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‏Faut-il se méfier de Löw qui dort ?

‏Débutant attirant en 2008, perdant brillant en 2010, froussard incompétent en 2012, le sélectionneur allemand est passé par tous les stades de popularité depuis son intronisation, il y a déjà huit ans. Et si le parcours mi-grandiose mi-dégueulasse de la Nationalmannschaft jusqu'à présent était en train de le sauver ?

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Samedi 3 Juillet 2010. Le Cap, Green Point Stadium. Quart de finale de Coupe du monde. D'un côté, l'Argentine de Diego Maradona, avec Messi, Di María, Tévez, Higuaín (et Agüero sur le banc), invincible depuis le début de la compétition. De l'autre, l'Allemagne de Joachim Löw, Schweinsteiger, Müller, Özil, Klose, une défaite en poule contre la Serbie, et une victoire 4-1 contre l'Angleterre en huitième. On joue la 3e minute, sur un coup de pied arrêté, Bastian enroule au point de penalty, Thomas surgit, dévie légèrement de la tête et marque. Derrière, les Argentins tentent de revenir, dominent, mais se font punir invariablement en contre, par Miro (deux fois) et Arne (qui a depuis disparu). Une véritable démonstration collective de réalisme et de talent. À ce moment-là, l'Allemagne est vraiment über alles, et ce, en grande partie grâce à son sélectionneur. Un homme qui a eu le courage d'emmener une escouade de gamins (à peine 25 ans de moyenne d'âge), pour certains pas vraiment prévus. Parce qu'avant le tournoi, Ballack s'est mangé un Prince et Adler s'est pété les côtes - alors va pour Neuer et Khedira. Et surtout, Jogi Löw leur a donné une âme (pas celle des cartes) et une identité : un jeu flamboyant, porté vers l'avant et sur le Blitz, pour ne jamais laisser le temps à l'adversaire de s'en remettre. Une philosophie qui tranche avec la caricature du win ugly teuton, et qui remonte à 2004.

Des débuts concluants


Après un Euro 2004 honteux (élimination en poule avec 2 points), Rudi Völler s'en va. Jürgen Klinsmann arrive, et choisit comme adjoint son copain Löw, qu'il a rencontré à une formation. Une décision un tantinet surprenante, tant le parcours de ce dernier ne ressemble à rien (une DFP-Pokal avec Stuttgart, des aventures en Turquie et en Autriche, une relégation en troisième division avec Karlsruhe). Pourtant, l'association entre le charismatique Klinsi et le génie tactique Jogi fonctionne à merveille. À eux deux, ils révolutionnent en profondeur le football allemand et parviennent à se hisser en demi-finale du local Mondial 2006, où Grosso fait couler bien des larmes. Alors quand Klinsmann décide de ne pas renouveler son contrat, la nomination de son talentueux numéro 2 fait sens. Pour sa grande première, le nouveau venu ne se plante pas. Il fait même mieux que son prédécesseur, avec plus de buts, et une finale. Il n'hésite pas non plus à procéder aux changements nécessaires : passage au 4-2-3-1 (Hitzlsperger prenant la place d'un décevant Gómez) et Lahm glissant à gauche (Jansen ayant déçu). Si l'Allemagne ne s'impose finalement pas, elle n'en tient pas rigueur à son coach, dont la chemise blanc cintrée devient un objet de culte. D'autant plus que la Nationalmannschaft enchaîne avec une phase de qualification africaine triomphante.

Jogi Superstar


‏Arrive donc le Mondial sud-africain. 4 est le chiffre en vogue, le pull bleu cobalt col en V en cachemire ne se lève plus, devient miraculeux et s'arrache dans les boutiques. Les femmes sondées veulent son corps. Joachim Löw plane. La grosse touffe de Carles Puyol le fait redescendre. Il ne sait même pas s'il sera conservé. Finalement, il reste, avec un objectif : enfin soulever un trophée. C'était sans compter sur Super Mario, l'Italien. Pire, le « génie tactique » se suicide en alignant Kroos pour contrer Pirlo, déportant Özil sur le côté. Pour la première fois, l'opinion populaire, soutenue par les grands médias, demande sa tête. Les joueurs et la Fédération montent au créneau pour le défendre, contre vents et marées. Seulement, les résultats ne suivent pas. Six semaines après la déroute italienne, l'Argentine s'impose 3-1. En octobre, alors qu'ils mènent 4-0 contre la Suède, les Allemands concèdent le nul. Löw est au plus bas. Mais il tient bon. Au Brésil, il emmène des hommes pas épargnés par les blessures, avec lesquels il a tout vécu et en qui il a totalement confiance (Khedira, Schweinsteiger, Klose, Boateng, voire Neuer). Pour l'instant, Löw a réussi à sortir d'une ornière : une victoire convaincante contre le Portugal, un nul dans la douleur contre le Ghana et une victoire insipide face aux USA. Alors, oui, il copie Guardiola, il l'admet volontiers, mais pas tout à fait. « Nous n'avons pas de grande différence dans la philosophie, avait reconnu au début du tournoi son adjoint Hansi Flick. Nous sommes très proches de sa philosophie, mais nous la mélangeons avec l'idée de venir plus vite au but. » Comme l'a dit Ballack, Löw « a abandonné l'idée d'un football d'attaque purement attractif » . Et si Löw se déchaînait, l'Allemagne pourrait-elle finir par gagner à la fin, comme avant ?

Par Charles Alf Lafon
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