Supercoupe d'Europe - Chelsea/Atlético Madrid (1-4)
Robin Delorme
Falcao, trois mètres au-dessus du ciel
Dans une orgie footballistique de premier acte, Radamel Falcao a écrasé à lui seul un Chelsea affligeant. Ses petits copains n’ont eu qu’à finir un travail cousu de fils d’or. Le tout pour une deuxième Supercoupe d’Europe en trois ans.
Falcao
Chelsea - Atlético Madrid 1-4
Buts : Cahill (75e) pour Chelsea. Falcao (6e, 19e, 45e) et Miranda (60e) pour l’Atlético Madrid.
On a envie de ne retenir qu'un nom. Celui de Falcao. Quel joueur, bordel, quel joueur... Le Stade Louis II en avait presque perdu l’habitude. Perdu l'habitude de voir une soirée européenne des plus folles, dans laquelle une constellation de petits princes du ballon rond s’était donné rendez-vous. Le tout, au milieu de 3500 supporters des Blues, et du double d’aficionados Colchoneros. Finalement, la principauté n’en retiendra qu’un. Le déjà nommé Falcao, Radamel de son prénom. Le Colombien volant a offert un récital digne des plus grands. Un triplé dantesque, des actions en pagaille… Le Tigre a montré une palette hors norme qui offre une deuxième Supercoupe d’Europe en trois éditions à un Atlético Madrid qui impressionne. Côté londonien, la prestation inquiète. Mais finalement, peu importe. Ce vendredi soir sur le Rocher ne retiendra que le poème colombien, agrémenté d’une magnifique symphonie rouge et blanche.
Le plus beau, le plus fort, le plus tout !
Diego Simeone avait annoncé la couleur : attaquer, attaquer, et encore attaquer. À force de répétition, ses ouailles ont rapidement imprimé le précepte. Surtout que le Cholo a mis le paquet niveau offensif avec un trio Adrian-Koke-Arda Turan chargé d’abreuver ce félin de Falcao. Alors c’est tambour battant qu’ils entament cette Supercoupe d’Europe. La première accélération n’est d’ailleurs pas loin de faire mouche. Sur un centre de l’hyperactif Filipe Luis, El Tigre se jette et devance à la régulière Ashley Cole. Le ballon s’écrase sur le montant horizontal d’un Čech qui sert encore très fort le postérieur. Toujours groggy par ces premiers instants rojiblancos, une deuxième salve de Filipe Luis à destination d’Arda Turan vient définitivement réveiller ces Blues. En fait, non. En bon quarterback, Adrián López envoie plein axe sa flèche de Radamel. La suite : le Colombien se permet un arrêt en plein surface, fixe le grand Petr et envoie une balle piquée se loger dans le petit filet. Le début du festival peut commencer.
Avant de remettre le couvert, le plus beau sex appeal footballistique laisse ses petits camarades s’amuser d’une gréviste de défense londonienne. Pas emmerdés avec le ballon, les deux ailiers que sont Arda Turan et Adrián López font parler leur vista et leur vitesse. Gary Cahill et Ashley Cole, quant à eux, montrent des carences effrayantes. Fortunately, ils peuvent compter sur un Tchèque vigilant qui maintient à flot le bateau blues. Le moment choisi par Falcao pour reprendre son travail de sape. Avec une récupération de balle très haute et des appels tout en verticalité, le striker de l’Atlético Madrid se régale. À la 19e minute, le régal. Le voilà qui profite d’un énième raté de l’arrière-garde british et qui envoie un amour d'enroulé du pied gauche. Lucarne opposée. Merci. Petr Čech, lui, ne peut offrir qu’une belle photographie. L’araignée, elle, est morte. Tout le Stade Louis II s’attend alors à un sursaut de Chelsea. Mais l’orgueil ne réagit pas, et les Colchoneros poursuivent leur série de contres éclair. Par deux fois, la hype Adrián López manque un face-à-face, puis se fait un double contact pied droit-épaule. Falcao a bien suivi ce geste technique, il ne peut cadrer son coup de tête et touche pour la deuxième fois le poteau. La mi-temps arrive, et les ouailles de Di Matteo respirent enfin. La tête déjà aux vestiaires, ils en oublient Arda Turan qui a tout le temps pour servir sur un plateau l’éternel Falcao. 3-0. La gifle.
La pléiade offensive rojiblanca
Un casse-croûte et un remontage de bretelles plus tard, les Blues sont les premiers à revenir sur le pré. Remontés ? Sans doute, mais ils n’en montreront pas une bribe. L’Atlético Madrid reprend le contrôle du ballon. Après avoir fait valoir son jeu vertical, la bande à Gabi fait l’étalage de toute sa palette. Avec un milieu composé de ce dit capitaine et de son double Suárez, la maîtrise affichée est déconcertante. Un mix entre le TGV merengue et le toque catalan, en quelque sorte. La chique s’en va de droite, à gauche, mais ne décolle que rarement des pieds madrilènes. La première frappe de Torres à la cinquantième n’est là que pour les statistiques. Car dix minutes plus tard, c’est bien le grand Miranda qui offre un quatrième frisson aux supporters du Vicente Calderón. Forcément, si les défenseurs s’y mettent… D’ailleurs, la paire Miranda-Godín est, de loin, bien supérieure à un Cahill pas haut niveau, et un Tahiti Bob encore en vacances.
