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FC Metz, la mémoire du poisson grenat

Les Lorrains se dirigent vers une nouvelle saison galère en Ligue 1. Difficile de plaider l’ignorance ou la malchance tant le schéma se répète à chaque fois qu’ils remontent de Ligue 2. Non, ce qui frappe le club ressemblerait plus à une amnésie chronique.

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Barragiste virtuel, le FC Metz est retombé dans une zone qu'il connaît bien. Beaucoup trop bien pour ne pas en connaître sa dangerosité. Pourtant cela ne s’annonçait pas trop mal avec treize pions sur les sept matchs inauguraux. « On a fait de bons débuts, mais notre position à mi-parcours est globalement décevante » , récapitule le directeur sportif messin Philippe Gaillot. Le dernier match contre Guingamp (2-2) est symptomatique de l’entame de la saison. Une première mi-temps consistante avec l'ouverture du score à la clé avant d'être rattrapé par ses démons au retour des vestiaires. L’avant-dernière plus mauvaise défense du championnat se déconcentre, panique et permet à Jimmy Briand d’inscrire un doublé pour les Bretons. Devant, c’est trop léger pour faire oublier Mevlüt Erdinç, qui tenait la baraque avec ses six réalisations avant sa blessure à la mi-novembre. « On a très rarement réussi à aligner l’équipe conçue initialement, et les doublures n'ont pas été à la hauteur des titulaires » , débriefe l’ex-défenseur messin. Pour ne rien arranger, les adversaires viennent à Saint-Symphorien sûrs d’y trouver leur compte, tel des célibataires à un gala de médecine.


Les trous d’air traversés en octobre et en décembre ont compromis un plan de vol qui prévoyait d’arriver à la trêve avec un bagage de 22-23 points. Si on mettait la main sur les boîtes noires de l’appareil messin, on se rendrait compte que le club a subi le même type de turbulence il y a deux ans à peine. Car le plus triste avec le FC Metz, c’est de le voir reproduire inlassablement des erreurs commises dans un passé proche. Comme un poisson reviendrait inexorablement du même côté de son bocal tout en pensant ne jamais être passé par là. En quinze ans, les Lorrains se sont extirpés à quatre reprises des eaux troubles de la Ligue 2 pour reprendre un peu d’air en Ligue 1 (2003, 2007, 2014 et 2016). Ce qui devrait leur conférer une certaine expertise dans les ascenseurs, si on y ajoute le passage en National en 2010-2011.

Une impression de déjà-vu


Au contraire, les Messins enchaînent inlassablement les bourdes. Ainsi, le club reste coi lorsque son meilleur élément offensif se fait la malle pendant l’été. Yeni N’Gbakoto, douze buts et onze assists l’an dernier, est parti du côté des Queens Park Rangers, malgré les jurisprudences Emmanuel Adebayor en 2003 et Diafra Sakho en 2014. Bien sûr, ces transferts servent les intérêts d’un club dont la stratégie sportive et économique est basée sur la formation. Mais en s'amputant chaque année, difficile d' être performant en Ligue 1. D’autant plus que les renforts présentent un autre profil type : le joueur expérimenté censé encadrer les jeunes pousses. Mais là encore, les recruteurs n’ont pas toujours eu le nez creux comme avec le flop Florent Malouda en 2014. Cette année, Yann Jouffre, Benoît Assou-Ekotto, Renaud Cohade (tous trois trente-deux ans), Milan Biševac (trente-trois ans) et Franck Signorino (trente-cinq ans), ont débarqué en Moselle avec des apports plus ou moins probants. « C'est impossible d’attirer des joueurs en pleine maturité, ayant entre vingt-cinq et trente ans. Les tarifs sont trop élevés » , justifie le dirigeant messin. Pourtant, Mevlüt Erdinç et ses 29 printemps sont là, grâce au prêt de Hanovre. Une alternative est donc bien possible.


L’amnésie semble aussi toucher les patrons du club. Carlo Molinari puis Bernard Serin ont toujours renouvelé leur confiance en un staff qui était aux commandes en L2, dans l’optique de conserver la dynamique de la montée. Un choix payant avec Philippe Hinschberger et Albert Cartier en 2014. Mais eux, comme Francis De Taddeo en 2007, sont des rookies à ce niveau (si l'on ne compte pas le bout de saison 2000-01 en D1 de Cartier). Or, les formations qui ont brillé lors d'une remontée étaient souvent guidées par un coach expérimenté. Il y eu Ranieri à Monaco en 2013, Girard à Montpellier en 2009 ou encore Halilhodžić au LOSC en 2000. Pour Philippe Gaillot, le CV d’un entraîneur n’est pas primordial. « Philippe n’est pas le premier venu puisqu’il a longtemps joué au plus haut niveau et n’en est pas à sa première sur le banc d’une équipe pro, contrebalance-il. À Metz, on a toujours choisi la continuité avec des hommes issus du club. On a d’ailleurs connu nos meilleurs résultats avec Marcel Husson et Joël Muller. »


Autre défaut persistant : certains supporters dont la stupidité coûte cher. En 2008, le club avait pris un point de pénalité et un match à huis clos, à la suite des insultes racistes dont a été victime Abdeslam Ouaddou. Huit ans plus tard, le pétard jeté sur Anthony Lopes risque, en attendant le verdict de la commission qui tombera le 5 janvier, d’avoir des conséquences néfastes. Un point à corriger, et vite.

Échapper à la fatalité de la relégation


« Il y a deux ans, on avait pas mal de problèmes internes. Là, le groupe est uni, impliqué dans le projet et supérieur en qualité sportive. En cela, nous sommes plus confiant face à la réalisation de nos objectifs » , rassure Philippe Gaillot. Preuve en est, cette égalisation dans les dernières minutes de Gauthier Hein contre Guingamp, qui permet à son club de ne pas se faire décrocher et de rester à trois petits points de Montpellier, onzième d’un championnat très compact. Et ça, c’est un luxe que l’on sait apprécier sur les bords de la Moselle. Philippe Gaillot toujours : « Dix-neuf points, c’est peu, mais ça nous assure une bonne base pour repartir en janvier. Il faudra bien gérer cette période avec les départs à la CAN, mais nous prévoyons de nous renforcer au milieu notamment. Et puis nos blessés seront également de retour » .


« Même si on a besoin de continuité, il faut qu’on apprenne à rompre avec nos habitudes » , réalise le directeur sportif. «  Il y a quinze ans, Metz était une place forte de première division. Aujourd’hui, on est en phase de reconstruction, on doit grandir pour redevenir un club solide de Ligue 1. Mais avec notre historique récent, bâtir une équipe capable de se maintenir deux ou trois saisons d’affilée n'est pas facile » . Pour sa 59e saison dans l’élite, Metz doit assimiler qu’il n’est plus celui qu’il était. C’est quand il passera vraiment ce cap qu’il pourra se libérer du poids du passé et recommencer une nouvelle histoire.



Par Mathieu Rollinger
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