Faut-il vraiment s’enflammer sur la Roma ?

Six victoires, six matchs, beaucoup de buts marqués, un seul encaissé : la Roma de Rudi Gracia impressionne et est en train de frapper un grand coup sur la Serie A. Alors, vrai candidat au Scudetto ou simple feu de paille de fin d’été ?

Modififié
0 57
Au Stadio Olimpico, on n’avait pas vu ça depuis longtemps. Un 5-0 infligé par la Roma à un adversaire, avec une prestation de très, très haute facture. Les annales assurent que la dernière fois que la Roma s’est imposée par 5 buts d’écart en championnat, c’était le 19 novembre 2006. Un 7-0 contre Catane. La Roma de Spalletti, celle qui allait, à plusieurs reprises, tutoyer le Scudetto. Aujourd’hui, Spalletti est en Russie. Sur le banc de la Roma, on trouve un Français, un certain Rudi Garcia, qui réalise un début de saison tout simplement idyllique. C’est simple : jamais, dans toute son histoire, la Roma n’avait débuté la saison par six victoires de rang. Six victoires, et un seul but encaissé : celui subi sur la pelouse de Parme, par le Français Biabiany. Les autres scores sont sans équivoque : 2-0, 3-0, 2-0, 2-0, 5-0. Impressionnant. Alors que tout le monde attendait la Juve, le Napoli et la Fiorentina (qui sont là aussi), c’est donc la Magica qui truste la première place du classement. Une première place à laquelle elle n’avait plus goûté depuis avril 2010. Ranieri était alors aux commandes, mais une sale défaite 2-1 à domicile contre la Sampdoria avait permis à l’Inter de repasser devant, et d’aller remporter un nouveau titre. Depuis, la Roma galère et n’arrive même plus à se qualifier pour l’Europe. Le point le plus bas, elle l’atteint le 26 mai 2013. Défaite en finale de Coupe d’Italie contre le rival honni, la Lazio. Une certaine image de la Roma meurt ce jour-là. Pour mieux renaître ? Peut-être. Rappelons que l'ère triomphale de Guardiola au Barça a commencé quelques semaines après une rouste, 4-1, encaissée à Bernabéu contre le Real Madrid.

12 tirs cadrés subis en 6 rencontres

Au cours de l’été, c’est donc Rudi Garcia qui est appelé au chevet de l’équipe romaine. Il faut pratiquement tout reconstruire. L’amour des tifosi est toujours là, immuable, mais il faut reconquérir un public qui vit déception sur déception depuis 2010. Garcia comprend, analyse et agit, sans faire de vagues. Au bout de six journées, son travail a déjà payé. La Roma compte 18 points. La saison dernière, avec Zeman sur le banc, elle avait dû attendre la 13e journée pour atteindre ce total de points. Et la saison précédente, avec Luis Enrique, la 15e journée. Et les statistiques sont dingues. La Roma vante déjà la meilleure attaque du championnat (17 buts marqués, près de trois par match), et la meilleure défense, avec un seul but encaissé. Autre fait dingue : l’équipe de Rudi Garcia n’a, pour le moment, subi que 12 tirs cadrés de la part de ses adversaires (2 par match), tandis qu’elle en a effectué 41. Autant dire que Morgan De Sanctis, le nouveau portier romain, n’a pas eu franchement besoin de salir ses gants. Certains joueurs semblent totalement régénérés, à l’instar de De Rossi et Gervinho. Le premier était à l’ouest depuis deux saisons, et est redevenu le De Rossi connu sous Spalletti et Ranieri. Gervinho, pour sa part, semble avoir oublié sa parenthèse londonienne, et a repris sa course lilloise (avoir Rudi Garcia, tiens donc). Benatia a apporté une incroyable assise défensive, Strootman semble connaître la Serie A depuis toujours, et Totti est, comme à son habitude, le leader incontesté de l’équipe.

