Mercato - Ligue 1 - Paris Saint-Germain
Par Mathieu Faure
Faites place, voilà Zlatan Ibrahimović
Difficile de trouver un mec de cette trempe depuis la retraite d'Éric Cantona. Zlatan Ibrahimović, le nouvel attaquant du Paris Saint-Germain, est un footballeur à part. Talentueux, génial, égoïste, égocentrique, fou, méprisant, avenant... Bref, une star. Une vraie.
Faites place, voilà Zlatan Ibrahimović
Zlatan Ibrahimović va jouer en Ligue 1. Outre les folies financières engendrées par son transfert (15 millions d'euros annuels de salaire, le plus gros d'Europe après celui d'Eto'o en Russie), le géant suédois débarque en France avec un statut unique. Celui de star. Jamais le championnat de France n'avait accueilli un tel nom. Au sommet de sa gloire. Que ce soient Sonny Anderson, Lisandro, Ronaldinho, Chris Waddle, Enzo Francescoli ou encore Salomon Kalou, ce que vient de réaliser le PSG est un cran au-dessus. Voire deux. À tel point que les arrivées de Thiago Silva et Ezequiel Lavezzi dans la capitale passent inaperçues, à côté. C'est dire la folie du truc. Le « Z » traînera son mètre quatre-vingt-quatorze à Bastia, à Reims, à Nice, à Saint-Étienne. On a beau cracher sur le pognon des Qataris, il a le mérite de mettre le championnat français en lumière. Et pas seulement via une dégueulasse ampoule jaune de grand-mère.
On a déjà tout dit et tout écrit sur le Suédois. De son arrivée royale dans le vestiaire de l'Ajax - « Moi, je suis Zlatan, et vous, vous êtes qui, putain ? » - à sa manière de se foutre de la gueule de Carew - « Ce que John Carew fait avec un ballon, je le fais avec une orange. » - en passant par sa conception du crochet - « D’abord je suis allé à gauche, et lui aussi. Puis je suis allé à droite, et lui aussi. Puis je suis retourné à gauche, et là, il est allé s’acheter un hot-dog. » -, Zlatan a fait du football un show. Un divertissement. Un spectacle. Un kiff. Pour s'en convaincre, il suffit de se passer en boucle son délice du 9 mai 2004 , lors d'un match face au NAC Breda avec la liquette de l'Ajax. Ibrahimović récupère le ballon aux 25-30 mètres, dribble six joueurs, embarque le gardien et balance la gonfle dans les ficelles. Un caramel élu « plus beau but de l'histoire de l'Ajax ». CQFD. Mais derrière la fantaisie et le palmarès XXL du mec (champion avec l'Ajax, la Juventus, l'Inter, le Barça et l'AC Milan, entre autres) se cache un joueur de football exceptionnel.
Quel joueur est-il ?
« Zlatan a le package complet de l’attaquant. Il a les appuis d’une danseuse, rapides et légers, et le corps d’un super athlète. Tu ne peux pas le tacler et le mettre à terre, c’est impossible. Il est trop costaud ! », souffle Pontus Wernbloom, son coéquipier en sélection, dans les colonnes du Parisien. C'est un résumé sommaire mais plutôt réaliste de l'armoire originaire de Malmö. Ceinture noire de taekwendo à 17 piges, Zlatan a gardé de ce sport de combat l'élasticité de ses chevilles. Dès lors, le Suédois possède une technique de dribble dans les petits espaces unique pour un joueur de sa taille et de son poids. C'est drôle, car le mec donne l'impression de jouer en marchant. Utilisé régulièrement en numéro dix en sélection, « Ibracadabra » est d'abord un avant-centre. « Ibrahimović est un grand joueur qui marque des buts et fait des passes décisives. Il a une force physique incroyable. Il protège bien son ballon et sait utiliser ses coéquipiers. Si vous le critiquez en Italie... », opinait Arsène Wenger après la démonstration du Milanais en huitièmes de finale de Ligue des champions contre Arsenal. Ce soir-là, le Suédois avait écœuré son monde.
