1. // Copa Libertadores

Fluminense revient de l'enfer

Les clubs Brésiliens sont reçus cinq sur cinq en huitièmes, grâce à la victoire du Flu 4-2 contre Argentinos Juniors, marquée par un doublé de Fred et une baston générale au coup de sifflet final.

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Avant le coup d'envoi, les statistiques ne leur donnaient que 8% de chances de se qualifier. Mais au Fluminense, tout est toujours plus compliqué. Déjà privés de Deco, blessé, les champions du Brésil doivent aussi se passer d'un autre joueur majeur : Emerson, auteur du but qui a donné le titre aux Tricolores lors de la dernière journée du Brasileirão en décembre dernier. Mais là, en ce qui le concerne, les raisons de ce forfait sont bien plus scabreuses : il s'est fait virer du groupe pour indiscipline. Passé par le Flamengo en 2009, l'attaquant a choisi une drôle de façon de manifester sa volonté de revenir dans son ancien club... A quatre jours du Fla-Flu décisif en demi-finale du championnat Carioca, il a foutu le bordel dans le bus en chantant à tue-tête « Bonde sem freio » (en Français, ça donnerait « le tram sans frein » ), l'hymne officieux des supporters de l'équipe de Ronaldinho. Après s'être copieusement frité avec le président Peter Siemsen, il a été prié de prendre l'avion pour Rio une heure avant le coup d'envoi !

Mais il en faut plus pour venir à bout du mental d'acier du « time de guerreiros » ( «  équipe de guerriers » ) qui a échappé par miracle à la relégation en 2009. Après un début de Libertadores plus que poussif, ils doivent s'imposer par deux buts d'écart en Argentine tout en espérant que les Uruguayens Nacional ne gagnent pas à domicile contre l'América de Mexico. Dans les tribunes, les quelque 800 supporters tricolores font plus de bruit que les 20 000 Argentins massés dans le Stade Diego Armando Maradona. Survoltés, les Cariocas se ruent à l'attaque d'entrée de jeu. A la 17e, le latéral gauche Julio César ouvre le score à la 17e sur une superbe ouverture de Marquinhos. Huit minutes plus tard, les espoirs brésiliens sont douchés par l'égalisation de Salcedo sur pénalty. Mais Fred ne rend pas les armes et rallume la flamme grâce à une frappe de mammouth sur coup-franc, sur laquelle le gardien Navarro se troue lamentablement.


Mais il était dit que le Flu allait souffrir jusqu'au bout. Juste avant la pause, Niel, le lutin d'1,63m qui avait inscrit deux buts de la tête à l'aller, sonne la révolte avec un magnifique retourné acrobatique qui s'écrase sur le poteau. Et ce qui devait arriver arriva. A la 54e, Oberman égalise sur une frappe contrée par Valencia, qui lobe le gardien Ricardo Berna. Mais les Brésiliens peuvent compter sur leurs super-héros. A la 67e, Rafael « Musclor » Moura (il est surnommé « He-Man » pour sa ressemblance avec le personnage des Maîtres de l'Univers) trouve le chemin des filets en profitant d'un cafouillage dans la surface suite à un corner. Pendant ce temps-là à Montevideo, le Nacional et l'América font match nul 0-0. Il ne manque donc qu'un petit but aux Cariocas pour se qualifier. Et c'est finalement Fred qui enfilera le costume de héros de la soirée. Après s'être essayé sur un ciseau acrobatique détourné in-extremis par Navarro, il envoie le Flu en huitièmes sur péno à deux minutes de la fin du temps règlementaire. Histoire s'augmenter encore un peu plus l'intensité dramatique de la rencontre, une méga baston générale se déclenche sur la pelouse dès le coup de sifflet final.







