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Fair-play financier : le PSG au régime forcé

L'UEFA a sans doute fait du Paris Saint-Germain un exemple dans sa lutte pour le fair-play financier. Lourdement sanctionné, le club de la capitale va devoir s'adapter s'il veut poursuivre sa progression sur la scène européenne et garder les commandes de la Ligue 1, alors que Monaco se frotte les mains.

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Et si le grand rival du Paris Saint-Germain dans les années à venir ne s'appelait pas l'AS Monaco, mais le fair-play financier ? La chambre d'instruction de l'Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) a officialisé cette nuit les sanctions à infliger au club de la capitale dont le déficit sur la saison 2012-2013 s'élève à 107 millions d'euros. Un déficit élevé qui s'explique par la décision de l'UEFA de dévaluer de moitié l'accord trouvé entre Paris et QTA, l'office de tourisme qatarien, passant ainsi de 200 à 100 millions d'euros. « Je ne veux pas faire l'avocat du PSG, mais je trouve ça surprenant que l'UEFA se sente compétente pour évaluer la juste valeur d'un contrat de sponsoring entre un club de football et un État. On n'a jamais vu ça avant » , s'étonne Bastien Drut, économiste du sport et co-auteur du livre 20 questions improbables sur le foot. Organe indépendant chargé par l'UEFA de veiller au respect du fair-play financier, qui impose aux clubs européens de ne pas dépenser plus qu'ils ne gagnent, l'ICFC n'a pas été tendre avec le PSG.

« Cette régulation financière sanctionne des clubs qui n'ont pas de dette »

Pour commencer, Paris devra s'acquitter d'une amende de 60 millions d'euros dont 20 millions d'euros ferme (prélevés en deux fois) sous la forme d'une retenue sur ses gains perçus dans le cadre de sa participation à la Ligue des champions. Les 40 millions d'euros restant seront aussi bloqués si le club francilien ne parvient pas à baisser suffisamment son déficit. Un déficit qui devra justement être limité à 30 millions d'euros à la fin de la saison prochaine avant d'être nul en 2016. La masse salariale du club parisien, qui s'élève à 231 millions d'euros cette saison, soit la plus importante d'Europe, ne pourra pas augmenter lors des trois prochains exercices.

Autre coup dur, le club du président Nasser al-Khelaifi sera contraint sur le marché des transferts. Il devra limiter les nouvelles inscriptions de joueurs sur la liste A en fonction d'un calcul basé sur la balance nette des transferts. Son enveloppe maximale serait de 60 millions d'euros pour l'achat d'un seul joueur. Tout autre recrutement ne pourra se faire qu'après une vente et la présentation d'un solde positif. Enfin, dernière sanction mais pas des moindres, la saison prochaine, le PSG ne pourra inscrire que 21 joueurs en Ligue des champions, contre 25 normalement. Sur ces 21 joueurs, huit devront avoir été formés localement (un joueur formé localement - JFL - est un joueur qui a été licencié dans un club dépendant de la FFF pendant trois saisons avant la fin de sa formation, ndlr), dont quatre au club. Une restriction qui pourra être progressivement levée si Paris parvient à l'équilibre financier en fin de saison prochaine.

Ces sanctions apparaissent disproportionnées pour de nombreux observateurs. « Ils y sont vraiment allés très fort, confirme Bastien Drut. Les sanctions sont quand même très lourdes. Je trouve ça injuste. Le PSG, Manchester City et les clubs de milliardaires en général ne posent pas de problème économique ou financier. Ils peuvent poser un problème éthique, en écrasant la concurrence, en mettant à mal l'équité sportive. Mais s'il y a un déficit, il est comblé par l'actionnaire. Il n'y a pas d'arriéré de salaire, d'impôt non payé, de sécurité sociale non payée. Sanctionner aussi durement des clubs qui ne posent pas de problème économique au nom de la régulation financière, je trouve ça bizarre. »

Surtout, Paris est très peu endetté, contrairement à d'autres grands clubs européens, en Espagne et en Angleterre notamment. « Il y a des clubs comme l'Atlético Madrid qui ont plus de 400 millions d'euros de dette, soit environ quatre fois le chiffre annuel du club. Donc c'est une dette qui ne sera jamais remboursée. Et pourtant un club comme l'Atlético Madrid pourrait ne pas être sanctionné du tout » , explique Bastien Drut qui s'interroge sur la définition donnée au fair-play financier : « Le fair-play financier ne s'intéresse qu'au déficit et pas à la dette. La dette du PSG est quasiment nulle, la dette du Real Madrid ou du Barça, c'est plus de 500 millions d'euros. Or ces clubs ne vont pas être inquiétés par le fair-play financier. Cette régulation financière sanctionne des clubs qui n'ont pas de dette. C'est très surprenant. »

Paris contraint d'utiliser plus de joueurs formés localement en C1 ?


Concrètement, Paris va-t-il pâtir de ces sanctions au niveau sportif ? Probablement un peu. De là à freiner sa progression, sans doute pas. Sur les deux dernières saisons, les Qataris ont investi plus de 250 millions d'euros dans le recrutement. L'équipe, dans sa majorité, est constituée. Il ne reste que quelques ajustements à effectuer. Des ajustements qui ne semblent pas compromis par les limitations imposées par l'UEFA. Le club francilien va en effet très probablement se séparer de plusieurs joueurs comme Christophe Jallet, Jérémy Ménez, Ezequiel Lavezzi ou encore, tristesse, Javier Pastore. Cela lui permettra de diminuer sa masse salariale et de recruter. «  On aura tout de même la possibilité de recruter, il faudra être malins et très précis, a d'ailleurs tenu à relativiser Laurent Blanc en conférence de presse cette semaine avant l'officialisation de la sanction. Malgré tout, je sais que le PSG aura une grande équipe la saison prochaine. »

Le seul véritable handicap concerne finalement la Ligue des champions. Certes, Laurent Blanc n'a utilisé que 21 joueurs en dix matchs européens cette année. Mais sur ces 21 joueurs, il n'y en avait que sept formés localement dont six qui ont joué moins de 300 minutes chacun (Camara, Digne, Jallet, Cabaye, Ménez, Rabiot). La saison prochaine, Paris sera sans doute contraint d'utiliser davantage ses JFL. « Il y a aussi le fait de devoir aligner des joueurs formés au club. Ce n'est peut-être pas la plus diabolique, mais si tu as droit à 21 joueurs et pas 25, c'est plus difficile » , a d'ailleurs reconnu Laurent Blanc.

Surveillé de près par l'UEFA, le PSG va rapidement devoir trouver des solutions pour se mettre en règle avec le fair-play financier s'il veut éviter d'être sanctionné année après année, probablement de plus en plus durement. « Ils vont temporiser. Ils savent très bien qu'ils ont des nouveaux sponsors potentiels qui peuvent leur permettre de se sortir de tout risque de sanction par la suite, estime Bastien Drut. Il y a un certain nombre de multinationales qui seraient prêtes à sponsoriser le Paris Saint-Germain pour des montants très importants parce qu'il y a Ibrahimović, Thiago Silva, etc. Ils vont faire le maximum pour rapidement avoir plus de recettes et pour faire en sorte qu'on ne parle plus de cette histoire d'ici un an. »

Par Quentin Moynet
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