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Fàbregas, l’éternel émerveillement

Auteur de onze assists cette saison alors qu’il est remplaçant, premier joueur à avoir atteint ce total sur six saisons de Premier League différentes et deuxième meilleur passeur de l’histoire du championnat, Cesc Fàbregas n’en finit pas de surprendre. Ce qu’il a fait tout au long de sa carrière, finalement.

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Lundi soir, Middlesbrough a pris le parti de jouer ultra bas. De laisser la sphère à l’adversaire. Et de ne pas attaquer le porteur du ballon. Grave erreur. Car en face se trouvait Cesc Fàbregas. Un mec qui, dès qu’il en a l’occasion, manie l’espace et le temps pour créer la brèche et forcer la décision. Tout en caresses, évidemment. Contre Boro, le milieu a joué avec le ballon comme il aime faire, en ayant toute la liberté nécessaire pour exploser une défense. Résultat : deux passes décisives (une pour Diego Costa, une pour Nemanja Matić). Ses dixième et onzième de la saison en Premier League, ce qui fait de lui le premier homme à avoir atteint au moins onze assists sur six saisons différentes. Ses 105e et 106e dans le championnat anglais. Frank Lampard dépassé (102), seul l’intouchable Ryan Giggs fait mieux (162).


Et pourtant. Pourtant, Fàbregas joue peu depuis l’arrivée d’Antonio Conte. S’il était titulaire lundi en remplacement de N’Golo Kanté, il n’a connu que onze titularisations en PL. Son plus faible total depuis ses débuts. Dès lors, son efficacité décisive est-elle si étonnante ? Pas vraiment finalement, tant l’Espagnol cultive l’art du contre-pied depuis ses débuts et réussit là où personne ne l’attend. Tout a commencé en 2003 à Arsenal, quand Arsène Wenger fait venir celui dont personne n’a entendu parler jusqu’alors. « Arsène a immédiatement vu son talent. Mais moi, je dois avouer que j’ai trouvé ça incroyable de faire signer un mec aussi jeune, aussi cher, reconnaît Pascal Cygan, défenseur des Gunners entre 2002 et 2006. Franchement, on ne décelait pas en Cesc ce qu’il offre maintenant en Premier League. » Surtout que l’Alsacien prévoit un plan complètement absurde en apparence : faire de l’Hispanique le remplaçant de Patrick Vieira. « Quand Arsène a voulu en faire le successeur de Patrick, on était hyper étonnés, rembobine Cygan. Parce qu’ils n’ont pas du tout le même profil. Cesc est petit, technique, il manie très bien le ballon, mais a plus de mal à le récupérer, il est moyen au niveau de la tête... Tout le contraire du bon joueur anglais, quoi. Donc on a pris Arsène pour un fou. » Sauf que du haut de sa petite vingtaine d’années, le petit impressionne et fait taire toutes les critiques en devenant un pilier de l’entrejeu après le départ du patron Vieira. «  En fait, il a tenu l’équipe quasiment à lui tout seul. Un truc extraordinaire » , confirme l’ancien arrière central.

Meilleur dans un Chelsea bourrin que dans un Barça léché


Après huit années de règne à Londres, Fàbregas retourne logiquement chez son club formateur, à Barcelone. Quoi de plus normal pour l'international qui fréquente ses potes espagnols en sélection et qui semble avoir l’intelligence de jeu nécessaire pour se mouler dans le groupe catalan ? Bah oui, mais non. Pas non plus raté, son passage en Liga déçoit. Pas franchement greffé à la team, le malheureux ne passe que trois saisons au pays alors que tout le monde le voyait réussir et s’y installer pour longtemps. Surtout qu'au moment de rebondir, Cesc choisit... Chelsea. Une équipe besogneuse, ultra physique et donc très éloignée, a priori, du style Fàbregas. Reste qu'en quelques mois sous José Mourinho, le champion du monde renverse toutes les croyances. Magnifique, le nouveau Blue enchaîne les bonnes performances comme les passes décisives. Mais comment expliquer que le principal intéressé brille davantage en Angleterre qu’en Liga, alors que toutes ses qualités paraissent en adéquation parfaite avec le football espagnol ? Cygan apporte quelques éléments de réponse : « Oui, c’est un Espagnol qui transperce les défenses grâce à ses passes, donc il devrait être plus adapté à la Liga. Mais à Arsenal, on avait une équipe qui se rapprochait de son style. On avait Berkamp, Kanu, Pires, Henry... Pas mal de techniciens, quoi. À Chelsea, c’est différent, c’est vrai aussi. Mais à côté de lui, il y a Kanté, le meilleur joueur de Premier League, ou Matić, l’un des meilleurs milieux du pays. Donc c’est plus facile pour lui, et inversement : il n’a pas à se battre énormément pour récupérer le ballon, et Kanté/Matić savent qu’il faut lui donner la balle pour assurer les phases de transition. Ça, Conte l’a bien compris. »

Le talent d'un génie, l'état d'esprit d'un soldat


Ce qui pourrait brouiller les relations entre l’entraîneur et le joueur, c’est le statut du deuxième. Élément indispensable depuis son arrivée en 2014, Fàbregas a vu son coach le transformer en remplaçant de luxe. De quoi le vexer ou le mettre en colère ? Que dalle. Cesc se tait, se met au service de l’équipe, travaille et se contente de quelques miettes pour faire grossir ses statistiques et donner un peu de bonheur aux supporters friands de sa qualité de passe. « Est-ce que vous l’avez entendu dans les journaux se plaindre de sa situation ? Moi, non. Donc ouais, il pense collectif. Et il sait qu’aller au clash avec son entraîneur ne va pas régler sa situation. Non seulement il est collectif, mais il est aussi intelligent. » Peut-être la seule chose qui ne surprend pas.



Par Florian Cadu
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