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Florentino Pérez, ou la négation de la remise en question

Inquiet suite à la débâcle du Clásico, le Madridismo l’est encore plus suite à la conférence de presse de son président. Dans un copier-coller de celle qui l’avait vu soutenir Ancelotti en mars, Florentino Pérez s’est faussement solidarisé avec Rafa Benítez. Surtout, il a fait preuve d’une manque de remise en cause tout en se personnifiant comme le Real Madrid.

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Les cameramen enclenchent le REC, les photographes dégainent en rafale et les gratte-papier lèvent haut la main. En une ouverture de porte, la salle adjacente au Palco de Honor du Santiago Bernabéu se plonge dans un silence quasi religieux. Costard cintré et lunettes bien vissées, Florentino Pérez tapote sur le micro, pose sa fiche sur le pupitre et entame son discours : « Nous avons analysé la situation sportive. Rafa Benítez a tout notre soutien et notre confiance. » En un préambule, le président merengue met fin à quelques spéculations allant bon train depuis la gifle du Clásico. Surtout, il donne du grain à moudre à une presse de moins en moins encline à le soutenir envers et contre tout. Bien que chahuté lors de la séance de questions qui suit, le big boss du BTP espagnol ne perd pas le cap. Tour à tour, il culpabilise les médias pro-madridistas, évoque les Ultras Sur pourtant jetés hors du stade, et fait fi de socios trop remuants. En soi, rien de plus qu’un remake de la dernière conférence de presse lors de laquelle il avait soutenu Carlo Ancelotti. Avant de le virer tel un malpropre deux mois plus tard. Suerte, Rafa.

Carlo Ancelotti, viré mais toujours coupable


Lorsque, le 12 mars dernier, un communiqué lancinant annonce une convocation de la presse, Florentino Pérez donne dans l’innovation. Peu prompt à rendre des comptes, il évoque une exception. «  Je veux dire, pour répondre à des fausses informations apparues, que quoi qu’il se passe lors des prochains jours ou dans les prochaines semaines, Carlo Ancelotti sera toujours l’entraîneur du Real Madrid » , déclare-t-il à l’époque. Deux mois plus tard, le discours diffère et la guérite de l’antre madridista pleure son Carletto, destitué à la stupeur générale. En ce lundi, le discours ne varie pas d’un iota : pour contrer des informations de Marca et de As, il décide d’afficher publiquement son soutien envers Rafa Benítez. Pire, à l’heure d’évoquer les maux qui frappent son effectif estampillé Galacticos 2.0, il pointe du doigt ce même Carlo Ancelotti, coupable d’avoir laissé « la situation se dégrader » . Une attaque personnelle qui répond aux propos du jour de l’Italien, qui avoue quelques heures plus tôt sur RMC que son « départ du Real n’était pas facile à vivre  » . Ou comment retourner ses propres erreurs contre ses sous-fifres de l’organigramme.

Justement, la cohérence sportive du projet merengue se trouve au cœur du marasme que traverse le Madridismo. Plus que par cette débâcle historique face aux Blaugrana (0-4), le public du Santiago Bernabéu s’inquiète du faible niveau dans le jeu et du manque de caractère de ses poulains face au PSG et au FC Séville. Là encore, Florentino Pérez ne trouve pas mot à dire. Il préfère se poser en victime, lui qui se permet de se passer des services d’un directeur sportif depuis le départ du sage Jorge Valdano en 2011 sous la pression de Mourinho. Ainsi, tout comme au printemps dernier, il se dit la cible « d’une campagne mensongère de certains journaux  » : « Certaines personnes se servent du mensonge pour détériorer non pas mon image, mais celle du Real Madrid. » Cette personnification du fanion blanc, la presse pro-madridista ne l’accepte pas et n’hésite pas à poser la même question en boucle à Florentino Pérez. Et pourtant, As et Marca continuent de passer sous silence nombre de décisions étranges de la Junta Directiva. À moins que cette conférence de presse aux accents égocentriques ne fasse changer la donne.

Des socios en colère ? « Non, les Ultras Sur »


Car plus que cette attitude désinvolte face à la presse, le président du Real Madrid agace de nombreux socios en niant ce qui lui est reproché : « Certes, beaucoup de gens disaient : "Florentino, démission". Mais ces chants sont venus de personnes bien identifiées : les Ultras Sur, que nous avons viré du stade depuis deux ans. » Une excuse brinquebalante pour faire fi des critiques d’un public excédé, pour qui la crise institutionnelle est tout aussi grave que la sportive. En effet, les socios demandent toujours des explications quant aux changements de statuts souhaités par Florentino Pérez. En 2012, il s’était ainsi permis de faire passer de 10 à 20 le nombre d’années d'ancienneté pour pouvoir se présenter. De même, chaque candidat devait avoir une garantie financière d’environ 80 millions d’euros. Deux modifications qui lui ont permis de ne pas avoir de concurrent aux dernières élections, et qui seront validées, ou non, par la justice espagnole ce mercredi. Une décision attendue par tous, sauf par le principal intéressé : « Il est clair que cela se terminera au tribunal Suprême dans beaucoup de temps. » Une affirmation qui pourrait vite être contrée par l’humeur des journalistes et, surtout, du Santiago Bernabéu.

Par Robin Delorme, à Madrid
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