En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 2 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 28e journée
  3. // PSG/Lens

Faut-il sacrifier Ibrahimovic au profit de Cavani ?

Souvent critiqué, visiblement inhibé, Edinson Cavani peine à convaincre supporters et observateurs. Notamment parce qu'il souffre de la comparaison avec Zlatan Ibrahimović. Mais alors que ce dernier approche les 34 ans, le PSG doit-il sacrifier son icône pour favoriser l'essor du Matador ?

Mino Raiola a un jour comparé Zlatan Ibrahimović à la Joconde. Une œuvre d'art inestimable selon l'agent et, surtout, un joueur qui accapare l'attention. À Paris, depuis 2012, le Suédois est clairement devenu une icône et le symbole de l'ambitieux projet qatari. Ce statut royal, Edinson Cavani l'a connu à Naples, où de 2010 à 2013, il facturait sa vingtaine de buts par saison. Mais à Paris, malgré les 64 millions d'euros déboursés pour le faire venir, il n'est qu'un soldat parmi d'autres. Souvent obligé de s'exiler sur l'aile droite pour faire place au seigneur Ibra, et toujours comparé à ce dernier quand il a l'occasion de compenser ses absences dans l'axe.

Cavani, meilleur ratio en Ligue des champions


Pour sa première saison en France, l'Uruguayen n'a pas failli : 25 buts en 43 matchs officiels toutes compétitions confondues, cela représente un beau ratio même pour un attaquant de pointe. Sauf que dans le même temps, le Suédois en plantait 48 en 54 matchs, affirmant par là même son statut de tête d'affiche à Paris. Pour sa seconde saison au Parc des Princes, Edinson Cavani affiche toujours des statistiques solides (18 buts en 37 matchs, dont 6 en 7 matchs de Ligue des champions), mais n'a jamais été aussi critiqué qu'aujourd'hui. Occasions de but vendangées, mal-être personnel pointé du doigt, rumeur de départ ou de mésentente avec Zlatan Ibrahimović. Beaucoup d'éléments laissent à penser que l'Uruguayen pourrait chercher le bonheur ailleurs cet été, la faute à un partenaire d'attaque trop envahissant. Mais ce dernier approche les 34 ans - en août prochain - et la fin de carrière avec un contrat qui prend fin en juin 2016. Faut-il sacrifier une année d'Ibrahimović pour installer Cavani, 28 ans, comme leader de l'attaque parisienne ?

« Il faut les deux joueurs ensemble. Cavani a répondu présent dans des moments importants notamment en Ligue des champions, alors qu'Ibrahimović tire souvent l'équipe vers le haut, mais ne peut pas jouer tous les matchs » estime Élie Baup. Pour l'ancien entraîneur de Bordeaux et Marseille, l'incompatibilité présumée entre Ibrahimović et Cavani est un faux débat, « car Paris joue sur tous les tableaux, deux attaquants de haut niveau, ce n'est donc pas de trop » . Un point de vue que partage l'ancien joueur parisien Pierre Ducrocq, pour qui « les chiffres montrent qu'ils sont complémentaires » . Pour les deux observateurs, le même constat : dans un grand club, l'addition de talents est nécessaire. « J'aurais tendance à vous dire qu'il faudrait un troisième buteur, regardez ce que fait le Barça » insiste Baup.

« Les grands joueurs cohabitent dans tous les grands clubs »


Pour Ducrocq, toujours très proche du club de la capitale, les bruits sur une mésentente entre les deux attaquants ne sont pas crédibles car « tous les joueurs à qui j'ai pu parler m'ont dit que cela se passait bien entre Zlatan et Cavani, et je ne pense pas qu'ils faisaient de la langue de bois. » Pour l'ancien produit du centre de formation parisien, le mal-être du Sud-Américain ne tient pas tant à l'aura envahissante du Suédois ou à son positionnement à droite « qu'à des soucis de vie privée qui pèsent toujours sur les performances.  » Quid des sifflets et critiques sur le manque de réalisme du Matador ? « Cavani, c'est l'affaire du verre à moitié vide ou à moitié plein : quand il vit un match difficile, on ne retient que ses actions manquées - comme à Lyon récemment -, quand il marque, on se rend compte qu'il apporte aussi beaucoup à l'équipe par ses courses, ses replacements. Il a besoin d'activité, ce qui peut-être le rend parfois moins lucide dans le dernier geste. Mais pour une équipe, une telle générosité dans l'effort est appréciable » analyse Ducrocq, sans pour autant oublier l'apport d'Ibra : « De son côté, Zlatan ne sait pas défendre, mais par sa simple présence, il monopolise trois défenseurs en permanence. Personne ne voudrait se priver de ça. »


La cohabitation technique est donc possible si tant est que l'Uruguayen accepte de ne pas être la star et que le public voit l'essentiel : au-delà des actions vendangées, Cavani mouille le maillot. Pour Élie Baup, la gestion du duo peut être un moyen pour Paris de franchir un palier de plus : « Les grands joueurs cohabitent dans tous les grands clubs, cela doit être pareil à Paris. Il ne peut pas y avoir un unique sauveur, ça c'est le propre des petites équipes, pas des grandes. » Plus qu'un joueur, Zlatan Ibrahimović a été un produit marketing comme David Beckham, quand Cavani a gardé une fonction bien plus terre à terre de footballeur. « Il ne faut pas d'états d'âme, l'exemple à suivre, c'est Douchez qui assume parfaitement son rôle de numéro 2 dans les buts  » , selon Baup. De son côté, Pierre Ducrocq se projette dans les arcanes du club parisien, et dans le crâne des dirigeants : « Si j'étais décideur, je garderais Zlatan jusqu'à la fin de son contrat, car il est emblématique, important pour le vestiaire, mais aussi pour l'image du club, et je continuerai de mettre Cavani à droite en lui disant qu'il aura l'occasion de se régaler dans l'axe après le départ d'Ibra. » L'Uruguayen pourrait-il accepter un tel compromis ? Des maux de tête à prévoir pour Laurent Blanc ou son successeur éventuel, mais des maux de tête qui en valent la peine.

Par Nicolas Jucha Tous propos recueillis par Nicolas Jucha
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.


il y a 4 heures La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 25
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 23:28 Le low-kick fou de Tony Chapron 164