Honnêtement, avec Messi, CR7, Van Persie et Rooney, le nouveau Parisien fait partie du top 5 des avants-centres européens. Ils sont peu à jouer dans son registre, qui mêle la force physique à l'aisance technique. À sa manière, Ibra est un phénomène. À Milan, il reste sur deux saisons exceptionnelles (14 buts, 12 passes la première, 28 buts, 7 passes lors du dernier exercice). Il est au sommet de son art. Clairement. À l'inverse du triple Ballon d'Or barcelonais, Zlatan a surtout un putain de caractère. Pas étonnant qu'il n'ait pas réussi à se fondre dans le collectif barcelonais. Un mec comme ça, ça prend de la place dans un vestiaire. Il le reconnaît volontiers dans son autobiographie - modestement intitulé Moi, Zlatan - « J’ai toujours conduit comme un dingue. Je me rappelle d’être allé jusqu’à 325 kilomètres/heure, avec la police derrière moi. J’ai fait des choses incroyables que je n’oserais plus faire désormais. Au Barça, Messi a commencé à demander un nouveau rôle sur le terrain. Et les choses ont changé. J’ai dit à Guardiola : " Je suis une Ferrari, mais tu me conduis comme si j’étais une FIAT." » En dépit de certaines sorties verbales, voire physiques , l'homme reste, à ce jour, le footballeur le plus cher de l'Histoire : si on additionne toutes les indemnités payées par des clubs pour le transférer, on tombe sur le montant astronomique de 172,6 millions d'euros ; dont cinq fois à plus de 20 millions d'euros (si on se base sur le chiffre de 20 plaques pour son arrivée à Paris). Preuve qu'il se passe quelque chose avec lui. Toujours. Pour autant, est-il vraiment la tête de con que tout le monde décrit ?
Un connard, vraiment ?
« Ora tutta quanta la curva, cantera per te, Zlatan sei un zingaro... » (« Tout le virage chante pour toi, Zlatan tu es un gitan... »). Depuis qu'Ibrahimović a tout fait pour se barrer de la Vieille Dame reléguée en Serie B suite au scandale du Calciopoli, les tifosi de la Juventus ont visiblement choisi leur camp. Maxwell, le latéral gauche du PSG, lui, a également choisi son côté. Celui de Zlatan. Depuis leurs classes communes en 2004 à l'Ajax, le Brésilien et le Suédois sont devenus BFF (Best Friend Forever). Par la suite, ils se sont côtoyés à l'Inter et au Barça. Leurs femmes sont devenues amies et les deux lascars ont neuf années de chambre commune au palmarès. D'ailleurs, lors de l'arrivée du gaucher dans la capitale en janvier dernier, le Suédois s'était félicité pour son pote, selon les propos du numéro 17 francilien rapportés dans les colonnes du Parisien : « Depuis l’Ajax, nos liens sont très forts. Nos épouses sont aussi devenues amies et nos enfants ont grandi ensemble. C’est une amitié qui durera toute la vie. Mais il ne faut pas mélanger le football et l’amitié. Il est heureux à Milan. Et ce n’est pas à moi de parler recrutement. (…) Je lui ai raconté à quel point cela me rendait heureux. Et comme n’importe quel ami ferait, il m’a soutenu. Il s’est senti heureux pour moi et m’a souhaité bonne chance. »
De son côté, Zlatan racontait à propos de Maxwell, du temps de l'Inter, qu'il était le seul « à être capable de le supporter dans une chambre, pourtant il ronfl(ait) énormément. Parfois, je le gifl(ais) au milieu de la nuit, mais c'est mon meilleur ami. » Le Suédois a donc un cœur. Pour exemple, fin 2007, Ibrahimović, avec l'aide de Nike, a participé au projet de fondation d'un terrain de football dans son quartier d'enfance, Rosengård. L'année suivante, il finance les nouveaux équipements Nike du club local de son quartier, dans lequel il fit ses débuts, le FBK Balkan. Originaire de Bosnie-Herzégovine par son père et de Croatie par sa mère Jurka Gravić, le nouvel avant-centre parisien est tout sauf un con. Là où la plupart de ses coéquipiers peinent à aligner quatre mots dans une même langue, Zlatan parle couramment suédois, bosnien, anglais, italien, néerlandais et un peu espagnol. Ouais, c'est costaud. Alors, au final, la Ligue 1 peut savourer la venue de ce bijou. Après tout, en serbo-croate, Zlatan signifie « Or »...
