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  3. // Ce qu'il faut retenir

Faites vos jeux, rien ne va plus

Gens qui rient, gens qui pleurent. En l'espace d'une semaine, d'un jour ou de quelques heures, le destin et les objectifs de tout un club peuvent changer du tout au tout. Pour preuve, Lille se voyait déjà champion, Lyon spéculait déjà sur son futur adversaire en tour préliminaire de la Champion's League et Lens pensait à la Ligue 2. Les jeux ne sont pas faits.

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Lille, retour vers le futur

Mardi soir. Des cris, des accolades, du soulagement et des mimiques qui en disent long sur ce que viennent de réaliser les Lillois. Victorieux 2 à 1 sur la pelouse de Geoffroy-Guichard, les joueurs de Rudi Garcia comptent sept points d'avance sur l'Olympique de Marseille et pensent que l'affaire est dans le sac. Le but salvateur d'un Mavuba dont les qualités de finisseur n'en finissent plus de faire rire ses coéquipiers a fait décoller les pieds du sol d'une équipe pourtant si terre à terre. Au final, la réaction est aussi logique qu'étrange et complètement contradictoire avec la politique médiatique choisie par l'entraîneur lillois et ses hommes forts depuis le début de la saison. Toujours prompts à prendre les matches les uns après les autres sans jamais fanfaronner, les Lillois ont relâché la pression. Mercredi soir, la victoire de l'OM est venue changer la donne. Le LOSC est plus que bien parti pour empocher son premier titre de Champion de France depuis 1954, mais, redescendus sur la terre ferme, les coéquipiers de Mickael Landreau savent qu'ils devront empocher au moins cinq points sur les trois derniers matches pour valider leur passeport vers l'ivresse. « Je vous rappelle que nous n'avons rien gagné du tout, nous ne sommes pas encore vainqueurs de la Coupe de France, ni du Championnat » confiait Rudi Garcia à L'Equipe. Qu'il se rassure, personne ne l'avait oublié.





Marseille s'offre le droit d'y croire



La victoire du LOSC mardi soir a eu le mérite de décomplexer les Marseillais. Sans pression depuis que l'hexagoal n'est plus qu'un vaste mirage au bout du Vieux Port, les joueurs de Didier Deschamps n'ont pas bafouillé leur football face à Brest. Une victoire nette et sans bavure (3-0), des hommes en forme (Rémy, Ayew(s), Cheyrou) et une philosophie du « rien à perdre, tout à gagner » qui pourrait rapidement transformer les trois dernières rencontres phocéennes face à Lorient, Valenciennes et Caen, en neuf points. Trois victoires qui pourraient entretenir l'espoir d'un nouveau doublé, qui fait rêver le bon Benoît Cheyrou : « Je préfère regarder encore vers le haut plutôt que de me contenter de cette deuxième place. On ne va rien lâcher. C'est suffisamment rageant d'avoir laissé échapper des points alors qu'on pouvait passer devant. Faisons en sorte aujourd'hui de ne pas avoir de regrets sur la fin. Après, on aura la place qu'on mérite en fin de saison » . Le son de cloche est le même chez Didier Deschamps, qui refuse de se contenter de la deuxième place : « Bien sûr, il reste trois matches, mais je suis satisfait de notre réaction. On ne peut pas s'empêcher de rêver, même si l'espoir est infime. Il reste neuf points en jeu, pensons à gagner nos matches mais les probabilités sont plutôt favorables à Lille » . Reste à voir si l'enjeu fera taire les probabilités.







Lyon vs Paris, destins décroisés



Les férus de la théorie du complot ont du prendre leur pied cette semaine, tant Stéphane Lannoy, dimanche à Gerland, et Olivier Thual, mardi au Parc des Princes, avaient une bonne gueule d'émissaires de Jean-Michel Aulas, envoyés pour conquérir une troisième place loin d'être acquise. Les mauvaises langues diront surement que le but de Camara face à Nancy a été accepté alors que le Parisien se trouvait en position de hors-jeu, mais les plus réalistes insisteront sur le fait que la double peine injustement infligée à Christophe Jallet a certainement plus pesé dans la balance. Surtout que les Parisiens ont envoyé du jeu et des poteaux. Justiciers masqués, les Auxerrois ont volé au secours du club de la capitale et assuré du même coup leur maintien. Les joueurs de Jean Fernandez ont fait vivre un véritable calvaire aux Lyonnais. Quatre pions dans le buffet, un carton rouge, et des certitudes acquises face à l'OM, balayées d'un revers de main par Dennis Oliech. Jean-Michel Aulas aimait dire qu'il « se contentait largement de la troisième place » . Que pense t-il de la quatrième ?





Le Show Sochaux



La lutte pour la sixième place se voulait épique, mais le Roi Sochaux en a décidé autrement. Semaine après semaine, les Sochaliens prennent un malin plaisir à mettre fin au suspense dans la course à l'Europa League, en écrasant leurs adversaires et la concurrence. Victorieux de Monaco 3 à 0, les joueurs de Francis Gillot ont une nouvelle fois proposé du jeu, du spectacle et des buts aux supporters d'un stade Bonal qui, sauf catastrophe, devrait connaître les joies de l'Europa League la saison prochaine. Logiquement ambitieux, les joueurs du Doubs pourraient même aller taquiner la cinquième place des Rennais qui continuent leur dégringolade et ne comptent plus qu'un point d'avance sur les Sochaliens et cinq sur Lorient. Des Bretons qui ont tiré un trait quasi-définitif sur un avenir européen en s'inclinant à Montpellier ce mercredi. Ah ça, pour être en démonstration face à Lille, il y a du monde...



Lens, la belle histoire



Le pénalty arrêté par Hamid Kasraoui a offert bien plus qu'une victoire de prestige aux Lensois. Monaco, Arles-Avignon et Nancy. Le calendrier lensois a de quoi faire rêver tout un peuple. En football comme dans la vie, l'espoir fait vivre, et au soir de la 35e journée, l'espoir fou est bel et bien présent dans les travées de Félix-Bollaert. Les Artésiens comptent six points de retard sur Monaco, qu'ils affronteront ce week-end. Dans la foulée, le club de Gervais Martel recevra Arles-Avignon et se déplacera à Nancy, pour ce qui devrait être l'un des matches les plus tendus de la saison. Si Valenciennes et Nice peuvent envisager l'avenir sereinement, il reste trois journées à Nancy (39 points), Monaco (40 points), Caen (41 points) et Brest (42 points) pour sauver leur peau. Le combat continue.

Swann Borsellino

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Le weekend dernier alors que Marseille était à quatre points de Lille ont pouvait lire que les Lillois seraient champions. Maintenant Lille à toujours autant d'avance mais tout le monde voient L'OM les remonter.
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