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Forcément un beau match

Ce week-end, les deux équipes qui pratiquent le plus beau football en Italie s'affrontent. Non, il ne s'agit pas de Milan-Napoli. Le spectacle se passe en Sicile, au théâtre de Palerme.

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La semaine qui vient de s'écouler n'a pas été très heureuse pour le football italien. Défaite de l'Inter Milan contre le Bayern en C1, élimination du Napoli en C3 : mieux vaut se replonger dans le championnat pour éviter une dépression chronique. Heureusement, le calendrier est clément et offre une affiche qui devrait réconcilier les tifosi avec leur Serie A bien-aimée. Certes, il y a Milan-Napoli lundi soir. Ibrahimovic contre Cavani, Cassano contre Hamsik, Nesta contre Cannavaro. Un régal. Mais un régal trop facile. Car si depuis le début de la saison, on s'extasie sur la gnac des Napolitains et le talent des Milanais, l'avis est unanime : les deux équipes qui régalent réellement à chaque rencontre viennent bien de Sicile et du Frioul. Palerme-Udinese. Un diner presque parfait. L'affiche des amoureux du ballon rond, ceux qui veulent voir des passes rapides, des gestes techniques, des attaques placées, du jeu, du jeu et encore du jeu. Ici bas, le résultat est presque moins important que le spectacle, quitte à faire péter un plomb aux présidents des deux clubs, celui de Palerme en tête.

En effet, le fameux Maurizio Zamprini a récemment explosé en conférence de presse, après la défaite des siens à domicile contre la Fiorentina (2-4). « Je suis furieux, j'en ai ras-le-bol. Cela fait dix ou trente fois que je dis que la défense ne va pas. Je ne suis pas fou, mais je ne peux pas l'expliquer à l'entraîneur. J'aime beaucoup Delio Rossi, c'est un grand coach, mais nous ne pouvons pas prendre quatre buts de cette manière » s'exclame-t-il en version grand orateur. Impossible de nier que le coach des Palermitains préfère bosser la phase offensive que la défense. En même temps, avec des joueurs-frissons comme Ilicic, révélation, Abel Hernandez et surtout Javier Pastore, pourquoi s'en priver ? Quarante-quatre buts inscrits, personne n'a fait mieux à part les armadas milanaises. Entre dribbles et passes à l'aveugle, l'Argentin est d'ailleurs le grand artisan des victoires siciliennes, toujours prêt à prendre en main l'équipe lorsque le capitaine Miccoli est absent. Par contre, côté défense, c'est la cata. Palerme a encaissé trente-six buts : hormis l'AS Rome, Bari et Lecce, personne n'a fait pire. Un contraste zemanien qui a une conséquence logique : soit l'équipe gagne, soit elle perd. « Selon moi, curieusement, le problème n'est pas la défense, mais le milieu qui ne soutient pas assez les arrières. Néanmoins, je continue à penser que nous sommes une équipe de talent, nous devons corriger certaines lacunes, mais le futur nous appartient » analyse le coach après une nouvelle défaite, la semaine dernière, face à Bologne (1-0). L'Udinese pour se relancer après deux revers consécutifs : pas forcément un cadeau. Surtout lorsque l'on sait qu'elle est, avec Benfica et le Borussia Dortmund, l'une des seules équipes encore invaincues en Europe (toutes compétitions confondues) en 2011. Prends ça Sir Alex.

"Sir Alex", c'est d'ailleurs le charmant surnom que certains fans de la Curva d'Udine ont donné à leur nouvelle idole, Alexis Sanchez. Le Chilien est la plaque tournante de cette Udinese, dont le propriétaire, Giampaolo Pozzo, dit qu'elle est « la plus belle Udinese qu'il ait vu en vingt-cinq ans de mandat » . C'est dire. Avec Francesco Guidolin, les Noir et Blanc ont trouvé un équilibre et une homogénéité qui manquaient depuis longtemps. Pourtant, le début de championnat a été chaotique. Quatre défaites lors des quatre premières journées et douze points jetés à la poubelle. Dommage, car avec douze points en plus, l'Udinese serait aujourd'hui en tête du classement. Mais l'entraîneur y a toujours cru, s'appuyant sur un système à trois défenseurs, totalement voué à l'attaque, avec un Toto Di Natale en terminal offensif (dix-huit buts en vingt-cinq apparitions). Et la persévérance paye. L'Udinese remonte la pente, et, depuis la fin de la trêve, est devenue une machine invincible. Milan a été tenu en échec (4-4), l'Inter (3-1) et la Juventus (2-1) battues. Gianni Mura, monument du journalisme sportif en Italie, ose même définir cette équipe comme un « petit Barça » , pour sa façon de jouer. Un petit Barça en noir et blanc qui se rend donc à Palerme sans crainte, malgré le semi-faux pas contre Brescia (0-0) dimanche dernier. « Nous ne sommes pas condamnés à gagner tous nos matches, même si je vais me servir des erreurs commises contre Brescia pour battre Palerme » a déclaré l'entraîneur, qui a atteint la cinquième position en récoltant quarante-quatre points en vingt-six journées. A titre comparatif, l'an passé, l'Udinese avait terminé la saison à la quinzième place, avec quarante-quatre points. A partir de Palerme, que du bonus, donc.

Palerme et l'Udinese, deux équipes un peu similaires au fond. Offensives, aux antipodes de ce football fermé et défensif souvent représenté dans les stéréotypes. Et surtout, avec un objectif secret en commun : la Ligue des Champions. « L'Udinese et nous, nous avons les mêmes ambitions. Je parle de deux équipes qui jouent un beau football et qui se valent. Ce sera forcément un beau match. Nous sommes favorisés parce que nous jouons à la maison, eux le sont parce qu'ils sont dans une forme excellente » affirme le patron sicilien la veille du match. Un match où, paradoxalement, la différence se fera peut-être sur la défense. Celle qui résistera aux assauts de la flotte adverse et qui prendra le moins l'eau triomphera. L'autre se noiera. Préparez les canots de sauvetage.


Eric Maggiori

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