On a déjà tout dit et tout écrit sur le Suédois. De son arrivée royale dans le vestiaire de l'Ajax - « Moi, je suis Zlatan, et vous, vous êtes qui, putain ? » - à sa manière de se foutre de la gueule de Carew - « Ce que John Carew fait avec un ballon, je le fais avec une orange. » - en passant par sa conception du crochet - « D’abord je suis allé à gauche, et lui aussi. Puis je suis allé à droite, et lui aussi. Puis je suis retourné à gauche, et là, il est allé s’acheter un hot-dog. » -, Zlatan a fait du football un show. Un divertissement. Un spectacle. Un kiff. Pour s'en convaincre, il suffit de se passer en boucle son délice du 9 mai 2004 , lors d'un match face au NAC Breda avec la liquette de l'Ajax. Ibrahimović récupère le ballon aux 25-30 mètres, dribble six joueurs, embarque le gardien et balance la gonfle dans les ficelles. Un caramel élu « plus beau but de l'histoire de l'Ajax ». CQFD. Mais derrière la fantaisie et le palmarès XXL du mec (champion avec l'Ajax, la Juventus, l'Inter, le Barça et l'AC Milan, entre autres) se cache un joueur de football exceptionnel.
Quel joueur est-il ?
Honnêtement, avec Messi, CR7, Van Persie et Rooney, le nouveau Parisien fait partie du top 5 des avants-centres européens. Ils sont peu à jouer dans son registre, qui mêle la force physique à l'aisance technique. À sa manière, Ibra est un phénomène. À Milan, il reste sur deux saisons exceptionnelles (14 buts, 12 passes la première, 28 buts, 7 passes lors du dernier exercice). Il est au sommet de son art. Clairement. À l'inverse du triple Ballon d'Or barcelonais, Zlatan a surtout un putain de caractère. Pas étonnant qu'il n'ait pas réussi à se fondre dans le collectif barcelonais. Un mec comme ça, ça prend de la place dans un vestiaire. Il le reconnaît volontiers dans son autobiographie - modestement intitulé Moi, Zlatan - « J’ai toujours conduit comme un dingue. Je me rappelle d’être allé jusqu’à 325 kilomètres/heure, avec la police derrière moi. J’ai fait des choses incroyables que je n’oserais plus faire désormais. Au Barça, Messi a commencé à demander un nouveau rôle sur le terrain. Et les choses ont changé. J’ai dit à Guardiola : " Je suis une Ferrari, mais tu me conduis comme si j’étais une FIAT." » En dépit de certaines sorties verbales, voire physiques , l'homme reste, à ce jour, le footballeur le plus cher de l'Histoire : si on additionne toutes les indemnités payées par des clubs pour le transférer, on tombe sur le montant astronomique de 172,6 millions d'euros ; dont cinq fois à plus de 20 millions d'euros (si on se base sur le chiffre de 20 plaques pour son arrivée à Paris). Preuve qu'il se passe quelque chose avec lui. Toujours. Pour autant, est-il vraiment la tête de con que tout le monde décrit ?
Un connard, vraiment ?