Et ce n’est pas la réduction de l’écart par l’ex de Bolton qui va combler le vide abyssal offert par Chelsea. Sur un corner, le déménageur anglais monte plus haut que tout le monde – l’ascenseur étant apparemment réglementaire – puis catapulte un cuir tout gentiment retombé dans ses pieds. L’entrée de l’ancien Parisien Cristian Rodríguez est, elle, beaucoup plus remarquable. En deux, trois touches de balle, l’Uruguayen affiche toute sa grinta sudaméricaine et fait vivre un calvaire des plus affligeants à Ivanović. Les fans londoniens ont beau chanter à tue-tête que « nous gagnerons 5-4 », le tube de la soirée sera bien colombien lors de sa standing ovation à 120 secondes du terme. Bien qu’un peu en retrait sur ce deuxième acte, le félin a laissé un peu de délectation à ses comparses. Tout cet assemblage colchonero qui, malheureusement, ne pourra se pavaner sur les pelouses de la belle aux grandes oreilles, a belle gueule. Et ce Falcao, qui ne croisera pas le fer avec ces grandes écuries européennes, a encore une fois prouvé qu’il était un monstre. Beaucoup de regrets, certes, mais que les Madrilènes se réjouissent : le mercato ne se termine que dans une heure.
Buts : Cahill (75e) pour Chelsea. Falcao (6e, 19e, 45e) et Miranda (60e) pour l’Atlético Madrid.
On a envie de ne retenir qu'un nom. Celui de Falcao. Quel joueur, bordel, quel joueur... Le Stade Louis II en avait presque perdu l’habitude. Perdu l'habitude de voir une soirée européenne des plus folles, dans laquelle une constellation de petits princes du ballon rond s’était donné rendez-vous. Le tout, au milieu de 3500 supporters des Blues, et du double d’aficionados Colchoneros. Finalement, la principauté n’en retiendra qu’un. Le déjà nommé Falcao, Radamel de son prénom. Le Colombien volant a offert un récital digne des plus grands. Un triplé dantesque, des actions en pagaille… Le Tigre a montré une palette hors norme qui offre une deuxième Supercoupe d’Europe en trois éditions à un Atlético Madrid qui impressionne. Côté londonien, la prestation inquiète. Mais finalement, peu importe. Ce vendredi soir sur le Rocher ne retiendra que le poème colombien, agrémenté d’une magnifique symphonie rouge et blanche.
Le plus beau, le plus fort, le plus tout !
Avant de remettre le couvert, le plus beau sex appeal footballistique laisse ses petits camarades s’amuser d’une gréviste de défense londonienne. Pas emmerdés avec le ballon, les deux ailiers que sont Arda Turan et Adrián López font parler leur vista et leur vitesse. Gary Cahill et Ashley Cole, quant à eux, montrent des carences effrayantes. Fortunately, ils peuvent compter sur un Tchèque vigilant qui maintient à flot le bateau blues. Le moment choisi par Falcao pour reprendre son travail de sape. Avec une récupération de balle très haute et des appels tout en verticalité, le striker de l’Atlético Madrid se régale. À la 19e minute, le régal. Le voilà qui profite d’un énième raté de l’arrière-garde british et qui envoie un amour d'enroulé du pied gauche. Lucarne opposée. Merci. Petr Čech, lui, ne peut offrir qu’une belle photographie. L’araignée, elle, est morte. Tout le Stade Louis II s’attend alors à un sursaut de Chelsea. Mais l’orgueil ne réagit pas, et les Colchoneros poursuivent leur série de contres éclair. Par deux fois, la hype Adrián López manque un face-à-face, puis se fait un double contact pied droit-épaule. Falcao a bien suivi ce geste technique, il ne peut cadrer son coup de tête et touche pour la deuxième fois le poteau. La mi-temps arrive, et les ouailles de Di Matteo respirent enfin. La tête déjà aux vestiaires, ils en oublient Arda Turan qui a tout le temps pour servir sur un plateau l’éternel Falcao. 3-0. La gifle.
La pléiade offensive rojiblanca
Un casse-croûte et un remontage de bretelles plus tard, les Blues sont les premiers à revenir sur le pré. Remontés ? Sans doute, mais ils n’en montreront pas une bribe. L’Atlético Madrid reprend le contrôle du ballon. Après avoir fait valoir son jeu vertical, la bande à Gabi fait l’étalage de toute sa palette. Avec un milieu composé de ce dit capitaine et de son double Suárez, la maîtrise affichée est déconcertante. Un mix entre le TGV merengue et le toque catalan, en quelque sorte. La chique s’en va de droite, à gauche, mais ne décolle que rarement des pieds madrilènes. La première frappe de Torres à la cinquantième n’est là que pour les statistiques. Car dix minutes plus tard, c’est bien le grand Miranda qui offre un quatrième frisson aux supporters du Vicente Calderón. Forcément, si les défenseurs s’y mettent… D’ailleurs, la paire Miranda-Godín est, de loin, bien supérieure à un Cahill pas haut niveau, et un Tahiti Bob encore en vacances.
