<![CDATA[FC Bayern Munich - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[FC Bayern Munich - SO FOOT.com]]> <![CDATA[Ballack vote Bayern...]]> text/html fr SO FOOT Michael Ballack ou l'histoire du footballeur allemand qui a vécu pile poil au mauvais moment. Aujourd'hui retraité des terrains, l'ancien milieu de terrain du Bayern et de Chelsea a évidemment un…]]> Michael Ballack ou l'histoire du footballeur allemand qui a vécu pile poil au mauvais moment. Aujourd'hui retraité des terrains, l'ancien milieu de terrain du Bayern et de Chelsea a évidemment un avis à donner sur la finale 100% Deutschland de ce soir.

« Tous les Allemands sont contents qu'il y ait deux finalistes du même pays, cela nous rend fiers et montre l'incroyable talent du football allemand en ce moment. Les deux clubs ont sorti de grosses équipes comme le Real Madrid, la Juventus ou Barcelone, et ils les ont battu en marquant beaucoup de buts. Si vous regardez leur niveau de jeu cette saison, surtout en ce qui concerne le Bayern, vous n'aurez aucun doute sur le fait qu'ils méritent d'être là », a-t-il déclaré hier soir.

« Le Bayern paraît si fort et avec une telle marge. Après avoir perdu la finale l'an dernier ils sont revenus au même endroit, ce qui n'est pas habituel, donc je pense qu'ils vont gagner ce soir. Ils sont vraiment impressionnants », juge celui qui s'y connaît en finales perdues .

Comme l'an dernier, le Bayern est décidément très très favori...]]>
<![CDATA[…et Lambert vote Dortmund]]> text/html fr SO FOOT Et si Dortmund nous refaisait le coup de 1997 ce soir ? Face à une Juventus qui régnait sur l'Europe en ces temps-là, les Jaune…]]> Et si Dortmund nous refaisait le coup de 1997 ce soir ? Face à une Juventus qui régnait sur l'Europe en ces temps-là , les Jaune et Noir avaient frappé un grand coup en ramenant le trophée dans la Ruhr. Titulaire ce soir-là à... Munich, Paul Lambert est aujourd'hui coach d'Aston Villa. Et forcément, l'Écossais rêve d'un deuxième casse ce soir à Wembley.

« Tout le monde sait que le Bayern est une grosse équipe, mais le Borussia peut les inquiéter. Ils ont les idées claires et sont bien dans leur jeu. Je pense que ce sera un match très serré avec des buts, mais à la fin Dortmund arrachera la victoire ».

À vos paris, Messieurs.]]>
<![CDATA[L'équipe-type de la Bundesliga 2012/2013]]> text/html fr SO FOOT Au début, par soucis d'honnêteté, on n'avait mis que des joueurs du Bayern, ou presque. On s'est dit que c'était pas possible, alors on les a tous enlevé. Mais c'était trop, alors on a fait un mix au plaisir. Parce que du plaisir, avec des stades pleins tout le temps et 2,93 buts de moyenne par match, difficile de ne pas en prendre. Gardien : Kevin Trapp: L'année dernière, Kevin n'est même pas titulaire à Kaiserslautern, bon dernier du championnat et relégué. Pourtant cet été, le promu Francfort…]]> Gardien :

Kevin Trapp: L'année dernière, Kevin n'est même pas titulaire à Kaiserslautern, bon dernier du championnat et relégué. Pourtant cet été, le promu Francfort l'enrôle contre 1,5 millions pour jouer les doublures de Tobias Sippel. A l'arrivée, il garde les cages pendant 26 rencontres et livre quelques prestations majuscules, comme ce match contre le Bayern où ils sauvent les siens de la déculottée. Si l'Entracht finit européen, c'est – en partie – grâce à lui. L'Amiral Akbar serait fier.

Défense :

Phillip Lahm : Un défenseur, tout latéral qu'il soit, est censé, comme son nom l'indique, défendre. Mais comme le dit Dennis Rodman dans Double Impact, « la meilleure défense, c'est l'attaque en force ». Alors le capitaine bavarois a passé son temps devant, délivrant la bagatelle d'onze passes décisives. Il est là, le meilleur arrière droit du monde. Pas dans un maillot Orangina. Par contre, il va falloir penser à vieillir un jour. 29 piges tout de même.

Dante : La plus belle touffe de Bundesliga a soulevé bien des interrogations au moment de sa signature. On parle d'un mec remplaçant à Lille et passé ensuite par Charleroi et le Standard Liège. Mais après s'être imposé à Mönchengladbach, le Brésilien a fait de même au Bayern. Badstuber kaputt, Boateng pas au mieux, Van Buyten trop vieux, c'est lui qui a tenu la baraque. Autre chose que Breno.

Benedikt Höwedes : Il s'appelle Benedikt. Il est allemand. Il n'est pas pape. A Gelsenkirchen, il est bien plus. Né dans la région, formé au club, capitaine, Höwedes a le cœur Blau und Weiß. On a envie de croire qu'il y finira sa carrière. Cette saison, comme d'habitude, il est resté serein alors que le bordel régnait. Et surtout, il a été monstrueux lors du Revierderby disputé au Westfalenstadion, pour une victoire 2-1. Rien ne vaut une victoire en terres ennemies.

David Alaba : Pendant longtemps, on se disait au Bayern que la seule solution au problème des latéraux était de cloner Lahm. Et puis Alaba est arrivé. Plus personne ne s'est posé de question. Vingt ans, une famille folle (un père nigérian et DJ, une mère ex-Miss Philippines, une sœur pop star), une vitesse de V2, un pied gauche pas dégueu, une grosse entente avec Ribéry. Et presque plus de problèmes de placement. Marcel Schmelzer remercie le ciel qu'il soit Autrichien.



Milieu de terrain :

Sebastian Rode : Une autre belle pépite de l'Entracht. S'il n'a rien d'un colosse (1,79 m, mais seulement 67kg), ce milieu défensif de 22 ans court tout le temps, ratisse les ballons et est intraitable aux duels. Preuve de son talent, le Bayern l'aurait déjà engagé pour la saison prochaine. Anatoliy Tymoshchuk peut commencer à faire ses valises.

İlkay Gündoğan : Lorsque Nuri Sahin s'est barré au Real, tout Dortmund pleurait son joyau. Lorsqu'il est revenu, tout le monde s'en foutait. Parce que Gündoğan. Un mec qui ne connaît pas la pression. Qui balance des transversales comme d'autres font des passes en retrait. Qui ne perd jamais la balle. Qui remplace Schweini en équipe nationale sans qu'on voit la différence. Qui fait vieillir Xabi Alonso de dix ans en un match. La classe, tout simplement. On lui pardonne d'être né à Gelsenkirchen.

Thomas Müller : « Attention à ce joueur, je le connais, il est très très fort » comme dirait notre CJP national. Vexé d'être remplaçant en finale de Ligue des Champions l'année dernière, l'homme-allumette s'est fendu d'un exercice 2012-2013 majuscule. 28 matchs de championnat, 13 buts, 13 assists. On appelle ca un double-double. Sans qu'on ne connaisse ni son point fort, ni son poste. La polyvalence à son paroxysme.

Frank Ribéry : Frankie a tout simplement réalisé la meilleure saison de sa carrière, faisant aussi péter le double-double (10 réalisations, 15 assists). Au point d'être un candidat plus que sérieux au Ballon d'or. Des courses incessantes, un repli défensif de premier ordre, des buts fabuleux, des passes lumineuses, des célébrations au mégaphone. « Kaiser Franck », tout simplement.

Mario Götze : Après une année tronquée par les blessures, le golden boy a profité du départ de Kagawa à Manchester pour s'installer dans l'axe au Borussia et montrer ce qu'est le génie. Plus prolifique (seize buts toutes compétitions confondues) mais toujours aussi bon passeur, Mario n'a pas son pareil pour rendre fou une défense. Néanmoins, annoncer son départ au Bayern avant la fin de saison, c'est moyen. Surtout quand on a déclaré « Je peux très bien m'imaginer [finir ma carrière au Borussia Dortmund] ». Pas sûr qu'il soit le bienvenue au Westfalenstadion à l'avenir.



Attaquant :

Stefan Kießling: On attendait Gomez ou Lewandowski. On a cru à Mandžukić. Mais à la fin, ce sont les allemands qui gagnent. Et le Torschützenkönig, c'est lui. 25 caramels pour la grande tige de Leverkusen. Toujours boycotté en équipe nationale.

Remplaçants :

Manuel Neuer : Son équipe a tellement dominé qu'il n'a pratiquement rien eu à foutre. Tellement que lors du match contre Schalke, son ancien club, il a tourné le dos au jeu pour échanger des balles avec un Thomas Müller remplaçant. N'empêche que ne prendre que 18 buts en 31 matchs, c'est plutôt pas mal. Un record même.

Daniel Carjaval : Raul retraité, l'arnaque Jurado partie au Spartak Moscou, la nouvelle hype espagnole se nomme Carjaval. Formé au Real Madrid, le latéral droit de 21 ans s'est imposé sans faire de bruit à Leverkusen. A tel point qu'il pourrait retourner chez les Merengues, un an seulement après son départ, pour succéder à Arbeloa.



Bastian Schweinsteiger Le régulateur du Bayern. Parfaitement protégé par Javi Martinez, pleinement adapté à son rôle de 8, Schweini imprime le tempo dans un fauteuil. L'ailier foufou de sa jeunesse n'est qu'un longtemps souvenir. Comme un symbole, c'est lui qui inscrit le but du titre lors de la 28e journée contre Francfort d'une splendide talonnade. Un patron, qui souffre du même problème de vieillissement que Lahm.

Kevin De Bruyne : Prêté par Chelsea au Werder, le Belge a confirmé tout le bien qu'on pensait de lui en glanant un titre de meilleur jeune. Mais il ne portera peut-être jamais le maillot des Blues. Le BVB se serait positionné pour faire de lui le remplaçant de Mario Götze. Rien que ça.

Jonathan Schmid : Pour sa deuxième saison en Bundesliga, l'autre Français a surpris son monde. Le joueur de Fribourg a ainsi inscrit 11 buts et délivré 6 passes décisives. Pas mal pour un type de 22 ans viré du centre de formation de Strasbourg. On invite Didier Deschamps à arrêter ses conneries avec Lacazette : Jonathan va bientôt se voir délivrer un passeport autrichien.

Alexander Meier : L'année dernière, le capitaine des Aigles finissait meilleur buteur de 2.Bundesliga et permettait à son club de retrouver l'élite. Cette année, le golgoth a continué sur sa lancée, avec 16 réalisations. Dont beaucoup de très très grosses frappes et de têtes. Et un régime à base de kebab et de pizzas.

Robert Lewandowski : Le Polonais n'a pas fait que mettre un quadruplé contre le Real. Il a aussi fait trembler les filets à 24 reprises en championnat. Pas suffisant pour être sacré meilleur buteur. Suffisant pour être annoncé un peu partout, à Manchester et au Bayern notamment. Et dire qu'on l'appelait « Lewandoofski » il n'y pas si longtemps de ça. ]]>
<![CDATA[Javi Martínez, premier de la classe]]> text/html fr SO FOOT Bosseur, mature, intelligent, surdoué… A en croire ceux qui l'ont pouponné, il ne manque rien, ou presque, à Javi Martínez. Aujourd'hui indéboulonnable dans le milieu du Bayern Munich, le Basque a toujours eu un temps d'avance. Récit d'une croissance expresse . « En parlant avec toi qui est Français, je me rappelle du surnom que nous lui avions trouvé : Patrick Vieira. C'est un commentaire que nous nous étions fais à la Cantera lorsque Javier Aguirre…]]> « En parlant avec toi qui est Français, je me rappelle du surnom que nous lui avions trouvé : Patrick Vieira. C'est un commentaire que nous nous étions fais à la Cantera lorsque Javier Aguirre était à la tête de l'équipe première. Il était venu voir jouer les jeunes et nous avait demandé qui était ce joueur aussi fort. Nous lui avons tous répondu : « Nous avons le nouveau Patrick Vieira ». Le Patrick Vieira basque ». Pas emmerdé par la comparaison, José Ángel Ziganda n'est pas peu fier de son poulain. Celui qui a couvé Javi Martínez durant sa formation à l'Osasuna de Pamplune peut encore se faire plus direct : « Javi a toujours été au-dessus du lot, il a toujours été meilleur que les coéquipiers de son âge ». Après quelques minutes de conversation avec cet ancien directeur directeur de la formation Gorritxoak, la trajectoire croissante de Javi Martínez vers le plus haut-niveau semble des plus prévisibles. Aujourd'hui patron du milieu du Bayern Munich en compagnie de Bastian Schweinsteiger, le longiligne basque de 24 ans est promis à un avenir doré. Quoi de plus normal pour celui qui a toujours été en avance sur son temps. Portrait d'un garçon qui n'a pas fini de briller. Et de travailler.

La « salle à manger »

Natif d'Ayegui, Javi Martínez effectue les 45 kilomètres qui le séparent de Pampelune à l'âge de 13 ans. Au centre de formation d'Osasuna, il progresse sous la baguette du dit José Ángel Ziganda, ancien international espagnol ayant fait sa carrière entre le Pays Basque et la communauté de Navarre. Il raconte : « Alors qu'il n'avait qu'une quinzaine d'années et était en cadet, nous avons décidé de le surclasser avec des Juniors de trois à quatre ans plus vieux que lui. L'année suivante, nous l'avons même directement intégré à l'équipe B d'Osasuna qui évoluait alors en Segunda B (troisième échelon national, ndlr.) ». Cette précocité s'explique avant tout par « sa grande force physique » : « Il avait un physique privilégié : il était grand, puissant, souple… Mais plus que ces caractéristiques, il était très bien coordonné. Il n'en faisait jamais trop, jamais pas assez, il avait toujours le geste, le mouvement juste. Ce n'est pas «normal» d'être aussi grand (sic), aussi puissant et d'avoir en même temps cette vista. C'est bien simple, en équipe de jeunes, il pouvait tout faire et jouer à n'importe quelle position. Javi est extrêmement complet ». Au-dessus de la mêlée, Javi attire l'Athletic Bilbao, le club omnipotent du nord espagnol. A 17 ans, il plie les gaules et débarque dans la capitale basque.

« Son transfert d'Osasuna vers Bilbao n'a pas été évident. Il avait 17 ans, n'était jamais partie de chez lui et, surtout, Bilbao venait de lâcher six millions d'euros alors qu'il n'avait jamais joué chez les professionnels, se rappelle « Cuco » Ziganda. Mais Javi est quelqu'un d'intelligent : il savait également que l'Athletic est un grand club et qu'il pouvait s'avérer un tremplin pour sa carrière ». Très tôt, il s'impose dans le XI des Leones. Joaquín Caparrós, alors entraîneur, se souvient de sa première rencontre avec le dénommé Javi lors de la pré-saison 2006 : « Nous allions faire un match face à mon ancienne équipe de la Corogne et je me suis immédiatement rendu compte de ses qualités. Un joueur de cet âge avec ce physique, ce talent, est un surdoué ». Un surdoué qui ne rechigne jamais à un peu de rab lors des séances d'entraînement. A tel point que l'ex-coach du FC Séville lui avait organisé ses propres séances individualisés : « Il était toujours le premier à vouloir travailler. Comme nous le disons ici, c'est un «comedor» (littéralement, une salle à manger, ndlr). On a même été obligé de mettre en place une salle avec des lits à la Ciudad Deportiva car après chaque entraînement, il était lessivé, il avait besoin de se reposer ».

Caparrós : « Du matin au soir, il pense au football, il aime le football »

« Javi Martínez a pu commencer si jeune chez les pros grâce à son physique mais pas que. Son physique a toujours été accompagné d'une technique propre et d'une très grande intelligence tactique, se remémore Joaquín Caparrós. Il a réussi à développer son jeu aux exigences du haut niveau et à se faire aimer de tous ses entraîneurs. C'est le genre de joueur que tu aimes avoir sous tes ordres : du matin au soir, il pense au football, il aime le football. Aujourd'hui, il recueille les fruits de tout son travail ». Alerte, la « salle à manger » a su se parfaire aux exigences du haut-niveau. A ses débuts à Osasuna, il partait pourtant à tout berzingue : « Il est toujours très généreux mais ne semble jamais fatigué. Il peut engloutir des kilomètres et, le pire, c'est qu'il aime ça. Dans ce secteur, il a également beaucoup progressé : avant, avec son physique qui lui permettait, il était au four et au moulin ce qui lui valait de s'éparpiller. Désormais, il est devenu plus rationnel dans ses déplacements », dixit José Ángel Ziganda, aujourd'hui entraîneur de l'équipe filiale de l'Athletic Bilbao. Cette science du jeu est à mettre au crédit d'une maturité détonnante.

Toujours surclassé, « Javi est une personne très affable, très bien éduqué, très sympathique. Il a toujours été le plus jeune de son équipe, il a donc appris très vite ce que maturité voulait dire. C'est également quelqu'un de très famille : il passe beaucoup de temps dans son petit village proche de Pampelune, chez ses parents », nous livre son ancien mentor pampelonais. Javi Martínez était donc un élève attentif et concerné, avide d'en apprendre toujours plus. Une éponge que résume en une caractéristique Joaquín Caparrós : « l'intelligence » : « A chaque entraînement, chaque match, il progressait. Aujourd'hui, il dispose encore de cette marge de progression ce qui fait de lui l'un des grands espoirs du football espagnol. S'il ne connaît pas de grave blessure et garde ce sérieux, il deviendra l'un des meilleurs à son poste au niveau mondial ». Adepte des actes plus que de vaines paroles, le Basque est un leader dans l'âme. « Il n'a jamais été capitaine pour une simple et bonne raison : il était toujours le plus jeune et à Osasuna nous donnions le brassard au plus ancien, regrette à demi-mot José Ángel Ziganda. Mais il a un caractère à le devenir : il est mature, a déjà beaucoup d'expérience. Il est toujours le premier à courir et le dernier à s'arrêter ».

Dans l'ombre de Busquets

Ce sont toutes ces qualités qui amené le grand Bayern Munich à casser sa tirelire l'été dernier. Avec un chèque de quarante millions d'euros – soit le montant de sa clause libératoire – il devient le joueur le plus cher de l'histoire de la Bundesliga. Comme il l'admet de son propre chef lors de sa présentation bavaroise, « le prix qu'ils ont payé pour moi n'est pas une pression, c'est une motivation ». Cette petite folie financière, le board munichois se l'est également permise grâce à un changement tactique de Marcelo Bielsa intervenu la saison dernière. Repositionné dans l'axe de la défense, il s'impose rapidement comme l'un des meilleurs centraux de Liga. Une descente d'un cran qui pose la question de son véritable poste. « Tout dépend du style de jeu mis en place, précise « Cuco » Ziganda. Au Bayern Munich, il se trouve dans sa position préférentielle : il est dans un rôle de pivot, pas de simple sentinelle, qui lui permet de faire le liant entre la défense et l'attaque. Après, l'an dernier, il a fait une saison exceptionnelle en jouant défenseur central ». Un joueur deux en un dont la période d'essai en charnière défensive s'avère un grand plus sur son CV. Selon Joaquin Caparrós – qui a également lancé au plus haut niveau Sergio Ramos et Jesus Navas – « dans ce football actuel, où les latéraux montent énormément, il est indispensable dans son travail devant la défense où il permet de combler les brèches. Lorsque les latéraux sont montés, il peut se glisser entre les deux centraux et former une défense à trois. Cette intelligence de jeu, il l'a grâce à sa vision de défenseur central ».

Capitaine des moins de 21 espagnols, champion du Monde a à peine 22 ans, Javi Mártinez ne connaît pourtant pas le même succès au près de Vicente Del Bosque. Pas indispensable au bon fonctionnement de la Roja, il est barré par un joueur de sa génération au profil semblable : Sergio Busquets. De la tempe de Javi Martínez, le longiligne métronome blaugrana est le plus grand frein à sa progression en sélection. Leur face à face lors de la dernière demi-finale de Ligue des Champions, loin d'avoir changé la donne, pourrait tout de même semer le doute dans la tête du moustachu. « Lors de la double confrontation face au Barça, Javi ne m'a jamais paru aussi fort, avoue José Ángel Ziganda. Certes, le Bayern était collectivement supérieur à Barcelone, mais il a effectué un travail exceptionnel, toujours dans l'ombre de ses partenaires mais d'une importance capitale. Lorsqu'il avait le ballon, il ne le perdait pas : il jouait juste avec ses coéquipiers, sans chichi. Tactiquement, je pense qu'il est indispensable au Bayern ». A se demander si Javi Martínez n'était pas le chainon manquant à la belle mécanique bavaroise pour soulever sa cinquième coupe aux grandes oreilles.]]>
<![CDATA[Photo : Mario Gomez en Hugo Boss]]> text/html fr SO FOOT Qu'il a changé, Mario Gomez... Fini les cheveux plaqués, le serre-tête, et l'allure anodine de ses années passées à Stuttgart. Depuis son arrivée au Bayern Munich en 2009, le buteur allemand a non…]]> Qu'il a changé, Mario Gomez... Fini les cheveux plaqués, le serre-tête, et l'allure anodine de ses années passées à Stuttgart. Depuis son arrivée au Bayern Munich en 2009, le buteur allemand a non seulement soigné ses statistiques, mais aussi son look et son image.

Au point de devenir l'une des égéries du leader du prêt-a-porter masculin et partenaire du club bavarois depuis 2005, Hugo Boss, pour qui il s'est prêté au jeu du shooting photos, dont on retiendra particulièrement ce cliché, sur lequel il pose fièrement dans une chambre de bonne avec son chien de chasse. Pourquoi pas.

