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FIFA : 4 nouveaux prétendants pour réformer le football

Contrairement à 2007 et 2011, Sepp Blatter devra faire campagne contre plusieurs adversaires pour conserver son trône. Même si ses adversaires ne semblent a priori pas en mesure de le faire tomber, cette recrudescence des candidatures démontre que le football va mal et qu'il doit changer.

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28 août 2014, Michel Platini renonce à briguer la présidence de la FIFA dont les élections devraient se tenir en mai 2015. Désigné comme seul adversaire crédible de sa sainteté Sepp Blatter, le Français préfère se concentrer sur un nouveau mandat à l'UEFA, laissant ainsi le président sortant seul dans la course à sa succession comme ce fut le cas en 2007 et en 2011 (même si, il y a quatre ans, Mohamed Bin Hammam s'était présenté avant de retirer sa candidature pour des supposés actes de corruption). Du moins, c'est comme cela que tout le monde imaginait le prochain scrutin. Entre-temps, cinq adversaires se sont dressés sur le chemin du souverain suisse : Van Praag, Figo, Ben Al-Hussein, Champagne et Ginola (qui s'est finalement retiré). Pourquoi, alors que cette élection n'a presque jamais suscité d'intérêt particulier, se retrouve-t-elle avec autant d'aspirants ? Sans doute parce que tout le monde en a marre de voir la FIFA dirigée par le même homme.

S'il venait à être réélu, Sepp Blatter atteindrait la barre des 20 ans de mandat en 2018. C'est beaucoup. C'est trop. Surtout pour un homme que l'on dit corrompu depuis la fin du siècle dernier (Farah Ado, alors président de la Fédération somalienne, se serait vu proposer 100 000 dollars en échange de sa voix pour le Suisse en 1998) et qui n'a fait qu'accumuler les casseroles en 17 années de mandat. L'attribution des prochains Mondiaux à la Russie et au Qatar et les pratiques dénoncées au sein de la Fédération internationale ont fait déborder le vase. Il faut nettoyer la FIFA, entend-on ici et là. Est-elle réellement sale au point qu'on l'imagine ? Probablement. Elle l'est en tout cas suffisamment pour qu'un groupe dissident se forme (New FIFA Now) et que d'anciens artistes du ballon rond (Ginola avant de se retirer, Figo) désirent reprendre le bébé, leur bébé, en main. Si la volonté de rafraîchir l'institution existe, il sera néanmoins très dur de détrôner la « Blatte » . Et puis qui nous garantit que les aspirants feront mieux que le maître ?

Les candidats


  • Luís Figo


    - Qui es-tu Luis ? Inutile de faire les présentations. Le Portugais est le dernier à s'être dressé sur la route du champion sortant, bien qu'il ait pris la décision de se présenter à la présidence de la Fédération « il y a quatre mois » , dixit lui-même. Il a reçu le soutien de six fédérations ainsi que de Patrick Vieira. #TeamAnciens
    - Ses revendications : « Si on tape le mot FIFA sur internet, le premier mot qui apparaît, c'est "scandale". J'ai assisté au Mondial au Brésil, j'ai vu la réaction des supporters à l'image négative de la FIFA. Quelque chose doit changer. » Le Ballon d'or 2000 a en outre révélé que le refus de révéler le rapport de Michael J. Garcia de la part de l'institution la plus puissante du football l'a « définitivement poussé à se présenter » .
    - Taux de corruptibilité (99,999%) : Un indice s'affiche en bas de votre écran : tête de cochon, montre, Tchétchénie, Boghossian. Notons tout de même que Luis finance seul sa campagne.


  • Jérôme Champagne


    - Qui es-tu Jérôme ? Méconnu du grand public, le diplomate français a le mérite d'avoir de la bouteille. Malheureusement pour lui, il est en froid à la fois avec Blatter et Platini, ce qui, couplé à une aura quasi inexistante, l'élimine quasiment de la course. Il a d'ailleurs avoué ne pas disposer des cinq lettres le 28 janvier. C'est-à-dire la veille de la date butoir.
    - Ses revendications : Contrairement aux anciens footeux, Champagne a un vrai programme qui rentre dans les détails. Il a, par exemple, proposé à l'antenne de Sud Radio, « que nous redonnions la majorité des places au comité exécutif aux présidents des fédérations nationales. Le problème des inégalités aussi est central, mais on n'en parle jamais parce qu'il faudrait toucher à ces poules aux œufs d'or comme la Ligue des champions, qui renforce un football élitiste. » Dommage pour lui, on ne gagne pas d'élections avec un programme.
    - Taux de corruptibilité (1%) : Trahi ( « knifed in the back » , dixit le reporter de la BBC, Andrew Jennings) et viré de la FIFA par Sepp Blatter et sa garde rapprochée en 2010 car dérangeant, Champagne a d'ores et déjà fait part de sa volonté de rester dans le débat quand bien même sa candidature viendrait à être rejetée. Un bon gars, un vrai.

  • Ali Ben Al-Hussein


    - Qui es-tu Ali ? Le Jordanien cumule les titres : prince, vice-président de la FIFA et ami de Michel Platini. Ses lettres de soutien, il les a. Il a annoncé sa candidature au début du mois de janvier sur Twitter et a de quoi faire trembler « la cèpe » .
    - Ses revendications : Bien que dauphin de papy Blatter, le prince n'a pas été tendre avec le candidat sortant venu le jour de se présenter. Virer le Suisse de son fauteuil, tel est son credo, comme il l'a indirectement tweeté: « Je me porte candidat à la présidence de la FIFA parce que j'estime qu'il est temps de sortir des polémiques internes pour revenir au sport. La FIFA doit être une organisation de service et un modèle d'éthique, de transparence et de bonne gouvernance. » Tout est dans la punchline.
    - Taux de corruptibilité (50%) : Son nom n'a pas traîné n'importe où... sauf auprès du Vito Corleone du football. Rien ne nous dit que ce dernier ne lui a pas appris les ficelles du métier.


  • Michael van Praag


    - Qui es-tu Michael ? Un autre punchliner. Le président de la Fédération hollandaise n'aime pas Sepp Blatter ni sa manière de diriger, et il l'a fait savoir à maintes reprises. S'il se présente, c'est que, d'après lui, aucun candidat crédible ne s'est dressé face à son ennemi, tout en sachant qu'il a peu de chances de se faire élire. En tout cas, il sera de la partie puisqu'il dispose de six lettres.
    - Ses revendications : Les mêmes que la plupart des autres candidats, à savoir « un changement de président » , mais aussi de la « transparence » . « Je m'inquiète pour la FIFA » , a-t-il expliqué dans la presse néerlandaise. Révolté, le patron de la fédé hollandaise n'en demeure pas moins défaitiste. Selon lui, seule l'Europe veut du changement à la tête de la plus haute institution. Difficile de lui donner tort, surtout que l'Afrique entière vient de donner son soutien au Suisse...
    - Taux de corruptibilité (-10 000%) : Van Praag est un peu le Philippe Poutou de ces élections.

    Bonus : David Bin Luis van Champagne

    Puisqu'aucun des candidats n'a a priori de réelles chances de l'emporter, la seule option viable pour faire chuter Blatter reste la fusion. Les quatre hommes ont donc jusqu'à mai pour apprendre une chorégraphie digne des plus grands chefs-d'œuvre de Kamel Ouali.


    Par William Pereira
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