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Fernandinho : « Peut-être l'heure de partir »

Après six ans au Shakhtar Donestk, Fernandinho, le milieu de terrain brésilien, se verrait bien changer d'air.

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Quel regard portes-tu sur ta saison ?


Je me suis blessé en septembre. Fracture du tibia et la reprise été plus longue que prévue. Ça m'a beaucoup déstabilisé. Mais heureusement, je m'en suis finalement bien remis. J'ai repris la compétition et je me sens bien.

Tu connaissais l'Ukraine avant d'y venir ?


Pas du tout. Je me suis déplacé en février 2005 pour voir où j'allais peut être mettre les pieds. Il y avait déjà pas mal de Brésiliens dans l'effectif et ça a aussi facilité mon intégration.

Tu parles ukrainien ?


Non un peu le russe. « Tchoutchou » (rires)

La vie en Ukraine, c'est comment ?


Moi, perso, j'adore. J'aime les gens d'ici et je me suis très vite bien entendu avec tout le monde. Je me suis facilement adapté. Et puis ici, tu peux faire tes courses tranquille, aller au restaurant sans te faire interpeller toutes les cinq minutes. Il n'y a jamais de problème. Mais là, ça fait six ans que je suis ici et l'heure du départ est peut être arrivée...

Et tu as des contacts en vue de la saison prochaine ?


Officiellement, non mais j'ai eu écho de l'intérêt par la presse.

On parle de clubs allemands, italiens, espagnols, français (OL, OM, PSG). Tu as une préférence ?


Une fois que tu as joué en Ukraine tu es prêt à jouer n'importe où. Tu es capable de t'adapter partout. Après, j'avoue que j'ai toujours admiré le football italien. La Roma, la Juventus, l'Inter, Milan... Les supporters, l'ambiance... Tout ça m'attire énormément.

Et la France, par contre, non ?


Si, si ! (rires) Ces dernières années on a beaucoup suivi la Ligue 1 au Brésil. Notamment Lyon, vu qu'il y avait pas mal de joueurs du pays, et en plus chaque année ils jouent en Champion's League et font des résultats. J'aime bien Paris, pour ce que ce club représente, avec les illustres brésiliens qui y sont passés, comme Ronaldinho ou Rai, et pour la beauté de la ville bien sûr. Je suis aussi attiré par Marseille, pour ses résultats et son public très chaud, ou par Lille qui sera peut-être champion cette année et qui est un club en plein essor.


Tu as des potes qui jouent en France ?


J'ai joué avec Michel Bastos à l'Atlético Paranaense. On se parle mais très rarement.

Et Brandão qui a joué avec toi en Ukraine ? Il a été pas mal critiqué en France...


Ah bon ? Il a beaucoup apporté au Skakhtar. C'est un batailleur. Ses statistiques parlent pour lui.

Tu as entendu parler de ses déboires à Marseille où il a été accusé de viol ?


Oui mais... Je ne veux pas parler de ça.

André prêté à Bordeaux par le Dynamo Kiev a aussi beaucoup de mal...


C'est un jeune joueur. Il a peu joué ici aussi, en Ukraine. Il a connu deux changements drastiques en très peu de temps. Et en plus, il arrive à Bordeaux dans un moment difficile, en cours de saison. Je suis sûr que s'il reste, avec une bonne préparation, les choses seront différentes.

Penses-tu qu'en partant tu auras plus de visibilité pour prétendre à la Seleção ?


C'est un de mes objectifs que de jouer pour le Brésil mais le fait de jouer en Ukraine n'est pas un frein. La preuve, pas mal de joueurs évoluant ici sont appelés. Mais c'est mon grand rêve...

Et comment tu t'occupes à Donetsk. Vous sortez entre Brésiliens ?


Notre groupe de Brésiliens est divisé en deux : les mariés et les célibataires. (rires) Moi, je fais partie de la première catégorie. J'ai un enfant. On se fait des sorties au restaurant où on s'invite à dîner. On organise aussi des soirées évangélistes.

Que vaut réellement cette équipe du Skathtar ?


C'est une équipe qui a prouvé qu'elle possédait de bons joueurs. Et pas seulement pour ce qu'elle a réalisé cette saison. Il y a de bons joueurs dans ce championnat. Je pense notamment aux Brésiliens. Ils sont déjà formatés au foot européen et prêts pour signer dans de grands championnats. C'est une belle vitrine.

Et le championnat ?


Ces dernières années, le niveau a beaucoup augmenté. L'apport des étrangers, joueurs comme entraîneurs, a beaucoup aidé à cela. Disons que c'est un championnat différent. Physique mais beaucoup moins technique que la France par exemple. Une équipe française aurait beaucoup de facilités techniques en Ukraine.

Face au Barça, en quarts de C1, on vous annonçait comme la grande surprise mais un final...


Ça n'a été une surprise pour personne qu'on perde ! Ce qu'on n'a pas aimé par contre c'est de perdre comme ça à l'aller. 5-1...



Propos recueillis par Nicolas Vilas

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"Une équipe française aurait beaucoup de facilités techniques en Ukraine"

Ah t'as pas du voir beaucoup de match de L1 le petit Fernand ...
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