En attendant, samedi soir, il ne faudra pas hésiter à se décoiffer et se débrailler un peu pour aller chercher une Ligue des Champions qui échappe au club depuis 2001, et deux finales perdues en 2010 et 2012, face au Borussia Dortmund... ]]>
<![CDATA[Ribéry a t-il aussi travaillé ses fondamentaux de la langue française ? ]]> text/html fr SO FOOT Samedi, Franck Ribéry disputera sa deuxième finale de Ligue des Champions d'affilée. Samedi, Franck Ribéry sera sur la pelouse de Wembley, probablement sur un côté à essayer de casser les reins de Lukasz Piszczek ou Marcel Schmelzer. Depuis son éclosion au plus haut niveau en 2006, le Boulonnais avait aussi pris l'habitude de massacrer autre chose : la langue française. Souvent moqué par la France entière à chaque intervention filmée, Kaizer Franck n'a jamais été un pro de la langue de Molière. Mais en français comme sur le terrain, « Frankie » a progressé en 2013. Décryptage. L'histoire était partie pour être belle. En 2006, la France du foot découvre Franck Ribéry et se passionne pour la trajectoire éclair de ce Ch'ti du Pas-de-Calais, passé en quelques années du…]]> L'histoire était partie pour être belle. En 2006, la France du foot découvre Franck Ribéry et se passionne pour la trajectoire éclair de ce Ch'ti du Pas-de-Calais, passé en quelques années du National à une finale de Coupe du Monde à côté du grand Zizou. Une belle bouffée d'oxygène, alors que les heures de la génération 1998 touche à leurs fins. Pas de bol, la cote de popularité du gaillard à la cicatrice ne cesse de plonger dans les années qui suivent : conflit avec son agent, affaire Zahia, affaire Knysna, affaire Gourcuff, image de « caïd »... Comble du malheur, la France découvre dans le même temps que Ribéry n'a pas fait la filière L au lycée. Peu à l'aise avec les subjonctifs et les subordonnées, l'international se forge bien malgré lui une image peu flatteuse. « Encore un de ces footeux qui ne sait pas aligner trois mots de français ». Retour en cinq temps sur la carrière grammaticale d'un éternel incompris.


2006 : jeune, insouciant mais appliqué


Les grands débuts. En juillet 2006, Ribéry a déjà connu l'ambiance survoltée du Vélodrome et du Ali-Sami Yen. Mais cette fois, c'est le haut niveau, le vrai. Embarqué dans une Coupe du Monde aux allures de jubilé pour l'icône Zidane, Frank est la révélation du tournoi. De la fraîcheur, du dynamisme, un but décisif en huitième et une place de titulaire : Ribéry joue maintenant dans la cour des grands. Un statut qui lui vaut d'aller affronter les journalistes à la veille de la demi-finale face au Portugal. Et si certains l'avaient oublié, on est obligés d'admettre que la star du Bayern n'a pas toujours été la bête noire des ultras du FC Grevisse. Oh bien sûr, ce n'est pas du Racine et on retrouve évidemment les bonnes vieilles réponses toutes faites des footballeurs des temps modernes. Mais en neuf minutes de speech, et bah on a du mal à trouver de quoi se moquer de lui, Franck. Victime d'un mauvais procès ? « Mon impression générale est que Ribéry ne fait pas plus de fautes de français que Zidane par exemple ou même Deschamps, mais c'est l'ensemble du personnage - physique non glamour, accent sans aucune marque de « distinction », comportement sexuel pareillement vulgaire - qui fait l'objet du mépris ou de la moquerie des journalistes », explique Henri-José Deulofeu, professeur émérite de linguistique française à l'université d'Aix-Marseille.


2008 : la disparition du verbe



En mars 2008, Franck Ribéry n'est plus le petit nouveau. C'est même devenu l'un des patrons des Bleus. Ce jour-là, il sauve l'équipe de France en marquant l'unique but d'un match contre l'Angleterre. Interrogé en zone mixte sur le décès de Thierry Gilardi, mort la veille, le buteur du soir s'en sort plutôt bien. Mais à la première relance du journaliste, patatra tout s'écroule : « C'est une personne que j'suis allé à Téléfoot. C'est quand j'ai gagné mon trophée de meilleur joueur français, il était présent ». Si on déplore la disparition malheureuse du verbe « voir », on veut bien lui donner l'excuse de l'émotion. Après tout, il avait l'air de l'aimer sincèrement, Titi. Et puis franchement, qui n'a pas déjà buté sur une subordonnée mal placée ? « En écoutant cet extrait, on voit qu'il n'y a rien qui soit particulièrement marquant. C'est même moins typé - à part la relative que tout le monde ne fait pas ou plus rarement que lui - que les autres interviews. Si vous enregistrez une discussion spontanée de vos collègues autour d'un café, c'est ce que vous entendrez », affirme Mustapha Krazem, maître de conférences en linguistique française à l'université de Bourgogne.


2010 : problème de « que »


Aah, les réactions à chaud sur la pelouse... Pas l'idéal pour s'exprimer correctement, surtout quand le cœur bat encore à 120 pulsations/minute et qu'un salaud de journaliste, « pas là pour parler des problèmes extra-sportifs » mais un peu quand même, vous relance sur Zahia en direct à la télé. À l'issue d'un banal Bayern-Bochum, Ribéry s'oublie légèrement. « Ça blesse surtout ma famille, ouais, mes proches. J'ai qu'ça qu'à dire » balance-t-il avant de se barrer. En plein tsunami médiatique, le Munichois oublie les règles élémentaires de grammaire et s'enfonce un peu plus dans le cambouis. Pas franchement mérité, selon Henri-José Deulofeu : « Il y a une sorte de haine de "classe" de la part de petits bourgeois qui doivent trouver scandaleux au fond d'eux-mêmes que quelqu'un qui cherche si peu à masquer son "ethos" populaire ou prolétarien soit un excellent joueur de football. Il faudrait rapprocher ça des caricatures du style de Georges Marchais, qui faisait en fait très peu de fautes de français, mais qui a été discrédité pour cela, alors que la critique s'attaquait en fait à sa manière de casser les codes de la communication politique policée ». Et pan.


2012 : léger accroc au Touquet


En mai 2012, Frankie est en pleine opération rédemption auprès du public français. Un France-Islande programmé à Valenciennes lui redonne l'occasion d'affronter les journalistes puisque les Bleus se préparent au Touquet, dans son Pas-de-Calais natal. Le Touquet, « une ville que j'aime bien venir ». La phrase est lâchée, le Petit Journal en fait ses choux gras le soir-même et ne se prive pas d'appuyer là où ça fait mal. « D'une manière générale, la tendance est à privilégier les juxtapositions de construction (parataxe), et les passages les plus délicats sont souvent ceux où il faut marquer une articulation (notamment dans les subordonnées), commente Bernard Fradin, linguiste à l'université Paris-Diderot. L'emploi erroné de "que" comme subordonnant relatif général est très courant dans la langue parlée, même entre personnes dites instruites. De ce point de vue, Ribéry ne détonne pas vraiment », affirme-t-il.


2013 : souriant, à l'aise, confiant


La métamorphose. Portée par une saison 2012-2013 de malade mental, Franck est serein quand il reçoit Christian Jean-Pierre et les caméras de Téléfoot à Munich le mois dernier. L'accent populaire est toujours là, les formules toutes faites aussi, mais les progrès sont indéniables. Débit maîtrisé, tempo calme et posé, tournures correctes : finies les moqueries. « Les dernières interviews de Ribéry montrent soit que ses conseillers en communication ont - presque - réussi à le faire rentrer dans le moule de la langue de bois bon chic bon genre de l'interview de sportif , analyse Henri-José Deulofeu, soit qu'il ait de lui-même évolué, l'ascension sociale aidant. Ou le contexte allemand qui présente des modèles lisses de bourgeois intégrés pour les footballeurs de haut niveau : Beckenbauer, Rummenigge... »


Pas plus bête qu'un autre

En clair, Ribéry ne sera jamais un intello. Mais n'en déplaise à certains, il faut comprendre de cette analyse linguistique que le Kaizer n'est pas plus bête qu'un autre. Juste plus médiatisé. « Franck Ribéry parle aussi "mal" que les autres footballeurs - du moins ceux de sa génération : les interviews de Platini, Giresse, Rocheteau ou Bossis ne heurtaient pas Vaugelas - et je me demande bien pourquoi il est le seul à focaliser l'attention des puristes linguistiques assis devant leur clavier d'ordinateur », s'insurge Mustapha Krazem. Et de poursuivre : « Du point de vue de la langue, il n'y a pas de grande évolution, il fait autant de fautes de normes en 2006 qu'en 2013, peut-être à peine moins en 2013 parce qu'il est plus détendu et donc se sent moins surveillé. En étant moins surveillé, il ne fait que les "fautes" qu'il a coutume de faire avec ses amis et ses proches. L'expression "il ne faut pas se brûler la face" est, au contraire, l'indicateur évident d'une envie de bien faire. Normal quand on sait qu'on sera traqué sur la moindre faute de liaison ». Des progrès linguistiques qui vont de pair avec le calme médiatique et la réussite sportive : et si en 2013, Franck Ribéry tout juste auréolé d'une victoire en Ligue des Champions puis d'un Ballon d'or signait la pétition pour le retour des dictées de Bernard Pivot ?]]>
<![CDATA[Riedle: « Le Borussia Dortmund a une carte à jouer, comme en 1997 »]]> text/html fr SO FOOT Quand on pense à la victoire du Borussia Dortmund en finale de Ligue des Champions 1997, on pense inévitablement au but de Lars Ricken. Pourtant, le héros du match, c'est Karl-Heinz Riedle. Grâce à son doublé, « Kalle » a grandement contribué au succès du BVB face à la Juventus de Zinedine Zidane. Aujourd'hui, « Air Riedle » est redescendu sur terre. Ce qui ne signifie pas qu'il a beaucoup de temps pour autant. Entretien avec un mec qui joue au Monopoly. Quand on pense à Dortmund 1997, on parle souvent du but de Lars Ricken, mais beaucoup oublient que vous avez mis un doublé face à la Juventus... (rires) C'est vrai qu'on m'en parle…]]> Quand on pense à Dortmund 1997, on parle souvent du but de Lars Ricken, mais beaucoup oublient que vous avez mis un doublé face à la Juventus...
(rires) C'est vrai qu'on m'en parle souvent, mais ça ne me dérange pas qu'on mette Ricken en avant. Son but, c'est un joli but, un but décisif qui nous permet de mener 3-1, un but inscrit par un jeune joueur qui venait de rentrer...

Quels souvenirs avez-vous de cette finale?
On savait que ça allait être difficile face à la Juventus, l'une des plus grandes équipes du moment – si ce n'est la plus grande – mais on a joué notre chance. Ils ont mieux joué que nous, mais j'ai mis les deux buts qui nous ont un peu mis à l'abri. Par la suite, ils ont été meilleurs que nous, ils sont revenus au score, mais le but de Lars Ricken nous a mis définitivement à l'abri...

Beaucoup d'observateurs disent qu'à l'époque, c'était très étonnant que le Borussia Dortmund arrive en finale. A la vérité, cela faisait un moment que le BVB était présent en Europe (finale de C3 en 93, ¼ de C3 en 94, ½ de C3 en 95, ¼ de C1 en 96). Ce n'était donc pas tout à fait une surprise alors?
Oui, mais à l'époque, la Juventus Turin était vraiment la meilleure équipe d'Europe, avec de grands joueurs comme Zidane, Del Piero, Boksic, Deschamps... Ils ont eu l'occasion de mener au score, ils n'ont pas concrétisé, nous avons eue notre chance, nous l'avons utilisée.

Battre la Juventus, c'était l'occasion de prendre une revanche sur la finale de la Coupe de l'UEFA de 1993 mais aussi sur le quart de finale de Ligue des Champions de la saison précédente. Et puis une équipe allemande qui bat une équipe italienne, ça n'arrive pas tous les jours.
Exactement. Il y a eu le FC Barcelone ces dernières années, il y avait la Juventus à l'époque. Pas que la Juve, à vrai dire: le football italien dominait l'Europe. Donc la surprise venait du fait qu'on ait réussi à se hisser jusqu'en finale.




Pourquoi êtes-vous parti à Liverpool la saison d'après? D'ailleurs, vous n'êtes pas le seul à quitter le Borussia après la victoire de 97: il y a aussi Paulo Sousa, Paul Lambert (qui ne sont restés qu'un an au club) et surtout Ottmar Hitzfeld.
Disons qu'il y a plusieurs raisons. La direction du club a décidé de changer de politique, et l'entraîneur qui est arrivé après Hitzfeld, Nevio Scala, a déclaré qu'il avait une toute autre manière de jouer au football. Il a donc convaincu le board qu'il avait besoin de nouveaux joueurs, des jeunes. Quand j'ai senti que je ne rentrais pas totalement dans les plans du nouveau coach, j'ai accepté l'offre de Liverpool, et avec joie.

Ottmar Hitzfeld est-il le meilleur entraîneur que vous n'ayez jamais eu?
Certainement. Avec Otto Rehhagel, aussi.

Qui était le moins rigide des deux?
Les deux étaient très autoritaires, mais ils laissaient toutefois pas mal de libertés à leurs joueurs.

Parlons de la finale de samedi. Bayern Munich contre Borussia Dortmund. Votre pronostic?br> Le Bayern est favori, ce n'est un secret pour personne. Ils ont fait une magnifique saison jusqu'ici, ils ont les meilleurs joueurs, ils m'ont fait forte impression, aussi bien en Bundesliga qu'en Champions League. Ceci étant, Dortmund a une carte à jouer, tout comme nous autrefois. Ils ont de super joueurs également. Ce sera un match ouvert, je pense.

Pensez-vous qu'on puisse faire un parallèle avec 1997, dans le sens où, une fois encore, Dortmund est l'équipe qui a le moins de pression?
Personnellement, j'ai toujours mieux joué quand j'étais sous pression. Et puis, quand on est au Bayern, on est constamment sous pression. A voir maintenant comment sera le Borussia. Quand ils sont dans un bon jour, ils réussissent tout ce qu'ils sont capables de faire. Quant à la pression... Bien sûr, nous non plus, nous n'avions pas de pression à l'époque contre la Juventus. Si le BVB perd en finale, les joueurs auront quand même fait une belle saison. S'il gagne, c'est ce qui peut leur arriver de mieux.

Pour qui êtes-vous? Sachant que vous avez joué au Borussia, mais vous êtes un Souabe de Bavière... La question ne se pose même pas: je suis pour le Borussia Dortmund.

Vous faites quoi, maintenant?
J'ai un hôtel dans l'Allgäu (région où se trouve le Lac de Constance) ainsi qu'une école de football, où les parents amènent leurs enfants quand ils viennent passer des vacances dans le coin.

Ça vous dirait de devenir entraîneur?
Non, j'aurais dû passer mes diplômes avant... Mais c'est pas grave, la vie continue.

Mais la famille Riedle joue encore au foot; est-ce que votre fils Alessandro est aussi bon que vous?
Je ne sais pas (rires). Il est bon, oui, même s'il a quelques difficultés ces derniers temps.

Vous avez joué à la Lazio Rome, tout comme Miroslav Klose aujourd'hui. Il y a quelques semaines, il a claqué un quintuplé contre Bologne. Alors, c'est qui le plus fort: « Air Riedle » ou « Air Klose »?
La Lazio, ce fut un moment formidable de ma carrière, tout comme ce doit être le cas pour Miro aujourd'hui. Il vit une sorte de seconde jeunesse, il joue vraiment bien, mais...on ne peut pas vraiment comparer.

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<![CDATA[Schweini l'a encore en travers]]> text/html fr SO FOOT Perdre une finale de Ligue des champions est un moment plutôt douloureux dans la carrière d'un joueur. En perdre deux en trois ans, là, c'est carrément la poisse. Bastien Schweinsteiger, comme la…]]> Perdre une finale de Ligue des champions est un moment plutôt douloureux dans la carrière d'un joueur. En perdre deux en trois ans, là, c'est carrément la poisse. Bastien Schweinsteiger, comme la plupart des joueurs du Bayern, a vécu ce cauchemar.

Et si la défaite face à l'Inter de Mourinho en 2010 est mal passée pour le milieu allemand, celle de l'an dernier contre Chelsea – à domicile qui plus est – apparaît comme un véritable traumatisme. Mais à l'heure d'affronter Dortmund pour briser la mauvaise série, Schweini a la ferme intention de prendre sa revanche.

« Personnellement, perdre la finale contre Chelsea à Munich m'a fait très mal, mais cela m'a motivé encore plus pour cette saison », a déclaré le joueur du Bayern, plus optimiste que jamais.

Et de poursuivre : « Si vous comparez par rapport aux deux autres finales, cette année tous nos joueurs sont disponibles pour jouer. Nous avons une meilleure équipe que l'an dernier, on n'a jamais fait une saison comme ça en Bundesliga. Dortmund est une très belle équipe, mais nous voulons absolument gagner dans les 90 minutes du temps réglementaire, c'est notre objectif. »

Ça l'était également en 2012...]]>
<![CDATA[Heynckes, plan B du Real]]> text/html fr SO FOOT Au Real Madrid, on est plutôt du genre prévoyant. Si la priorité de la Casa Blanca pour remplacer Mourinho reste Carlo Ancelotti, Florentino Perez n'entend pas lâcher un seul rond pour…]]> Au Real Madrid, on est plutôt du genre prévoyant.

Si la priorité de la Casa Blanca pour remplacer Mourinho reste Carlo Ancelotti, Florentino Perez n'entend pas lâcher un seul rond pour récupérer un entraîneur qui a publiquement exprimé son envie d'ailleurs. Histoire de ne pas se retrouver la queue entre les jambes à la fin de l'histoire, le club merengue assure ses arrières et prospecte discrètement en coulisses.

D'après Marca, le plan B officiel s'appelle Jupp Heynckes, ancien entraîneur du Real qui lui a d'ailleurs rapporté une petite C1 en 1998. Mieux, d'après le journal pro-madrilène, l'entraîneur du Bayern a d'ores et déjà donné son accord au président Perez, qui s'est montré convaincu par la saison de malade d'Heynckes au Bayern mais qui lui préfère quand même Carlo.

Coup dur pour Pablo Correa, qui convoitait secrètement le poste d'après une source proche du dossier.]]>
<![CDATA[Gros coup dur pour Badstuber]]> text/html fr SO FOOT Holger Badstuber sera peut-être champion d'Europe ce week-end, mais il ne le sera pas en short et crampons. Blessé depuis le mois de décembre et un match contre le Borussia Dortmund (décidément...),…]]> Holger Badstuber sera peut-être champion d'Europe ce week-end, mais il ne le sera pas en short et crampons. Blessé depuis le mois de décembre et un match contre le Borussia Dortmund (décidément...), le défenseur bavarois de 24 ans était récemment parti se faire opérer aux États-Unis (dans le Colorado, pour être précis). Et le verdict est tombé : le grand blond passera les 10 prochains mois dans les tribunes de l'Allianz Arena.

« Lundi 20 mai 2013, le Dr Richard Steadman a opéré Holger Badstuber à Vail, dans le Colorado. En raison de ruptures répétitives, le ligament croisé du joueur n'est plus fonctionnel et a été enlevé. Jusqu'à ce que le ligament puisse se reconstruire totalement grâce à la greffe de tissu effectuée, Holger Badstuber entretiendra sa condition physique en salle. Les médecins en charge du suivi estiment qu'il pourra être de nouveau opérationnel dans environ 10 mois. Cette blessure ne menace pas la poursuite de sa carrière », a déclaré le Bayern.

Dur.]]>
<![CDATA[Ribéry ne pense pas au Ballon d'Or]]> text/html fr SO FOOT Dans une saison sans grande compétition internationale, et ce sans faire injure à la Coupe des Confédérations, il est certain que les critères officieux d'attribution du Ballon d'Or seront différents…]]> Dans une saison sans grande compétition internationale, et ce sans faire injure à la Coupe des Confédérations, il est certain que les critères officieux d'attribution du Ballon d'Or seront différents au moment de désigner le lauréat 2013.

En course pour un fabuleux triplé Bundesliga - Ligue des champions - Coupe d'Allemagne, le Bayern Munich a de bonnes chances de compter le futur gagnant dans ses rangs, au vu de l'écrasante domination des Bavarois en Allemagne et sur la scène européenne. Prétendant légitime à la consécration, Franck Ribéry assure pourtant ne pas y penser tous les matins en se rasant.

« Je ne pense pas qu'à ce Ballon d'Or, ce n'est pas une priorité. Là, je pense d'abord à gagner enfin la Ligue des Champions puis la Coupe d'Allemagne. Si le Bayern gagne tout cette saison, il sera temps alors de voir ce qu'il peut se passer pour moi ensuite », a-t-il confié au journal L'Équipe aujourd'hui.

Celui qui avoue vivre sa « meilleure saison » depuis son arrivée à Munich en 2007 avait déjà évoqué la course à la succession de Lionel Messi, à la sortie de la demi-finale retour de C1 à Barcelone : « Le Ballon d'Or ?  C'est toujours un rêve. Je travaille pour. Maintenant il y a la finale de la Coupe d'Allemagne. Si je peux remporter tous ces trophées… Inch'Allah comme on dit ! ».

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<![CDATA[L'équipe-type du dimanche ]]> text/html fr SO FOOT Les derniers verdicts tombent : Porto est sacré champion du Portugal, le Milan AC se qualifie pour la C1 grâce à un but de Mexès, l'Atletico Madrid remporte la Copa del Rey face au Real, Beckham lâche des larmes pour ses adieux et Ribéry est en feu à six jours de la finale de C1. Akinfeev (CSKA Moscou) : Sept ans après son dernier titre, le « futur meilleur gardien du monde » goûte à nouveau au sacre national avec son CSKA Moscou. Face au Kuban Krasnodar, il a…]]> Akinfeev (CSKA Moscou) : Sept ans après son dernier titre, le « futur meilleur gardien du monde » goûte à nouveau au sacre national avec son CSKA Moscou. Face au Kuban Krasnodar, il a été énorme, permettant au CSKA de prendre ce petit point, suffisant pour décrocher le titre. Bon, et maintenant, à 27 ans, il va enfin venir de ce côté là de l'Europe ?

