« Favori et outsider, ça veut rien dire »

On l'avait quitté dans l'équipe type de l'UNFP en 2008. Depuis, Sébastien Puygrenier, le « boucher nancéien » , était parti se cramer les ailes au Zénith avant de se perdre à Bolton. L'ancien Rennais s'est vite remis en selle. Débarqué à Monaco cet été, la L1 a retrouvé son rasé préféré. Les attaquants du pays sont en flip. Ça tombe bien, ce soir, la bande à Lacombe se frotte au Paris SG.

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Sébastien, pour le moment 2010, c'est royal pour Monaco, notamment derrière où vous n'avez pris aucun but en trois matches...


On était déjà pas mal avant la trêve. On s'était bien repris après la gifle de Lille (0-4 à Louis II lors de la 15è journée). A force d'enchaîner les matches, les entrainements, on commence, en défense, à être crédibles, solides. Forcément, quand derrière ça tient la route, c'est plus facile pour le reste de l'équipe.

Justement, comment ça se passe en défense où quatre centraux de métier se côtoient (Modesto, Mongongu, Traoré et Puygrenier) ?


On ne pense pas trop à ça. On essaie surtout de rester en bloc, de se parler. Encore une fois, tout part des entrainements, du vécu. En début de saison, on était deux nouveaux (Traoré et lui). Il a fallu trouver le rythme, les automatismes. Il fallait du temps. Mais là, depuis 2/3 mois, on commence à former un vrai bloc derrière.

Et votre partenaire Mongongu, à peine 20 piges au compteur ?


Malgré son jeune âge, il est très très fort. Il a une certaine expérience, il connaît la maison. C'est très facile de jouer à ses côtés. Je n'ai pas eu besoin de le bouger. L'avantage, c'est qu'on a eu le temps de peaufiner notre entente. C'est plus facile de se connaître si on joue chaque semaine ensemble. La stabilité en défense, c'est la base.

En parlant de stabilité, vous allez rencontrer Paris, pas ce qui fait de mieux en terme de stabilité. Favori ?


Non. Ça ne veut rien dire ces histoires de favori et d'outsider. Certes, ils sont en plein doute en ce moment. Mais sur un match, ils peuvent se réveiller. Surtout au Parc, où, il s'agit toujours d'un déplacement à part dans une saison. Au match aller, ils étaient venus en pleine bourre. On avait gagné. Ils auront surement une revanche à prendre. Ils viennent de se faire bouger à Lille, remuer dans la presse par le coach et le président. Devant leur public, ils doivent faire quelque chose. A nous de ne pas nous laisser déborder.

Comment on se prépare à affronter Erding ?


C'est un joueur rapide, technique et très physique. Il aime beaucoup jouer dans la profondeur. Je l'ai joué une seule fois quand il était à Sochaux, mais là, il a l'air beaucoup plus complet qu'à l'époque.

Vous vous partagez le boulot avec Mongongu ?


Peu importe qui on joue, on défend exclusivement en zone. Jamais d'individuel, c'est fini ce temps-là.

« Je ne vois pas ce que Ruffier a à envier à Carasso ou à Pelé »

Nenê va encore sauver la baraque ?


Il fait un bien fou. Quand on a un joueur comme ça dans son équipe, on sait qu'il peut faire la différence à tout moment. Même quand on est à 0-0 dans les dix dernières minutes, avec lui, on peut l'emporter sur un coup de génie. C'est le genre de mec qui ne laisse pas passer une occasion.

Derrière vous, Ruffier semble bouillant en ce moment. Lacombe prétend qu'il peut squatter les 23 Bleus en Afrique du Sud.


Sans problème. Devant, Mandanda et Lloris sont intouchables. Mais s'il continue comme ça, tout est possible en numéro 3. Honnêtement, quand il est chaud, je ne vois pas ce qu'il a à envier à Carasso ou à Pelé par exemple. D'autant qu'il a une grosse marge de progression.

Sixième, est-ce que Monaco peut viser plus haut ?


Ça dépend de la tournure des prochaines rencontres. Mais si on gagne au Parc, on a deux matches à la maison ensuite. Tout est possible. Le top 5 n'est pas forcément inaccessible. Le problème, c'est que lorsqu'on prend quelques branlées (Nancy, Lille), on en prend 4 quand même. Ça laisse des traces. Pour viser le haut, faut être constant. Mais le championnat est ouvert.

Et Maazou dans tout ça ?
On l'a seulement côtoyé à l'entraînement car il a du retard physique. Mais ça à l'air d'être une belle bête. Quand il sera prêt, il peut être intéressant.

En juin, votre prêt s'achève, chaud pour retourner au Zénith ?


Quand je suis arrivé en juin, je savais que j'avais un an pour me montrer. Pour le moment, ça se passe plutôt bien. Mon souhait est de rester ici, mais je n'y pense pas encore. On verra ça en temps voulu avec les Russes.

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