Tout porte donc à une seule conclusion : la Roma est actuellement l’équipe la plus forte de Serie A, et peut donc, objectivement, viser le Scudetto, d’autant qu’elle n’a aucune compétition européenne à disputer, et qu’elle peut entièrement se consacrer au championnat. Des objections à ça ? Oui, sinon ce ne serait pas drôle. Déjà, le calendrier. Pour le moment, la Roma n’a pas encore affronté de grosse équipe. Il y a bien eu le derby romain, mais la Lazio connaît un début de saison difficile (le match nul 2-2 concédé face à Sassuolo, dernier du classement, n’en est que la confirmation) et les Giallorossi avaient en eux une véritable soif de revanche. Les autres matchs ont opposé la Roma au Hellas Vérone et à Livourne (deux équipes promues), à la Sampdoria et Bologne (deux équipes actuellement relégables) et à Parme, très modeste 14e du classement. Alors, certes, il ne faut pas minimiser la performance romaine. Ces matchs-là, aussi « abordables » soient-ils, il faut être en mesure de les gagner. Encore une fois, l’an dernier, la Roma s’était inclinée 3-2 à domicile contre cette même équipe de Bologne, et avait perdu sur la pelouse de Parme. Mais à titre comparatif, la Juve a déjà dû jouer contre la Lazio et l’Inter, le Napoli est allé gagner à San Siro contre le Milan AC et l’Inter a affronté la Juve et la Fiorentina. Forcément, on attend les premiers gros tests pour émettre un vrai jugement sur cette Roma.

Inter, Napoli et Udinese à l’horizon

Et ces tests, on ne va pas tarder à les avoir. Dimanche, la Roma se déplacera à San Siro, pour y affronter l’Inter de Walter Mazzarri. Deux semaines plus tard, après la trêve, elle recevra au Stadio Olimpico le Napoli, puis se déplacera sur la pelouse toujours hostile de l’Udinese. Trois vrais tests pour Rudi Garcia, qui réalise pour le moment un sans-faute et qui, forcément, est aidé par l’enthousiasme et l’euphorie. Car à Rome, le plus dur à supporter, c’est la pression populaire. Une défaite, passons. Mais deux ou trois défaites consécutives, et c’est immédiatement le procès de la part des médias et des tifosi. C’est souvent là que l’on voit comment un entraîneur peut répondre à cette pression. Luis Enrique avait été incapable d’y répondre, et avait rapidement été dépassé lui-même par les évènements. Rudi Garcia n’a pas encore été confronté au problème, c’est également là que l’on verra si l’ancien technicien du LOSC a les épaules pour amener la Roma le plus haut possible.

Pour ce qui est de s’enflammer pour la Roma, donc, encore un peu de patience. Indéniablement, la Louve réalise un début de saison au-delà de toutes les expectatives. Même le supporter le plus optimiste n’aurait pas imaginé être en tête après six tours, avec, qui plus est, huit points d’avance sur la Lazio. Mais gare à ne pas transformer trop tôt cette ferveur en faux espoirs. L'Inter peut en témoigner : l'an dernier, de septembre à novembre, l'équipe de Stramaccioni avait aligné 7 victoires consécutives (en battant Milan, la Fiorentina et la Juve), pour finalement terminer... à la 9e place. Or, comme l'Inter la saison passée, la Roma n’a pas été construite pour jouer le Scudetto. Ça, les tifosi ne doivent pas l’oublier. L’objectif premier, c’est de retrouver l’Europe, et plus précisément la C1. Deuxième ou troisième serait déjà une énorme performance compte tenu des saisons précédentes. Maintenant, la Roma va affronter trois gros tests, dont celui face au Napoli qui, lui, est un candidat autoproclamé au Scudetto. Si l’équipe giallorossa passe ces trois tests sans perdre, et parvient à prendre 5, 7 ou 9 points sur ces trois rencontres, alors, là, oui, on pourra clairement parler d’un sérieux candidat au titre et les supporters pourront rêver à juste titre. Même si la saison est longue, et que la Juve n’a pas franchement l’intention de lâcher aussi facilement sa couronne.