Rakitic (Séville) : La classique de l'équipe-type du dimanche : le but + le but contre son camp. Le Croate du FC Séville a réussi cet exploit en l'espace de six minutes. D'abord un but pour son équipe, puis un pion pour la Real Sociedad. Disons qu'il avait envie d'aider Philippe Montanier à aller chercher cette foutue quatrième place.

Mexès (Milan AC) : Souvent critiqué depuis son arrivée à Milan, Philou a prouvé sur cette deuxième partie de saison qu'il avait retrouvé son niveau de la Roma. En point d'orgue, c'est lui qui offre le but qui envoie le Milan AC en C1, à la 87e minute du dernier match de la saison. Allo Didier ?

Miranda (Atletico Madrid) : 14 ans après, l'Atletico gagne à nouveau un derby de Madrid. 17 ans après, l'Atletico gagne à nouveau la Copa del Rey. 21 ans après, l'Atletico gagne à nouveau la Copa del Rey en battant le Real à Bernabeu. Et tout ça grâce à qui ? Grâce à un ancien de Sochaux. Elle est pas belle, la vie ?

Gabriel Silva (Udinese) : On a peu parlé de lui cette saison, mais il est monté en puissance au fil de la saison et a fini par s'imposer comme une certitude du 3-5-2 de Guidolin, sur son aile gauche. Hier, il a inscrit un but magnifique à San Siro, sa toute première signature en Serie A. Encore une belle trouvaille frioulane.

Beckham (PSG) : Pour le dernier match de sa carrière, le Spice Boy a fait ce qu'il savait faire de mieux : délivrer un délicieux centre pour Blaise Matuidi. Puis il a quitté la pelouse en larmes. Merci Becks, t'es grand.

Salihovic (Hoffenheim) : Le héros du jour en Allemagne est bosnien. Mené 1-0 sur la pelouse du Borussia Dortmund, Hoffenheim était officiellement relégué en D2. Et puis, deux pénaltys lors du dernier quart d'heure. Le Bosnien prend ses responsabilités, et transforme les deux. Hoffenheim s'offre ainsi un sursis inespéré, et jouera les barrages pour ne pas descendre. Ouf.

Lucho (FC Porto) : Drôle de saison pour Porto. Longtemps à la lutte avec Benfica, le club portiste s'était finalement résigné. Et puis, la semaine dernière, Porto est repassé devant, en s'imposant à la dernière seconde. Pour le dernier match, il fallait donc gagner. Et lorsqu'il faut gagner, El Comandante répond présent. Il n'a pas tremblé sur ce (généreux) pénalty offert à la 22e minute. Sixième titre de champion du Portugal pour lui. Excusez-le.

Ribéry (Bayern Munich) : Quelle fin de saison pour tonton Francky. Déjà champion d'Allemagne depuis plusieurs semaines, le Bayern aurait pu, samedi, perdre son deuxième match de la saison. Mais le Français n'avait aucune envie d'aborder une finale de C1 avec une défaite dans les pattes. Du coup, hop, un doublé sur la pelouse de Gladbach, dont une volée magistrale, et les Bavarois qui s'imposent finalement 4-3. Est-on bien conscient qu'il est actuellement à un niveau Ballon d'Or ?

Yilmaz (Galatasaray) : L'une des révélations de la saison. Meilleur buteur de la C1 jusqu'à l'élimination de Galatasaray en quarts de finale, il est également le top-scorer du championnat turc. Comme un symbole, c'est lui qui marque le but de la victoire définitive de Galatasaray face à Trabzon (son ancien club), offrant le sacre aux rouges et jaunes. Qui va tenter de le faire signer cet été ?

Lukaku (West Brom) : En 27 ans de Sir Alex, bien peu de joueurs ont inscrit un triplé face à Manchester United. Pour le dernier match du coach écossais, Lukaku a voulu inscrire son nom à cette petite liste. Encore mieux : jamais United n'avait fait 5-5 en Premier League. Comment ça, Sir Alex s'en serait bien passé ?

Remplaçants :

Khlifa (Evian TG) : Après son lob de 60 mètres contre Nice, le Tunisien continue sa fin de saison-chef d'œuvre. Lors des 12 premières minutes du match face à Valenciennes, il marque et offre le 2-0 à Ehret. Evian TG n'est pas encore mathématiquement sauvé, mais c'est tout comme. Merci Saber.

Bale (Tottenham) : Son incroyable saison n'a finalement pas permis à Tottenham de se qualifier pour la C1, pour la deuxième année consécutive. Mais Gareth a réalisé un championnat XXL, à l'image de son dernier but, inscrit hier face à Sunderland. Quelle frappe, et quelle facilité.

Rossi (Fiorentina) : 26 octobre 2011. Pepito se blesse gravement. 19 mois plus tard, l'attaquant italien a enfin refoulé une pelouse, avec le maillot de la Fiorentina. Vivement la saison prochaine !

Schuster (Fribourg) : En s'imposant face à Schalke, Fribourg se serait offert une historique qualification en Ligue des Champions. A 1-1, alors que tout est possible, le capitaine fribourgeois vit ce qu'il pouvait vivre de pire : marquer un but contre son camp tout nul, et offrir la C1 à Schalke. Dur.

Grenier (Lyon) : « En une minute, le match a peut-être basculé pour l'OL, qui a raté incroyablement la balle du 1-1, et qui se retrouve désormais à dix ». Voilà ce que l'on venait d'écrire sur le Live So Foot à la 75e minute. Soit une minute avant que Clément Grenier ne place son ballon à 30 mètres des cages d'Ospina...

Bruno Gama (Deportivo La Corogne) : Oui, le Depor peut encore croire au maintien. Merci Bruno Gama, auteur d'un but capital face à l'Espanyol, qui permet au club de La Corogne de sortir de la zone de relégation. Après Vasco, Bruno. Ouais.]]>
<![CDATA[Schalke rit, Düsseldorf pleure]]> text/html fr SO FOOT Il y aura de la Ligue des Champions à la Veltins Arena l'an prochain. Tout du moins le tour préliminaire. Grâce à sa victoire importantissime sur le terrain de son poursuivant direct Fribourg…]]> Il y aura de la Ligue des Champions à la Veltins Arena l'an prochain. Tout du moins le tour préliminaire.

Grâce à sa victoire importantissime sur le terrain de son poursuivant direct Fribourg (1-2), le club de Gelsenkirchen a conservé sa 4ème place et boucle ainsi sa saison au pied du podium. La jeune pépite Julian Draxler avait montré le chemin à ses coéquipiers (4ème), avant que Schmid (54ème) n'égalise. Mais le pauvre Schuster contre-son-camp enterrait dans la foulée les derniers espoirs locaux de voir la Ligue des Champions en 2014 (58ème).

Dans le bas du tableau, la bataille pour le maintien promettait d'être folle entre Augsburg, Hoffenheim et le Fortuna Düsseldorf, dans un mouchoir de poche avant cette dernière journée.

Quinzième et maintenu en Bundesliga avant le coup d'envoi, Augsburg a assuré à domicile en s'imposant (3-1) contre la lanterne rouge Greuther Furth grâce à Werner (30ème), Callsen-Bracker (55ème) et Ji (75ème).

Seizième ce matin, le Fortuna Düsseldorf avait de bonnes chances de garder cette place et ainsi disputer un barrage contre le troisième de Bundesliga II. Problème : les hommes de Norbert Meier ont pris une rouste à Hanovre (3-0) et dans le même temps, leurs concurrents d'Hoffenheim sont allés décrocher une victoire inespérée à Dortmund (1-2) en profitant pleinement de l'expulsion du gardien Weidenfeller au Signal Iduna Park. Un doublé de Salihovic sur pénalty (77ème, 82ème) permet ainsi à Hoffenheim de terminer un point devant Düsseldorf et d'accrocher le barrage sur le fil. La cruauté du foot...

Sinon, à part ça, Frankie a mis un triplé et le Bayern a gagné 4-3 à Monchengladbach.]]>
<![CDATA[Top et flop des hymnes de buts en Bundesliga]]> text/html fr SO FOOT On ne le répètera jamais assez : outre-Rhin, le football est un véritable spectacle. Jeu explosif, stades impressionnants, ambiances monstrueuses et… les Torhymnen ! Ce que l'on pourrait appeler les « jingles-buts » en France sont une véritable institution en Bundesliga. Tous les clubs ont leur refrain, plus ou moins entraînants, plus ou moins bien choisis. A ce petit jeu, ce ne sont pas forcément les machines de Munich et de Dortmund qui survolent la concurrence. A l'aube de la dernière journée du championnat, voici le Top 5 et le Flop 5 des goals-songs de Buli. TOP 5 5- Hoffenheim Ça aurait pu être le générique d'Astérix et Obélix contre César mais on aime bien. Pas trop agressif, ça se marie bien avec les…]]>
TOP 5


5- Hoffenheim

Ça aurait pu être le générique d'Astérix et Obélix contre César mais on aime bien. Pas trop agressif, ça se marie bien avec les images de Teutons ivres de joie, laissant échapper leur chope de bière pleine sur la tronche de leur voisin. Un petit oui. Mais un petit hein, parce qu'après un but, on veut que ça envoie, que ça claque, que les baffles explosent et fassent vibrer le toit. Et puis, c'est un peu l'occasion de rendre hommage à Hoffenheim, avant qu'ils ne descendent…


4- Hanovre

Le refrain de Viva la Vida qui accompagne les pions de Diouf et cie aurait sans doute mérité le fauteuil de leader s'il n'avait pas été déjà utilisé il y a trois saisons par Hambourg. En France, ce morceau est également diffusé à Guimgamp après les buts bretons. On vous dit que c'est depuis qu'En Avant a joué contre le HSV en Ligue Europa ou pas ?


3- Bayer Leverkusen

Tiens, même là ils sont troisièmes. Souvent placé, jamais gagnant, le Bayer justifie son surnom de « Neverkusen ». Le Stade rennais de Bundesliga. T'es là, t'es pas mauvais, mais personne ne te remarque.


2- Hambourg

Un refrain entraînant, un air sympa à entendre repris en chœur par 57000 Rothosen, des paroles adaptées au club (Auf gehts Hamburg / Always Hamburg), le « Torhymne » du HSV version 2012/2013 a été une réussite. Dommage que les partenaires de Van der Vaart aient inscrit plus de buts à l'extérieur (24) qu'à domicile (18)… Le morceau du groupe-électro Scooter serait arrivé en tête si un autre club de milieu de tableau n'avait pas trouvé un son encore plus puissant de... Scooter.


1 – Mönchengladbach

Il faudrait vérifier si la moitié des ventes du groupe ne provient pas des fans de Bundesliga. Depuis 2008, le fameux « Döp, Döp, Döp » du morceau Maria est fièrement entonné à M'Gladbach après jadis un exploit de Reus ou une « Kartoffel » d'Arango. L'air est tellement connu en Allemagne que les supporters adverses ne manquent pas de l'entonner aussi lorsque leur équipe « score » au Borussia Park. A l'image du « torhymne » d'Hambourg, ce morceau de Scooter semble davantage adapté à une fête foraine qu'à un stade mais lorsqu'il est repris par 50000 teutons en fusion, c'est WUNDERBAR !


La démonstration de force en vidéo :


FLOP 5


5- Werder Brême :

L'idée de la sirène de bateau, un grand oui. La suite ? Un grand non. Flop 5, direct.


3/4- Bayern Munich, Greüther Fürth

On a donc enfin trouvé le point commun entre le Bulldozer Bayern et le char Lego de Fürth : leur Torsong ! Sérieux, vous n'avez pas pu trouver plus original ? Les deux clubs se partagent les deux extrêmes du classement et une place de choix dans le FLOP 5.



2- Eintracht Francfort :

Depuis quand on passe un hymne national après un but ?


1- Mayence :

C'est l'une des surprises de la saison. Malheureusement, on ne parle pas de la bande à Szalaï qui a longtemps trusté les places européennes mais de ce « torhymne ». Mettre une musique de la parade Disney après un but, il fallait oser. Pour le coup, c'est une mauvaise surprise. Number one du FLOP 5 sans hésitation possible.

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<![CDATA[Photo : Dortmund chambre le Bayern]]> text/html fr SO FOOT Encore quelques jours à tenir et la Ligue des Champions 2012-2013 livrera enfin son verdict en dévoilant son lauréat annuel. Pour patienter avant la finale du 25 mai qui opposera les frères ennemis…]]> Encore quelques jours à tenir et la Ligue des Champions 2012-2013 livrera enfin son verdict en dévoilant son lauréat annuel. Pour patienter avant la finale du 25 mai qui opposera les frères ennemis du Borussia et du Bayern, tout est bon pour taquiner l'adversaire.

Le Borussia Dortmund a décidé de faire dans l'humour en exposant dans son musée un maillot collector d'Ole-Gunnar Solskjaer, le Norvégien qui hante toujours les nuits des supporteurs bavarois, 14 ans après. Le club précise qu'il ne s'agit pas de la tunique portée par le baby-face killer au Camp Nou ce fameux soir, mais d'un exemplaire utilisé lors de la demi-finale de C1 1997 perdue par Manchester contre Dortmund, futur vainqueur. L'attaquant l'avait alors échangé avec celui de Knut Reinhardt.

Il n'empêche que ça reste un coup bas.

BJ]]>
<![CDATA[Ribéry vers une prolongation ?]]> text/html fr SO FOOT Entre le Bayern Munich et Franck Ribéry, c'est l'amour fou. L'international français n'a jamais caché son attachement à ce club et à cette institution. Et, à le voir fêter le titre de champion…]]> Entre le Bayern Munich et Franck Ribéry, c'est l'amour fou. L'international français n'a jamais caché son attachement à ce club et à cette institution. Et, à le voir fêter le titre de champion d'Allemagne et se faire courser par ses collègues avant de se faire asperger de bière , on imagine aisément que Francky est quelqu'un d'apprécié et de respecté dans les vestiaire. Récemment, la gueule cassée du foot français avait même fait part de son désir de prolonger l'idylle avec les Bavarois.

Visiblement, le message a été reçu cinq sur cinq par les dirigeants munichois. Ceux-ci ne seraient pas contre une prolongation de contrat, comme l'a indiqué le président du club bavarois, Karl-Heinz Rummenigge. « Je vois très bien une prolongation. La porte est ouverte pour Franck. Il n'a qu'à la franchir », a-t-il déclaré à Sport Bild.

Une parade amoureuse que Ribéry devrait conclure très prochainement.

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<![CDATA[Le Bayern dément pour Neymar]]> text/html fr SO FOOT Après s'être répandue dans toute l'Espagne, voilà que la rumeur Neymar touche maintenant l'Allemagne. Annoncé au Real Madrid, puis à Barcelone, le prodige brésilien pourrait en réalité prendre la…]]> Après s'être répandue dans toute l'Espagne, voilà que la rumeur Neymar touche maintenant l'Allemagne. Annoncé au Real Madrid, puis à Barcelone, le prodige brésilien pourrait en réalité prendre la direction du Bayern Munich.

C'est en tout cas ce qu'a annoncé aujourd'hui l'ancien vice-président de Santos, Vicente Cascione, dans les médias brésiliens, allant même jusqu'à affirmer qu'un accord serait signé. « Je suis cette affaire de très près, a déclaré Cascione. Neymar a signé avec le Bayern Munich, et le dossier est déjà bouclé. Il n'y a aucune spéculation. Cette information est irréfutable. Neymar sera à la disposition de Guardiola à partir de la saison prochaine. »

Tellement irréfutable que le club bavarois a rapidement démenti par le biais de son directeur de la communication Markus Hörwick, affirmant que cette rumeur n'était basée sur « aucun fondement ».

Alors qui croire ? ]]>
<![CDATA[Photo : Douche alcoolisée pour Ribéry]]> text/html fr SO FOOT Samedi, le Bayern disputait son dernier match de Bundesliga de la saison à l'Allianz Arena. Alors, comme le veut la tradition bavaroise, les hommes de Jupp Heynckes ont fêté le titre à la bière.…]]> Samedi, le Bayern disputait son dernier match de Bundesliga de la saison à l'Allianz Arena. Alors, comme le veut la tradition bavaroise, les hommes de Jupp Heynckes ont fêté le titre à la bière. Beaucoup de bière.

Si la plupart des joueurs ont eu droit à un petit arrosage, la palme de la plus belle douche revient incontestablement à Franck Ribéry, surpris par Jérôme Boateng. Pour la petite histoire, « Kaizer Franck », musulman, se serait un peu énervé contre son coéquipier.

L'Allemagne, quoi.

CC]]>
<![CDATA[Rummenigge calme le jeu]]> text/html fr SO FOOT Ça commençait à être plutôt tendu, ces derniers jours, entre le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. Le transfert de…]]> Ça commençait à être plutôt tendu , ces derniers jours, entre le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. Le transfert de Götze, la petite bisbille Klopp – Sammer , le duel attendu en finale de Ligue des Champions... Du côté des dirigeants bavarois, on a décidé d'essayer de faire retomber le soufflé en appelant au respect mutuel.

« Après 12 ans, il y aura enfin un champion allemand. Je pense que c'est quelque chose dont nous devrions être fiers, mais nous devons aussi utiliser cette opportunité de manière intelligente. Nous devons à tout prix éviter de nous moquer de l'adversaire, d'être agressifs ou haineux. J'espère qu'il y aura du respect et des attitudes responsables », a déclaré le grand Karl-Heinz Rummenigge.

Le calme avant la tempête.]]>
<![CDATA[Buffon encense le Bayern]]> text/html fr SO FOOT On peut se faire dominer deux fois de suite par une équipe, se faire traiter de vieux par ses dirigeants, et avoir quand même la classe. Gianluigi Buffon est là pour le prouver. Dans un entretien…]]> On peut se faire dominer deux fois de suite par une équipe, se faire traiter de vieux par ses dirigeants, et avoir quand même la classe. Gianluigi Buffon est là pour le prouver.

Dans un entretien accordé au site officiel de son club, le portier international de la Juventus a dit tout le bien qu'il pensait du Bayern Münich, bourreau des Turinois en quarts de finale de la C1 cette saison.

Très satisfait des progrès réalisés par « sa » Juve, le capitaine bianconero est conscient que la route est encore longue pour les traduire sur la scène européenne : « Pour être au top, nous et les autres équipes européennes devons nous améliorer pour rattraper le Bayern, qui est deux crans au-dessus de tout le monde. S'ils gagnent la Ligue des Champions cette saison, ils se renforceront encore plus, donc ce sera une tâche difficile. Mais gagner au niveau européen peut parfois dépendre de la chance : une petite erreur, un sauvetage décisif... ».

On compte sur toi pour être – encore – présent l'an prochain, Gigi.]]>
<![CDATA[Photo : Le prochain maillot du Bayern]]> text/html fr SO FOOT Le Bayern vient tout juste de dévoiler son maillot domicile pour la saison 2013/2014. Et pas de grand bouleversement au niveau de cette tunique : toujours confectionnée par Adidas, elle ressemble…]]> Le Bayern vient tout juste de dévoiler son maillot domicile pour la saison 2013/2014. Et pas de grand bouleversement au niveau de cette tunique : toujours confectionnée par Adidas, elle ressemble franchement à la version actuelle.

Seuls changements notables : la couleur des bandes sur les manches - passée du doré au blanc - et le col en V. Toujours classe, néanmoins.]]>
<![CDATA[Photo : Il réserve sa place à Wembley]]> text/html fr SO FOOT Dans quelques semaines – le 25 mai pour être précis – le Bayern Munich et le Borussia Dortmund s'affronteront à Londres en finale de la Ligue des champions. Du coup, en Allemagne, la pression monte…]]> Dans quelques semaines – le 25 mai pour être précis – le Bayern Munich et le Borussia Dortmund s'affronteront à Londres en finale de la Ligue des champions. Du coup, en Allemagne, la pression monte peu à peu. Plus de 90 000 supporters sont attendus dans la capitale britannique, et la guerre pour obtenir une place a déjà débuté.

Un fan de Dortmund a lui opté pour une technique particulière. Le petit malin a profité du match entre Newport et Wrexham le week-end dernier pour s'immiscer dans Wembley et réserver sa place... avec une serviette de plage. De la même manière qu'il le fait chaque été avec les chaises longues des côtes françaises.

Reste à savoir s'il compte s'y rendre en chaussettes-claquettes.

CC]]>
<![CDATA[Hoeness reste au Bayern]]> text/html fr SO FOOT Cahuzac avait démissionné. Uli Hoeness, lui, ne bougera pas. Le président du Bayern Munich, sous le coup d'une…]]> Cahuzac avait démissionné. Uli Hoeness, lui, ne bougera pas. Le président du Bayern Munich, sous le coup d'une inculpation pour fraude fiscale , est maintenu à son poste.

C'est le club allemand qui l'a annoncé via un communiqué. « Dans l'intérêt du Bayern, qui doit pleinement se concentrer sur ses objectifs sportifs en finale de la Ligue des champions le 25 mai et en Coupe d'Allemagne le 1er juin, le conseil de surveillance du FC Bayern Munich a décidé, après une intense discussion et de manière consensuelle, qu'Uli Hoeness devait poursuivre ses activités de président », peut-on ainsi lire sur le site officiel du club.

Hoeness avait pourtant ouvertement proposé sa démission, cette semaine, pour permettre aux Bavarois de préparer, dans les meilleures conditions, la finale de la Ligue des champions. Une démission réclamée également par plusieurs actionnaires du club , notamment Herbert Hainer, patron d'Adidas, et Martin Winterkorn, président de Volkswagen. Une démission finalement refusée par le conseil de surveillance.

