Billet d'humeur - Ballon d'or 2012
Par Alexandre Pedro
Faisons comme Mourinho, boycottons le Ballon d’or
Il pèse 0,43 kg, fait tourner quelques têtes et couler pas mal de salive. Lui, c’est le Ballon d’Or. Objet tant désiré – paraît-il – mais dont on a aussi le droit de se foutre. Bravo quand même à toi Lionel.
Et merde, on avait misé sur Benjamin Nivet
On a toujours mieux à faire que de passer un lundi soir à Zurich (et pas que le lundi soir). José Mourinho l’a bien compris. Le Portugais a déjà sa lettre d’excuse pour zapper la cérémonie du Ballon d’Or. « Je n’y serai pas. Je dois travailler, j’ai un match important avec le Real Madrid en Coupe ce mercredi ». Que va rater José au fond ? Un concert de cette chèvre qu'on égorge de James Blunt comme l’an dernier, Sepp Blatter vous expliquant comment la FIFA contribue à rétablir la paix dans le monde et combattre le racisme, la mondialisation heureuse du football sapée par Armani ou Hugo Boss. Quoi d’autre ? Ah oui, Lionel Messi avec un quatrième Ballon d’Or dans les mains remerciant papa, maman, le Barça et ses coéquipiers.
De loin, on imagine déjà les débats de mardi matin. Messi est-il officiellement le plus grand avec Cruyff, Platini et Van Basten à une longueur derrière lui dorénavant ? Iniesta ne méritait-il pas de l’emporter, parce que tout le monde l'aime bien Iniesta et qu'il a l'air tellement sympa ? Cristiano aurait-il dû faire un effort pour ne pas tirer la tronche ? Des questions auxquelles on n’a aucune réponse et dont on n’a même pas envie de réfléchir. Douze mois sur douze, ce foutu Ballon d’or vampirise trop de discussions déjà. Tout doit être ramené à lui. Prenez l’exemple de Ronaldo en sélection. La question n’était même pas de dire si le Portugal allait réussir un grand Euro mais de voir si CR7 pourrait se replacer dans la course à son «précieux», en cas de gros mois de juin. Idem pour l’Espagne. N’est-ce pas une injustice qu’un Casillas ne soit pas sacré au nom de la passe de trois de la Roja ? Faut-il récompenser la performance individuelle, le palmarès, une carrière irréprochable ?
Il n'y a pas de MVP au foot
Lionel Messi a un mérite : il tue tous ces débats dans l’œuf. Que l’Argentin en gagne cinq, six ou sept si ça lui chante. Il n’y aura rien à redire. Son talent et ses stats écrasent la concurrence. Après, c’est juste oublier un truc très con. Le football est un sport collectif. Désolé pour les portes ouvertes, mais le foot est légèrement plus subtil qu’un 200m brasse où c'est le premier qui touche qui gagne. Seul le rugby – qui n’est pas son cousin pour rien – présente une dimension collective plus importante que lui. En basket, il suffit d’enlever un LeBron James à Cleveland pour que les Cavs retournent faire la manche. Au handball, un gardien à plus de 40% d’arrêts et deux arrières en chaleur vous permettent de gagner n'importe quel match. Le Barça a gagné avant Messi et gagnera peut-être après. Les Bulls n’avaient jamais gagné avant Jordan et n’ont toujours pas gagné après.
Comme les Oscars ne sont pas tout le cinéma, le Ballon d’or ne représente qu’une frange du foot, la plus élitiste et mondialisée. Un football où l'on discute des mêmes idoles, des mêmes clubs et peu importe sa nationalité, son âge ou son fuseau horaire. Cristiano ou Léo ? Barça ou Real ? City ou United ? On peut aussi refuser de trancher, on peut aussi n’avoir rien à dire de la course au record de Messi ou de l’augmentation de Ronaldo. Comme on peut se contrefoutre de savoir si Jean Dujardin dans The Artist est meilleur que Brad Pitt dans The Tree of Life. On peut aussi revendiquer le génie supérieur d’un Robin van Persie, Manuel Neuer ou Julien Féret. Eh oui, pourquoi pas ? Le football est une affaire de subjectivité, de sensibilité, de mauvaise foi et de parti pris. Après, si vous avez envie de passer votre lundi soir devant une cérémonie organisée par un ancien directeur des relations publiques à l’office du tourisme valaisan, c’est votre choix.
De loin, on imagine déjà les débats de mardi matin. Messi est-il officiellement le plus grand avec Cruyff, Platini et Van Basten à une longueur derrière lui dorénavant ? Iniesta ne méritait-il pas de l’emporter, parce que tout le monde l'aime bien Iniesta et qu'il a l'air tellement sympa ? Cristiano aurait-il dû faire un effort pour ne pas tirer la tronche ? Des questions auxquelles on n’a aucune réponse et dont on n’a même pas envie de réfléchir. Douze mois sur douze, ce foutu Ballon d’or vampirise trop de discussions déjà. Tout doit être ramené à lui. Prenez l’exemple de Ronaldo en sélection. La question n’était même pas de dire si le Portugal allait réussir un grand Euro mais de voir si CR7 pourrait se replacer dans la course à son «précieux», en cas de gros mois de juin. Idem pour l’Espagne. N’est-ce pas une injustice qu’un Casillas ne soit pas sacré au nom de la passe de trois de la Roja ? Faut-il récompenser la performance individuelle, le palmarès, une carrière irréprochable ?
