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Faut-il mettre le Ola sur Toivonen ?

Il cumule tous les superlatifs en public, mais cristallise les critiques en coulisses. Il est suédois, mais joue à Toulouse. Il est buteur, mais ne marque pas. Ola Toivonen est un type étrange, au profil de buteur étrange, et dont la gestion, elle aussi, est étrange. Alors, faut-il sacrifier un beau joueur lorsqu'il n'est pas plus que cela ?

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« Extraterrestre » pour Stéphane Moulin. « Joueur magnifique » selon Pascal Dupraz. « Exceptionnel » d’après Yaya Sanogo. Ça, c’est sur le terrain. Pas question ici d’une pépite en devenir ou d’un potentiel lauréat aux trophées UNFP de fin de saison, mais plutôt d’un attaquant qui n’a toujours pas marqué depuis le début du championnat. Parce que oui, pour les coéquipiers et entraîneurs qui ont connu Ola Toivonen, il est un mot que personne ne comprend, mais que tout le monde est obligé de reconnaître à son égard : flop. Depuis son arrivée en France, à Rennes en janvier 2014, l’avant-centre suédois que la presse nordique présentait comme « le buteur de la génération perdue » dans l’ombre de Zlatan Ibrahimović n’a jamais réellement convaincu, jamais réellement impressionné, jamais réellement apeuré quelconque défense, exception faite de celle de Lorient pour son seul triplé de Ligue 1 il y a un an, ou celle des Bleus lors des éliminatoires de la Coupe du monde. La seule performance notable du bonhomme cette saison est à picorer sur la feuille de match d’un anonyme troisième tour de Coupe de la Ligue contre Clermont, où le Toulousain avait glissé ses deux uniques gestes décisifs de la saison : un but et une superbe passe décisive « à la Guti » pour Yaya Sanogo (victoire finale 4-2). Mais à quoi sert un attaquant de soutien s’il ne soutient rien ?

Ni 9, ni 10, ni ailier


C’est Philippe Montanier le premier, dès ses premiers matchs en Bretagne, qui avait décidé de fixer Toivonen en pointe, jusqu’ici balancé entre un poste de 9 et celui de 10 où il avait signé sa meilleure saison (14 buts et 7 passes décisives en 27 matchs avec Malmö en 2008). « Je l’avais remarqué à Valenciennes lors d’un match amical contre Eindhoven où il avait été étincelant, se souvient le coach français, aujourd’hui en poste à la DTN. Ce qui est intéressant c’est qu’il peut décrocher et, si vous avez des flèches sur les côtés il peut se transformer en 10 avec deux attaquants plus haut.  » Alors, l’âge avançant, Toivonen est-il redevenu le milieu offensif qu’il était au début de sa carrière ? Pascal Dupraz, qui l’a toujours considéré comme tel, n’a d’ailleurs eu d’autre idée que de l’associer à un attaquant plus avancé sur le front de l’attaque toulousaine. Martin Braithwaite l’an passé, Yaya Sanogo aujourd’hui. «  Il a besoin d’un profil athlétique à ses côtés, un type sur qui il peut s’appuyer pour combiner » , appuie Montanier.


Toivonen est donc un attaquant qui, s’il avait le mérite d’être régulier (21 buts en 93 matchs de L1, soit sept buts par saison à chaque fois), n’a plus marqué depuis quinze matchs consécutifs en championnat. Plus embêtant, il offre peu de caviars : cinq seulement depuis son arrivée en France. Un joueur à placer au cœur du jeu, car il est trop lent pour évoluer sur l’aile, mais « pas un numéro 9, ni un numéro 6 » selon Dupraz. Un type au profil flou, capable de s’adapter à tout système de jeu – ce qui veut tout et rien dire à la fois –, mais aussi capable d’errer en neuf et demi sur la pelouse, comme un fantôme venu hanter les lieux de sa gloire passée. En bref, un gars qui, pour le public, ne se bat pas et n’est pas décisif, et pour son coach actuel, est « un joueur magnifique qui réussit à se faire siffler car, de temps en temps, il court moins que les autres. » D’où cette éternelle interrogation : quelle place pour la magnificence à l’heure où celle-ci est constamment sacrifiée sur l’autel du rendement ?

« Il a l'arrogance des grands joueurs, sauf que ce n'en est pas un »


« Dans un match de 90 minutes, vous avez en moyenne deux minutes le ballon. C’est à prendre en compte, ça. Ça fait quand même 88 minutes où vous ne l’avez pas. Et Ola, qui a joué à Eindhoven, un grand club qui avait toujours la possession, a pris des mauvaises habitudes. » Des mauvaises habitudes exprimées par Philippe Montanier, entendez : suffisance, nonchalance. Des défauts qui rendent compliquée l’installation du bonhomme en 10, pénalisant au moment du repli défensif, et qui font dire à son ancien coach que « vous ne jouez alors pas à dix, mais presque... » Toivonen est un « faux je-m’en-foutiste, comme moi » comme le décrivait Mickaël Pagis pour 20 Minutes, qui « a l’arrogance d’un grand joueur, sauf que ça n’en est pas un » , selon des propos de membres de Toulouse rapportés par L’Équipe en fin de saison dernière, mais justement «  joueur le plus technique de Toulouse, comme il était le plus technique du Stade rennais » . À ses soutiens de garder en tête l’argument avancé par Pascal Dupraz au moment de son recrutement à l’été 2016 pour remplacer Wissam Ben Yedder : celui d’un garçon « animé d’un esprit de revanche, pétri de talent, mais que certains décrivent comme inefficace » . Deux de ces affirmations sont vraies.



Par Théo Denmat
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