Cléments, les Allemands...]]>
<![CDATA[Photo : Dortmund taquine Hoeness]]> text/html fr SO FOOT Le choc Bayern Munich – Borussia Dortmund, un peu animé sur le bord du terrain, a aussi donné lieu à une gentille…]]> Le choc Bayern MunichBorussia Dortmund, un peu animé sur le bord du terrain , a aussi donné lieu à une gentille provocation des supporteurs locaux au Signal Iduna Park. Surfant sur le scandale financier touchant le président bavarois Uli Hoeness et ses déboires avec le fisc allemand, les membres du Kop ont fait dans l'humour avec cette pancarte : « Info Transfermarkt.de : Hoeness transféré de Munich en prison contre 6 millions d'Euros ».

Drôle.

crédits photo Reuters)]]>
<![CDATA[Borussia Dortmund-Bayern Munich, à charge de revanche]]> text/html fr SO FOOT La répétition générale de la finale de la Ligue des champions a accouché d'un match nul assez logique. Si le Borussia Dortmund a dominé, le Bayern Munich a su résister, et a un peu joué avec les nerfs de son adversaire. Manuel Neuer a même détourné un pénalty de Robert Lewandowski. À voir si les évènements d'aujourd'hui auront des incidences sur la rencontre qui aura lieu à Wembley le 25 mai prochain. Borussia Dortmund – Bayern Munich: 1-1 Grosskreutz (11e) – Gómez (23e) Elle était attendue, cette rencontre entre le Borussia Dortmund et le Bayern Munich. Encore plus depuis…]]> Borussia DortmundBayern Munich: 1-1
Grosskreutz (11e) – Gómez (23e)

Elle était attendue, cette rencontre entre le Borussia Dortmund et le Bayern Munich. Encore plus depuis que l'on sait que les deux cadors allemands vont s'affronter en finale de Ligue des champions. Seulement, ce choc n'a pas tenu toutes ses promesses. Non pas que le match n'était pas bien, c'est juste qu'il était... différent. Par envie de reposer les troupes ou de brouiller les pistes (voire les deux, tout simplement), les deux entraîneurs ont décidé (voire ont été contraints) de laisser certaines forces vives au repos. Jürgen Klopp fait sans Hummels, ni Götze, ni Piszczek, tandis que Jupp Heynckes aligne un onze privé de Lahm, Schweinsteiger, Javi Martínez, Ribéry, Robben et Mandžukić. Enfin, privé... Quand on peut mettre Gómez en pointe à la place du Croate, on appelle ça un problème de luxe.

Rafinha, « idole » du Westfalenstadion

Néanmoins, les « remplaçants » sont chauds, et ne tardent pas à le faire savoir. La rencontre démarre sur un rythme assez élevé, et sur un long centre de Błaszczykowski, Grosskreutz place une joli volée de l'intérieur du pied. Dortmund eins, Bayern null, et Kevin de célébrer son but n'importe comment. Le Borussia aurait pu aggraver la marque si Peter Gagelmann avait sifflé le contact de Contento sur Gündogan. Le numéro 8 se blessera très légèrement sur l'action. Klopp ne prend aucun risque et sort son meneur de jeu. Quelque part, il fait bien, vu comment la partie s'envenime légèrement par la suite, notamment grâce à Rafinha, qui chauffe Schmelzer et se fait conspuer par le Westfalenstadion (en même temps, cinq ans à Schalke...). Si les joueurs du BVB tiennent bon face aux provocations verbales, ils oublient qu'ils sont aussi là pour jouer. Rafinha prend alors tout son temps pour centrer sur la tête de Gómez, qui trouve les filets. Dortmund eins, Bayern eins.

La guerre des nerfs

En fait, ce n'est pas un match de foot, c'est une bataille psychologique : le premier qui craque risque de le payer cher le 25 mai prochain. Alors personne ne veut rien céder. Surtout du côté des visiteurs. En même temps, les Bavarois ont raison. Ils ont vingt points d'avance sur leur dauphin, et savent qu'ils pèsent plus lourd sur la balance. Alors autant jouer avec les nerfs des petits gars en noir et jaune. Shaqiri s'accroche à Şahin, il obtient la faute. Boateng la joue en mode « faute tactique », il ne prend qu'un jaune. Plus tard dans la rencontre, il se chauffera un peu avec Lewandowski, histoire de le terminer. Car oui, Robert aurait pu mettre les points sur les i, avec ce pénalty obtenu suite à une main de Boateng sur une frappe de Şahin. Mais il a préféré faire une course chelou et voir son tir arrêté par Manuel Neuer. Même s'ils n'en donnent pas l'impression dans le jeu, les Bavarois « s'amusent » avec leurs adversaires. Rafinha pousse cependant la blague un peu trop loin et rentre un coude dans la tête de Kuba. Deuxième jaune pour le Brésilien, qui en profite pour créer un début d'embrouille, altercations qui feront même se lever Matthias Sammer et Jürgen Klopp. L'ancienne idole contre la nouvelle. Les deux hommes se quitteront finalement bons amis. Celui qui n'est plus l'ami de personne, c'est Julian Schieber. Que d'erreurs dans les dernières actions. Enfin, quelque part, il faut le comprendre. Son nom signifie « le pousseur », alors il pousse ses ballons trop loin. Plus rien ne sera marqué dans ce match. On a hâte de voir la « vraie » confrontation, celle qui placera l'un des deux clubs sur le toit de l'Europe. La seule chose que l'on regrettera à Wembley, c'est la bière. La Bundesliga est sponsorisée par Krombacher ; c'est autre chose que cette saloperie de Heineken.]]>
<![CDATA[Bayern-Borussia, c'est parti]]> text/html fr SO FOOT La finale de la Ligue des champions, c'est le 25 mai à Wembley. Mais en Allemagne, tout le monde a les yeux déjà tournés vers le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. Hasard du calendrier, les deux…]]> La finale de la Ligue des champions, c'est le 25 mai à Wembley. Mais en Allemagne, tout le monde a les yeux déjà tournés vers le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. Hasard du calendrier, les deux équipes se rencontrent ce week-end pour une journée de Bundesliga sans enjeu pour les deux camps. L'occasion pour Hans-Joachim Watzke, le boss des Jaune et Noir, de revenir sur ses nouvelles relations avec ses homologues bavarois.

« J'ai toujours parlé du Bayern avec beaucoup de respect et d'admiration. Mais ça s'est rafraîchi récemment. Il y a quelques irritations désormais », affirme Watzke, qui avoue avoir du mal à digérer l'annonce du transfert record de Mario Götze au Bayern l'an prochain...

« Tout devrait se passer de manière très sportive et fair-play ce week-end, mais il n'y aura pas autant de câlins qu'avant. Pourquoi devrions-nous agir comme si tout allait bien ? Il n'y aura pas de repas avec le Bayern, juste une poignée de main. »


Ça a le mérite d'être clair.]]>
<![CDATA[L'Allemagne a-t-elle le meilleur championnat du monde ?]]> text/html fr SO FOOT La réponse est non, bien entendu. Mais à l'heure où les deux prochains finalistes de la Ligue des champions se retrouvent en championnat ce samedi pour une répétition générale, la question de savoir ce que cette finale hundertprozentig deutsch nous apprend du niveau de la Bundesliga ? Voilà, c'est fait. Douze ans après, la coupe aux grandes oreilles va retourner en Allemagne. Reste à savoir si elle va prendre la direction de Munich ou de Dortmund. Le Bayern la veut, histoire de…]]> Voilà, c'est fait. Douze ans après, la coupe aux grandes oreilles va retourner en Allemagne. Reste à savoir si elle va prendre la direction de Munich ou de Dortmund. Le Bayern la veut, histoire de vaincre le signe indien que lui imposent les années 2000 (victoire en 2001, mais défaites en 2010 et 2012) ; le Borussia la veut aussi, histoire d'emmerder le Bayern (et lui empêcher de réaliser un probable triplé qui serait historique) et aussi de se rappeler toute la joie que lui a procurée l'année 1997. Et ces deux clubs la veulent tellement, cette Coupe, qu'ils ont fait preuve d'une concentration maximum face au Real Madrid et au FC Barcelone. La Liga, premier championnat au coefficient UEFA, se fait donc gifler par la Bundesliga, qui compte bien lui ravir son trône dans les prochaines années.

Money, money everywhere

Car à terme, il est là, l'objectif de la Bundesliga : se poser sur le toit de l'Europe. Pour le moment, c'est en bonne voie. Comme toujours, le championnat est tourné vers l'avant, le public vient en masse au stade, le merchandising se développe de plus en plus, ce qui fait plus de recettes pour les clubs. En outre, les droits télé sont en constante progression. Pour les quatres dernières saisons (celle-ci incluse), la Ligue allemande (DFL) a touché 1,65 milliard d'euros. À partir de la saison prochaine, et jusqu'à l'exercice 16/17, la DFL encaissera 2,5 milliards d'euros. En gros, Sky (la chaîne per-pay-view made in Germany) payait 412 millions/saison jusqu'alors ; elle devra débourser 628 millions chaque année désormais. Quant aux droits à l'étranger, même chose : ils sont actuellement de 70 millions d'euros/an, mais il est fort à parier que ça risque encore d'augementer...

Un Bayern dominateur, mais pas tant que ça

Car il se trouve que ce championnat est de plus compétitif. Alors les mauvaises langues se délieront pour caler l'affaire et dire que la Bundesliga, c'est « le Bayern et les autres ». C'est vrai. Mais en partie, seulement. Effectuons une comparaison avec les deux championnats qui sont devant, l'anglais et l'espagnol, et prenons comme point de repère la date de création de la Premier League. En Liga, les ogres que sont le Real et le Barça ont remporté à eux deux 17 des 21 derniers titres. En Angleterre, Manchester United met la douille à tout le monde et a soulevé 13 trophées. En Allemagne, le Bayern n'en a remporté « que » onze. Alors après, il est vrai que les Bavarois déglinguent par moments leurs concurrents, allant même chercher le Meisterschale avec plusieurs points d'avance, comme en 02/03 (16 unités d'avance sur Stuttgart), en 04/05 (14 sur Schalke) ou encore cette saison (20 sur Dortmund, à trois journées de la fin). Mais l'an dernier, le Real gagne son championnat avec 9 points d'avance sur le Barça. Et cette année, MU a 14 points et un match d'avance sur un City à qui il reste quatre matchs...

De l'argent qui circule en interne

Après, il est vrai que le Bayern Munich met à genoux son championnat d'une manière simple, mais efficace : comme le board bavarois n'est pas réputé pour balancer son argent par les fenêtres, il investit dans du solide. Et, quand il ne va pas chercher des cracks à l'étranger (Makaay, Ribéry, Robben, Javi Martínez...), il pique les meilleurs joueurs du championnat. Dernier exemple en date : Mario Götze, qui va bouger de la Ruhr pour 37 millions d'euros. D'aucuns parlent de « pillage », et accusent les Bavarois d'affaiblir le championnat. Mais est-ce vraiment le cas ? Avec cet argent, Dortmund va faire des emplettes, sans doute en Allemagne. Et filer de la tune à d'autres équipes du pays. Et ainsi de suite... Au final, c'est toute la Bundesliga qui pourrait être irriguée par l'argent du Bayern. Si l'on ajoute à ça que les 3/4 des écuries de l'élite font des bénéfices, que les droits télé vont encore augmenter et que le fair-play financier va être mis en place sous peu, alors la Bundesliga pourrait à l'avenir redevenir le championnat le plus puissant d'Europe, comme dans les années 70. Comme quoi, l'histoire est un éternel recommencement.]]>
<![CDATA[Barça-Bayern : un passage de témoin ?]]> text/html fr SO FOOT Venu chercher la qualification sur la pelouse du FC Barcelone, le Bayern Munich est reparti avec un succès, la gloire et peut-être un peu plus. Ce mercredi soir, les Catalans se sont fait écraser comme rarement à domicile par une machine impressionnante, presque invincible. Après des années passées à régner sur l'Europe, les Barcelonais, sur le déclin, pourraient bien avoir passé le témoin à leurs adversaires allemands. Les morts ont tous la même peau écrivait brillamment Boris Vian. Cependant, force est de constater que c'est une dépouille particulière qui a rejoint le panthéon du football européen ce…]]> Les morts ont tous la même peau écrivait brillamment Boris Vian. Cependant, force est de constater que c'est une dépouille particulière qui a rejoint le panthéon du football européen ce mercredi 1er mai. Oui, c'est fini. Comme les Chicago Bulls de Phil Jackson et Jordan et comme d'autres équipes qui ont régné sur le sport et l'art de le pratiquer, le Barça a fini par tomber. Par tomber de haut, forcément, car quand on a tutoyé les étoiles comme le FC Barcelone, on ne peut que chuter. Chaque adieu est différent et celui des Catalans est douloureux car pas forcément à la hauteur du mythe - une pensée pour toi, Javier Zanetti. Un 7-0 sur deux matchs, une pilule difficile à avaler, surtout quand on se fait laminer par une machine qui n'est pas vraiment sans rappeler celle que l'on fut. Gâtés, des joueurs comme Pedro, Pique ou Busquets – quoi qu'absent hier – ont toujours été élevés dans la domination et le succès. En deux matchs, ils se sont fait écraser comme rarement. Alors bravo à Munich, évidemment. Mais au fond, cette victoire est autant le symbole de la puissance allemande que l'expression sincère et touchante de la perte de vitesse catalane.

Une dernière symptomatique

« Olé ». Ah, ils sont chambreurs, ces catalans du Camp Nou. Sauf que les bouches dont provient l'onomatopée moqueuse, celle de la domination, de la possession et de l'emprise, sort des gueules allemandes présentes au Camp Nou. Oui, en seconde période, le FC Barcelone a été dépossédé du ballon par la machine bavaroise. Les joueurs de Tito Villanova ont d'ailleurs terminé la rencontre avec un peu moins de 60% de possession de balle, un fait extrêmement rare, notamment à domicile. En somme, quoique privé de Busquets et de Messi, deux éléments essentiels, le FC Barcelone a tout simplement déjoué ce mercredi, et ça, il n'a suffi que de quelques dégagements longs de Bartra et de Pique pour le comprendre. Car sous Guardiola, le Barça était plus qu'une équipe, c'était un courant de pensée. Le onze pouvait être modifié, la philosophie de jeu demeurait inchangée, du groupe professionnel aux benjamins. Un train sur des rails. Hier, Xavi et Iniesta, joueurs géniaux, n'ont pas bénéficié du mouvement suffisant pour déplacer les montagnes bavaroises. Pire, les Catalans, sans solution, ont été obligés de blasphémer en essayant d'y aller seuls, parfois. Trop. A la fin de la rencontre, l'Opta recensait 65 percées solitaires pour les Catalans contre 38 pour les Munichois. Au final, le résultat est sans appel. La dernière fois que le Barça a perdu deux confrontations, c'était en 1987, contre Dundee United. La dernière fois que le Barça n'a pas marqué lors de deux confrontations, c'était en 2008 contre Manchester United. La fin de quelque chose, on vous dit.

Le Bayern pour reprendre le flambeau ?

Pressing haut, technique propre, mouvements collectifs, latéraux omniprésents et triangles dessinés un peu partout sur la pelouse. Il n'y aura qu'un FC Barcelone et les dirigeants munichois sont bien trop ambitieux pour n'être qu'une version 2.0, mais le succès bavarois à l'aller et au retour avait quand même un goût de Catalogne. Jupp Heynckes est beaucoup trop grand et sous-estimé pour que cela soit vrai, mais il y avait presque quelque chose de Guardiola, hier soir, côté munichois. Avec un neuf. Et des mecs capables de mettre des patates de loin. Pour pouvoir briller face à Barcelone, notamment dans la conservation et l'utilisation du ballon, il faut un grand milieu de terrain. Énorme, Bastian Schweinsteiger l'est depuis longtemps. Mais comment ne pas revenir sur sa prestation d'hier ? Si le Bayern Munich ressortait aussi bien le ballon, c'est grâce à lui. Tantôt aux côtés de Lahm, tantôt aux côtés d'Alaba, en une touche, du droit ou du gauche, Schweini a fait le tri tout au long de la rencontre avec une maestria épatante, en perdant peu de ballons. Au rayon cadors, on compte aussi le jeune Alaba qui forme une sacrée paire d'as avec Franck Ribéry sur son côté gauche. Endurant, tranchant et auteur d'une transversale assez folle sur le but de Robben, le jeune David est le présent et l'avenir du poste, c'est évident. Avec un Ribéry dans cette forme, des joueurs comme Müller et Martinez dont on parle peu, mais qui brillent, on se dit que ce Bayern capable de gagner « à la catalane » en Catalogne est le futur maître de l'Europe. Que le témoin est passé, hier, des mains du Barça aux mains allemandes. Pourquoi pas ? Ce Bayern a tout pour durer. Mais dans ce football européen en perpétuel mouvement, les mandats à la tête de l'Europe risquent de se faire de plus en plus courts, et les morts de faim, candidats au trône moins patient que ceux du FC Barcelone. Heureusement, Boris Vian a aussi écrit Et on tuera tous les affreux. ]]>
<![CDATA[Et après, quel Barça ?]]> text/html fr SO FOOT Xavi l'assure : « L'équipe a un futur ». Certes, mais lequel ? Après ce logique 7-0 en aller-retour, Barcelone est cerné de points d'interrogation. Quelle(s) recrue(s) ? Quel système ? Quel coach ? Tentative et éléments de réponse. Tito, vraiment l'homme de la situation ? « Le Bayern est arrivé avec un niveau physique très haut et nous, à cause des méformes et des blessures qui ont empêché de nombreux…]]> Tito, vraiment l'homme de la situation ?

« Le Bayern est arrivé avec un niveau physique très haut et nous, à cause des méformes et des blessures qui ont empêché de nombreux joueurs à s'entraîner, non ». Difficile de prêter tort à Tito Vilanova. Conscient du déficit physique de ses poulains, le coach blaugrana ne s'attendait pourtant pas à combler un tel gouffre technique. Pis, c'est au niveau tactique que le Barça a perdu la bataille face à des Munichois ultra-costauds, compacts, toujours bien placés, aux sorties de balle frôlant par moments la perfection. Dans son inamovible 4-3-3, le Barça a failli. Par manque de mouvements et d'imagination, mais pas que. Serpent de mer toute la saison durant, la santé de Tito Vilanova a donné du fil à retorde au groupe blaugrana et une nouvelle belle histoire à raconter, estampillée UNICEF. Sans réel charisme, sans nouvelle idée, Tito a réussi à fissurer un groupe jusque-là homogène. La gestion des cas Fabregas, Song, Thiago Alcantara et Villa en atteste : ne les limitant qu'à des matchs sans enjeu, il a brisé le brin de confiance qu'ils avaient en eux. Même topo avec les jeunes. Quand Guardiola lançait de jeunes pousses comme Pedro, Busquets, ou plus récemment Montoya, Vilanova envoie pour sa part Bartra à l'abattoir de l'Allianz Arena. Problème pour le board catalan, un départ de Vilanova ne pourrait concorder qu'avec une rechute de sa maladie. Sale histoire.

Du neuf, un neuf !

Réclamé à l'unanimité – ou presque – après la douche milanaise, David Villa a effectué un retour en grâce le temps d'une soirée. C'était lors du match retour. Depuis, El Guaje sombre. Sur un côté ou dans l'axe, il ne crée pas de décalage, ne provoque pas par ses appels, et ne marque plus. Histoire de renforcer son escouade offensive – et son service merchandising –, le Barça est très chaud sur le dossier Neymar. Recrue de choix, le prodige brésilien amènerait également son lot d'incertitudes. Diva du dribble et du Joga Bonito, l'actuel joueur de Santos brille par ses fulgurances individuelles. Mais un tel individualisme aurait-il sa place au côté de Lionel Messi et de son appétit toujours gargantuesque ? Car le risque pour Neymar da Silva Santos Júnior, à l'instar d'un Alexis Sanchez, serait d'être cantonné à un rôle rigide dans le sempiternel système catalan. Un numéro neuf, costaud dans les duels, solide dans le jeu aérien, pourrait donc amener une diversité dans la palette blaugrana. Alors oui, un Roque Santa Cruz, en fin de contrat avec Malaga, ferait l'affaire. Mais une pointe de calibre international, à l'image d'un Lewandowski, ne se contenterait sûrement pas de foutre son égo au placard pour les beaux yeux de la Puce…

Parole à la défense

Le grand chantier de l'inter-saison se trouve quelques crans plus bas. Entre un Victor Valdés sur le départ et une arrière-garde qui n'a plus rien d'imperméable, Zubi a de quoi s'activer. En quittant son club de toujours, le double V catalan s'apprête à laisser un immense vide derrière lui . Raillé pour ses quelques bourdes annuelles, le natif de l'Hospitalet est l'une des pierres angulaires du système barcelonais. Première rampe de lancement, son jeu au pied n'a que peu d'égal au niveau international. Et puis après avoir connu les Dutruel, Busquets, Bahia, Rustu et autres Hesp, le casting des prétendants a déjà connu quelques bides… Des bides, Marc Bartra en a connu deux en l'espace d'une semaine. Pas encore au point pour les joutes internationales, le jeune de la Masia devrait être supplanté par un renfort estival. En substance, c'est le message qu'a souhaité faire passer Gerard Piqué hier soir en demandant du renfort. Avec un Puyol et un Mascherano sur le carreau, Piqué, excellent relanceur au demeurant, a besoin d'un chien pour l'épauler. Plus qu'un Hummels, la charnière a besoin d'un défenseur qui aime la chair. Bref, Piqué a besoin de Kompany.

Fin de cycle ou simple réajustement ?

