès.
Dieudoquenelle Niveau : CFA
Peñarolmiamor donde estas carajo ??
Message posté par Diamantinho
Pour les Uruguayens, les victoires dans les tournois olympiques antérieurs à la création de la Coupe du monde équivalent à un titre de champion du monde. Waouh, du coup je constate que la Belgique qui a remporté l'épreuve à Anvers en 1920 fait aussi bien que la France, l'Espagne et l'Angleterre et mieux que la Hollande ! C'est merveilleux de se découvrir un palmarès.


...et les Uruguayens ont raison!

Les tournois olympiques de 1924 et 1928 étaient présentés, alors, comme d'authentiques Championnats du Monde ; c'était leur valeur intrinsèque, et officielle (la FIFA ne dit rien d'autre d'ailleurs).

Et c'est à peine plus discutable pour le tournoi de 1920, dont existent des traces ne laissant guère planer d'ambiguité. Sinon que les Belges n'ont jamais jugé bon, autant que je sache, de faire valoir ce titre (parce que le déroulement de la finale fut un brin particulier?).

Ca n'engagera que moi peut-etre, mais je crois bien que ces titres auraient acquis davantage de visibilité, voire de légitimité, s'ils avaient été le fait de grandes puissances, et non de pays géopolitiquement (très) secondaires..
Message posté par Bota67


...et les Uruguayens ont raison!

Les tournois olympiques de 1924 et 1928 étaient présentés, alors, comme d'authentiques Championnats du Monde ; c'était leur valeur intrinsèque, et officielle (la FIFA ne dit rien d'autre d'ailleurs).

Et c'est à peine plus discutable pour le tournoi de 1920, dont existent des traces ne laissant guère planer d'ambiguité. Sinon que les Belges n'ont jamais jugé bon, autant que je sache, de faire valoir ce titre (parce que le déroulement de la finale fut un brin particulier?).

Ca n'engagera que moi peut-etre, mais je crois bien que ces titres auraient acquis davantage de visibilité, voire de légitimité, s'ils avaient été le fait de grandes puissances, et non de pays géopolitiquement (très) secondaires..



A toutes fins utiles, ouvrage remarquable sur la question, mais uniquement en espagnol : "1924", de Pierre Arrighi.
Message posté par Bota67


...et les Uruguayens ont raison!

Les tournois olympiques de 1924 et 1928 étaient présentés, alors, comme d'authentiques Championnats du Monde ; c'était leur valeur intrinsèque, et officielle (la FIFA ne dit rien d'autre d'ailleurs).

Et c'est à peine plus discutable pour le tournoi de 1920, dont existent des traces ne laissant guère planer d'ambiguité. Sinon que les Belges n'ont jamais jugé bon, autant que je sache, de faire valoir ce titre (parce que le déroulement de la finale fut un brin particulier?).

Ca n'engagera que moi peut-etre, mais je crois bien que ces titres auraient acquis davantage de visibilité, voire de légitimité, s'ils avaient été le fait de grandes puissances, et non de pays géopolitiquement (très) secondaires..


c'est tout à fait exacte avant de s'enflammer apprenez un peu l'histoire du foot et du sport en général!
en tous cas y'a bien qu'en amerique latine où l'on voit des histoires comme celle des forlan (ou des veron ou des tevez ou... plein d'autres) avec cette passion... l'europe est bien loin de tout ça!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Message posté par Calle Infierno
Sa CDM 2010 était exceptionnelle... je crois que tous ses buts étaient des chefs-d'oeuvre, quel kif!


Pour moi, le meilleur joueur de la CDM 2010 !
Ca fait plaisir de le voir finir sa carrière dans ce club mythique !
GenzoLloris Niveau : DHR
Les gens oublient aussi à quel point Forlàn a servi de mentor au tout jeune (et inconnu alors) Cristiano Ronaldo à son arrivée à Manchester U à la fois dans le style de jeu très similaire des 2 joueurs mais aussi de modèle physique (c'est en regardant l'impressionnante musculature de Forlan que Cristiano allait développer son obsession de la muscu l'amenant à son physique actuel de cyborg)
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