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Fernando Torres peut-il redevenir El Niño ?

Après une saison et demie de galère, entre record d’inefficacité et banc de touche, Torres s’est confié à la presse espagnole : il n’est pas heureux à Chelsea. Quelques signes positifs et une victoire en Ligue des champions ont quand même mis un peu de lumière sur sa fin de saison. Attention, la surprise de l’Euro, ça pourrait être lui.

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A moins de trois semaines du début de l’Euro, les Allemands n’ont pas dû apprécier de voir le drapeau espagnol flotter triomphalement sur leur sol. Il est presque minuit ce samedi soir à l’Allianz Arena de Munich, et Mata et Torres paradent, le drapeau dans une main, la coupe aux grandes oreilles dans l’autre. Venu chez les Blues pour gagner des titres, El Niño a été servi. La FA Cup, puis la plus belle des coupes d’Europe. Celle dont tous les meilleurs joueurs de la planète rêvent, mais qu’une partie d’entre eux seulement soulève. Niveau palmarès, c’est quand même plus classe que ce pauvre titre de champion de deuxième division espagnole (2002), le seul que Torres avait gagné en club jusqu’à présent.

Ce Fernando José Torres Sanz n’est pas un attaquant comme les autres. L’ancien colchonero a beau être le sixième plus gros transfert de l’histoire (58 patates, quand même !) et la troisième marche du Ballon d’Or 2008, il a remporté la Coupe du monde et la C1, les deux trophées les plus prestigieux, en tant que remplaçant. Remplaçant de luxe, certes, mais remplaçant quand même. Et comme un symbole, le héros de cette finale de Munich, c’est Drogba, son concurrent cette saison à Chelsea. « Ca a été une grande déception quand j’ai vu le onze de départ. Peut-être la plus grande de ma vie. Je pensais débuter ce match » , a-t-il reconnu dans les colonnes de As.

Confiance perdue

«  On ne m’a pas traité comme ce qui était prévu quand j’ai signé au club. Le rôle que j’ai eu cette saison n’est pas fait pour moi  » , poursuit-il. Torres en veut à ses entraîneurs et à certains cadres de l’équipe qui ont milité pour Drogba. Avec 20 titularisations seulement en Premier League et plus de 27 heures passées sans marquer le moindre but, l’Espagnol a souffert. Et perdu beaucoup de confiance. La preuve, il n’est pas allé se présenter face à Neuer lors de la séance de tirs au but, observant de loin Drogba lui montrer ce que signifiait avoir des cojones. Pourtant, cette victoire en C1, il y a contribué.

Passeur (très) décisif lors de la victoire à Benfica (1-0) en quarts de finale, c’est aussi lui qui est allé assassiner le Barça au Camp Nou dans les dernières minutes de la demi-finale retour. Et s’il n’a pas été décisif dans cette finale, son entrée en jeu a coïncidé avec le retour de Chelsea dans la partie. On l’a vu courir dans tous les sens, faire des différences, prendre les ballons de la tête, s’énerver contre l’arbitre. D’une manière générale, Chelsea a beaucoup mieux terminé sa saison. Torres aussi: « Souvent, c’est quand tu te sens le mieux qu’on compte le moins sur toi. »

L’Euro comme électrochoc ?


À 28 ans, El Niño est loin d’être fini. 91 buts avec l’Atlético Madrid, 65 avec Liverpool, ce n’est pas de la gnognotte. Lui-même se dit dans la meilleure forme de sa carrière, avec «  plus d’envie que jamais  » . Après les blessures à Liverpool et le banc à Chelsea, Torres a de l’énergie à revendre, mais pas forcément aux Blues. A l’instar de sa coupe de cheveux, Torres est dans l’hésitation. Avec Falcao, Agüero, Higuain, Cavani, voire Neymar, le marché des attaquants risque d’être animé cet été. Les Sud-Américains vont chambouler les grandes attaques européennes et Torres pourrait en être la victime. Ou le bénéficiaire. S’il n’a pas plus de garanties de jeu, il cherchera à aller voir ailleurs. Dans un club où le nombre 58 ne flotte pas au-dessus de sa tête comme une épée de Damoclès, et où l’entraîneur lui fait pleinement confiance.

D’ici là, il y a l’Euro. Lundi, Del Bosque l’a intégré dans la pré-liste. Dans cette sélection espagnole, il y a à la fois du monde et de la place. L’incertitude Villa, puis Soldado, Llorente et Negredo. Personne n’a fait le trou. Par son expérience (91 sélections, 27 buts) et sa fraîcheur, Torres a un profil qui peut convaincre. Contrairement à la dernière Coupe du monde, il n’arrive pas avec ce statut de titulaire indiscutable, mais pourquoi ne pas suivre le chemin inverse : passer du banc au onze de départ, et revêtir le costume de héros qui lui allait si bien en 2008 ? S’il est aussi en forme qu’il le dit, il n’a plus qu’à le démontrer à son sélectionneur pendant les deux semaines de préparation. Puis à tout le monde pendant la compétition.

Par Léo Ruiz
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