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Florin Andone, le bistro roumain

Meilleur buteur du Deportivo La Corogne avec six buts inscrits en Liga, l'attaquant roumain Florin Andone se sent comme chez lui en Espagne où il y a vécu la moitié de sa vie. Au point d'en oublier sa terre natale qu'il retrouve de temps en temps lorsqu'il évolue avec la Roumanie en sélection.

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10 juin 2016, match d’ouverture de l’Euro entre la France et la Roumanie. Concentré comme jamais, Florin Andone écoute attentivement l’hymne roumain avant de se placer à la pointe de l’attaque du 4-3-3 concocté par son sélectionneur, Anghel Iordănescu. Le cœur y est, même s'il est partagé. La première moitié roumaine, et une seconde qui ne battra que trois jours plus tard, avec l'entrée en lice de l'Espagne. Non, si Florin porte le maillot tricolorii, son vrai pays à lui n’est pas celui de Dracula, mais bien celui de Cervantes : « Je considère l’Espagne comme mon pays, et je suis très content d’être ici. Je n’ai pratiquement aucun lien avec la Roumanie. Je n’entretiens pas de relations avec des gens vivant là-bas actuellement. Même si je n’y suis pas né, l’Espagne reste mon pays à mes yeux. »

De Botoșani à La Corogne


Pourtant, c’est à plus de 3 000 kilomètres de l’Espagne, à Botoșani dans le nord-est de la Roumanie, à deux pas de la Moldavie, que Florin Andone pousse ses premiers cris en 1993. Comme beaucoup de gamins du coin, le petit Florin aime taper dans le ballon et joue avec ses potes dans le club local du CSŞ Botoşani. Une enfance paisible, qui s'envolera plus vite que prévu. Alors qu’il vient à peine de souffler ses dix bougies, son père décède dans un accident de voiture. Une tragédie que la famille surmonte comme elle peut. Après deux ans de deuil, sa mère veut refaire sa vie et embarque son nouveau compagnon et ses deux fils de l'autre côté des Pyrénées. Direction l’Espagne donc, et la province de Castellón.


En Espagne, Florin continue sa formation footballistique. Plus qu’un sport, le foot lui permet de rêver à une vie meilleure, comme il le racontera quelques années plus tard : « Mon père est mort tôt, ma mère fait des ménages, tandis que mon beau-père est au chômage. Je veux les aider du mieux possible. Ma famille a toujours insisté pour que je prenne le football au sérieux. J’y pense depuis que je suis petit, c’est ce qui me motive. » Déterminé à percer dans le monde du ballon rond, le jeune attaquant enchaîne les clubs de troisième et quatrième divisions espagnoles. Vinaròs, Castellón, Villarreal C, CD Atlético Baleares, avant l’éclosion à Córdoba qui lui a permis de rejoindre le Deportivo La Corogne cet été.

« E Viva España »


De ce tour d’Espagne, Florin ressortira avec une certitude : il se sent comme chez lui au pays d’Alberto Contador. La sangría, les tapas, le flamenco, la corrida ou encore la sieste de début d’après-midi, l’attaquant du Dépor aime la péninsule et ne compte pas retourner vivre en Roumanie une fois sa carrière de joueur terminée : « J’aimerais rester en Espagne toute ma vie. Ce n’est pas que lié au football, quand je sors dans la rue je me sens bien ici. Je parle bien la langue, les gens sont très agréables. La Roumanie est un pays différent : moi, j’ai été élevé ici, j’aime le mode de vie d’ici. »


S’il a visiblement très vite adopté son pays d’accueil, Florin Andone a toutefois tenu à porter le maillot de la sélection roumaine, par choix, mais aussi par manque de niveau : « J’ai eu la possibilité de jouer pour la sélection junior de l’Espagne, mais j’ai choisi la Roumanie. De toutes manières, je n’ai aucune chance de jouer pour la Roja vu le niveau de l’équipe. » Autrement dit, s’il avait été aussi précoce et aussi fort que Lionel Messi, Florin aurait sûrement réfléchi à deux fois avant de dire non à la Roja.

Roumanie, Espagne ou les deux ?


International roumain depuis juin 2015 et un match de qualification à l’Euro sur la pelouse de l’Irlande du Nord, Florin Andone sait qu'il n'a de comptes à rendre à personne. S'il vient en sélection, c'est pour jouer au foot, pas pour se faire des amis : « Je connais ceux qui sont dans l’équipe nationale, mais c’est une relation simplement cordiale. Je n’ai pas de relation avec eux, je ne leur parle pas en dehors de la sélection, c’est une amitié professionnelle que j’entretiens avec eux. Après les matchs, je rentre en Espagne, où j’ai toute ma vie. »



En mars dernier, partagé entre ses deux pays, Andone a vécu « un match spécial » comme il le déclarait en conférence de presse d’avant-match. La Roumanie reçoit l’Espagne pour une rencontre amicale, et l’attaquant, alors à Córdoba, est bien présent sur la pelouse avec son maillot tricolorii. S’il n’a pas poussé le vice en posant sa main sur le cœur durant la Marcha Real, Andone ne s’est jamais senti autant à sa place que ce jour-là, et la réunion dans un même lieu de ses deux pays. Même si c’était à Cluj, à plus de 3000 kilomètres de là où il compte bien passer le reste de sa vie.



Par Steven Oliveira Propos de Florin Andone issus de la Gazeta Sporturilor et de Footballski
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