Par Eric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aaaaaaaah un article sur la Roma !!
Très bon article. Garcia me surprend par sa capacité à remettre certains joueurs que l'on croyait perdus sur le droit chemin...mo' quest'anno facciamo lo scudetto!
C'est comme Arsenal ça, pour le moment, c'est sympa, mais j'attends de voir contre les gros bonnets! D'ici là, c'est difficile de tirer des conclusions.
nathaninho Niveau : CFA2
Bon débuts, mais personne n'est à l'abri de la blessure. Il y aura forcément des périodes moins fastes, et la on verra si Garcia les gérera aussi bien. Mais j'y crois, il est doué
Paulo Verratti Niveau : DHR
Je pense que cette Roma-là à le niveau pour battre easy le Bayern, Barça et autres "gros bonnets". Vous en pensez quoi?
Paulo Verratti Niveau : DHR
Je vois que Bordeaux au-dessus en Europe!
Mec tu peux pas prendre ce pseudo
je l'ai déposé à L'inpi
Fait un peu penser au début de saison de l'OM l'année dernière. 6 victoires en 6 matchs puis première défaite à Valencienne si mes souvenirs sont bons, et après, bah ils sont plus ou moins rentrés dans le rang tout en profitant de leur avance et de victoires bien senties. Si la Roma finie deuxième c'est énoooorme. Sauf qu'en Italie il y aura plus d'un rival pour lui disputer cette place, contrairement à l'OM qui était le seul outsider (plus ou moins) crédible.
Message posté par Verratti
Mec tu peux pas prendre ce pseudo
je l'ai déposé à L'inpi


Allez, c'est bon, on a bien vu que tu venais de créer un deuxième compte pour nous entourlouper
Scotch_OMsoccer Niveau : Loisir
Attention, apparition du terme "équipe frisson" dans 3..2..1
luxe, calme et volupté Niveau : National
Note : 1
Message posté par Paulo Verratti
Je pense que cette Roma-là à le niveau pour battre easy le Bayern, Barça et autres "gros bonnets". Vous en pensez quoi?


Bah, ça dépend.
Copa_Mundial Niveau : Loisir
Attendait qu il rencontre une grosse équipe quand même, c'est vrai qu elle impressionne mais on va trop vite quand elle battra la Juve et Napoli ça sera du très lourd cette Roma, et quel travail de Rudi Garcia !!
Quoi qu'il en soit ça va pas durer et j'envoie "1" sur leur prochain match ...
ça sent le big big match à San Siro.
Je suis de ton avis, Arsenal et la Roma ne vont pas arriver à terme avec ce rythme de dingue. Champion d'automne peut être mais en Février, les jambes vont s'allourdir et les buts se rarifient. Cela commencera par des nuls puis des petites defaites avec un but d'écart. A la fin, la Roma va terminer cinquième ou sixième.
luxe, calme et volupté Niveau : National
Note : 1
Tout ça ne nous apprend pas grand chose.
18 points, c'est beau.
Ils peuvent finir 9e, 3e ou 1er.
Wait and see en somme. Après 6 journées, c'est naturel.
Ce qui est pris n'est plus à prendre.
Qui va piano va sano... non, ça ne marche pas.
Note : 11
"Dimanche, la Roma se déplacera à San Siro, pour y affronter l’Inter de Walter Mazzarri"
Je croyais qu'on disait Giuseppe Meazza pour l'Inter et San Siro pour le Milan AC ! Aidez moi, je suis perdu tel David Bellion dans une surface de réparation !
luxe, calme et volupté Niveau : National
Note : 16
Message posté par holly658
Je suis de ton avis, Arsenal et la Roma ne vont pas arriver à terme avec ce rythme de dingue. Champion d'automne peut être mais en Février, les jambes vont s'allourdir et les buts se rarifient. Cela commencera par des nuls puis des petites defaites avec un but d'écart. A la fin, la Roma va terminer cinquième ou sixième.


Tu peux me donner 5 chiffres pour mon euromillions ?
On ne va pas bouder son plaisir: que c'est bon de voir la Roma si haut!!!
Même si ça ne dure pas, ils nous aurons au moins donné satisfaction jusqu'à maintenant et ça c'est bien! Après, c'est peut être l'équipe surprise de cette année qui sait?
je n'ai pas eu la chance de voir leurs matchs, mais j'ai compris qu'ils étaient loin d'être dégueux donc pourquoi pas?

LE RETOUR DE LA ROMA!!
Message posté par Scotch_OMsoccer
Attention, apparition du terme "équipe frisson" dans 3..2..1


Non.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 57