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Fàbregas, l’intermittent du spectacle

Génie, génial, talentueux, respectueux. Cesc Fàbregas a tout pour lui, en plus d’avoir un palmarès de chacal à 25 piges. Sauf que le milieu de terrain du FC Barcelone n’est qu’une vulgaire roue de secours en équipe d’Espagne, et ce, en dépit de plus de 70 sélections. Un postulat qui dure.

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Si on zieute tranquillement le palmarès international de Cesc Fàbregas, on se sent tout petit. Deux euros (2008 et 2012) et une Coupe du monde (2010). Déjà plus que la génération France 98. Et tout ça avant ses 26 ans. Ça force le respect. Pourtant, le milieu de terrain du FC Barcelone n’a jamais été considéré au pays comme un cadre de la sélection espagnole malgré plus de 70 sélections. Et pour la première fois de sa carrière, Fàbregas se retrouve en club et en sélection avec l’étiquette d’intermittent collé sur le front. Utile oui. Indispensable non.

Si tout le monde est là, Cesc commence sur le banc sans que personne ne trouve quelque chose à redire. D’une, ça montre la qualité exceptionnelle de l’Espagne actuelle. De deux, ça confirme que le milieu de terrain n’a pas réussi à se faire une place dans cette génération. Un postulat qui s’étend même à sa situation contractuelle avec le FC Barcelone. On l’a d’ailleurs vu lors des deux derniers matchs contre le Real Madrid ou lors du huitième de finale retour contre l’AC Milan, trois matchs importants, où Fàbregas n’a pas gratté une seule minute de jeu. Tout sauf un hasard...

A priori, l’ancien capitaine des Gunners devrait commencer le match de ce soir contre les Bleus sur le banc. À sa place. La faute à une concurrence ultra relevée. Pour ne pas dire monstrueuse. Dans l’entrejeu, Cesc doit se coltiner Busquets, Xavi, Xabi Alonso et Andrès Iniesta. Et si jamais Vicente del Bosque décide de le faire jouer plus haut, ce n’est guère mieux avec les présences de Pedro, David Silva, Juan Mata, Santi Cazorla, David Villa et Fernando Torres (sans parler de Negredo ou Llorente). Ouais, ça fait beaucoup (trop) de monde à bouger pour un seul mec.

Avant-centre à l’Euro par défaut

Alors oui, à un moment donné, Fàbregas servait de faux numéro 9 quand David Villa soignait son corps et Fernando Torres son mental. Ce fut notamment le cas lors du dernier Euro. Un choix avant tout par défaut. Pas vraiment un choix sportif. C’était faute de mieux. Mais avec le retour de Villa, la place d’avant-centre est verrouillée. L’ancien de Saragosse est efficace et libère des espaces pour ses collègues du trident offensif. Et si on part du principe que Busquets et Alonso sont intouchables au milieu, il reste une place d’intermittent libérée par Xavi et ses 33 piges. Un coin de pelouse qui revient à Andrès Iniesta quand celui-ci n’est pas aligné parmi les trois de devant. Quoi qu’il arrive, l’enfant lune est plus dangereux, plus imprévisible et plus utile au milieu et dans l’axe. Alors il joue. Tout le temps. Obligatoirement. Forcément, ça laisse peu de chose pour Fàbregas. Ou des miettes, c’est selon.


D’autant qu’il sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur, comme le laisse penser une récente déclaration en conférence de presse catalane : « On dirait que chaque mauvais match que je fais en annule dix bons. Les supporters du Barça sont plus exigeants avec moi qu’avec mes partenaires » . Le ton est donné. A priori, l’air frais de la sélection aurait pu faire tourner cette roue de la malchance. Lui redonner du temps de jeu, de la confiance et de l’assurance. Bah non. C’est pire. L’Espagne a trop de cracks à son poste pour que le numéro 4 du Barça puisse venir en sélection sans crainte. Lors d’une longue interview donnée à So Foot, fin 2012, le Catalan se confiait d’ailleurs sur sa ressemblance avec d’autres joueurs.

« Je pense que j’ai le même style que des joueurs comme Xavi ou Iniesta » , disait-il. Une manière de donner raison à son sélectionneur puisque les deux cités sont, globalement, meilleurs que lui dans leur rôle. En fait, Fàbregas a surtout un jeu anglais. Déformation professionnelle oblige. Bien que formé à la Masia, Fàbregas est avant tout un Anglais dans son jeu. Il ne s’en cache même pas. Toujours dans So Foot : « Avec Wenger, je me déplaçais où je voulais sur un terrain. J’allais là où je considérais que je devais être et j’aimais ça. Le jeu du Barça est plus posé. Il faut enchaîner les passes. Pam, tranquille, pam, tranquille. J’ai dû m’adapter aux besoins de l’équipe, qui sont différents de ceux d’Arsenal. Je ne peux pas jouer à la manière Fàbregas, ou de la manière qui plaît à Fàbregas, c’est impossible » . Ou comment demander à un joueur d’instinct de s’inscrire dans un collectif très mécanisé où tout est calculé pour quadriller et occuper le terrain. Finalement, Cesc est né trop tôt. Ou trop tard. Et sûrement dans le mauvais pays aussi.

Par Mathieu Faure
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