Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 3 Résultats Classements Options

Fernando Peyroteo, le buteur oublié

En marquant contre le Borussia Mönchengladbach en C1, Lionel Messi a inscrit son 473e but avec le Barça. Pour les Blaugrana, la Pulga égale ainsi Eusébio et n’est plus qu’à 52 buts de Gerd Müller, meilleur buteur avec un seul club en Europe. Joli, mais faux. Dans les années 40, un homme avait inscrit 544 buts en 334 rencontres officielles avec le Sporting Portugal : Fernando Peyroteo. Retour sur un footballeur dont la carrière a été trop vite oubliée.

Modififié
Le 1er janvier 2015, pour fêter le centième anniversaire de sa sélection, la Fédération portugaise a dressé le onze type du siècle de la Selecção. Si on retrouve logiquement Eusébio, Luís Figo, Vítor Baía et Cristiano Ronaldo, un homme manque à l’appel : Fernando Peyroteo. La Fédération lui préfére notamment Paulo Futre. Si les descendants de Peyroteo peuvent se consoler avec une place dans le onze historique de la sélection, son absence n’est pas en soi une énorme surprise, tant son parcours, essentiellement réalisé durant la Seconde Guerre mondiale, a été oublié par le football mondial et européen. Seul un club continue d’entretenir la mémoire de cet attaquant aux statistiques exceptionnelles : son club de toujours, le Sporting Portugal.

Du Sporting Luanda au Sporting Portugal


Beaucoup de familles ont profité du temps des colonies pour conquérir le monde, c’est le cas des Peyroteo. Un grand père espagnol, un grand-oncle 93e gouverneur de l’Inde Portugaise, et des parents partis s’installer en Angola, alors colonisé par le Portugal. C’est dans ce contexte colonial que naît Fernando Peyroteo le 10 mars 1918. Élevé par sa mère – son père décédant lors de sa première année –, le petit Fernando a très vite frappé dans le ballon, entre deux entraînements de gymnastique.


Après avoir débuté à Moçâmedes, puis à Liceu Diogo Cão, Fernando rejoint en 1936 le grand club angolais de l’époque, le Sporting de Luanda. Un club qu’il quittera un an seulement après son arrivée, à dix-neuf ans, lorsque sa mère est contrainte de rentrer au Portugal, à Lisbonne, pour se faire soigner d’une maladie. Connaissant le talent de footballeur du jeune Fernando, un ami de la famille d’origine angolaise lui fait passer des tests au Sporting Portugal. Avertis qu’un futur crack s’apprête à signer chez les Leões, les dirigeants du FC Porto tentent de le faire venir dans le nord du pays. Fernando refuse et s’engage avec le Sporting.

Les « Cinq Violons » , et des buts, des buts et encore des buts


Quelques jours après avoir inscrit un triplé lors d’un match amical, Fernando Peyroteo est lancé dans le grand bain contre le rival, Benfica, pour sa première rencontre officielle avec les Leões, le 12 septembre 1937. Résultat, une victoire 5-3 et un doublé pour l’attaquant de dix-neuf ans qui se fera une spécialité de marquer contre les Benfiquistas. Dès sa première saison, Peyroteo frappe fort : 34 buts en 14 rencontres de championnat – composé de seulement huit équipes – et un premier trophée de meilleur buteur dans la poche. Alors même que le club dispose d'un attaquant aux statistiques surhumaines, le Sporting Portugal galère à remporter le championnat. Jusqu’en 1946, les Leões ne soulèvent le trophée qu’à deux reprises, en 1941 et 1944. Les deux premiers titres de leur histoire. Si de son côté, celui qu’on surnommera plus tard le Rei Peyroteo continue d’enfiler des buts à la pelle, se payant même le luxe d’en inscrire neuf contre Leça et huit contre Boavista, il doit se contenter le plus souvent de la deuxième place derrière le Benfica, Porto ou encore Belenenses.


1946 marque toutefois le début d’une très longue hégémonie pour le Sporting Portugal avec les premiers matchs de ceux qu’on surnommera les « Cinq Violons » . Cinq joueurs offensifs – Fernando Peyroteo, Albano, António Jesus Correia, José Travassos, Manuel Vasques – alignés en même temps sur la pelouse. Une tactique ultra-offensive qui va payer. Avec eux, le Sporting remporte les championnats 1947, 1948 et 1949, saisons durant lesquelles Fernando Peyroteo s’offre trois nouveaux trophées de meilleur buteur. Âgé alors de trente et un ans, l’attaquant portugais décide de quitter le club après douze saisons au club lors desquelles il a inscrit la bagatelle de 544 buts en 334 rencontres officielles, dont 332 en championnat – record à battre. La légende raconte qu’il a décidé de partir afin de rembourser les dettes de son magasin de sport qu’il a ouvert à Lisbonne, dettes qu’il a pu rembourser avec l'argent de son jubilé contre l’Atlético de Madrid, le 5 octobre 1949.

La Selecção, Eusébio et l’opération qui tourne mal


Après avoir fait ses adieux aux supporters du Sporting, Fernando Peyroteo s’offre une ultime saison chez le voisin de Belenenses avant de définitivement raccrocher les crampons et rentrer dans son pays de naissance, l’Angola. Il reviendra au Portugal pour prendre les commandes de la sélection portugaise, une Selecção qu’il n’avait connue qu’à seulement vingt reprises en tant que joueur – pour quatorze buts marqués –, Seconde Guerre mondiale oblige. On est alors en 1961, et sa seule et unique expérience d’entraîneur va tourner court après deux matchs sur le banc. Échouant à qualifier le Portugal à la Coupe du monde 1962, Peyroteo aura au moins eu le mérite d’offrir à un petit jeune nommé Eusébio sa première sélection.


Quelques années plus tard, alors qu’il joue un match des légendes à Barcelone, Fernando Peyroteo se blesse à la jambe et finit sur le billard. Une opération qui va très mal tourner, au point que l’ancien attaquant du Sporting est contraint à l’amputation. Le début de la fin pour celui qui décédera le 28 novembre 1978 d’une crise cardiaque, à soixante ans. Il laisse derrière lui un record qui tient toujours, n’en déplaise à Barcelone, le Bayern Munich et l’UEFA : celui du plus grand nombre de buts marqués pour une seule équipe en Europe.

Par Steven Oliveira
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Tsugi Podcast Football Recall Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Podcast Football Recall Épisode 32 : La France gagne 11-0, le miracle suisse et notre interview de Thomas Meunier Podcast Football Recall Épisode 31: La France fait le boulot, le naufrage argentin et les votes WTF suisses