1. //
  2. // Arles/Toulouse

Fofana : « Finir le boulot »

Toulouse a l'occasion de se maintenir officiellement en allant gagner à Arles-Avignon. Petit retour sur la saison en dents de scie du Téfécé en compagnie de Mohamed Fofana. Un mec pas forcément très satisfait de son année.

Modififié
0 0
Avec le match de ce week-end à Arles-Avignon, vous enchaînez votre troisième match en une semaine. Les jambes ne sont pas trop lourdes ?


Non, ça le fait. Mais bon, c'est la fin de saison donc les organismes commencent à être usés. On sait qu'il faut finir le boulot. C'est pour ça que le match contre Arles-Avignon va être très important. Si on prend les trois points, on sera maintenu officiellement. Par contre il faut impérativement qu'on respecte cette équipe : si on pense que ça va être facile, on se trompe. Après, en cas de victoire, on pourra être beaucoup plus relâché lors des deux derniers matchs.


Pourtant on a senti que vous n'aviez plus de jambes contre Valenciennes mercredi. C'est à cause d'un manque de jus que les spectateurs ont pu assisté à un match si faible ou pas seulement ?


Il faut savoir qu'il faisait très chaud. C'étaient les premières chaleurs, donc il y a des chances que ce soit un facteur qui ait joué énormément. Il y avait aussi le contexte du match : Valenciennes est une équipe solide qui était venue prendre un point. Nous, bien entendu, on voulait les trois points mais surtout ne pas perdre.


Vous revenez quand même d'une situation assez compliquée. Entre la 23ème et la 31ème journée, vous êtes descendus de la septième à la 14ème place. Tu l'expliques comment cette série ?


C'est assez dur de l'expliquer. Il y a plusieurs facteurs : le mental, la malchance... Sur certains matchs, on perd alors qu'on ne le mérite pas, sans doute par excès de vouloir tous les gagner. On se créait énormément d'occasions à chaque match, on apportait pas mal de soutien offensif. On a sans doute trop insister là-dessus, du coup on s'est désorganisé et on s'est pris dans contres dans la figure.


Justement, le problème de Toulouse n'est pas trop sur la plan défensif. Vous êtes l'une des plus mauvaises équipes en terme de buts. C'est du au départ de Gignac ou à un problème d'animation offensive ?


Je pense que c'est un peu des deux. C'est sûr que le départ de Gignac nous a fait énormément de mal sachant qu'on n'a pas réussi à le remplacer au niveau de son profil. On a recruté deux jeunes attaquants (Tafer et Santander, ndlr) qui n'évoluent pas du tout dans le même registre qu'André-Pierre, ou même avant qu'un Elmander. Ca a été assez difficile pour eux sachant qu'ils sont jeunes. On leur a sans doute mis un peu trop de pression sur les épaules. Au niveau de l'animation offensive on a pas été assez tranchant également. Surtout que depuis cette année, on a eu pas mal de possession de balle, on sortait très bien le ballon. Après, en phase offensive, ça manquait de mouvements, d'explosivité, de spontanéité. C'est surtout là qu'on a pêché. En fait, on était réputé pour être une équipe très défensive qui jouait en contre, alors que depuis cette année, on a voulu envoyer un peu plus de jeu. Ce qu'on a réussi à faire, sans les buts.


En ce qui te concerne personnellement, tu as vécu une saison galère...


Ouais, complètement. Le coach avait son équipe-type, il faisait confiance à sa charnière Congré-Cetto. J'étais devenu un second choix. Il a fallu que je me remette au travail pour regagner ma place de titulaire aux yeux de l'entraîneur. Mais ces derniers matchs, j'ai retrouvé ma place. Il a du voir que je n'ai rien lâché de la saison. Ca a quand même été une période très dure dans les moments où je ne jouais pas. Après c'est les choix du coach, et en aucune façon je ne les ai discutés. J'ai du prendre mon mal en patience.


Sinon, ton contrat arrive à sa fin en juin. Tu veux rester dans ton club formateur ou tenter une nouvelle aventure ?


J'aimerais bien rester. Après si on doit parler de nouvelle aventure, on verra à la fin de mon année de contrat. Mais pour le moment c'est pas du tout dans l'actualité.


Tu ne pouvais pas y échapper : tu est né en France et tu es d'origine malienne, tu as décidé de jouer pour les Aigles. Tu en penses quoi de cette histoire de quotas ?


Moi j'ai opté pour le Mali parce que je ne pense pas avoir le potentiel pour postuler pour l'équipe de France. Ceux qui jouent pour la France, ils sont extrêmement forts. Comme j'ai lu dans une interview de Lilian Thuram, les meilleurs joueurs qui ont la double nationalité, leur priorité, c'est la France. Je suis tout à fait d'accord avec lui.


Ton petit pronostic pour le titre de champion de France ?


Lille. C'est sûr qu'ils vont aller au bout parce que c'est solide, ça ne lâche rien. Je pense qu'ils ont frappé un grand coup en allant gagner à Saint-Étienne. Tout ça avec une très belle maîtrise, avec un gardien de dingue qui leur sort un péno. C'est vraiment très, très costaud Lille. En plus ils ont un calendrier assez favorable à part le déplacement à Paris. En plus, même en faisant un faux-pas, il garderait quatre points d'avance. Ils peuvent se permettre de griller un joker.


Propos recueillis par Robin Delorme

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 0