« Le concept de jeu est semblable, la philosophie également, mais le pressing défensif et la récupération du ballon sous Guardiola sont devenus beaucoup plus rapides. C'est une idée plus offensive de la manière de défendre ». Avant le quart de finale face au PSG, Miguel Ángel Nadal, membre de la dream-team cryuffienne, louait les innovations de Pep. Avec Tito Vilanova, la donne a pourtant changé. Alors que son illustre prédécesseur s'efforçait à démontrer la puissance et la maîtrise barcelonaise, quitte à en paraître jusqu'au boutiste, Vilanova reste, lui, un tantinet plus terre-à-terre, plus rationnel. Depuis sa prise de fonction, le Barça n'affiche que la seule prétention de planter un pion de plus que son adversaire. Suffisant pour la Liga, mais incompatible avec des rêves de grandeur européenne. De la gestion de la santé de Xavi, de l'importance donnée à l'ossature Piqué-Busquets-Iniesta-Messi, et des renforts apportés en sortiront donc les contours du prochain FCB. Car entre fin de cycle et réajustement à dose homéopathique, il n'y a qu'un pas. Un pas qui devra vite faire oublier la gueule de bois.]]>
<![CDATA[« <i>L'enfer</i> » de Uli Hoeness]]> text/html fr SO FOOT La vie d'Uli Hoeness a changé le 20 mars 2013. Le jour où des avocats et des policiers se sont pointés à son domicile et ont embarqué tous ses ordinateurs et dossiers. Motif : le président du Bayern…]]> La vie d'Uli Hoeness a changé le 20 mars 2013. Le jour où des avocats et des policiers se sont pointés à son domicile et ont embarqué tous ses ordinateurs et dossiers. Motif : le président du Bayern est suspecté d'avoir contourné le fisc allemand pour ne pas avoir déclaré son compte en banque en Suisse et donc ne pas avoir payé d'impôts dessus. « À ce moment-là, l'enfer a commencé pour moi. […] J'ai commis une folie sans nom, une erreur énorme que je veux corriger du mieux possible », explique-t-il dans un entretien confession à l'hebdomadaire Die Zeit.

Depuis, l'image de Hoeness a été sévèrement écornée. De l'homme que l'on prend en exemple, il est devenu quasiment un paria : « C'est un gros problème pour moi. Je me sens comme catapulté de l'autre côté de la société, comme si je n'en faisais plus partie. Bien entendu, j'ai d'énormes reproches à me faire. J'ai fait de la merde, mais je ne suis pas quelqu'un de mauvais. »

De fait, la vie du président du Bayern est devenu un enfer : « Vous ne pouvez pas imaginer tout ce que je ressens. C'est une situation très difficile à supporter. Je dors très mal, je transpire beaucoup la nuit, une sensation que je ne connaissais pas. Je me tourne et me tourne dans mon lit. Puis me retourne encore. Puis je réfléchis. Et suis désespéré. Des fois, je suis complètement vidé alors que je ne suis debout que depuis une heure. »

Dans l'interview, on en apprend également un peu plus sur l'utilité de ce compte en banque en Suisse, ouvert grâce à la bienveillance de l'ancien PDG d'Adidas et de l'OM, Robert-Louis Dreyfus. Un compte qui a servi à faire de multiples spéculations en bourse. À faire joujou, quoi : « Entre 2002 et 2006, j'ai énormément joué, de jour comme de nuit. C'étaient des sommes que moi-même, je ne comprends pas aujourd'hui, c'était assez extrême. C'était de l'adrénaline pure. » Toutefois, il se défend d'avoir servi les intérêts du Bayern grâce aux bénéfices de ce compte. « C'était juste pour Uli Hoeness. »

L'avenir du président du Bayern Munich s'écrit pour le moment en pointillés. À voir les prochaines semaines ce qu'il adviendra de lui.]]>
<![CDATA[Angela Merkel est heureuse]]> text/html fr SO FOOT Ce n'est pas un secret, Angela Merkel est une vraie fan de foot. Début février, la chancelière allemande n'avait d'ailleurs pas hésité à célébrer la victoire de l'Allemagne au Stade de France (2-1)…]]> Ce n'est pas un secret, Angela Merkel est une vraie fan de foot. Début février, la chancelière allemande n'avait d'ailleurs pas hésité à célébrer la victoire de l'Allemagne au Stade de France (2-1) aux côtés de François Hollande.

Du coup, cette semaine, Angela boit du petit lait. Avec la qualification du Bayern et du Borussia en finale de la Ligue des Champions, la coupe aux grandes oreilles prendra forcément la direction de son pays. Et ça, la première dame aime beaucoup. « Je me réjouis car une chose est sûre, l'Allemagne va gagner », a ainsi écrit la chancelière – ou son community manager – sur sa page Facebook.

Pour autant, sa présence à Wembley le 25 mai n'est pas encore confirmée. « Pour le moment la décision n'est pas prise, il est encore trop tôt », a indiqué sa porte-parole. La connaissant, on peut imaginer qu'elle sera de la partie. Reste à savoir si con cœur penchera d'un côté ou de l'autre.

CC]]>
<![CDATA[Bayern – Dortmund : Kolossale sürprise !]]> text/html fr SO FOOT Les résultats du match aller du Bayern et de Dortmund (4-0 et 4-1) et la fameuse « excellente santé de la Bundesliga » avaient consacré comme une évidence cette finale 100 % allemande à venir… Or, la surprise de ce duel germano-allemand officiel est pourtant bien réelle. Moins surprenant, c'est ce bon vieux « style allemand » qui a permis pareille performance. Qui avait prévu en septembre 2012, quand la C1 a débuté, qu'on aurait cette finale Dortmund-Bayern en mai 2013 ? OK, le Bayern était l'un des favoris. Mais de là à se retrouver de façon aussi…]]> Qui avait prévu en septembre 2012, quand la C1 a débuté, qu'on aurait cette finale Dortmund-Bayern en mai 2013 ? OK, le Bayern était l'un des favoris. Mais de là à se retrouver de façon aussi expéditive à Wembley… Car il y a eu la manière : le 3-1 à l'Emirates contre Arsenal, le 4-0 sec en deux manches face à une Juve réputée inbougeable et enfin le 7-0 face au grand Barça. Bref, une machine de guerre beaucoup plus impressionnante qu'on ne le pensait. Quant à Dortmund, il a appris très vite après son élimination précoce en C1 l'an passé. OK, ce fut juste-juste contre Málaga, en quarts. Mais face au Real, déjà pas mal secoué par le BvB au premier tour (2-1, 2-2 au Bernabéu), on a découvert une deuxième machine de guerre, aussi impitoyable que la munichoise. Le bilan comptable est éloquent : 3 victoires allemandes, 11 buts pour et 3 buts contre. Au premier tour, Bayern, Dortmund et Schalke avaient fini premiers de leur poule. Et Schalke a été éliminé avec les honneurs en 8es par Galatasaray, empêchant l'Allemagne d'avoir trois clubs en quarts…

Le Bayern, géant enfin reconnu…

L'étonnement général provient du fait que les clubs allemands ont frappé fort beaucoup plus tôt que prévu. Du fait de leur « excellente santé économique », le monde du foot estimait que les clubs de Bundesliga pourraient renouer avec les succès européens à partir de la mise en place du fair-play financier initié par l'UEFA avec ses règles applicables en 2013-14 et ses sanctions prononçables en 2014-15. Or, la Bundesliga est déjà dans la place ! Deux clubs allemands en finale de C1… Qu'est-ce que ça sera quand le fair-play financier fonctionnera ? Qui plus est, avec sa dynamique victorieuse actuelle et ses quatre clubs engagés en C1 (3+1 qui joue les barrages), une hégémonie teutonne peut se mettre en place dès la saison suivante…

Une finale 100% nationale : l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre l'avaient fait. L'Allemagne, quatrième grand du foot de clubs européen, pouvait prétendre à pareil exploit. Mais ce n'était pas évident. En C1, le bilan allemand est plus que respectable, mais égal à celui des petits Pays-Bas (6 trophées) et un peu supérieur au petit Portugal (4 trophées pour Benfica et Porto). Et encore ! C'est le monstre Bayern qui, avec ses quatre C1 (1974-75-76 et 2001), assure le gros du palmarès, avec Hambourg (vainqueur en 1983) et Dortmund (vainqueur en 1997). Reste que le Bayern est le seul club européen à avoir joué au moins une finale de Ligue des champions lors des décennies 70, 80, 90, 2000 et 2010. Seule la Juve a fait aussi bien, mais n'a pas encore figuré dans une finale des années 2010 en cours. Outre ses quatre titres, le Bayern, c'est aussi cinq finales perdues (1982, 1987, 1999, 2010 et 2012), soit neuf duels au sommet qui le classent désormais dans le grand carré continental avec Milan AC, Real et Liverpool. En cas de succès face à Dortmund le 25 mai prochain, le club bavarois passera devant les Reds au nombre de victoires (5 chacun) et de finales jouées. Cette dixième finale assoit donc pour de bon un statut de géant européen qu'on ne lui accordait que chichement, comparé au prestige soi-disant plus affirmé de MU ou du Barça. Le Bayern demeurait en fait le grand club mondial le plus sous-estimé… Avec l'arrivée de Guardiola et de la manne financière pour recruter, le Bayern ne pourrait-il pas aller titiller le Milan (7 C1) et le Real (9 couronnes) ?

Un renouveau, vraiment ?

On applique aux performances de Dortmund et du Bayern les mêmes analyses qu'on a plaquées sur la Mannschaft depuis 2006. Un « vent de renouveau du foot allemand », une « révolution dans le jeu et dans les mentalités »… À part l‘abandon tardif et notable du marquage individuel, le foot allemand est en fait resté fidèle à ses fondamentaux. En clubs, comme en sélection. Les Allemands sont pragmatiques : le football, c'est d'abord un sport. Donc, le physique compte : aujourd'hui comme hier, les footballeurs allemands sont costauds, rapides et endurants. Un Bayern tout terrain a pu contenir le Barça en neutralisant totalement sa possession et en bloquant Messi. Le physique, c'est aussi la possibilité d'imposer des temps forts efficaces et contraignants comme l'ont fait Bayern et Dortmund. C'est ce qui a longtemps rendu la Mannschaft aussi redoutable : le laminage en règle qu'elle imposait et qu'elle impose encore à l'adversaire. Exemple de point fort « physiquo-technique » déterminant des succès du Bayern et de Dortmund, c'est le jeu aérien. Notamment le jeu aérien défensif, où les deux défenses allemandes ont ramassé à peu près 95% des ballons dans leur surface. Le jeu de tête fait partie de ces fondamentaux du jeu que les Allemands ont longtemps partagé avec les Anglais. En se « continentalisant » par un jeu à terre plus prononcé, les British sont devenus moins performants dans ce domaine. Autre permanence du jeu allemand d'hier et d'aujourd'hui observée chez Dortmund et Bayern : la faculté de pouvoir marquer à la fois en attaques placées et en contres. Présentée comme une équipe qui ne fait pas le jeu, ou du moins peu portée sur la possession, Dortmund a pourtant planté quatre fois à l'aller sur des actions qui n'étaient pas vraiment des contres… Idem pour le Bayern, capable de varier, en contres ou en longue occupation. Mais paradoxalement, au Bernabéu (comme à Málaga), les nombreux contres foudroyants du BvB n'ont pas fait mouche. À l'inverse du Bayern, plus killer au Camp Nou…

Dernier fondamental galvaudé : la technique. On nous explique que depuis 2006, le footballeur allemand serait devenu plus technique (Özil, etc). C'est oublier que le foot allemand a toujours produit des grands joueurs à la technique très sûre, dont pas mal d'artistes : Beckenbauer (le toucher de balle le plus élégant de l'Histoire), Netzer, Overath, Schuster, Hansi Müller, Littbarski, Hässler, Möller, Scholl, voire Ballack… Enfin, même dans le domaine de la formation, l'Allemagne n'a pas exactement « copié » les autres comme le conteste, entre autres, Rüdi Völler. Le foot allemand a toujours formé de bons jeunes. Voyez la continuité de la Mannschaft au plus haut niveau (Coupes du monde et Euros) depuis 1954 à aujourd'hui : grâce à ses générations de joueurs talentueux, l'Allemagne est quasiment toujours arrivée dans le dernier carré, même dans sa période creuse du début des années 2000 (finaliste quand même au Mondial 2002). Le problème, c'est qu'on ne donnait pas leur chance à ces « rookies ». La Bundesliga avait fini par privilégier les joueurs bon marché (souvent issus des pays de l'Est) ou les gros transferts coûteux. C'est ce qui a failli tuer Dortmund, lourdement endetté au milieu des années 2000 et qui s'est donc aussi tourné vers la formation… par nécessité ! On voit le résultat aujourd'hui avec les « Klopp Babes »…

Vers l'hégémonie continentale ?

Plus que tout, en fait, le foot allemand est resté éminemment offensif. Comme il l'a toujours été. C'est l'enseignement essentiel du succès de Dortmund et du Bayern. Ajoutons la revanche personnelle de footballeurs allemands, hollandais (Robben) ou français (Ribéry) qui n'ont pas raté l'occasion de punir une bonne fois pour toutes ce football espagnol de clubs (et de sélection) qui leur avait tant fait mal depuis au moins 2008… Le foot allemand (clubs et sélection) avait tout à portée de main pour revenir au plus haut niveau, bien avant la mise en place du fair-play financier. Il faut maintenant confirmer dans les années à venir. On verra bien si on parlera d'hégémonie. Outre le fair-play financier qui le mettra en position plus favorable au niveau des clubs, ce qui manque peut-être encore au foot allemand, ce sont des vrais leaders. Un truc inhérent au foot de ce pays, propre à la mentalité germanique depuis au moins le Royaume franc. Le foot allemand, c'est d'abord ses grands tauliers, F. Walter, Seeler, Beckenbauer, Breitner, Mathäus, Kahn ou Effenberg. C'est ce qui manque encore à la Mannschaft. Idem au Bayern : le taulier, c'est Jupp Heynckes, pas Lahm, ni Schweini. À Dortmund, le charisme de Klopp et l'audace de sa folle jeunesse emportent tout sur leur passage…

Un dernier mot sur le parcours de Dortmund. Bien sûr, les Jaune et Noir ont déjà gagné la C1 dans le passé, ça compte. Mais avec ses moyens financiers aujourd'hui encore « limités » et un effectif sans stars de calibre international, on désespère à nouveau du foot français. Comme Dortmund (et l'Ajax Amsterdam dans le passé), le FC Nantes peut être considéré comme une école de foot réputée, basé sur un style de jeu original et pratiqué par des jeunes talentueux. Pourquoi les Canaris n'ont-ils jamais joué de finale européenne à la différence de l'Ajax et de Dortmund ? Enfin, le Dortmund en finale met encore plus en relief l'échec lyonnais en C1 pendant dix ans. Certes, la concurrence était plus hard du temps de l'OL. D'accord. Mais l'OL a eu aussi par moment un super effectif (période Le Guen – Houllier). Dortmund a su créer l'exploit d'éliminer nettement un bon Real en demies et d'aller en finale. Pourquoi pas Lyon ?... Le foot français avec un PSG capable de remporter bientôt la C1 pourra-t-il alors empêcher cette « hégémonie allemande » qui viendrait ?]]>
<![CDATA[Le Bayern, c'est le FC Barcelone en mieux]]> text/html fr SO FOOT Peu dire que la presse allemande est dithyrambique ce matin après le 7-0 infligé par le Bayern au FC Barcelone lors des deux rounds de la demi-finale de Ligue des Champions. De la fierté, mais pas de triomphalisme mal placé. Depuis une semaine, toute l'Allemagne rêvait de cette finale entre le Borussia Dortmund et le Bayern Munich. Si les Schwarzgelben ont un peu galéré à Santiago Bernabeu, les Bavarois, eux, se…]]> Depuis une semaine, toute l'Allemagne rêvait de cette finale entre le Borussia Dortmund et le Bayern Munich. Si les Schwarzgelben ont un peu galéré à Santiago Bernabeu, les Bavarois, eux, se sont qualifiés avec la manière. 4-0 à l'Allianz Arena, et 3-0 au Camp Nou. De fait, « le FC Bayern est Barcelone en mieux », titre Die Zeit. De fait, on a assisté à bien plus qu'une victoire hier : « Les Munichois n'ont pas seulement gagné, ils ont fait ce qu'ils voulaient du Barça. Vers la fin du match, ils ont fait tourner le ballon. Chaque passe était accompagnée d'un "Olé" de la part de leurs fans, ce qui montrait bien leur supériorité dans le jeu par rapport à des adversaires limités. "Si on veut, vous ne toucherez plus un ballon", voilà le message diabolique de ce match dans le match, le credo qui a mené autrefois Barcelone à la perfection. Seulement voilà, c'est le Bayern qui faisait le jeu. Il y a un moment que Xavi et Iniesta n'avaient pas autant couru après le ballon ».

Savoir rester modeste

Douze ans après, voici que le trophée le plus convoité du football européen va faire ses valises pour l'Allemagne. Toutefois, il faut faire attention à ne pas sombrer dans l'ivresse. « Il y a de quoi être fier, mais pas de triomphalisme s'il vous plaît », prévient Die Welt. « Ceci pourrait être le début d'une ère. Mais les cycles dans le football sont fragiles ». La dernière fois que le football allemand a voulu se la raconter, c'était juste après la Coupe du Monde 1990. La réunification a eu lieu quelques mois plus tard, et Franz Beckenbauer était convaincu qu'avec les forces d'ex-RFA et d'ex-RDA, l'Allemagne serait imbattable pendant des années. Il a eu faux. Cette fois, Die Welt espère que les clubs allemands sauront tirer quelques leçons de modestie. Mais de tout cela, Bild s'en fout. Le journal le plus lu d'Europe se réjouit bien évidemment de cette finale « Made in Germany », et espère que l'équipe nationale en fera de même en 2014. Le tabloïd en profite pour louer les qualités des deux coachs, Jupp Heynckes qui a construit une équipe « qui a impressionné toute l'Europe avec son football moderne » et Jürgen Klopp qui, de par sa sympathie, est « un grand ambassadeur pour l'Allemagne ». Enfin, Bild se réjouit d'avance pour les Anglais. « Amusez-vous bien avec nos deux équipes ».]]>
<![CDATA[Götze pourrait manquer la finale]]> text/html fr SO FOOT Mario Götze était à deux doigts d'affronter, en finale de la Ligue des champions, un Bayern de Munich qu'il rejoindra pourtant dès la fin de la saison. Mais l'histoire en a peut-être décidé…]]> Mario Götze était à deux doigts d'affronter, en finale de la Ligue des champions, un Bayern de Munich qu'il rejoindra pourtant dès la fin de la saison. Mais l'histoire en a peut-être décidé autrement.

Sorti sur blessure mardi, lors la demi-finale retour à Santiago Bernabéu face au Real Madrid (victoire 2-0 du Real), le meneur de jeu du Borussia Dortmund pourrait finalement manquer cette finale historique face au Bayern de Franck Ribéry.

Les journaux allemands affirment aujourd'hui que le futur Bavarois souffre d'une déchirure à la cuisse gauche et qu'il devrait être absent des terrains pour une durée de trois semaines. La finale face au vainqueur de la Bundesliga ayant lieu le 25 mai prochain à Wembley, Götze pourrait ne pas être rétabli à temps.

Une idée comme une autre pour éviter d'avoir à affronter ses futurs collègues.]]>
<![CDATA[Un Barça à bout de souffle]]> text/html fr SO FOOT Indigeste offensivement, accablant défensivement, Barcelone prend une soufflante générale de la part de la presse espagnole. Une gueule de bois qui va laisser des traces. Cela faisait un demi-siècle que le Camp Nou n'avait pas vécu une telle soirée : se ramasser à deux reprises sur une double confrontation européenne. En ce jeudi matin, la presse espagnole a trouvé…]]> Cela faisait un demi-siècle que le Camp Nou n'avait pas vécu une telle soirée : se ramasser à deux reprises sur une double confrontation européenne. En ce jeudi matin, la presse espagnole a trouvé une relève au Dundee United. Trop physique, trop rapide, trop technique, ce Bayern était trop tout pour ce Barça trop fragile, trop diminué. Bref, trop faible. « En face se trouvait le meilleur Bayern, et les Blaugranas n'étaient pas les meilleurs. La défense, incomplète ; le milieu de terrain, sans Busquets ; l'attaque, sans Messi. Conséquence : une humiliation », résume La Razón. En ce jeudi matin, le quotidien généraliste est loin d'être seul à parler de punition. Entre « L'épouvantail munichois », « L'impuissance du Barça », et « Le naufrage », aucun journaliste espagnol ne trouve la moindre excuse à la bande à Tito. L'absence de Messi au coup d'envoi ne saurait pardonner 90 minutes indigestes. Car comme le souligne El País, la demande de Piqué avant-match, « invitant les supporters barcelonais à rêver d'une possible remontée sur le Bayern Munich » réclamait « une grande participation de Messi » : « Mais Messi n'a pu sortir sur le terrain car son état physique ne le lui permettait pas ».