« Ora tutta quanta la curva, cantera per te, Zlatan sei un zingaro... » (« Tout le virage chante pour toi, Zlatan tu es un gitan... »). Depuis qu'Ibrahimović a tout fait pour se barrer de la Vieille Dame reléguée en Serie B suite au scandale du Calciopoli, les tifosi de la Juventus ont visiblement choisi leur camp. Maxwell, le latéral gauche du PSG, lui, a également choisi son côté. Celui de Zlatan. Depuis leurs classes communes en 2004 à l'Ajax, le Brésilien et le Suédois sont devenus BFF (Best Friend Forever). Par la suite, ils se sont côtoyés à l'Inter et au Barça. Leurs femmes sont devenues amies et les deux lascars ont neuf années de chambre commune au palmarès. D'ailleurs, lors de l'arrivée du gaucher dans la capitale en janvier dernier, le Suédois s'était félicité pour son pote, selon les propos du numéro 17 francilien rapportés dans les colonnes du Parisien : « Depuis l’Ajax, nos liens sont très forts. Nos épouses sont aussi devenues amies et nos enfants ont grandi ensemble. C’est une amitié qui durera toute la vie. Mais il ne faut pas mélanger le football et l’amitié. Il est heureux à Milan. Et ce n’est pas à moi de parler recrutement. (…) Je lui ai raconté à quel point cela me rendait heureux. Et comme n’importe quel ami ferait, il m’a soutenu. Il s’est senti heureux pour moi et m’a souhaité bonne chance. »
De son côté, Zlatan racontait à propos de Maxwell, du temps de l'Inter, qu'il était le seul « à être capable de le supporter dans une chambre, pourtant il ronfl(ait) énormément. Parfois, je le gifl(ais) au milieu de la nuit, mais c'est mon meilleur ami. » Le Suédois a donc un cœur. Pour exemple, fin 2007, Ibrahimović, avec l'aide de Nike, a participé au projet de fondation d'un terrain de football dans son quartier d'enfance, Rosengård. L'année suivante, il finance les nouveaux équipements Nike du club local de son quartier, dans lequel il fit ses débuts, le FBK Balkan. Originaire de Bosnie-Herzégovine par son père et de Croatie par sa mère Jurka Gravić, le nouvel avant-centre parisien est tout sauf un con. Là où la plupart de ses coéquipiers peinent à aligner quatre mots dans une même langue, Zlatan parle couramment suédois, bosnien, anglais, italien, néerlandais et un peu espagnol. Ouais, c'est costaud. Alors, au final, la Ligue 1 peut savourer la venue de ce bijou. Après tout, en serbo-croate, Zlatan signifie « Or »...
Par Mathieu Faure
Salaire des footballeurs : Hollande passe à droite ?

















C'est bien, le Zlatan va enfin ouvrir le championnat au Monde...A part les Français de "Métropole" et les expatriès, qui regarde assidument le championnat de Ligue 1 Kiwi...
+ -
Le point d'interrogation change tout...
+ -
Bref, joueur qui n'a jamais été aussi beau qu'avec la Suède (association avec Larsson....) et l'Ajax, l'équipe de 2003 était peut-être la dernière de l'histoire du club à pouvoir faire quelque chose en C1. Ca fait mal de le voir descendre en grade comme ça.
+ -
+ -
Zlatan est un super joueur mais il a eu du mal à vraiment exister lors des rendez-vous importants la saison passée.
+ -
+ -
on en parle pas assez sur sofoot.
+ -
+ -
le salaire d'ibrahimovic...
+ -
http://11to11.net/niggas-in-paris/
+ -
+ -
+ -
+ -
+ -
+ -
+ -
+ -
+ -
Depuis que je lis SoFoot (un bout de temps quand même) les rédacteurs du site sont à fond dans Zlatan, il me semble donc normal qu'ils le soient d'autant plus 1 fois qu'il vient jouer dans notre L1 !
Et puis il faut bien le reconnaitre, au delà d'être un top5, Zlatan c'est ce dingue qui fout des high kick à ses coéquipiers, c'est un égo surdimmensionné... depuis quand on avait pas eu en ligue1 un joueur de cette trempe ?
Y-en-a-t-il seulement déjà eu 1 ? (à son + haut niveau j'entends...)
il faut juste se faire à l'idée que l'on est pas dans un rêve...
+ -
+ -
+ -
+ -
Y-en-a-t-il seulement déjà eu 1 ? (à son + haut niveau j'entends...)
il faut juste se faire à l'idée que l'on est pas dans un rêve...
"
en fait pendant que tes amis revent de joueurs talentuex toi tu reve 'ego surdimmensionné ?
t'es serieux ?
le prototype du néo-supp parisien footix a souhait.
mais va te coucher putin* on cose foot ici
+ -
+ -
+ -
devant la boutique PSG des champs c'est du grand n'importe quoi !!! la moitié des champs est bouchée par les supporters, les cars de CRS et les voitures des médias !!!
ça envoie des gentillesses envers nos amis marseillais lol
+ -