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Faux frères

Pour ouvrir le groupe G, choc barrio latino entre le Chili et le Honduras, deux équipes qui partagent pas mal de points communs, et dont on ne connaît pas grand chose, à part leur réputation. La preuve en trois duels.

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Suazo contre Suazo

Ils ne sont pas frères ou alors ennemis. Pas comme les trois Palacios qui peuplent la sélection hondurienne (Winston, Jerry et Johny), des vrais franjins, eux, Riri, Fifi et Loulou. Y'en avait même un quatrième, Edwin, assassiné en 2007. Mais revenons à nos Suazo. David joue pour le Honduras. Humberto pour le Chili. Ils sont les gâchettes de leur sélection, mais des gâchettes douteuses. Touché à la jambe droite, les chances de l'attaquant du Genoa de participer au premier match des catrochos étaient évaluées à 60 % lundi, pour monsieur 33% (un but toutes les trois sélections). Pour l'avant-centre de Saragosse, c'est la patte gauche qui pose problème. Touché début juin, son traitement par plaquettes de sang, assimilé dans certaines circonstances à du dopage, a reçu in extremis l'aval de la FIFA. Marcelo Bielsa peut respirer, car aussi grand soit le cerveau d' « El Loco » , il ne pouvait se passer de sa seule force athlétique offensive. Meilleur buteur du championnat mexicain qu'il a quitté en décembre, El Chupete Suazo a surtout terminé en tête du classement des réalisateurs de la zone AmSud (10 buts). Mais Bielsa devra peut-être patienter jusqu'au deuxième match de l'autre Roja pour s'appuyer sur son trapu de buteur.

Pinochet Vs Micheletti-Lobo

Les veines de l'Amérique latine sont toujours ouvertes. La prise de pouvoir par la force de Roberto Micheletti, relayé par Porfirio Lobo à l'automne 2009, l'a rappelé sans détour. Un coup d'Etat couvert par les Etats-Unis, comme au bon vieux temps de Pinochet. Par la FIFA aussi, qui ne fait pas de politique bien évidemment. Tout cela ne rappelle que de mauvais souvenirs aux Chiliens. Un an après l'arrivée au pouvoir du dictateur aux lunettes fumées à Santiago, la Roja avait connu un Mondial calamiteux en Allemagne (deux nuls, une défaite). Ce mercredi après-midi, Porfirio Lobo, viendra applaudir le col de la chemise ouvert, façon décideur en repos, les catrochos. L'esprit libre. Pour info, Henry Kissinger est toujours vivant. Un mandat d'arrêt international court-il contre lui ?

Trop de 10 tue le 10

Le numéro 10 est une espèce en voie de disparition. A la louche, on peut sans doute les compter sur les doigts d'une main pour ce Mondial, en se tenant à une conception stricte de la position. Il y en aura pourtant trois sur la pelouse lors de ce Chili-Honduras. Côté catrochos, ils se nomment Amada Guevara, 34 ans, et Danilo Turcios, 32 étés à Tegucigalpa. Enfin, deux vrais 10 cela signifie qu'aucun n'en est vraiment un, un peu comme les groupes à deux chanteurs. Côté chilien, Bielsa est clair, il joue toujours avec « un vrai numéro 10. » L'élu se nomme Matias Fernandez, ex de Villarreal, aujourd'hui au Sporting Portugal. Un joueur un peu survendu. Serait-ce aussi le cas du Chili, qui ressemble un peu ce nouveau groupe sensation qu'on a jamais ni vu ni entendu, mais dont il est plutôt conseillé de dire du bien ? Enfin, on parle quand même du deuxième de la zone AmSud.

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