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  1. // Dopage
  2. // Déclarations de Yannick Noah

Faut-il sauver le soldat Noah ?

Et si pour rétablir la sacro-sainte égalité des chances dans les compétitions internationales, il fallait, en premier lieu, légaliser une bonne fois pour toute le dopage ? Les Bleus seraient-ils alors enfin capables de franchir le barrage défensif du « pot belge » ? Yannick Noah sait en tout cas manier, peut-être involontairement, l'humour paradoxal. Le seul problème : la finesse ne constitue pas la principale qualité de David Douillet, le Ministre « anti-tapettes » des Sports.

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L'Espagne vient de basculer à droite, comme jamais depuis la mort de Franco. Mais David Douillet n'appelle pas Madrid pour féliciter ses amis du PP. Il veut absolument trouver auprès de qui s'excuser pour les déclarations, enfin les écrits, de Yannick Noah, désormais chroniqueur au Monde, concernant le dopage supposé, à coups de miraculeuse « potion magique » , des athlètes ibères. Personne n'est toutefois dupe de la démarche d'un ministre qui ne sait plus trop comment exister médiatiquement entre un budget microscopique et des responsables sportifs qui préfèrent s'adresser directement à Nicolas Sarkozy; à l'instar de Mr. Thiriez en quête de droits télé pour sa L1.

Mais pour revenir au fond, on a du mal à suivre la logique de l'ancien vainqueur de Roland-Garros. Le dopage, c'est moche... Mais bon, les Français ont bien le droit aussi de gagner (il faudrait alors savoir à quoi carburent les handballeurs français), donc autant l'autoriser. Certes, sans partager sa vision d'une Espagne élevée au rang de RDA du sport business capitaliste, l'accumulation d'affaires, du scandale Puerto au cas, en suspens, Contador, laisse songeur. Ils sont surtout révélateurs de la dimension systématique de l'usage de produits dopants ou « récupérants » dans un haut-niveau (pas seulement d'ailleurs) dont les cadences infernales mettent les organismes à rude épreuve. Le football ne semblerait pas, au regard des statistiques, férocement concerné, au grand soulagement de très laxistes fédérations nationales, sans parler de la FIFA ou l'UEFA. Quand les seringues remontent à la surface, à l'instar des révélations récentes sur les Algériens en 1982 ou pire encore les Allemands en 1966 (voire 1954), des décennies se sont déjà écoulées paisiblement sur les légendes dorées du ballon rond. Cela devrait néanmoins conduire Josep Gardiola à un peu plus d'humilité, lui qui samedi soir attaquait le chanteur écolo à raquette, avec le credo habituel guère convaincant du « qu'il présente des preuves, ou qu'il se taise  » . Il n'est pas exclu que dans dix ou vingt ans, un ex du Barça ou de n'importe quel autre club finisse aussi par baver sur le sujet dans son autobiographie.

L'illusion d'un sport sain

Car le football démontre, plus qu'aucun autre sport, que la lutte antidopage est surtout une question de (non) volonté politique. Elle se contente encore trop souvent d'une banale course après les mauvais tricheur « simplets » , pour reprendre la récente confession attristée de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA). En outre certaines disciplines servent désormais de dépotoir de la bonne conscience olympique (cyclisme, etc...), tandis que gouvernements et ligues pros s'évertuent au maximum à protéger le petit monde du ballon rond de toute investigation trop poussée. Sans compter les différences de législation d'un pays à l'autre. A ce titre, contradiction amusante, l'Angleterre vient de se faire épingler par l'AMA en raison de sa trop grande sévérité, c'est-à-dire de bannir à vie certains de ses athlètes pris en flagrant délit de dopage abusif.


La solution à ce grand n'importe quoi hypocrite serait-elle donc de légaliser, tout simplement ? Bref accepter que le dopage occupe enfin au grand jour la place qui lui revient dans la grande fabrique des champions. En gros, il s'agit de tuer l'idée que le talent de l'extérieur du pied n'a pas besoin d'un coup de pouce sanguin ou chimique de temps en temps, que si le foot court aujourd'hui si vite, il ne le doit pas uniquement aux compétences techniques des préparateurs physiques. L'autre option étant sinon, comme le propose David Douillet, bien à l'aise dans le sécuritaire spectaculaire de son parti, de créer un « délit pénal pour dopage » , une sorte d'Hadopi sanitaire, qui enverra derrière les barreaux quelques moutons noirs pour maintenir l'illusion d'un sport sain et vertueux. L'inégalité du dopage est-elle insupportable et injuste ? Davantage que celle des conditions d'entraînement, de l'environnement familial, du nom de son agent, ou de la pression inéquitable des médias sur tel ou tel joueur ? Car, même en cas de dopage « encadré » , un médecin, déjà très présent dans le sport de toute manière, n'aurait pas plus de raisons de monter sur le podium ou de brandir une coupe de Champions League, qu'un dealer de réclamer des droits d'auteur sur un album légendaire de Jimi Hendrix ou de Bob Marley.

Par Nicolas Kssis-Martov
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