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Fellaini file un point à Everton

Au bout d'une rencontre pourrie par les erreurs techniques, Everton a arraché un nul logique (1-1) face à un pâle Manchester United dimanche à Goodison Park. Les doutes, toujours les doutes, et les nombreuses questions toujours sans réponse.

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Everton 1-1 Manchester United

Buts : Baines (89e sp) pour Everton // Ibrahimović (42e) pour Manchester United

Rien n'était parfait, mais l'essentiel était là. Après avoir longtemps gueulé sur tout et n'importe quoi, s'être frité avec Gareth Barry, Zlatan Ibrahimović avait même coupé court à l'ennui en ouvrant le score sur une sortie dégueulasse de Stekelenburg avant la mi-temps. Manchester United tenait sa première victoire en Premier League depuis le 6 novembre dernier. Et Mourinho a voulu bétonner dans les derniers instants en faisant entrer Fellaini. Une touffe qui s'est agitée en quelques secondes avec le pied qui traîne jusque dans ceux d'Idrissa Gueye. Voilà comment Everton a finalement arraché un point dans les dernières minutes d'une rencontre longtemps pourrie par un faible niveau technique. Difficile à avaler pour MU, mais plutôt logique.

Voyage au bout de la tristesse


José Mourinho a maintenant besoin de savoir. Savoir si son Manchester United est bien sur la bonne voie, s’il est capable de confirmer les quelques progrès vus lors des dernières semaines, mais surtout voir l’état de sa recherche de style enclenchée depuis un peu moins de quatre mois. Peut-il y avoir un lendemain à la belle partition jouée mercredi soir à Old Trafford face à West Ham en League Cup ? Ses hommes ont-ils la capacité de répéter les bons enchaînements, les automatismes entrevus ? Lui en est convaincu. Si bien que le Portugais affirme que tout le monde est maintenant au niveau de ses attentes et que ses choix sont plus tactiques que spécifiques. Voilà pourquoi il ne fallait pas s’inquiéter de voir Juan Mata remplaçant à Goodison Park sur une scène que Mourinho adore. Résultat : Henrik Mkhitaryan et Anthony Martial étaient titulaires, Paul Pogba aussi, alors que Darmian a une nouvelle fois été préféré à Blind en l’absence de Luke Shaw. En face, Everton débarquait aussi pour passer au révélateur après trois matchs sans succès et une semaine après une défaite logique à Southampton (1-0). Ronald Koeman s’est fâché, a couiné pour se renforcer rapidement et avait donc décidé de poser Barkley et Jagielka sur le banc.


D’entrée, la réaction attendue par Koeman est visible. Everton se bat, presse, tient le ballon et gêne un United attentiste. On se regarde, on se jauge, on a peur aussi et parfois on s’allume, à l’image d’un tacle de costaud de Barry sur Ibrahimović ou d’un vol deux pieds décollés de Rojo sur Idrissa Gueye. Sinon ? Sinon, pas grand-chose, à l’exception d’une frappe lointaine de Pogba loin de Stekelenburg ou d’une tentative couillue de Funes Mori qui ne réchauffe personne. Manchester ronronne, manque de mouvements devant, alors que, de l’autre côté, Yannick Bolasie tente lui de bousculer le rythme d’une rencontre fermée. Michael Oliver a décidé d’être cool, alors les seuls frissons sont dans les gros découpages et les sales coups au milieu de la tristesse d’un match où aucune des deux équipes n’est capable d’enchaîner les mouvements dans la durée. Comme si on pouvait jouer quatre-vingt-dix minutes, attendre, se doucher, se barrer et voilà. Sauf que parfois, un instant suffit à vous arracher un sourire : une sortie ratée, un attaquant malin et voilà comment Zlatan Ibrahimović est finalement parvenu à débloquer la rencontre avant la pause (0-1, 42e). Pas la meilleure des promos.

La touffe folle


D’autant que la seconde période repart sur les mêmes bases avec des erreurs techniques terribles. Mais les espaces, eux, se sont ouverts, alors Mirallas alerte d’abord De Gea après avoir pris facilement le dessus sur Rojo, avant de voir la paire Martial-Mkhitaryan foutre enfin le bordel de l’autre côté. Herrera touche la barre à l’heure de jeu, et United a enfin commencé à jouer. Koeman, lui, tente de réagir et envoie Deulofeu et Enner Valencia dans la bataille en passant en 4-4-2. La réaction est immédiate pour des Toffees qui retrouvent leur pressing, poussent, et en deux minutes, Gueye et Holgate, entré à la place de Coleman, blessé, obligent De Gea à sortir de nouveau son costume de sauveur. Voir Phil Jones être le meilleur joueur du jour pour Manchester United dit beaucoup de la prestation très moyenne des hommes de José Mourinho qui n'auront donc pas réussi à confirmer les quelques promesses des derniers rendez-vous. Au bout des coups, Valencia croque une nouvelle occasion pour Everton, alors que le Mou fait entrer Rashford et Fellaini. Un détail qui change tout, car sur son premier duel, l'international belge bouscule Gueye. Penalty pour Everton, et Baines couche parfaitement De Gea (1-1, 88e). Voilà comment saloper un travail en quelques secondes et laisser filer une première victoire en Premier League depuis un mois. À Manchester, on en est désormais certain : Marouane Fellaini n'est bon qu'à satisfaire Goodison Park.

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    Par Maxime Brigand
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