Chronique d'une mort annoncée

Emmitouflé dans sa doudoune, Lionel Messi a donc assisté en spectateur à la mauvaise partition blaugrana. « Le Barça n'a, à aucun moment, donné la sensation de pouvoir remonter. Sans aucun doute, le Bayern est la meilleure équipe de la compétition. Mais cela ne peut justifier son écrasante supériorité face à des Azulgranas qu'elle a maniés à sa guise durant 180 minutes », tranche le pourtant très supporter Sport. Même topo chez « l'ennemi » Marca pour qui un Bayern « rapide, agressif, vertical, termina chaque accélération avec un mano a mano face à Piqué ». Un Piqué décidément au four et au moulin. Sitôt le récital munichois terminé, le central barcelonais ne fanfaronnait pas en zone mixte : « Nous devons nous améliorer et penser à quelques ajustements ». En appelant à du changement, Gerard Piqué pointe du doigt les carences du FCB et appuie sur l'épicentre du problème. Mangé dans tous les compartiments, le Barça doit se réinventer. Et digérer grâce à une nouvelle Liga, sans trop de saveur, qu'il devrait empocher ce dimanche. Mais pour le moment, l'heure est au Spasfon et à la gueule de bois. « La remuntada était un mirage comme l'a démontré le match retour », récapitule le Mundo Deportivo dans sa « Chronique d'une mort annoncée ». Le roi est mort, vive le roi.]]>
<![CDATA[Piqué appelle au changement]]> text/html fr SO FOOT Gerard Piqué, le défenseur central barcelonais, est beau joueur. Après deux défaites cuisantes face au Bayern Munich…]]> Gerard Piqué, le défenseur central barcelonais, est beau joueur. Après deux défaites cuisantes face au Bayern Munich en demi-finale de Ligue des champions (4-0 ; 3-0), l'international espagnol n'a pas esquivé les questions sur la différence de niveau entre les deux formations. « Lorsqu'une équipe est supérieure à ce point, on ne peut que la féliciter », a concédé le nouveau crâne rasé du FCB dans les colonnes de Marca.

Visiblement marqué par la prestation de son équipe, Piqué regarde déjà vers l'avenir. S'il ne parle pas de fin de cycle au sein de la maison catalane, il prévient tout de même que certaines choses doivent changer : « Nous allons nous reconcentrer sur la Liga, en espérant la gagner le plus tôt possible et, la saison prochaine, il faudra prendre quelques décisions. »

Quant à savoir lesquelles...]]>
<![CDATA[Ribéry veut enfin gagner une finale]]> text/html fr SO FOOT Franck Ribéry a de nouveau livré une prestation XXL hier soir sur la pelouse du Camp Nou, à l'instar de tous ses coéquipiers du Bayern, face au FC Barcelone en demi-finale retour de la Ligue des…]]> Franck Ribéry a de nouveau livré une prestation XXL hier soir sur la pelouse du Camp Nou, à l'instar de tous ses coéquipiers du Bayern, face au FC Barcelone en demi-finale retour de la Ligue des champions (3-0). Auteur de deux passes décisives (une pour Piqué pour un csc, une pour Müller), le Français disputera le 25 mai prochain sa troisième finale de Ligue des champions de sa carrière.

Ayant perdu les deux premières, l'ancien Marseillais espère ne pas connaître le même scénario que par le passé. « J'espère que cette fois-ci, on pourra remporter cette finale. Contre Dortmund, ce ne sera pas facile, c'est une équipe qui a un peu notre style, qui défend bien, qui court beaucoup aussi. J'ai déjà perdu deux finales, je n'ai pas envie d'en perdre une troisième », a-t-il avoué après la rencontre.

Et pourtant Francky, ne dit-on pas « jamais deux sans trois » ?

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<![CDATA[Xavi de recherche]]> text/html fr SO FOOT De Xavi, étouffé, aux tocards de devant, Villa et Cesc, le Barça n'a jamais pu croire à la remuntada. Pire, il s'est effondré, chez lui, pour son dernier match de Champions. Poor Barcelonesome cowboy. Víctor Valdés (4) : La première fois qu'on l'a vu, c'était sur la passe en retrait douteuse d'Alves. Puis le pressing hyper haut du Bayern le contraint à dégager au pied plusieurs fois. Une…]]> Víctor Valdés (4) : La première fois qu'on l'a vu, c'était sur la passe en retrait douteuse d'Alves. Puis le pressing hyper haut du Bayern le contraint à dégager au pied plusieurs fois. Une rareté pour lui et le Barça. S'il n'a pas grand-chose à se reprocher (sauf peut-être sur le but de la tête de Müller), il comprend vite que cette soirée sera particulière…

Gerard Piqué (4) : Contraint dès le début de match à beaucoup défendre, il a convaincu face aux assauts du Bayern. Du moins en première mi-temps, avant ce but, celui du 2-0, contre son camp. Auparavant, il avait effectué de vraies bonnes interventions de patron. Comme sur ce retour devant Robben, ou ce tacle bien sec en pleine surface. D'un autre tacle, il avait rabattu la balle vers Valdés face à la course de Mandžukić. Si l'échéance a été retardée, c'est grâce à lui. En plus, il s'est appliqué à la relance, cherchant les meilleurs angles d'attaque possibles. Mais dans sa recherche, il a souvent mis trop de temps pour animer un Barça qui avait besoin d'en coller 4, donc au moins un rapidement. Il n'en fut rien. Résigné, il lâcha prise autour de l'heure de jeu. Le résultat s'en est ressenti.

Marc Bartra (3,5) : Avancé depuis son poste de central droit, il allume une merveille de diagonale vers Pedro. Cette passe donne la marche à suivre pour Barcelone. L'attaque la plus rapidement posée, donc déstabilisante pour la puissante défense du Bayern. La seule en fait. En défense, il a tout essayé pour faire le boulot. Un but. Puis deux. Et sur un énième centre de Ribéry, il est directement battu de la tête par Thomas Müller. S'il avait bien tenu jusque-là, 3-0, à domicile, ça fait quand même naufrage. Par décence, on lui épargnera le score cumulé. 7-0, ce n'est plus une manita, c'est du fist-fucking.

Alexandre Song (5) : Des erreurs de précision sur ses passes, mais en défense, tant qu'il ne faut pas courir derrière Ribéry, il sait faire. Face à l'audacieux pressing du Bayern, le neveu a tenu la baraque et évité le déluge dès le début de match. Song est celui qui récupère le plus de cuirs, tout au long de la rencontre, qui contrarie vraiment les milieux bavarois. Le meilleur Barcelonais du match, ça veut tout dire. Pour le soutenir dans une telle configuration, un Busquets n'aurait pas été de refus. Au moins autant que Messi, Sergio a manqué au Barça ce soir pour espérer une remuntada. Ce soir, c'est Remunada.

Adriano (3) : Deux bons retours en défense, dont un de la tête sur un trois contre deux, sur des ballons cruciaux. Et puis, sur cette transversale pour Robben, il s'est fait fumer. Par le move de Robben. Arjen fait toujours pareil, crochet gauche-frappe, mais parfois, ça passe… Là, c'est bien passé. Adriano devrait le savoir. Et pourtant : 1-0, game over. Cinquantième minute du match, il faut en claquer six pour le Barça. Patatra. Si le plan de Vilanova était de faire entrer Messi si jamais y avait moyen, c'est complètement raté. Ses hommes n'ont ni su marquer les premiers, ni éviter d'en prendre. Le Mes est dit.

Daniel Alves (3) : De sa prestation, on soutient surtout ses lamentations sur chaque contact, et la défense de Ribéry. Alors que l'on pensait le match gelé à 1-0, les remplacements effectués, ses absences en défense ont permis aux Bavarois d'en rajouter une couche. Deux fois, il a laissé partir Ribéry dans son dos. Deux fois de trop.

Xavi Hernández (3): Le principal agressé, c'était lui. La stratégie du Bayern consistait à lui laisser le moins de temps possible. Une réussite. D'autant qu'à l'inverse, Xavi, lui, n'a jamais réussi à presser le milieu teuton. Et sur la grosse occasion des siens, suite à cette remise malgré lui de Cesc, il ne parvient pas non plus à claquer cette reprise qui aurait pu… Alors non seulement le Barça ne s'est pas qualifié, mais en plus, il n'a pas gagné. Faut dire que son meneur de jeu a disparu. La preuve ? Il est sorti pour Sanchez avant la 60e. Officiellement pour se reposer...

Andrés Iniesta (4) : Forcé par la défense du Bayern à jouer plus bas, donc plus long, donc moins bien. Si jamais il a un point faible, il est sans doute là. Sans solutions probantes devant lui, il n'a jamais pu s'exprimer, sortant au fur et à mesure du match, puis définitivement à la 64e, pour Alcántara, venu sans son chaudron magique.

Cesc Fàbregas (2) : Avec le placement haut du Bayern, sa position de neuf requiert appels en profondeur, abattage physique et réception des ballons longs. Tout ce qu'il n'aime pas trop faire. En résulte un placement que n'aurait pas renié Anelka, collé à ses milieux plutôt que dans la surface, et un manque flagrant de poids sur le jeu. Les rares fois où il a le ballon dans la surface, il foire son dribble. Ou se montre trop court. Le pauvre, lui qui voulait jouer pépère comme à l'époque de la Masia, en totale récréation avec ses petits copains. Un jeu plein de bonnes intentions, qui ne fonctionne plus. Pire, qui n'existe plus. Aujourd'hui, le Barcelonais doit se réinventer.

Pedro (5) : Dans son difficile duel avec Lahm, Pedro se montre âpre et tranchant. Comme sa belle patate, détournée du gant de Neuer en corner. Pour une fois que le Barça frappe de loin, cela aurait pu, si c'était dans ses habitudes, constituer une solution. Si solution il y avait.

David Villa (2) : Sur le côté droit, il est brouillon, fébrile, et toujours un poil en retard. Avant de frapper, trois touches de balle, donc deux de trop, surtout pour la petite musique du Barça. En plus, sa frappe est contrée. Censé plongé dans la diagonale ouverte suite aux décrochages de Fàbregas, il n'a jamais fait le fou. Aucun dribble, aucune percussion, peu de prise de risques. Ce soir, il n'a jamais pu. Pire, il n'y a jamais vraiment cru.]]>
<![CDATA[Ribéry, ce petit cochon]]> text/html fr SO FOOT Le Français était partout. Partout. Partout. À l'origine de deux buts sur trois, le numéro 7 du Bayern a enterré le Barça à lui tout seul. Cela dit, c'est un ouvrage collectif exceptionnel. Une machine. Rien n'est laissé au hasard. Pour preuve, même Arjen Robben brille sur la durée. C'est dire. Neuer (6) : Une paradette sur une frappe de Pedro au cœur de la première mi-temps, deux tirs à négocier en seconde, bref, un match plutôt tranquille pour le portier allemand. Point mode : il…]]> Neuer (6) : Une paradette sur une frappe de Pedro au cœur de la première mi-temps, deux tirs à négocier en seconde, bref, un match plutôt tranquille pour le portier allemand. Point mode : il portait un cuissard sous son short, comme Andre Agassi, époque postiche.

Lahm (8) : Le capitaine. Avant, il y avait débat sur le CV du meilleur latéral droit du monde. Depuis plusieurs mois, il n'y a plus photo. C'est lui. L'Allemand est en confiance et enquille les prestations exceptionnelles. Que ce soit offensivement ou défensivement, tout ce qu'il fait est parfait. Au sommet de son art. Remplacé par Rafinha, venu participer à la fête avec ses potes entre deux devoirs de vacances.

Boateng (7) : Le frère de Kevin-Prince se voyait prendre le bouillon pendant 90 minutes. Le défenseur central s'était farci toutes les vidéos de Lionel Messi sur YouTube, au cas où. Au lieu de ça, on lui a refilé David Villa et Cesc Fàbregas dans les gambettes. Trop facile pour lui. Psychologiquement au-dessus. Physiquement, on n'en parle même pas. Il peut garder le même maillot pour la finale. Il est immaculé.

Van Buyten (6,5) : Un mec qui a connu une campagne européenne 2004 avec l'OM de Camel Meriem n'avait rien à craindre du Nou Camp. Il a remplacé l'omniprésent Danté et s'est parfaitement intégré au schéma défensif du Bayern. Un taulier du haut de son mètre quatre-vingt-dix-sept. Il a posé ses couilles sur le front des Barcelonais. Physiquement, on entend.

Alaba (8) : Ce type n'a jamais connu le Mur de Berlin ni même Franck Ribéry puceau. Et pour cause, il est né en 1992. À 20 ans, l'Autrichien est en train de devenir un titulaire indiscutable au poste de latéral gauche. Il est monstrueux. Sa transversale-diagonale qui régale Robben sur l'ouverture su score est un modèle. Il a fait de la ligne droite du Nou Camp son couloir de sprint. Prêt à régner pour quinze piges. Facile.

Javi Martínez (6) : Il aurait pu jouer dans le camp d'en face, mais il a préféré la rigueur et la discipline tactique allemande. Avec Bastian Schweinsteiger à ses côtés, l'Espagnol peut jouer avec des Scholl aux pieds. Il est bien chaperonné. L'ancien de Bilbao gratte, ratisse et transmet sans transpirer. Précieux. Remplacé par Tymoshchuk dont on s'est souvenu de l'existence ce soir. Sympa pour mettre à jour les nécros.

Schweinsteiger (7) : On se souvient de son visage en pleurs, déchiré par une adolescence difficile, lors de la finale de l'an dernier après son tir au but raté contre Chelsea. Sur la pelouse des amoureux du tiki-taka, le milieu de terrain du Bayern était en mode « triangle » FIFA. Son jeu en profondeur est un délice. Comme sa manière de ressortir un ballon chaud. Remplacé par Luiz Gustavo qui a continué l'œuvre de son collègue, notamment sur le deuxième but, puisque c'est lui qui décale Ribéry dans l'intervalle.

Robben (8) : Cet homme est incroyable. Il ne possède qu'un seul dribble depuis 2001 : crochet extérieur. TOUT LE MONDE LE SAIT. Et pourtant, ça marche encore et encore. Comme à la 49e où il s'amuse d'Adriano avant de nettoyer la ficelle de Víctor Valdés pour l'ouverture du score, devenant ainsi le premier joueur à marquer un but à l'aller et au retour dans une confrontation directe avec le Barça depuis Juninho en 2009. Avant son but, le Batave avait encore raté des occases par crevardise. Celui-là, c'est le Robben que l'on aime.

Ribéry (9) : Et si c'était lui, le prochain Onze d'or ? En tout cas, le numéro 7 était partout. Il a d'abord superbement défendu sur Daniel Alves (avec Alaba en renfort). Une fois le latéral brésilien complètement hors circuit, il a commencé son entreprise de destruction. Étape une : superbe appel suite à un décalage de Luiz Gustavo et caviar pour Piqué, qui est obligé de nettoyer le petit filet de Valdés du genou. Étape 2 : il prend trois mètres en un mètre à Song avant de centrer du gauche sur le crâne de Müller. Un patron technique. Il n'a jamais semblé aussi fort en club qu'en ce printemps 2013.

Müller (8) : Difficile de faire aussi bien qu'à l'aller, mais solide quand même avec son petit caramel habituel. On a beau le voir évoluer toutes les semaines, le milieu de terrain offensif allemand est un joueur d'une intelligence rare. Il ne ressemble à rien, mais sait tout faire. Et plutôt bien. Avec 8 buts en 12 matchs de Ligue des champions, le numéro 25 s'impose comme le bonhomme de cette campagne 2013. Pourtant, personne ne parle de lui...

Mandžukić (6) : Il n'était pas du pique-nique du match aller et tenait à se faire pardonner cette absence. Même s'il n'a pas marqué, il a été difficile à bouger et son jeu dos au but a vraiment emmerdé l'axe barcelonais. Pour un attaquant, son travail défensif est un délice dont profitent ses coéquipiers. S'ils brillent, ils le doivent beaucoup au travail du Croate. Par contre, ses bras sont beaucoup trop longs pour son corps. Malaise.]]>
<![CDATA[Le Bayern cuit le Barça « aller-retour »]]> text/html fr SO FOOT La face B du récital de mardi dernier. Auteurs d'une nouvelle prestation majuscule sur la pelouse du FC Barcelone, les joueurs du Bayern Munich se sont qualifiés tranquillement pour la finale de la Ligue des champions. Les Catalans attendaient une remuntada, ils ont pris 3 à 0. FC Barcelone - Bayern Munich : 0-3 Buts : Robben (48e), Piqué (72e csc) et Müller (76e) pour le Bayern. Les publicités contre l'éjaculation précoce…]]> FC Barcelone - Bayern Munich : 0-3
Buts : Robben (48e), Piqué (72e csc) et Müller (76e) pour le Bayern.

Les publicités contre l'éjaculation précoce pullulent en ce moment, à la télévision française. Jalouse, l'impuissance s'est payée une promo de quatre-vingt-dix minutes à une heure de grosse audience, ce mercredi soir. Étrillés 4 à 0 à Munich, les Barcelonais étaient censés mettre les petits plats dans les grands pour, au moins, sortir avec les honneurs. Mais en face, l'ovni était le même qu'il y a huit jours et, de fait, le suspense inexistant. Trop solides, trop confiants et tout simplement trop forts, les Allemands ont vécu une soirée sans inquiétude. Toujours aussi impressionnants, les hommes de Heynckes se sont payé le luxe de repartir du Camp Nou avec une victoire 3 à 0 pour rejoindre le Borussia Dortmund en finale de la Ligue des champions. N'en déplaise à Doisneau : il n'y a jamais eu photo.

Machine allemande, cargo de nuit espagnol

Le coup d'envoi n'est pas encore donné, le premier uppercut munichois pas encore déclenché que déjà, le FC Barcelone est KO debout à cause d'un homme assis. Leo Messi est sur le banc de touche et c'est avec Cesc Fàbregas en « pointe » que les Catalans devront réaliser l'exploit. Petite gueule de bois donc, et réveil musclé. Au taquet, les Munichois attaquent la rencontre comme s'ils avaient quatre buts à rattraper. Les premières phrases de jeu ne mentent pas, le Bayern joue haut, très haut, et les actions à neuf Allemands dans la moitié de terrain espagnole ne sont pas rares. Comme souvent ces derniers temps lorsqu'ils relèvent la tête, les hommes de Villanova conservent le ballon pour se mettre en confiance, mais n'en font pas grand-chose. Préjudiciable quand l'adversaire défend et relance aussi bien que le Bayern Munich. En une touche, Lahm et Schweinsteiger combinent sur le côté droit. Ce dernier lance Robben en profondeur, à la limite du hors-jeu, mais le Batave a des principes, alors c'est par un loupé grossier qu'il entame sa partie. En attendant mieux.

Côté catalan, comme souvent, c'est Xavi qui allume la lumière. Des passes entre les lignes impossibles à faire pour un être humain et, au quart d'heure de jeu, cette belle passe en profondeur pour Dani Alves. Mais comme beaucoup de ses partenaires, Bartra, David Villa et Fàbregas en tête, le Brésilien déjoue. Il s'endort devant Alaba et se fait rattraper par la garde allemande. Au fond, il n'y a guère que Pedro, auteur d'une belle frappe lointaine, pour réveiller le Camp Nou plus bruyant que Santiago Bernabéu hier, mais pas plus optimiste. Sur son côté gauche, Franck Ribéry est une nouvelle fois au four et au moulin. Mais en face, pour démanteler les belles offensives bavaroises, Gerard Piqué veille. Mais même aidé par un bon Song, monsieur Shakira semble bien seul face à la maestria de Schweinsteiger, Müller et Mandžukić. Une emprise si forte que des « olé » naissent dans les tribunes du Camp Nou. Une anomalie. Pire. Un anachronisme.

Bayern-Barça, qui est qui ?

Un retour des vestiaires et une seule question : Messi ou pas Messi ? L'Argentin, qui avait rongé son frein en première période face à Paris, n'a pas tombé le survet' au retour des vestiaires, et il n'a besoin que de quelques minutes pour comprendre qu'il ne l'enlèvera pas ce soir. Pourquoi ? Parce que Arjen Robben, auteur, comme à son habitude, d'une partie plutôt exécrable jusqu'à son coup de génie, vient d'être servi parfaitement après une transversale. Pourquoi ? Parce qu'en 2013, une époque où tout le monde connaît par cœur la spéciale « Robben », le Barça la prend en pleine face. Crochet extérieur, frappe parfaitement enroulée du gauche vers le côté opposé. 1-0, le suspense était en état critique, Arjen vient de le débrancher. Mais ce n'est pas fini. Car les Allemands courent toujours. Plus vite, plus longtemps, plus loin. Ils courent vers cette raclée qu'ils ont envie de mettre à des Catalans méconnaissables. Au vrai, avec le temps, on prend des repères, et ce soir, on ne sait plus qui est le Barça. Car c'est en jouant comme les Catalans à l'époque où ils dominaient l'Europe – une époque terminée ce soir – que les coéquipiers de Franck Ribéry vont remuer le couteau dans la plaie. Lancé en profondeur par Alaba, le Français centre parfaitement et oblige Piqué à un joli contre son camp dans la lucarne. Dans la foulée, sur un long centre, Thomas Müller saute plus haut que tout le monde et envoie une tête dans le but de Valdés. Sur le banc, l'image est belle, Heynckes a dégainé la tête en même temps que son joueur. L'entraîneur allemand est un peu plus rouge que d'habitude. Et il a de quoi. Ce soir, il peut être fier. Il est en finale de la Ligue des champions avec la manière. Passer un 7-0 au Barça, c'est se préparer dans les meilleures conditions pour Wembley. Au pire des cas, le Bayern et le Borussia s'affrontent ce week-end. En Bundesliga.]]>
<![CDATA[Jupp Heynckes, un gagneur si discret]]> text/html fr SO FOOT C'est l'histoire d'un homme qui a beaucoup prouvé en tant que joueur et en tant qu'entraîneur, mais qui a toujours souffert d'un manque de reconnaissance. Aujourd'hui, cet homme est sur le point de prendre sa retraite sur un (probable) fabuleux triplé. Et il se pourrait que le football le regrette. Lorsque le Bayern Munich a tiré le FC Barcelone en demi-finales de la Ligue des champions, d'aucuns ont pensé à l'homme qui a marché sur l'Europe avec le club catalan et qui atterrira la saison…]]> Lorsque le Bayern Munich a tiré le FC Barcelone en demi-finales de la Ligue des champions, d'aucuns ont pensé à l'homme qui a marché sur l'Europe avec le club catalan et qui atterrira la saison prochaine en Bavière. Pas le dernier à tenir sa langue, Jürgen Klopp s'est mêlé de l'affaire et a « parié [son] cul que le Bayern appellerait Pep Guardiola » pour avoir des conseils. Du coup, certains journalistes malheureux ont osé formuler la question à Joseph « Jupp » Heynckes en conférence de presse. Lequel est resté très solennel. « Respectez-moi, ainsi que mon travail, s'il vous plaît. De toute ma carrière, je n'ai jamais consulté qui que ce soit pour avoir des informations concernant l'adversaire. Ça, je le fais tout seul. »

L'homme le plus sous-estimé du football

S'il est resté très calme, on peut facilement deviner la colère de Don Jupp suite à une telle question. Et on peut aussi la comprendre. On parle tout simplement du mec le plus sous-estimé du football mondial. Un mec qui a gagné des tas de titres et qu'on oublie systématiquement de mentionner. En tant que joueur, déjà. Alors, il est vrai qu'à l'époque de Beckenbauer, Netzer, Breitner, Müller et Overath, Jupp Heynckes n'était pas le plus charismatique, mais on parle quand même d'un type qui a inscrit 220 buts en 369 matchs de Bundesliga, soit le troisième meilleur total derrière Klaus Fischer (268 buts) et Gerd Müller (365). L'attaquant du Borussia Mönchengladbach (et un peu de Hanovre, aussi) a quand même été 4 fois champion d'Allemagne (71, 75, 76, 77) à l'époque où la Bundesliga était le meilleur championnat d'Europe, deux fois meilleur buteur dudit championnat (74, 75), vainqueur de la Coupe d'Allemagne (73), vainqueur de la C3 (75), quatre fois meilleur buteur de la compétition européenne où il était engagé (de 73 à 76). Un mec qui est également champion d'Europe (72) et champion du monde (74). Peu nombreux sont ceux qui peuvent prétendre avoir un tel palmarès.

