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Feeling of love : « J'ai peur du rapport passionnel que les gens peuvent avoir avec le foot »

Le créateur et leader de The feeling of love propose un premier album sous son vrai nom, brut, mélancolique et psyché. Bricolé dans sa chambre sur un quatre pistes à cassette, Basement dreams are the bedroom cream sort sur le toujours aussi créatif label parisien Born Bad (Cheveu, Cobra, Frustration, la Femme, entre autres). Rencontre avec le Messin Guillaume Marietta qui ressemble (presque) à David Luiz.

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Guillaume, il ressemblait à quoi le terrain de foot à côté de chez toi ?
C'était le terrain d'Oron, à côté de Delme. J'allais voir les matchs intercommunaux avec mon père et mes frères. Je me souviens surtout de mecs bedonnants de 35 ans qui venaient picoler le dimanche. La moitié des matchs finissaient en baston, du coup ils ont arrêté d'en organiser… Le terrain s'est vite retrouvé en friche. Après ça, on allait jouer à la guerre dedans, avec des vieux casques militaires qu'on avait récupérés et qui bougeaient sur nos têtes dans tous les sens. Plus tard, on allait y fumer des clopes et boire des bières. Donc oui, j'ai passé pas mal de temps sur le terrain, mais d'une manière assez alternative.

Tu n'as jamais joué au foot alors ?
Si, mais vraiment pas très longtemps, en poussin. J'ai aussi fait un peu d'UNSS au collège, mais j'étais toujours remplaçant, le mec franchement nul qui perdait la balle à chaque fois. Mon frère en revanche était très bon, il a joué dans l'équipe de Delme. Le seul réel souvenir de foot que j'ai, c'est de le voir courir et marquer avec le coach qui crie pour l'encourager.

Tu as déjà mis les pieds à Saint-Symphorien ?
Une seule fois, au collège, pour une sortie scolaire. Je crois que Metz était alors en D2 (a priori non, ndlr), et je me souviens d'un stade avec pas beaucoup de spectateurs, j'ai trouvé ça un peu triste. J'avais faim, mais c'était un vrai labyrinthe pour trouver un sandwich, et de toute façon, je n'avais pas les moyens de m'en payer un.

Rassure-moi, tu as au moins un souvenir de la finale de 98 ?
Je n'aime pas les grands événements sportifs. C'est comme pour les JO, Roland-Garros ou le Tour de France. C'est comme si la terre s'arrêtait de tourner. On ne parle que de ça, les rues sont désertes, on n'entend que les postes gueuler par les fenêtres… Et quand j'étais ado, mes séries télé étaient déprogrammées à cause de ça, les boules… Pour la finale de 98, mes seuls souvenirs, ce sont les anecdotes sexuelles que j'ai pu entendre à la suite des beuveries post match.

Donc je suppose que tu ne pourrais pas me citer deux ou trois joueurs de foot ?
Des joueurs actuels ? Non. Apparemment il y a un mec qui me ressemble qui joue à Paris, mais c'est tout ce que je sais. Il y a même des inconnus qui m'arrêtent dans la rue pour me faire chier avec ça (après quelques bières vidées, le nom de David Luiz revient avec insistance..., ndlr).

Mais alors, toi qui ne suis pas vraiment le foot, quel regard portes-tu sur ce milieu ?
Je ne sais pas trop, en fait. À la fois critique et attendri. Si tu veux, je vois très bien le côté « popu » des mecs qui vivent le truc, mais ça prend des proportions trop grosses. Le foot, mais c'est comme la politique ou la musique, dès que le fric entre dedans, c'est la porte ouverte à tout. Et j'ai quand même un peu de mal avec les mouvements de masse, je trouve ça flippant. Pas la foule en elle-même, mais ce truc à tous se focaliser sur un bonhomme ou une équipe. Il y a trop d'enjeux là-dedans, je trouve le concept risqué. En fait, j'ai peur du rapport passionnel que les gens peuvent avoir avec le foot, comme pour un artiste, il y a un truc totalitaire là-dedans.

Mais toi, tu le vis comment, ce rapport, du coup, quand t'es sur scène ?

Je ne me sens pas du tout dans ce rôle-là, parce que je n'ai aucune pression. Il n'y a pas d'actionnaires, pas d'enjeux économiques, ce que je fais est gratuit et inutile.

À ton avis, pourquoi en France le rock et le foot ont un rapport aussi distant ?
C'est vrai qu'en Angleterre, chaque groupe est fan d'un club et il y a un vrai lien entre le foot et le rock. C'est issu de la même culture, de la rue en fait. Il est là, le point commun. Le gamin du coin, il va avoir envie de taper dans la balle et de prendre une gratte pour jouer avec ses potes dans un groupe de punk. Alors qu'en France, le rock ne fait clairement pas partie de la culture. Ici, le rock, c'est la variété, c'est Johnny ou Eddy Mitchell. Un gamin qui prend un manche en France, c'est presque un acte politique, ou au moins rebelle, provoc. Chez les Anglais, entre autres, c'est plus naturel de monter un groupe.

Donc cet ADN commun que serait la culture de rue expliquerait alors le lien entre le rap et le foot en France ?
La musique de la rue, c'est clairement le rap, ouais. Même si au final, c'est de la variété tout ça. À partir du moment où ça passe à la radio, de toute façon… Tu peux faire un arrangement rap, rock, bossa nova ou ce que tu veux, c'est de la variété. C'est triste, mais quand tu commences à faire de la musique pour la vendre en supermarché, entre les chips et la lessive, tu en fais un bien de consommation comme un autre. Que tu t'appelles Calogero ou Nekfeu... Ceci dit, je te parle là d'un ancien modèle, parce que tous les mecs qui se faisaient du blé avec les CD l'ont bien dans le cul maintenant avec internet.


Propos recueillis pas Julien Emel, en marge du festival Ondes Messines
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