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Fernando, un bon Portugais ?

« Je suis disponible pour représenter la sélection portugaise si les gens de la Fédération et Paulo Bento veulent bien de moi. » C'est en ces mots que le milieu de terrain défensif du FC Porto, Fernando, a déclaré sa flamme à l'équipe nationale du Portugal. Sauf que tout ça, c'est du pipeau.

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Le Brésil a toujours eu les moyens de composer deux équipes nationales de très haut niveau. Il n’y a qu’à voir le nombre d’excellents joueurs qui se sont barrés vers d’autres cieux afin de porter le maillot d’une équipe nationale pour le comprendre. Sans aller plus loin que le XXIe siècle, on peut notamment citer Deco, Pepe, Marcos Senna ou encore Thiago Motta. Et si la boîte à exportations s’était fermée quelques années durant, la Coupe du monde au Brésil l’a rouverte. Ce Mondial que personne ne veut louper est un véritable accélérateur de particules. L’affaire Diego Costa est à ce titre un parfait exemple. Mais l'attaquant de l'Atlético n’est pas seul. D’autres cas existent, comme celui de Jorginho, le jeune milieu de terrain d’Hellas Verone, mais aussi et surtout celui de Fernando. Le numéro 6 du FC Porto a réussi à faire parler de lui au Portugal, alors que tout le pays avait les yeux rivés sur le clash Cristiano Ronaldo-Blatter, en annonçant son désir de représenter la Seleção das Quinas. Tout sauf une surprise. « Le poulpe » en a eu marre d’attendre que le Brésil l’appelle. Dunga, Mano Menezes et maintenant Scolari. Les sélectionneurs passent, mais aucun ne veut de lui. Est-ce mérité ? Peut-être. Après tout, ceux qui lui bloquent la route ne sont pas des peintres. Toujours est-il qu’il aurait mérité une petite chance, ne serait-ce que pour le boulot accompli avec le FC Porto dont il est le meilleur joueur depuis le début du nouvel exercice. À la place, Fernando va suivre la même route que Deco et Pepe. Pour le bonheur de tout un peuple ? Non. La question reste toujours très sensible au Portugal, bien que la problématique ne soit plus toute neuve. De fait, seul le Nord du pays est acquis à la cause du milieu défensif, dont la naturalisation sportive prendra effet au mois de décembre. Le reste est divisé entre orgueil national et réalité sportive. Mais le débat est ouvert.

Ne pas vendre Rome aux mercenaires

«  Je vis ici (au Portugal) depuis sept ans. Ma fille est née ici, elle est donc portugaise, et c’est ce pays qui m’a permis de devenir celui que je suis aujourd’hui » , expliquait l’intéressé dans les colonnes d’O Jogo. C’est beau, oui. Mais ça sonne faux. Ces paroles vont à l’encontre de son propre discours de début d’année 2013, dans lequel il évoquait son rêve de représenter le Brésil. Et quand le journaliste du quotidien portugais lui rappelle les faits, sa réponse n’est pas vraiment persuasive : « Depuis, les choses ont changé. » Une phrase qui aurait pu passer si des années s’étaient écoulées entre ses deux déclarations. Pas de bol pour le Brésilien et donc futur Lusitanien, les Portugais ne sont pas tombés dans le panneau. Et sur les forums des trois gros journaux nationaux, nombreux sont ceux qui pestent contre l’opportuniste brésilien. Pensée d’extrême droite ? Pas vraiment. Pas du tout, même. Les présences de Nani, Varela ou anciennement Bosingwa, Manuel Fernandes et Boa Morte n’ont jamais posé de problème à la plupart des Portugais. Il n’est pas ici question d'identité nationale, il s’agit de fierté.

Le Portugal n’apprécie sans doute pas que le milieu défensif se tourne vers lui par défaut. Dans ces mêmes forums, le mot « mercenaire » revient très souvent. Si l’intéressé ne le fait a priori pas (ou pas que) pour l’argent, il le fait avant tout pour lui-même. Pour disputer « sa » Coupe du monde à sa manière - ce qui ne dépend pas de lui, barrages obligent - et connaître les joies des compétitions internationales. En ce sens, il serait un mercenaire. Du moins, c’est ce qui ressort de sa maladroite campagne de communication. Et les Portugais ne veulent pas que leur équipe soit composée de mercenaires (même si Pepe est le seul Luso-Brésilien de la Seleção). Rome n’a-t-elle jadis pas signé son arrêt de mort en léguant le pouvoir militaire aux mercenaires ?

Fernando-Moutinho : comme on se retrouve...


Seulement, l’éthique ne prend pas complètement le pas sur le sportif chez les supporters portugais. Les derniers résultats et le niveau de jeu inquiètent, et le public est bien conscient que Fernando ferait énormément de bien à Cristiano Ronaldo et consorts grâce à ses qualités de récupérateur ô combien supérieures à celles de Veloso. L’ancien du Sporting, pas très rassurant avec la Seleção, souffre d’ailleurs la comparaison dans quasiment tous les domaines avec son futur rival. Seul son coup de patte, précieux sur phases arrêtées ainsi que dans le jeu long le sauve lorsqu’on le compare à Fernando. Pour le reste, ce dernier lui est monstrueusement supérieur en termes de volume de jeu, d’impact physique, de projection vers l’avant, de verticalité et de conservation du ballon. Bref, le néo-Portugais est meilleur. C’est une sorte de Blaise Matuidi plus technique et un poil moins offensif. Paulo Fonseca, son entraîneur à Porto, n’hésite pas à dire qu’il est « le meilleur milieu défensif de Liga Sagres » - bien qu’objectivement, il y a match avec la machine Nemanja Matić. Conclusion, Fernando a largement les qualités requises pour devenir le Marcos Senna portugais.

D’autant que le « trinco » des Dragons n’arrivera pas en terre inconnue dans le vestiaire de Paulo Bento. Il y trouvera un ancien Brésilien comme lui (Pepe) et au moins deux ex-coéquipiers (Bruno Alves et João Moutinho, sans compter les présences de Josué et Varela). Mais la clé pour le sélectionneur devrait être l’association de Fernando avec le relayeur de l’AS Monaco. Le duo qui a fait les beaux jours de Porto entre 2010 et 2013 a de quoi faire saliver tout un peuple. Car la présence d’une sentinelle au milieu de terrain pourrait permettre à Paulo Bento de confier un rôle plus offensif à son numéro huit, voire même de faire entrer un vrai dix (Josué) afin d’apporter un peu plus de cohésion au milieu. Avec un axe fort et Cristiano Ronaldo sur un des deux côtés, ce Portugal pourrait faire très mal. Mais pour le moment, l’arrivée du Brésilien de naissance relève de la fiction. Et rien ne dit que Bento le sélectionnerait. Car Fernando n’est ni un pote du sélectionneur ni un client de Jorge Mendes.

par William Pereira
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