C'est pas pour autant qu'il se la ramène, celui qu'on appelle « l'enfant de la Bundesliga ». Aussi, il ne dira rien quand, après avoir remporté deux fois de suite le Meisterschale avec le Bayern en 89 et 90 et fini 2e du championnat en 91, il se fera virer sans ménagement par le board munichois. Par la suite, Uli Hoeness dira que l'éviction de Heynckes sera « (l'une, sinon la) plus grosse erreur de sa carrière ». « Don Jupp » ne dira rien non plus quand il se fera virer comme un malpropre du Real Madrid en 98 après avoir ramené une C1 qu'on n'avait plus vue depuis 32 ans du côté de la Maison Blanche. Et il en dira encore moins suite à son retrait de son club de cœur, le Borussia Mönchengladbach, 215 jours après être arrivé, lors de la saison 06/07. Ce n'est que quelque temps plus tard que l'on apprendra qu'il avait été menacé de mort à plusieurs reprises.

Intransigeant, mais respecté par ses joueurs

Clairement, Jupp Heynckes est un mec qui, en dépit de tout ce qu'il a accompli, s'est beaucoup écrasé. Bon après, faut pas le prendre pour un con non plus. Il lui est arrivé de perdre ses nerfs et de descendre ses joueurs en flammes. Exemple à Francfort en 1994, où les stars de son équipe décident de bâcler leur entraînement. Du coup, Heynckes envoie Anthony Yeboah, Jay-Jay Okocha et Maurizio Gaudino courir dans la forêt. Les trois joueurs décident de se rebeller et prennent un congé maladie la veille d'un match important face à Hambourg. Heynckes décide de les virer du groupe jusqu'à la fin de la saison, avant de revenir sur sa décision concernant Jay-Jay Okocha, qui avait avoué ne pas être au top mentalement.

Toutefois, de l'Allemagne au Portugal en passant par l'Espagne, Jupp Heynckes a laissé l'image d'un homme adorable, avec le cœur sur la main surtout. Quand Uli Hoeness lui demandera de venir filer un coup de main pour le reste de la saison 08/09 après le catastrophique mandat de Jürgen Klinsmann, il accepte, parce que Hoeness est son ami. Et qu'importe si le président du Bayern Munich l'ait mis en difficulté en annonçant n'importe comment la signature de Pep Guardiola pour l'an prochain. Heynckes est toujours resté concentré sur ses objectifs, et ses joueurs le lui ont bien rendu. « Gagner le championnat avec un entraîneur comme Jupp Heynckes, c'est quelque chose d'unique », a avoué Bastian Schweinsteiger. Reste encore une Coupe d'Allemagne et une Ligue des champions à aller chercher. Après quoi, Jupp Heynckes pourra partir tranquillement à la retraite. Et qu'importe si les rumeurs l'envoient au Real Madrid, au FC Barcelone ou encore à l'Athletic Bilbao. Il les enverra chier, s'il en a vraiment envie. Et quelque part, on est en droit de le comprendre.]]>
<![CDATA[Neuer se méfie des ramasseurs du Barça]]> text/html fr SO FOOT Manuel Neuer, le gardien du Bayern Munich, ne s'enflamme pas à l'heure de rencontrer le Barça en demi-finale retour de la Ligue des champions. Malgré les quatre buts que doivent rattraper las…]]> Manuel Neuer, le gardien du Bayern Munich, ne s'enflamme pas à l'heure de rencontrer le Barça en demi-finale retour de la Ligue des champions. Malgré les quatre buts que doivent rattraper las Catalans, ce soir au Camp Nou (20h45), l'international allemand se méfie de cette équipe blessée. Plus surprenant en revanche, Neuer semble également craindre les ramasseurs de balle du club blaugrana.

« Je me souviens d'une ambiance particulière et comment les ramasseurs de balles réagissaient quand le Barça prenait les devants. Ils n'arrêtaient pas de faire venir les ballons sur le terrain de plus en plus rapidement, se souvient-il sur le site officiel du club bavarois. J'étais tout proche de prendre le carton jaune, parce que cela m'énervait. Donc c'est ce qui pourrait arriver demain, que les balles ne cessent de fuser sur le terrain. »

Des ramasseurs de balle qui participeraient à la qualification des joueurs FC Barcelone. On aura tout vu.]]>
<![CDATA[Robben, l'homme à la moto]]> text/html fr SO FOOT Les téléspectateurs n'en ont pas cru leurs yeux. Et s'ils l'ont cru, ils sont fous. Mais oui, mardi dernier, sur la pelouse de l'Allianz Arena, le chauve à la conduite de balle de velours et à l'altruisme certain - dépassé la deuxième minute - était bel et bien Arjen Robben. Un joueur génial par instant, mais exaspérant le reste du temps et, surtout, un loser né. Un Hollandais, quoi. La reine abdique ? Vive le roi ! Il paraît que Jordi Alba est une mobylette. Alors Arjen Robben est une moto. Sauf qu'habituellement, elle est pilotée par un type un peu idiot qui n'a pas le permis. Oui mais voilà. La semaine…]]> Il paraît que Jordi Alba est une mobylette. Alors Arjen Robben est une moto. Sauf qu'habituellement, elle est pilotée par un type un peu idiot qui n'a pas le permis. Oui mais voilà. La semaine passée, la bécane, souvent au garage ces dernières années, était pilotée par Valentino Rossi sur le circuit de l'Allianz Arena. Et franchement, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu le Batave comme ça. Pourquoi ? Parce qu'Arjen Robben est un loser et que contrairement à nombre d'entre eux, lui n'est pas attachant. Pire, il est détestable. En quête de rédemption mardi dernier, Arjen a fait suffisamment pour que les supporters bavarois passent l'éponge sur certaines frasques footballistiques. Ce n'est pas trop tôt.

De l'art de loser et d'énerver

Pour que les supporters bataves excusent son loupé qui a offert une Coupe du monde à l'Espagne et a privé Wesley Sneijder – auteur d'un caviar splendide – d'un Ballon d'or mérité, Arjen Robben a encore du chemin à parcourir. Au fond, le Hollandais est un homme qui soulève autant les foules sur quelques fulgurances qu'il ne donne des pulsions meurtrières sur une bonne poignée d'insanités. Des insanités volontaires, car l'homme n'est pas très partageur. Au vrai, il fait partie de ceux qui ne considèrent la passe que comme un ultime recours et ça, Robben van Perso l'a encore montré face à Barcelone lors de sa première occasion. Avant de partager une autre facette de son personnage. Celle que l'on aimerait voir plus souvent. Celle de la manette avec une touche croix. Celle que ses partenaires voudraient voir. Car eux ne sont pas forcément aussi patients que les observateurs, surtout au sein de cette machine collective parfaitement huilée qu'est le Bayern Munich. On se souvient de l'embrouille avec Franck Ribéry après un match de Ligue des champions face au Real Madrid. Une partie que le Hollandais avait quittée avec un bleu sur la gueule. On se souvient moins de cette victoire 4 à 1 à Gelsenkirchen face à Schalke en 2011. Un succès lors duquel Francky avait pété un boulon, à juste titre : « Arjen, passe-moi le ballon. Nous sommes une équipe, il n'y a pas que toi. » Le Batave avait alors répondu un simple « d'accord ». Une réponse qui ne convenait visiblement pas à l'ancien Marseillais : « Non, pas d'accord. Tu dis que tu as compris, mais tu ne fais rien pour que les choses s'arrangent. Nous, on te donne le ballon, alors fais pareil, c'est la moindre des choses. » Ça rentre par une oreille et ça sort pas l'autre, comme dirait l'autre.

Merci Jupp, bye bye Pep

Depuis le début de la saison, Jupp Heynckes a trouvé la parade. Arjen joue moins. Cette année, le natif de Bedum n'a joué que 14 matchs en Bundesliga, le plus faible total (à égalité avec l'exercice 2010-2011) d'une carrière marquée par des blessures en série. Mais contrairement à il y a deux ans, où Robben était sur le flanc et n'avait connu la banquette qu'à une seule reprise, Arjen a démarré sur le banc à onze reprises cette saison (sur 25 matchs joués, toutes compétitions confondues). Neuf fois en Bundesliga et surtout deux fois en Ligue des champions lors de matchs à enjeu : à Arsenal, en huitième de finale et à Munich, face à la Juventus, en quart. De là à dire que Jupp Heynckes a réussi à mettre un peu de plomb dans la cervelle de Robben, le chemin est long. Y mettre quelques plumes serait déjà costaud. Mais force est de constater qu'Arjen sait se faire désirer. Il sait raviver la flamme. À un moment où beaucoup se disaient qu'il était fini avant même d'avoir réellement commencé, il a profité de la visite du Barça pour rappeler à tous que s'il avait porté le maillot de Chelsea, du Real Madrid et aujourd'hui, du Bayern, ce n'est pas seulement parce qu'il était très fort sur Playstation. Au basket, on dirait de lui qu'il est un joueur de playground. Un homme qui aime le un contre un et qui vit de l'humiliation de l'adversaire beaucoup plus qu'il affectionne ses partenaires. Mais mardi dernier, on a vu un autre Arjen. Celui qui en a marre de perdre tout le temps. Ou celui qui veut se montrer. Se montrer malin, car il sait que Pep Guardiola ne veut pas plus de lui que les WAGS bavaroises ne veulent de Mme Robben, exclue, selon la rumeur, du groupe des «femmes de». Bah oui, Arjen, il serait temps de le passer, ce foutu permis moto.]]>
<![CDATA[Guardiola évoque le Barça-Bayern]]> text/html fr SO FOOT Depuis son départ de Barcelone, ses paroles sont rares. Très rares. Alors, forcément, quand Pep Guardiola parle, on l'écoute. Encore plus le jour d'un Barça-Bayern. Présent à une conférence sur le…]]> Depuis son départ de Barcelone, ses paroles sont rares. Très rares. Alors, forcément, quand Pep Guardiola parle, on l'écoute. Encore plus le jour d'un Barça-Bayern.

Présent à une conférence sur le leadership et le sport, hier à Bogota, l'entraîneur catalan s'est exprimé sur la rencontre entre son ex et son futur club. « Ce sont deux clubs fantastiques, tout peut arriver. Ils ont largement dominé leurs championnats respectifs. Je suis très impatient. Un pronostic ? Je suis très mauvais en pronostic ! » a-t-il lâché, sourire aux lèvres.

Pep est également revenu sur le match d'hier soir, entre le Real Madrid et le Borussia Dortmund : « C'était une demi-finale palpitante. Avec le Real, au Bernabéu, tu ne peux jamais dire que c'est fini tant que l'arbitre n'a pas sifflé la fin de la rencontre. Et j'en sais quelque chose... »

Guardiola a par ailleurs évoqué le niveau des différents championnats européens et la nouvelle suprématie allemande : « Le football allemand a été très intéressant à suivre cette année. Mais le foot espagnol, grâce à des gens comme Aragonés ou Del Bosque, a atteint des sommets très élevés. La Premier League est toujours dans les trois premiers championnats et l'Italie est un niveau en dessous. La crise a fait mal à certains pays aussi d'un point de vue footballistique… »

Et la France dans tout ça ?]]>
<![CDATA[Pourquoi ce n'est pas encore perdu pour le Barça]]> text/html fr SO FOOT L'avis est unanime : le Bayern Munich, vainqueur 4-0 au match aller face au Barça, est déjà qualifié pour la finale de la C1. Pourtant, certaines choses laissent à croire que les Catalans ont encore une chance de renverser la vapeur. La preuve. Parce que le Barça a l'habitude des manitas Après avoir perdu 4-0 au match aller, le Barça n'a plus le choix : il faut s'imposer par cinq buts d'écart pour se qualifier pour la…]]> Parce que le Barça a l'habitude des manitas

Après avoir perdu 4-0 au match aller, le Barça n'a plus le choix : il faut s'imposer par cinq buts d'écart pour se qualifier pour la finale. Impossible ? Tu parles. Ce mot n'est pas catalan. Et surtout, un autre mot est devenu courant dans le langage barcelonais : manita. Le fameux 5-0, celui avec lequel le Barça était monté sur le toit d'Europe, un soir de novembre 2010, en écrasant le Real Madrid. C'est simple : depuis le début de l'ère Guardiola-Vilanova, le Barça, toutes compétitions confondues, a claqué 18 manitas (la vraie manita, 5-0) et a gagné 29 fois par au moins cinq buts d'écart, la plus grosse victoire étant un 9-0 contre les sympathiques L'Hospitalitet, en Coupe du Roi. Bon, certes, le Bayern, ce n'est pas franchement l'hospitalité. Au contraire, les Bavarois, eux aussi, ont été capables de sacrés cartons cette saison : 8 victoires par au moins cinq buts d'écarts. Ça, c'est pour la statistique. Néanmoins, la manita est légion en terre catalane. La dernière manita n'est d'ailleurs pas si lointaine : un 5-0 contre Majorque au début du moins d'avril. Et puis, il y a la jurisprudence 2009 : au Camp Nou, un merveilleux Barça s'était imposé 4-0 contre le Bayern. Une autre époque, où l'attaquant du Bayern s'appelait Luca Toni.

Parce que Pep va ordonner que le Bayern se couche

Hier soir, tout le monde s'est posé la même question : qu'est-ce que Pep Guardiola va-t-il bien pouvoir apporter à ce Bayern-là ? L'équipe est déjà au top, autant collectivement qu'individuellement. Du coup, pour ne pas avoir trop la pression lors de son arrivée à Munich, et de ne pas avoir la sensation de débarquer après la bataille, l'ancien entraîneur du Barça a trouvé la solution. Visiblement, il a déjà une sacrée influence au sein du club bavarois. Il veut Götze ? Hop, un coup de fil, et il a Götze. Il veut Lewandowski ? Hop, un coup de bigot, et il aura Lewandoski. Il veut que le Bayern se couche au match retour ? Hop, il appelle Kaiser Franz, et le Bayern se couche au match retour. Juste avant la rencontre, Heynckes reçoit des ordres très stricts des hauts dirigeants catalans, est obligé d'aligner une équipe-ter (même pas bis), et se prend une rouste, dès la première période. Le Bayern marque quand même un but pour faire semblant, mais perd 6-1. Au mois de juillet, Guardiola débarque donc avec le statut de celui qui, enfin, va permettre au Bayern Munich de remporter la C1. Et de celui qui a encore sauvé le Barça.

Parce que la Corée du Nord s'en mêle

Peu de gens le savent, mais Kim Jong-un est un esthète. Au rouleau-compresseur bavarois, le « Chef suprême de la République populaire et démocratique de Corée du Nord » a toujours préféré la folie catalane. Et c'est peu dire qu'il n'a pas goûté la manita de Simpson reçue par les Blaugrana à l'Allianz Arena mardi. Surtout qu'en plus d'être un esthète, le dirigeant est un homme qui n'aime pas perdre, quel qu'en soit le prix, pour qui l'esprit Coubertin ne fait pas sens. Fatigué de voir le monde ne pas prendre au sérieux ses menaces d'attaque nucléaire, Kim voit l'occasion idéale de faire d'une pierre deux coups et c'est la Säbener Straße, le centre d'entraînement du Bayern, qui trinque. Son effectif professionnel décimé, le Bayern ne s'avoue pas vaincu et envoie ses U15 en Camp Nou. 12-0 pour le Barça.

Parce que l'effet Abidal

Aligné d'entrée au match retour, Eric Abidal réalise un match plein. Costaud en Ligue des Champions un an après avoir subi une greffe du foie, l'ancien Lyonnais est l'homme par qui le miracle arrive. Plus que sa performance, c'est son aura qui permet à ses coéquipiers de réaliser l'exploit et d'infliger une manita salvatrice aux hommes de Jupp Heynckes. Des coéquipiers qui défileront sagement en zone mixte pour dédicacer à l'envi et dans toutes les langues leur qualification à Abi. Une très, très belle aventure qui s'ajoute à celles déjà nombreuses dans l'histoire du FC Barcelone.

Parce qu'Eddy Mitchell l'a dit

Les vrais de la chanson le savent : le boss, c'est Eddy Mitchell. Oui, Claude Moine, « Schmoll » pour les intimes, un type qui a cinquante ans de carrière, une flopée de matchs à guichets fermés et quelques chansons d'amour derrière lui. Dans une de ses plus belles compositions, Le Cimetière des éléphants, le grand sage de la chanson française offre un message d'amour et d'espoir à tous les supporters catalans : « C'est pas perdu, puisque tu m'aimes, un peu moins fort, un peu quand même ». Quoique remplis de tristesse et de pessimisme, les supporters catalans sont encore plein d'amour pour leur club, alors si Eddy l'a dit, tout est permis. Même l'impossible. Au pire, les hommes de Vilanova pourront se consoler en écoutant La dernière séanceEt le rideau sur l'écran est tombé ».

Parce que Eufemiano Fuentes

Floyd Landis, ça vous dit un truc ? Un mec qui perd une heure un jour avant de s'envoler gagner l'étape en solitaire costaud le lendemain ? En gros, ce coureur de la Phonak, seul sur les pentes du Tour de France, c'est le FC Barcelone. Au pied du Mont Ventoux de la Ligue des Champions, les Catalans en appellent au dieu du cyclisme « propre » : Eufemiano Fuentes. Oui, celui qui, ce mardi, vient d'écoper d'une petite année de prison après avoir ramené à l'Espagne deux Euros, une Coupe du Monde et quelques Roland Garros. Chargé comme un revendeur de la Gare du Nord, le médecin débarque à Barcelone avec le sourire rassurant de celui qui sait faire. « Ne vous inquiétez pas, les gars, c'est de l'homéopatie » balance « Eufé », avec le sourire de celui dont les sucettes ont déjà été acceptées par d'autres fillettes. L'effet est immédiat, les Allemands n'y peuvent rien, la manita est de retour. Sa Samsonite sous la main, Eufemiano s'apprête à prendre son avion retour. Il se retourne vers des Catalans heureux et balance ces mots. « Vous vous rappelez Lincoln Burrows, dans Prison Break? Je vous attends dans mon trou, les gars. Appelez moi Scofield. »]]>
<![CDATA[Victor Valdes, le dernier round]]> text/html fr SO FOOT 31 ans, un palmarès unique avec son club et une sixième demi-finale de Ligue des champions au programme. Pourtant, Victor Valdes aura dû attendre son départ du FC Barcelone pour être - enfin - dans la lumière et indispensable. Foutu destin. C'était une constante au FC Barcelone, une équipe qui tient la route et un portier en bois. Ainsi, depuis la retraite d'Andoni Zubizarreta, le Mes que un club aura enchaîné les passoires et les ratés…]]> C'était une constante au FC Barcelone, une équipe qui tient la route et un portier en bois. Ainsi, depuis la retraite d'Andoni Zubizarreta, le Mes que un club aura enchaîné les passoires et les ratés : Carlos Busquets, Arnau, Richard Dutruel, Rüstü, Vitor Baia, Ruud Hesp, Carlos Bonano ou encore le regretté Robert Enke. Puis, il y a eu Victor Valdès, pas forcément le plus talentueux de tous mais il a eu le mérite d'être dans la bonne génération. Celle qui va tutoyer l'Europe depuis six ans. Son palmarès parle pour lui : cinq Ligas et trois Ligues des Champions. Uniquement avec le FCB, club avec lequel il compte près de 500 matches (4e joueur à avoir joué le plus de matchs sous le maillot blaugrana après Xavi, Carles Puyol et Migueli). Respect.

Pourtant, le double V n'a jamais vraiment fait l'unanimité. Pas tellement talentueux au départ, pas de charisme. Juste un gros bosseur. Et un mental de Vietcong. Pis, on s'est souvent foutu de sa gueule, pointant du doigt ses nombreuses relances au pied foirées et son absence d'envergure dans les airs. Après dix piges dans les bois du Barça, Valdes a donc eu envie d'aller voir ailleurs. Sous contrat jusqu'en 2014, il a fait savoir qu'il ne prolongerait pas son bail. Dès lors, il partira cet été, moyennant un petit chèque pour son club formateur.