Et ce n’est pas la réduction de l’écart par l’ex de Bolton qui va combler le vide abyssal offert par Chelsea. Sur un corner, le déménageur anglais monte plus haut que tout le monde – l’ascenseur étant apparemment réglementaire – puis catapulte un cuir tout gentiment retombé dans ses pieds. L’entrée de l’ancien Parisien Cristian Rodríguez est, elle, beaucoup plus remarquable. En deux, trois touches de balle, l’Uruguayen affiche toute sa grinta sudaméricaine et fait vivre un calvaire des plus affligeants à Ivanović. Les fans londoniens ont beau chanter à tue-tête que « nous gagnerons 5-4 », le tube de la soirée sera bien colombien lors de sa standing ovation à 120 secondes du terme. Bien qu’un peu en retrait sur ce deuxième acte, le félin a laissé un peu de délectation à ses comparses. Tout cet assemblage colchonero qui, malheureusement, ne pourra se pavaner sur les pelouses de la belle aux grandes oreilles, a belle gueule. Et ce Falcao, qui ne croisera pas le fer avec ces grandes écuries européennes, a encore une fois prouvé qu’il était un monstre. Beaucoup de regrets, certes, mais que les Madrilènes se réjouissent : le mercato ne se termine que dans une heure.
Robin Delorme
Un vendredi fou fou fou sur le marché des transferts

















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Chelsea est sans doute passé à côté de son match, mais les Espagnols ne sont vraiment pas étrangers à leur déroute.
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Chelsea, par contre... c'est le vainqueur de la C1, vraiment???
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le mec te fait tout,pied gauche,pied droit,tete, j'ai rarement vu un tueur pareil...
l'autre bon coup de la soirée pour moi c'est simplement arda turan,le gars à son maxi je ne sais pas s'il atteint les 10kms/h mais quesqu'il est bon balle au pied!!
c'est juste dommage qu'avec un tel squad,les matellassiers fasses toujours pipi sur leur matelas contre le rival madrilene!!
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Il y a encore du boulot côté Chelsea par contre, je suis assez déçu de leur prestation. C'était le néant ce soir.
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40 millions si je me souviens bien.
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Hé vous inquietez pas Diego Simeone n'est arrivé à l'athlético qui était en deuxieme moitié de Liga qu a l'hiver dernier! Hé le connaissant ca va chatouiller cette saison en Liga c'est pas le genre à s'écraser devant le Réal ou le Barca
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Sommes nous en présence du meilleur n° 9 du monde actuellement ?? Oui je pense par la positive ...
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Moi je serais président de club, au lieu de recruter des joueurs sur dvd, je mettrais quelques millions pour débaucher la cellule de recrutement de Porto!!
Un bon investissement pour l'avenir et pour découvrir des top-players!!
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Je ne sais pas ce qu’ils avaient mis dans l’eau des joueurs de Chelsea mais ça n’avait pas l’air d’aller…Mourinho a du rire jaune,AVB a du rire tout court,par contre Abramovitch,il a pas du rire du tout…
David Luiz lui,il devrait se trouver une équipe a son niveau...
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Mais putain* c'est qui ce postérieur?
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vivement que les championnats commence .
Non un peu de sérieux , en dehors de la prestation de haut vol du Cafétero c'est toute l'équipe de el Atleti qui collectivement etait époustouflante !!
Le score de 4-1 est pas chère payer au vu de toutes les occasions manqués .
A confirmer en championnat , il faut se qualifié pour la prochaine Champions' afin de pouvoir garder le plus torréfier des goleador !
cumbiaaaa " colegiala colegiala colegiala "
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C'est pas possible! Soit les dirigeants de l'athletico sont des brelles, soit le president de Porto fait signer les contrats avec un "petard sur la table"!iMCOMPREHENSIBLE!!!!!!!!
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- 2 euros
- 1 coupe du monde
- 3 champion's
- 4 Europa ligues
- 2 coupes du monde des clubs
- 5 super-coupes d'Europe (dont les 4 dernières consécutives).
Et tout ne se résume pas au duo Barça-Real puisque le Real n'a remporté aucun de ces trophées (7 d'entre eux sont remportés par Séville et l'atletico).
C'est sans aucun doute la plus grosse période de domination club/sélection cumulée de l'histoire du foot.
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Mais pourquoi le PSG ne l'a pas prit lui plutôt que Zlatan ?!?
C'est moins cher, meilleur, plus de durabilité et état-d'esprit irréprochable...
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