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  2. // Atletico/Fulham (2-1, a.p)

Forlan délivre l'Atletico

L'Atletico favori s'est imposé contre Fulham avec un style qui lui est propre : dans la souffrance. Grâce à un doublé du Matador Forlan, les Colchoneros renouent avec un titre européen qui leur échappait depuis 48 ans.

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Atletico – Fulham, à première vue l'affiche est digne d'un tournoi d'avant-saison sans intérêt... Sauf qu'il s'agit de la première finale de l'Europa League. Pour l'occasion, 49000 supporters espagnols et anglais ont bravé le nuage de cendres islandais en avion pour assister au match le plus important de l'histoire de leur équipe respective. L'ambiance est bon-enfant. Sur le terrain c'est pareil, même si les Colchoneros essaient de planter quelques banderilles par-ci par-là. A la 11e minute de jeu, Forlan est le premier à se montrer dangereux en envoyant un ballon sur le poteau de Schwartzer. Un avertissement qui en appellera beaucoup d'autres. L'uruguayen est chaud bouillant, tout comme Aguero, incroyable en un contre un, et carrément hallucinant par sa vivacité. Le duo d'attaquants des madrilènes vaut à lui tout seul le coup d'œil de cette finale sans glamour. Crispés par l'enjeu, les anglais ont du mal à mettre en danger la défense des matelassiers. Bobby Zamora, incertain avant le match, est esseulé, Duff à du mal, et le milieu de terrain des Cottagers est trop préoccupé à défendre pour s'incorporer en attaque. Bref, l'Atletico maîtrise. C'est pourtant dans une contre-attaque supersonique emmenée par Reyes, que les Colchoneros vont logiquement ouvrir la marque.

Simao récupère la passe de l'ancien Gunner et envoie un ballon pourri à Aguero qui tente une reprise de volée en pivot. La frappe est ratée, mais Forlan récupère les miettes du Kun pour le convertir en or (31e minute). But et folie dans le virage colchonero. L'Atletico s'y voit déjà et baisse le pied dès l'engagement anglais. Comme d'habitude diraient certains. Comme toujours diront d'autres. Le seul moment de déconcentration de la défense madrilène aura permis à Fulham d'y croire aussi. Lancé sur le coté, Zamora casse les reins de Dominguez et de Perea avant de s'emmêler les pinceaux. Bobby parvient tout de même à envoyer le ballon dans les pieds de l'excellent Gera, qui centre pour Davies. Reprise de volée et but (37e minute). L'Atletico accuse sérieusement le coup et tente de répondre stérilement en obtenant 6 corners consécutifs. Sans résultats. Eternels poissards du football espagnol, les Colchoneros rentrent au vestiaire avec la sensation d'avoir offert un but à la con.

Les Anglais de leur coté sont ragaillardis. Heureusement pour l'Atletico, De Gea veille. Le nouvel international espagnol sort même le grand jeu sur un missile à bout portant de Davies. Bizarre, comme joueur ce Davies : il ne sait que frapper au but...Les anglais semblent mieux physiquement à l'image de leur milieu de terrain nigérian Etuhu. Seulement voilà, Fulham, est incapable de produire du jeu. L'Atletico n'en profite pas. On est alors au milieu de la deuxième mi-temps et franchement il y a de quoi se faire chier. Quique Flores décide de remplacer Simao par Jurado pour dynamiser le jeu de son équipe. Forlan, l'homme du match, affole la défense anglaise de ses dribbles mais ni Aguero, ni Salvio rentré à la place de Reyes ne parviennent à mettre le ballon au fond. Anglais et Espagnols ne prennent plus d'initiatives en fin de match. Putain de trouille. Putain de prolongations.

Durant l'entracte, on aperçoit Bobby Zamora engueuler (haranguer ?) Kanchesky. Ujfalusi quand à lui s'avale quelques pilules miracles, voir carrément bizarres. Après une première prolongation insipide, les deux équipes se remettent à jouer pour éviter les pénaltys. Là encore, l'Atletico va faire la différence sur une balle en profondeur. Aguero résiste à la charge de Baird, et envoie un centre à Forlan qui talonne intelligemment et prend à contre-pied Schwartzer pour la deuxième fois de la soirée (107ème minute). Golazo et rideau. L'uruguayen enlève son maillot et montre qu'il n'a rien à envier aux pectoraux de Ronaldo. Les Colchoneros peuvent bomber le torse. 48 ans après leur première finale européenne, les Rojiblancos ont réussi l'exploit d'être le premier vainqueur de l'Europa League en ayant remporté seulement trois matchs durant toute la compétition. Les madrilènes n'étaient sans doute pas la meilleure équipe du tournoi, mais ils méritent de fêter leur titre à la fontaine de Neptune, lieu de rassemblement habituel des grandes victoires du club. Après tant d'année de disette, de critiques et de déceptions, les Colchoneros peuvent désormais prétendre réaliser un doublé en cas de victoire en finale de Coupe Du Roi. Qui l'aurait cru en début de saison ?

Traduction Javier Prieto Santos, source El Pais

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