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Fabrice Ondoa, prophète paradoxal

Auteur de parades fabuleuses face au Gabon, décisif face au Sénégal, Fabrice Ondoa s’affirme comme le joueur phare d’une sélection camerounaise en manque de héros. Placardisé du côté de Séville , où il n’a pas joué une seule minute en Liga cette saison, le natif de Yaoundé ne s’est laissé intimider ni par les critiques, ni par la concurrence et a tranquillisé la défense d’une sélection longtemps en manque de certitudes.

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« Lui, c’est 70% de l’équipe ! » Fabrice Ondoa vient à peine de détourner le tir au but de Sadio Mané qui propulse les Lions indomptables en demi-finales de la CAN que les journalistes camerounais commencent déjà à chanter ses louanges. Une fois de plus. Car depuis le début de la CAN, le portier de vingt et un ans ne cesse de multiplier les arrêts décisifs pour préserver les espoirs des siens. Et s’affirme, aux côtés de Benjamin Moukandjo, comme la sensation camerounaise du tournoi. Passant ainsi, en un clin d’œil, de l’ombre de la réserve du FC Séville à la lumière des luttes continentales.

L'Espagne, terre d’échecs


Car si Ondoa est prophète en son pays, sa carrière en club semble paradoxalement dans l’impasse. Cette saison, il n’a évolué qu’avec l’équipe B du FC Séville. Pire, il n’a tout simplement disputé aucun match de première division espagnole depuis qu’il a rejoint la péninsule ibérique en 2014. Pourtant, le portier de vingt et un ans a connu auparavant une ascension fulgurante au Cameroun, où il est rapidement considéré comme l’un des plus grands espoirs à son poste. Repéré dès 2006 par Fundesport, la fondation de Samuel Eto’o qui forme des joueurs locaux, il tape rapidement dans l’œil des recruteurs du Barça : « En 2007 lors d’un tournoi, nous avons battu le FC Barcelone en phase de poules et j’ai été élu meilleur gardien de cette compétition. C’est après ce tournoi qu’Albert Bilages, le directeur du centre de formation, s’est entretenu avec notre coach. Mais les choses ont tardé... Ce n’est que deux ans plus tard, en 2009, que le coach me dit : "C’est confirmé, tu dois aller faire des tests à Barcelone." »


La tentative est concluante et Ondoa peut intégrer les équipes de jeunes du Barça, puis l’équipe B en 2014. Là, il ne fera que cirer le banc pendant deux ans, avant d'être prêté au Gimnàstic de Tarragona, en Liga Adelante, puis au Séville FC, où il peine également à s’affirmer. Alors que, parallèlement, il s’impose dans le même temps dans les buts de l’équipe nationale camerounaise, au détriment de gardiens à la renommée pourtant établie.

La guerre des goals


Lancé dans le grand bain international en 2015 par le précédent sélectionneur des Lions indomptables, Volker Finke, Ondoa se retrouve même titulaire lors de la CAN en Guinée équatoriale la même année. L’arrivée du Belge Hugo Broos à la tête de la sélection en 2016 instaure ensuite une concurrence de tous les instants au poste de gardien de but, à laquelle Ondoa aura finalement su bien mieux s’adapter que les vieux briscards de l’équipe nationale. Carlos Kameni, du haut de ses 73 sélections, s’est brouillé avec Broos par médias interposés, alors que ce dernier lui reprochait de ne pas suffisamment s’impliquer en équipe nationale.

Dans le même temps, les prestations de Guy Roland Ndy Assembe, l'expérimenté portier nancéien (trente ans), ont globalement déçu sous le maillot des Lions. A contrario, Ondoa aura eu le mérite de se mettre en valeur à chacune de ses apparitions avec l’équipe nationale. Le 29 mars 2016, sa solide prestation face à l’Afrique du Sud (0-0) dans le cadre des qualifications pour la CAN le remet au sommet de la hiérarchie. Un statut qu’il honore ensuite face à l’équipe de France en match amical en mai 2016. Si le Cameroun doit s’incliner 3-2, Ondoa brille en écartant les tentatives de Giroud, Pogba et en écœurant Yohan Cabaye. Et remporte la guerre des goals pour entamer la CAN 2017 au Gabon comme titulaire dans les cages de son pays.

Insensible aux critiques


Les critiques sur son cas, et notamment sur son absence de temps de jeu en club, n’ont cependant jamais cessé, certaines émanant même d'anciens joueurs ayant marqué l’histoire des Lions indomptables. En 2015, Patrick Mboma s’étonnait de voir ce gamin d’alors dix-neuf ans remettre en question la hiérarchie au poste de gardien en équipe nationale : « Fabrice Ondoa ne joue pas avec l’équipe B du FC Barcelone... Il s’en sort bien, il fait son travail... Mais il faudrait qu’on m’explique pour quelle raison un gardien comme Carlos Kameni, qui compte beaucoup de sélections et joue avec Málaga, n’est pas appelé en sélection. » Insuffisant pour perturber Ondoa, dont les performances autant que le caractère sur le pré donnent du relief à une équipe du Cameroun appliquée, mais au style de jeu finalement assez terne tout au long de cette CAN 2017.


Le dernier rempart des Lions indomptables n’est pas exempt d’erreurs depuis le début du tournoi, mais sa présence de tous les instants, qui l’incite à haranguer sans cesse ses défenseurs, son audace à dégager des poings les corners adverses et son style énervé et hyperactif sur sa ligne, font de lui l'une des personnalités les plus marquantes de la compétition. Thomas Nkono, le modèle d’Ondoa, ne s'y était pas trompé, en repérant dès 2015 la force intérieure qui habitait le gamin, alors que celui-ci sortait d’une prestation de très bonne facture face à la Côte d’Ivoire, malgré l’élimination des siens à la CAN : « Après le match, il m’a appelé et m’a dit : "Tu as fait honneur à ton idole." Cette phrase m’a énormément marqué... je pense qu’il trouve que je pourrais suivre ses traces. » Ce jeudi, Ondoa retrouve le Ghana pour offrir peut-être au Cameroun sa première finale de CAN depuis 2008. Et s'inscrire encore un peu plus dans les pas de Nkono, en envoyant les supporters camerounais au septième ciel. Et tant pis si sa carrière en club, elle, stagne à des hauteurs beaucoup plus terrestres.

Par Adrien Candau Propos de Fabrice Ondoa et Patrick Mboma repris de RFI, Jeune Afrique et Camfoot.com
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