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Feyenoord premier de cordée à décrocher

À l’issue de la phase aller, ils étaient trois encore à la lutte pour le titre aux Pays-Bas. Les trois habituels : Ajax, PSV et Feyenoord. Mais le club de Rotterdam, comme souvent, est le premier à lâcher prise, à cause d’une vilaine série de trois défaites de suite. Dur de suivre le rythme effréné des deux premiers avec un effectif qui manque un peu de stabilité…

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Jusque-là, tout allait bien. La phase aller avait été bien gérée par Feyenoord, qui restait au contact des meilleurs, en troisième position à mi-saison avec respectivement 5 et 2 points de retard sur l’Ajax - leader - et son dauphin le PSV. Oh, ce n’était pas parfait, mais tout de même, avec 11 victoires amassées en 17 journées, il y avait matière à se montrer optimiste. Néanmoins, l’année 2015 s’était déjà terminée par un petit coup de mou avec une défaite un peu bête concédée sur la pelouse de NAC Breda, 1-3 après avoir mené au score. C’était dommage, mais pas rédhibitoire. Sauf que ce revers a été suivi de deux autres lors des deux premières journées de la phase retour : 0-2 à domicile lors du choc face au PSV, puis 2-4 à Alkmaar face à AZ dimanche. Là, du coup, ce n’est plus la même limonade : l’Ajax et le PSV ayant dans le même temps réussi un sans-faute, c’est maintenant 11 et 8 points que le Feyenoord accuse comme retard. Le club de Rotterdam reste toujours en troisième position, mais pour la course au titre, ça paraît déjà râpé. Un retard de 11 points sur l’Ajax par exemple, il y a de fortes chances que ça ne se récupère pas : sur l’ensemble de la phase aller, l’équipe amstellodamoise a obtenu 41 points sur 51 possibles. Voilà, ça devrait donc encore se transformer en une lutte à deux pour le titre jusqu’au printemps, comme très souvent ces dernières saisons. La dernière fois que Feyenoord a été sacré champion des Pays-Bas, c’était en 1999. Une éternité. Depuis, le PSV a eu le temps de gagner 8 titres, l’Ajax 6, et même AZ et Twente ont garni leur palmarès.

6 recrues dans le 11 titulaire

Ce gros passage à vide est triste, mais peut-être un peu prévisible finalement. C’est facile à dire rétrospectivement, mais il manque actuellement du côté de Rotterdam une chose qui existe à Amsterdam comme à Eindhoven : la stabilité. Sur le banc tout d’abord, puisque c’est un jeune premier qui officie cette saison à De Kuip, en la personne de Giovanni van Bronckhorst. Il a beau avoir été l’ancien assistant de Ronald Koeman, puis de Fred Rutten, ses deux prédécesseurs au poste, ce n’est jamais facile de devenir le titulaire, même quand on s’appelle Van Bronckhorst, qu’on est très populaire et qu’on a un CV XXL de joueur. À côté, ses anciens coéquipiers en sélection Frank de Boer et Phillip Cocu disputent respectivement leur sixième et troisième saison de suite comme entraîneur de l’Ajax et du PSV. L’expérience, c’est important… Le vivre ensemble aussi. Au niveau de la composition des équipes aussi, on trouve une différence notable entre Feyenoord et ses adversaires. Sur les 11 joueurs les plus utilisés depuis le début de saison par Van Bronckhorst, on trouve six recrues débarquées l’été dernier : Vejinović (Vitesse), Botteghin (Groningue), Kramer (ADO), Gustafson (Häcken), Elia (Werder) et Kuyt (Fenerbahçe). Le bon vieux Dirk Kuyt a beau réaliser une saison remarquable pour son retour au pays, à un moment, les automatismes entre coéquipiers peuvent manquer. À côté de ça, à l’Ajax, seuls Gudelj (AZ) et Dijk (Willem II) sont les petits nouveaux de l’équipe type. Même proportion au PSV avec Pröpper (Vitesse) et Moreno (Espanyol) comme vrais apports d’une formation qui se connaît bien.

Botteghin grand absent

Feyenoord manque aussi de chance avec la blessure actuelle d’un de ses éléments majeurs en défense : le central brésilien Eric Botteghin. Avec lui, l’équipe compte 7 victoires pour 2 nuls et 1 défaite. Depuis son absence mi-décembre, le bilan est de 1 nul et 3 défaites… Le replacement de Kongolo dans l’axe pour compenser cette perte n’est pas une réussite. Enfin, dernier souci pour la bande à « GvB » : la difficulté à répondre présent dans les grands rendez-vous. Les deux fois qu’elle a affronté le PSV cette saison, elle a perdu. Le bilan est pour l’instant d’un nul à domicile face à l’Ajax, qu’elle retrouvera à l’Amsterdam ArenA le 7 février à l’occasion d’un choc brûlant. En attendant, il est encore temps pour Feyenoord d’essayer de revenir sur ses adversaires, ou au moins de s’accrocher à cette troisième place, en profitant du calendrier. Au programme, en effet, il y a deux matchs de suite à domicile à disputer à quelques jours d’intervalle, avec d’abord la réception d’Heerenveen ce vendredi soir, puis d’ADO Den Haag dimanche. Deux formations de deuxième partie de tableau qu’il faut impérativement battre avant d’enchaîner trois déplacements (dont un en Coupe face à Roda JC). Pour finir sur une note positive, il faut signaler que le grand espoir Terence Kongolo vient de prolonger son contrat jusque 2018. Feyenoord prépare l’avenir, à défaut de complètement rassurer sur son présent.

Par Régis Delanoë
Merci de parler du meilleur club néerlandais, qui traverse un énorme passage à vide (sans 9 depuis les retraites de Makaay et Tomasson, malgré la furtivité de Pellè), et qui est le seul à pouvoir vanter le vrai klassieker contre l'Ajax.
The flying dutchman Niveau : Loisir
A noter que l'Ajax commence à décrocher, lui aussi.
En l'absence de Klaassen, ils en sont à 0.8 buts par match depuis 8 journées, je crois.
Le PSV mérite de dominer l'Eredivisie, ils me mettent en joie.
Sans parler du naufrage que subit Twente actuellement..

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