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Neymar fait le show



Expulsé il y a deux semaines pour avoir célébré un but contre le Colo-Colo en arborant un masque à son effigie, le petit prodige de Santos avait la rage. Privé du match contre le Cerro Porteño il y a huit jours, il s'est lâché hier soir contre les Colombiens du Deportivo Tachira. Dès la quatrième minute, il ouvre le score grâce à une frappe à ras de terre légèrement déviée. Pendant tout le reste du match, il a multiplié les gri-gris pour rendre fous les défenseurs adverses. A la 72e, il les a achevés en se lançant dans un slalom ahurissant sur le côté gauche, avant de centrer pour Zé Eduardo, qui n'a plus qu'à pousser la chique dans le but vide. Le rouquin foire lamentablement sa reprise en shootant au-dessus du ballon, mais garde assez de sang froid pour le glisser en retrait pour Danilo, qui assure la victoire des siens 3-1.



Malgré ce succès à domicile, les Brésiliens doivent se contenter de la deuxième place du groupe 5, devancés à la différence de buts par le Cerro Porteño, qui l'a emporté 3-2 contre les Chiliens du Colo-Colo à Santiago. Une performance d'autant plus impressionnante que les Paraguayens étaient menés 2-0 à la 21e minute de jeu. Ils ont réduit le score juste avant la pause, égalisé dès le retour des vestiaires, avant de prendre l'avantage à deux minutes de la fin sur un sublime coup-franc de Fabbro, auteur d'un doublé.











L'Inter de Falcão en course pour le doublé



Mardi soir, le Roi de Rome faisait ses grands débuts en Libertadores sur le banc de son autre équipe de cœur, l'Internacional, tenant du titre. Cela fait une dizaine de jours qu'il a pris les rênes des rouges de Porto Alegre, quittant son poste de « Jean-Mimi » local (il était le consultant star de TV Globo), après quinze ans de bons et loyaux services. Des premiers pas plutôt bien réussis, puisque grâce à leur victoire 2-0 contre les Equatoriens de l'Emelec, les siens terminent en tête du groupe 6. Les buteurs incarnent deux générations dorées du club colorado. Le vétéran Rafael Sobis, ancien du Betis déjà sacré en Libertadores avec l'Inter en 2006, a ouvert le score d'une tête plongeante. Le deuxième est l'œuvre de Leandro Damião, 21 ans, auteur d'un des buts de la victoire de son équipe lors de la finale de l'année dernière contre Chivas Guadalajara. Le 21 mars dernier, il était titulaire contre l'Ecosse lors de sa première convocation avec la seleção. Cette victoire des Brésiliens profite au club mexicain des Jaguares, qui conserve sa deuxième place juste devant l'Emelec, malgré leur défaite contre les derniers du groupe, les Boliviens de Jorge Wilstermann.



Dans le groupe 1, les Paraguayens Libertad et les Colombiens de Once Caldas ont validé leur ticket pour les huitièmes. Avec une quatrième victoire en six rencontres, Libertad termine avec deuxième meilleur bilan derrière Cruzeiro. Le Once Caldas, lui, sera justement l'adversaire des Brésiliens, en terminant « pire » deuxième avec sept points. L'un des grands responsables de la qualif' des Colombiens n'est autre que Renteria, qui avait laissé de bons souvenirs du côté de Strasbourg, où il avait claqué neuf pions en 21 matches. Mardi soir, il a ouvert le score contre les Péruviens de l'Universidad San Martin d'une jolie frappe à ras de terre après avoir mis un défenseur dans le vent sur un subtil contrôle orienté.











Les huitièmes de finales :



Once Caldas (Colombie) / Cruzeiro (Brésil)


Santos (Brésil) / América (Mexique)


Jaguares (Mexique) / Junior Barranquilla


Estudiantes (Argentine) / Cerro Porteño (Paraguay)


Fluminense (Brésil) / Libertad (Paraguay)


Velez Sarsfield (Argentine) / LDU (Equateur)


Peñarol (Uruguay) / Internacional (Brésil)


Grêmio (Brésil) / Universidad Catolica (Chili)



Louis Génot, à Rio de Janeiro

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