Depuis cette annonce, le gardien semble libéré d'un poids. Il se sent libre et livre des prestations XXL. Comme contre le Paris SG, en quart de finale, où sur la double confrontation, il est le meilleur Barcelonais. Ça doit lui faire bizarre, lui qui est habitué à prendre des missiles de toutes parts depuis ses débuts professionnels. Et quand les crachats viennent de la bouche de Diego Maradona, ça fait mal. « Victor Valdes est nul ! Mais avec les joueurs qu'il a autour de lui, il parait bon », a ainsi déclaré l'Argentin sur le site de sport d'Abu Dhabi sport360 en 2011. Valdes encaisse et ne bronche pas.

Qui pour lui succéder ?

Il en a bouffé des couleuvres, Valdès. Il le sait. « On a toujours douté de moi », déclarait-il encore en janvier en conférence de presse. D'autant qu'il avait déjà flingué son crédit confiance dès l'entame de la saison suite à une nouvelle bourde en Supercoupe d'Espagne contre le FC Barcelone. « Je veux un nouveau défi, découvrir un nouvelle culture et vivre à l'étranger, a-t-il expliqué au magazine Four Four Two du mois de mai prochain. J'adore la Premier League. Il y a beaucoup d'occasions à chaque match. Il y a beaucoup de respect du public. C'est une autre façon de vivre le football. Ils applaudissent même les tacles ! ». Sa décision semble prise. Ça sera l'Angleterre (Arsenal tiendrait la corde). A moins que les récentes offres "exotiques" ne le fassent changer d'avis (Anzhi, Monaco).

Dès lors, une question brûle les lèvres de tous les observateurs. Qui gardera les buts du FC Barcelone l'an prochain ? Les pistes sont nombreuses. De De Gea au retour de Pepe Reina en passant par Courtois, Moya ou Diego Alvès, les Catalans attendent leur prochain numéro 1. Une chose est certaine, il faudra gérer l'héritage laissé par Victor Valdès. Car mine de rien, entre trois critiques, le portier a tenu sa cage en respect pendant une décennie. Un mec qui peut se vanter d'avoir embarqué chez lui cinq trophées Zamora (récompensant chaque année le gardien ayant encaissé le moins de buts en championnat) et d'avoir réussi à exister médiatiquement dans un club aussi fou que le Barça. Avec Zubi, Valdès est sans conteste le plus grand gardien de l'Histoire du club. Un joueur fait pour jouer au FCB. Le mariage parfait.

Reste une dernière demi-finale de Ligue des Champions à disputer. Sa sixième de suite. Même si le pari est énorme (gagner par cinq buts d'écart), Victor Valdès aimerait partir sur une bonne note. Surtout face au Bayern, le club de son idole de toujours : Oliver Kahn. On l'oublie peut-être, mais Victor Valdès restera comme le rasé qui a gardé les buts de la plus belle expression collective du sport façon XXIe siècle. Trois fois rien, quoi. ]]>
<![CDATA[Les chiffres d'avril]]> text/html fr SO FOOT Avril, c'est déjà le mois des premiers verdicts : le Bayern et Manchester United sont sacrés champions, le PSG, la Juve et le Barça presque, les Verts remportent leur premier trophée depuis 1981, et Newcastle prend un 6-0, historique depuis 1925. Ah, oui, et il paraît que c'est aussi le mois où le foot allemand a pris le pouvoir. 32. Le nombre d'années qu'a dû attendre le peuple vert avant de célébrer enfin un nouveau titre. 1981 : Champion de France. 2013 : Coupe de la Ligue. 1981 : Platini. 2013 : Brandão. Bah quoi ?…]]> 32. Le nombre d'années qu'a dû attendre le peuple vert avant de célébrer enfin un nouveau titre. 1981 : Champion de France. 2013 : Coupe de la Ligue. 1981 : Platini. 2013 : Brandão. Bah quoi ?

6. La défaite 6-0 à domicile contre Liverpool est historique. Newcastle n'avait en effet plus perdu par 6 buts d'écart depuis la saison 1925-26. À l'époque, un revers 1-7, toujours à domicile, contre Blackburn. Mais a priori, à l'époque, il n'y avait pas de Français dans l'équipe.

649. En minutes, la série d'invincibilité en cours de Steve Mandanda en Ligue 1. Le gardien de l'OM n'a plus pris de buts depuis le pion du Troyen Marcos, le 3 mars dernier. Depuis, l'OM, c'est sept matchs, quatre victoires 1-0, et trois nuls 0-0. Minimaliste.

12. D'ailleurs, l'OM en est désormais à 12 victoires sur le score de 1-0 cette saison (Reims, Montpellier, Nancy, Évian, Lille, Toulouse, Saint-Étienne, Valenciennes, Nice, Bordeaux, Brest, Lorient), ce qui constitue un record dans l'histoire de la Ligue 1. Eliebaupinimaliste.

38. Le nombre de clubs contre lesquels Frank Lampard a marqué avec le maillot de Chelsea. Swansea manquait encore à son tableau de chasse. C'est désormais chose faite depuis dimanche dernier. Ah, à part ça, Franky en est à 201 buts avec Chelsea, à une longueur de Bobby Tambling, meilleur buteur de l'histoire du club. Préparez le champagne.

2. Le nombre de costards que Paolo Di Canio a déjà dû balancer à la poubelle. À ce rythme-là, son teinturier va se retrouver au chômage.

27. Le nombre de buts inscrits par Zlatan en Ligue 1. Le Suédois n'est plus qu'à une longueur de son record personnel (28 l'an dernier avec Milan). Surtout, personne n'avait marqué autant de buts en Ligue 1 depuis un certain Jean-Pierre Papin, lors de la saison 1991-92. Ah, les Papinades, c'était quelque chose, quand même.

89. Après 89 années en première division, l'AEK Athènes est relégué en deuxième division grecque. L'invasion de terrain par les supporters du club a eu une triple conséquence : défaite 0-3 sur tapis vert, 3 points de suspension au classement et 2 points de suspension pour la prochaine saison. Une prochaine saison qui s'annonce donc très, très triste.

22. Le nombre de buts inscrits cette saison en Bundesliga par Stefan Kießling, qui bat ainsi son record de 21 buts, qui datait de la saison 2009-10. Mine de rien, ça fait déjà 108 buts pour lui en première division allemande, tous inscrits avec le Bayer Leverkusen. Mais ça fait également 108 fois qu'on est obligé de faire un copier-coller pour écrire ce putain de « ß ».

166. Le nombre de buts inscrits en Bundesliga par Claudio Pizarro. L'actuel attaquant du Bayern en a planté 89 avec le Werder Brême, et 77 avec le Bayern Munich. Du haut de ses 166, il rejoint ainsi Hannes Löhr (buteur de Cologne dans les années 60-70) à la neuvième place du classement. Allez, plus que 199 buts pour rattraper Gerd Müller…

501. Le nombre de matchs disputés par Xavi en championnat d'Espagne avec le Barça. Le milieu de terrain en avait disputé 61 avec le Barça B, entre 1997 et 1999, et en est désormais à 440 avec le Barça. La 500e a été fêtée contre Levante, avec une victoire 1-0 des Catalans. Trois jours plus tard, le Bayern leur en a passé 4. Tu parles de festivités…

20. Le nombre de matchs de suspension reçus par Luis Suárez depuis son arrivée à Liverpool. 10 pour la récente morsure sur le bras d'Ivanović, 8 pour les prétendues insultes racistes à l'encontre de Patrice Évra, un pour avoir reçu 5 cartons jaunes, et un pour un geste obscène en direction des supporters de Fulham. Et encore, juste avant d'arriver en Angleterre, il avait déjà été suspendu 7 matchs avec l'Ajax pour avoir mordu l'oreille d'un joueur. Un lapin récidiviste.

4. Le nombre de buts inscrits par Robert Lewandowski lors de la demi-finale aller de Ligue des champions contre le Real Madrid. Il s'agit d'un double record. Déjà, personne n'avait jamais inscrit un quadruplé en demi-finale de C1. Ensuite, jamais aucun joueur n'était parvenu à inscrire un triplé, et donc encore moins un quadruplé, contre le Real Madrid en Ligue des champions. Et il a fallu attendre qu'un Polonais s'en mêle.

76. Comme la différence de buts du Bayern Munich en Bundesliga. 90 buts marqués, 14 encaissés, donc +76. Il s'agit là de la plus grosse différence de buts dans les grands championnats européens. Derrière, on trouve, sans surprise, le Barça avec +66, le PSV Eindhoven +60, Benfica +55, le Real Madrid +54, Porto +51, puis la Juventus +46, l'Ajax +45, Manchester United +43, le PSG +41 et le Borussia Dortmund +40. Et l'OM +6. Peinard.

387. Le nombre de jours qui se sont écoulés depuis la dernière défaite de Benfica en championnat du Portugal. Un revers 1-0 sur la pelouse du Sporting. Depuis, 31 matchs, 26 victoires, 5 nuls. Dominaçao.

457. Le nombre de jours qui se sont écoulés depuis la dernière défaite du FC Porto en championnat du Portugal. Un revers 3-1 sur la pelouse de Gil Vicente. Depuis, 40 matchs, 32 victoires, 8 nuls. Mega Dominaçao.

2. Le nombre de cartons rouges reçus par Kamil Glik, le joueur du Torino, cette saison. Mais pas lors de n'importe quel match. Le Polonais a été exclu lors du derby contre la Juventus au match aller… et au match retour ! Le genre de type qui n'aidera pas une Vieille Dame à traverser la rue.

15. Le nombre de buts inscrits par Dario Cvitanich cette saison avec l'OGN Nice. L'Argentin est le premier joueur de Nice à atteindre la barre des 15 buts depuis Robby Langers lors de la saison 1989-90. Une stat que l'on aura oublié dans une semaine, probablement.

1. Le bisou de Civelli dans le cou de Zlatan. Unique. Et priceless.

38,2. En millions d'euros, la somme dépensée par le Borussia Dortmund pour recruter les 11 joueurs qui ont débuté le match aller de C1 face au Real Madrid : 17,1 millions pour Reus, 4,8 pour Lewandowski, 4,5 pour Gundogan et Subotić, 4,2 pour Hummels, Kuba pour 3,1. Tous les autres sont arrivés gratuitement ou ont été formés au club. En face, le 11 du Real a quant à lui coûté 303,9 millions d'euros, avec aucun joueur gratuit ni formé au club. Comme quoi, l'argent, parfois…

13. Le nombre de points pris par le Deportivo La Corogne lors des 5 dernières journées de Liga : 4 victoires et un nul. Le Depor avait récolté 2 points sur 27 possibles de janvier à mars, puis a enchaîné une folle série qui l'a fait bondir de la dernière place jusqu'en dehors de la zone de relégation. Ce n'est pas Brest qui ferait ça, hein.

17. Le nombre de recrues de QPR depuis l'été dernier, parmi lesquelles Ji-Sung Park, Fabio, Bosingwa, Granero, Júlio César, M'Bia, Loïc Rémy, Jenas, Samba… Tout ça pour finir en deuxième division. Au moins, ça va faire quelques jolis noms sur le marché des transferts cet été.

1. Pour la première fois dans l'histoire, la finale de la Coupe d'Italie opposera la Roma à la Lazio. À suivre, le mois prochain : le nombre de bombes agricoles qui exploseront lors du match, le nombre de couteaux retrouvés aux abords du stade, le nombre de blessés et le nombre d'infarctus provoqués par un tel rendez-vous.

4. Le Shakhtar Donetsk a été sacré le week-end dernier champion d'Ukraine pour la quatrième fois consécutive. En 2009-10, le Shakhtar comptait 6 points d'avance sur le Dynamo Kiev. La saison suivante, 7. La saison suivante, 8. Et cette année, déjà 15 à quatre journées de la fin. Passionnant, ce championnat.

3. Le nombre de buts inscrits par Jonathan Soriano, l'attaquant de Salzbourg, quelques minutes après la naissance de sa fille. Le joueur espagnol a assisté à la naissance de sa fille Abril, puis il a foncé au stade. Il est arrivé dans les vestiaires peu avant la mi-temps du match face à Wolfsberger. Son coach a décidé de le faire entrer à la pause. Résultat : un triplé en 45 minutes. Dédié à qui ?

20. Le nombre de titres de champion d'Angleterre de Manchester United, qui devance désormais Liverpool de deux longueurs. 20, comme le numéro sur le maillot de Robin van Persie. Les superstitieux sont prévenus : l'an prochain, RVP aura le 21 sur les épaules.]]>
<![CDATA[Beckenbauer « demande pardon » au Barça]]> text/html fr SO FOOT Franz Beckenbauer est-il schizophrène ? La question mérite d'être posée. Hier, le Kaiser attaquait le FC Barcelone, estimant qu'ils « essayeraient tout » pour gagner le Bayern lors de la…]]> Franz Beckenbauer est-il schizophrène ? La question mérite d'être posée. Hier, le Kaiser attaquait le FC Barcelone, estimant qu'ils « essayeraient tout » pour gagner le Bayern lors de la demi-finale retour de la Ligue des champions : « Méthodes licites comme illicites ». Contacté par le club catalan, l'Allemand a radicalement changé de discours.

Pour éteindre l'incendie, la formation catalane a publié sur son site internet les explications du président d'honneur du Bayern : « Je demande pardon si mes propos ont été mal interprétés. J'ai simplement dit que le Barça ferait tout son possible pour passer en finale, mais en aucun cas quelque chose d'illégal. »

Et pour se faire pardonner, rien de mieux qu'un petit peu de lèche : « Le Barça est un des clubs les plus grands et honnêtes du monde et il a toute mon admiration. Je suis convaincu que le fair-play régnera mercredi. Les deux équipes feront tout leur possible et elles utiliseront leurs armes pour passer en finale. Voila ce que je voulais dire. »

Un simple problème de compréhension…]]>
<![CDATA[Daniel Alves le philosophe]]> text/html fr SO FOOT On connaissait Daniel Alves le footballeur et Daniel Alves le dingue de mode. Il faudra désormais compter sur Daniel Alves…]]> On connaissait Daniel Alves le footballeur et Daniel Alves le dingue de mode . Il faudra désormais compter sur Daniel Alves le philosophe.

Inspiré par l'esprit de remontada qui plane sur l'Espagne du football avant les demi-finales de Ligue des champions, le latéral brésilien du Barça s'est laissé aller à une définition exhaustive du mot « impossible » sur son compte Twitter. À sa manière :

« "Impossible" est juste un mot qu'utilisent les gens faibles pour vivre plus facilement dans la vie, sans oser explorer la possibilité qu'ils ont pour changer les choses. Impossible n'est pas un fait, c'est une opinion. Impossible n'est pas une déclaration, c'est un défi. Impossible, c'est un potentiel. Impossible est temporaire. Impossible, ce n'est rien !! »

De quoi donner de la force à sa team avant d'affronter le Bayern Munich, bourreau des Catalans lors du match aller (4-0).

Et à Madrid on se motive comment ? ]]>
<![CDATA[L'équipe type du dimanche ]]> text/html fr SO FOOT Un week-end de derbys : le Real remporte celui de Madrid, la Juve celui de Turin, tandis que Lyon et Sainté se quittent (presque) bons amis avec un nul 1-1. Sinon, l'OM gagne encore 1-0, Sagna fait n'importe quoi, le Bayern gagne même sans ses titulaires et le Barça doit reporter la fête pour le titre. Anthony Lopes (Lyon) : Paraît-il qu'on tient là « le nouveau Olmeta ». Bon, il faudra un peu de temps pour se faire un jugement, mais force est de constater que pour sa toute…]]> Anthony Lopes (Lyon) : Paraît-il qu'on tient là « le nouveau Olmeta ». Bon, il faudra un peu de temps pour se faire un jugement, mais force est de constater que pour sa toute première apparition en Ligue 1, le portier portugais de 22 ans a été impeccable, et a même sorti des parades décisives face à Aubameyang et Hamouma. Revendu 15 millions à Tottenham dans 5 ans ?

Sagna (Arsenal) : Pendant des années, Bakari a délivré caviar sur caviar à Robin van Persie. Avec le Hollandais dans le camp d'en face, le Français s'est senti déboussolé. Du coup, il lui a fait une passe, s'est rendu compte qu'il était dans l'équipe adverse, a couru pour rattraper sa bourde, a taclé, a provoqué un pénalty. Et a offert à Robin le moment dont il rêvait : le but à l'Emirates. Merci Baki.

Boyce (Wigan) : Tu connais la règle, Emmerson. Un but marqué + un but contre son camp au cours du même match = une place réservée dans l'équipe type du dimanche. Et quand le but contre son camp est inscrit à la 90e minute, c'est quasiment synonyme de brassard de capitaine de cette équipe type. Il ne manquait plus qu'un carton rouge.

Zouma (Saint-Étienne) : À peu de choses près, on est aussi sur un but marqué + but contre son camp pour le défenseur stéphanois. Heureusement pour lui, le tir de Gourcuff était cadré avant sa déviation (décisive) et le but est donc accordé à l'ancien Bordelais. C'est quand même con, parce qu'à part ça, il a vraiment fait un énorme match en défense centrale. Kurt Cobain Zouma.

Glik (Torino) : Le Polonais a reçu deux cartons rouges cette saison en Serie A. Le premier contre la Juventus au match aller. Le second contre la Juventus au match retour. Bilan : 0-3 à l'aller, 0-2 au retour. Elle a un nom, la phobie des derbys ?

Di María (Real Madrid) : Pour marquer un but décisif lors du derby madrilène, il y a du monde. Mais lorsqu'il a fallu sortir un énorme match en demi-finale de Ligue des champions, il était où, notre pote le gobelin ?

Şahin (Borussia Dortmund) : Sur le banc mercredi soir lors de la démonstration face au Real Madrid, le Turc a été l'homme fort du BVB, ce week-end, sur la pelouse du Fortuna Düsseldorf. Un but, une passe dé. Histoire de dire à son coach : « Hey, Jurgen, au moment de faire ta compo pour Bernabéu, pense à moi, hein. »

Ander Herrera (Athletic Bilbao) : Une victoire du Barça cumulée à une défaite du Real Madrid aurait offert le titre aux joueurs catalans. La première étape était quasiment faite, jusqu'à ce que le Basque de 23 ans s'en mêle. La bonne vieille égalisation à la dernière minute, qui, cumulée à la victoire du Real quelques minutes plus tard, reporte la fête blaugrana d'au moins une semaine. « T'es pas basque pour rien, mon petit. »

Ljajić (Fiorentina) : La revanche du Serbe. L'an dernier, Delio Rossi, son coach à la Fiorentina, désormais à la Sampdoria, lui avait mis son poing sur la gueule. Un an plus tard, l'attaquant lui renvoie le boomerang en pleine gueule, avec un but et une passe décisive lors de la confrontation entre la Fiorentina et la Sampdoria. Et tout ça sans violence. C'est beau.

Sturridge (Liverpool) : Depuis qu'il est arrivé à Liverpool, il fait des ravages. Ce week-end, encore, il a été l'un des grands artificiers du carton des Reds à Newcastle (0-6). Une passe décisive et un doublé pour lui, ce qui porte son total à huit depuis son arrivée. Suárez qui ?

Huntelaar (Schalke 04) : Après un mois et demi d'absence, le Néerlandais a signé son retour de la plus belle des façons : avec un triplé contre Hambourg, qui permet à Schalke de reprendre seul la quatrième place. Pas sûr, toutefois, que cela suffise à convaincre les dirigeants de la conserver la saison prochaine.

Remplaçants :

Zanetti (Inter Milan) : Le dimanche 28 avril restera peut-être comme un jour très triste dans l'histoire de l'Inter Milan et du football. Gravement blessé, et même s'il assure qu'il reviendra, l'immortel Zanetti va peut-être devoir tirer sa révérence. Auguri, Campione.

Goosens (Feyenoord) : S'il fallait un nom pour symboliser le carton de Feyenoord face à Heracles, ce serait le sien. Il est impliqué sur cinq des six buts de son équipe : deux buts et trois passes décisifs. Il semble loin, le temps où Feyenoord perdait 10-0 à Eindhoven...

Nogueira (Sochaux) : Le héros du jour en Ligue 1. Alors que son club est mené 3-1 à quelques minutes du terme sur la pelouse du LOSC, il invente deux frappes dans les cinq dernières minutes pour revenir à 3-3. Oui, c'est aussi un doublé qui veut dire : « Je ne veux pas aller en Ligue 2. »

Verratti (PSG) : La soufflante que lui passe Ancelotti après son expulsion est l'une des images de la saison. Papa qui engueule fiston. Superbe.

Ilsinho (Shakhtar Donetsk) : Il suffisait d'un petit point pour offrir le titre au Shakhtar. Ce point a été offert à cinq minutes du terme par Ilsinho, remplaçant au coup d'envoi et auto-proclamé « suber-sub » du Shakhtar. Par contre, pour savoir comment on dit ça en ukrainien...

Osvaldo (AS Roma) : Pendant toute la saison, le sosie de Johnny Depp (version lunettes / chapeau) a essuyé les critiques du côté de Rome. Sa réponse ? Un joli triplé face à Sienne, qui permet à la Roma, pour la première fois de la saison, de se positionner dans la zone Europe. Elle en dit quoi, Vanessa Paradis ?

Mandanda (Marseille) : Ne pas prendre de but depuis 649 minutes, ce n'est pas donné à toutes les équipes. Mais c'est sûr que lorsque l'on a un Mandanda de ce niveau-là dans les bois, cela rend les choses beaucoup plus simples. Chiche de terminer la saison sans reprendre un but ?

Pazzini (Milan AC) : Entré en jeu à la 67e, buteur à la 74e et à la 77e. Le Pazzo a fait son job. Killer.]]>