Lionel Messi a un mérite : il tue tous ces débats dans l’œuf. Que l’Argentin en gagne cinq, six ou sept si ça lui chante. Il n’y aura rien à redire. Son talent et ses stats écrasent la concurrence. Après, c’est juste oublier un truc très con. Le football est un sport collectif. Désolé pour les portes ouvertes, mais le foot est légèrement plus subtil qu’un 200m brasse où c'est le premier qui touche qui gagne. Seul le rugby – qui n’est pas son cousin pour rien – présente une dimension collective plus importante que lui. En basket, il suffit d’enlever un LeBron James à Cleveland pour que les Cavs retournent faire la manche. Au handball, un gardien à plus de 40% d’arrêts et deux arrières en chaleur vous permettent de gagner n'importe quel match. Le Barça a gagné avant Messi et gagnera peut-être après. Les Bulls n’avaient jamais gagné avant Jordan et n’ont toujours pas gagné après.
Comme les Oscars ne sont pas tout le cinéma, le Ballon d’or ne représente qu’une frange du foot, la plus élitiste et mondialisée. Un football où l'on discute des mêmes idoles, des mêmes clubs et peu importe sa nationalité, son âge ou son fuseau horaire. Cristiano ou Léo ? Barça ou Real ? City ou United ? On peut aussi refuser de trancher, on peut aussi n’avoir rien à dire de la course au record de Messi ou de l’augmentation de Ronaldo. Comme on peut se contrefoutre de savoir si Jean Dujardin dans The Artist est meilleur que Brad Pitt dans The Tree of Life. On peut aussi revendiquer le génie supérieur d’un Robin van Persie, Manuel Neuer ou Julien Féret. Eh oui, pourquoi pas ? Le football est une affaire de subjectivité, de sensibilité, de mauvaise foi et de parti pris. Après, si vous avez envie de passer votre lundi soir devant une cérémonie organisée par un ancien directeur des relations publiques à l’office du tourisme valaisan, c’est votre choix.
Par Alexandre Pedro
Paris frôle l'incident

















Quand à la référence "The Tree Of Life", je vais surement passer pour un beauf inculte mais ce film m'a fait vomir. Par la bouche et par les fesses.
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Il y a un petit moment que je suis inscrit sur le site mais je n'avais jamais jugé nécessaire de poster un commentaire bien que très souvent il m'est arrivé de pleurer de rire devant certains de vos articles, voire des commentaires.
Cependant il ne m'est plus possible de lire les commentaires sur mon mobile également, ce qui est assez irritant.. Il faudrait revenir à l'ancienne taille de police pour que ceux ci redeviennent lisibles .
Continuez cependant à nous faire rire et à nous parler de foot avec ce ton décalé qui nous plaît tant.
Bonne année à tous (lecteurs et auteurs). Un sanglier ardennais.
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Ces gros abrutits de francefootball se sont associés à la FIFA pour leur prix et maintenant ils sont baisés : avant le ballon d'or c'était rigolo, un classement des 50 meilleurs joueurs du monde à contester. Maintenant c'est devenu si simple que c'en est con. Même plus de n°2. Le seul suspens c'est de savoir qui va chanter à la cérémonie ou si Mourinho va venir. Et on sait que les cinq prochaines années Messi sera encore n°1, alors le ballon d'or n'intéressera plus personne.
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Y a aussi les nostalgiques des anciens critères qui me font marrer : autrefois c'était le footballeur européen qui était récompensé (diego, romario entre autre se sont bien fait blouser. De mémoire, je crois bien que FF a decerné un BO d'honneur à Diego pour l'ensemble de son oeuvre, tellement son absence dans le palmarès était ridicule). Les votants c'était les journalistes de chaque bled et là on aurait eu du Archavine tout les ans !
Maintenant les votants sont les footballeurs et les entraineurs quoi de plus légitime comme corps électoral ?
On vote pour le meilleur joueur de foot sur une année civile et depuis 4 ans c'est Messi. Après celui de 2010 était vraiment le moins mérité (Xavi, Sneidjer, iniesta, casillas devant, OK!). Mais les autres sont incontestables (2009 gagne tout avec pleins de buts, 2011 gagne presque tout avec pleins de buts et cette année explose tous les records avec encore plus de buts)
PS : So6 Tree of life, j'ai failli me pendre aussi. Heureux de voir que je suis pas le seul
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Messi et Iniesta ont á chaque reprise insisté que les résultats collectifs sont plus important.. les autres pas forcément
Sinon il y a un monde (footballistique) avec et sans Messi..
Perso, je ne regarderai pas de foot, s´il n´y avait que des Canavaros
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Et Casillas, ne serait-il pas le meilleur gardien au monde? pour la 5è année consécutive? Je peux me tromper, mais je crois bien qu'il n'a jamais joué ailleurs qu'au Réal.
Je peux comprendre que l'on soit aigri de ce que tel ou tel joueur réalise, mais ne serait-il pas mieux de profiter de l'instant plutôt que de chercher des excuses pour éviter de réaliser cette vérité froide mais tellement vraie: MESSI est juste le meilleur joueur de la planète...
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