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Exprime-toi, Bernardo !

Remplaçant à Manchester City, l'ancien Monégasque est souvent dans le ton de son impressionnante équipe lorsqu'il joue, mais il devra faire parler son immense talent bien plus fort que cela s'il veut bousculer la concurrence.

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La vie de Bernardo Silva n'a pas tant changé. Il subit toujours les mêmes blagues potaches de Benjamin Mendy. Son équipe survole le championnat tant dans le jeu que dans les statistiques, et son entraîneur ne tarit pas d'éloges à son égard. Mais, du rôle d'homme central qu'il avait acquis à l'ASM au fil des saisons, il est redevenu l'homme de complément, qu'on sort du banc quelques minutes par match, à qui on aurait envie de promettre plus, mais qui doit se contenter de rencontres mineures pour éparpiller son talent dans le couloir droit de la machine à la fois clinique et romantique de Pep Guardiola. C'est ainsi que l'ancien numéro dix du Rocher n'a pu disputer qu'un peu moins de mille minutes de jeu depuis son arrivée à Manchester. Il ne démérite pourtant pas, il est même plutôt bon, optimisant la plupart de ses courtes entrées en jeu comme ce week-end face à Tottenham (4-1), où il a offert le quatrième but à Raheem Sterling. Mais il ne mérite pas encore assez pour bousculer la hiérarchie d'un onze à la dynamique insolente. Trop mesuré, trop sobre, trop Bernardo, tout simplement.

Ailier d'intérieur


Fin septembre, Guardiola avait loué l'intelligence et le sens du tempo de l'ancien Monégasque, s'attardant sur son profil lorsqu'on lui demandait quelle était sa ligne offensive préférentielle. Mais l'Espagnol a parfois le compliment équivoque. Début décembre, avant l'ultime rencontre des poules de Ligue des champions face au Shakhtar Donetsk, le coach catalan n'a une fois encore pas hésité à encenser son joueur, tout en lui lançant un défi en creux : « Leroy Sané a eu besoin de temps pour s'adapter. Bernardo n'en a pas besoin. Il est prêt à jouer, tout le temps. Il joue à un très haut niveau. C'est très dur de le laisser autant sur le côté. C'est très dur pour lui, car il mérite de jouer vu son niveau de jeu et ses capacités exceptionnelles. Mais les titulaires habituels sont tellement intouchables en ce moment... »


Entre les lignes, cela signifiait sans doute qu'il attendait de l'international portugais qu'il arrache sa place dans le onze, instaure un réel doute dans l'esprit du staff. Malheureusement, Bernardo Silva n'a pas particulièrement brillé ce soir-là dans une équipe remaniée, subissant la loi d'un adversaire qui jouait sa qualification à la détermination. Dans une saison où les titularisations sont rares – 9 en 26 matchs –, cela aurait pu ressembler à une opportunité gâchée, mais l'enfant du Benfica a profité de chaque seconde qui lui était offerte depuis et a livré son meilleur match il y a une semaine à Swansea (0-4), où il a joué 90 minutes, délivré une passe décisive à son homonyme et créé de multiples situations de but. Toujours dans ce rôle qui est le sien depuis Monaco : sur le côté droit en théorie, mais libre de conquérir l'axe quand lui en vient l'envie.

Entre le jeu et le Je


Ce mardi soir, l'ancien maestro de l'ASM devrait de nouveau goûter à la saveur rare du onze de départ. Déjà titulaire lors des deux précédents tours de League Cup franchis difficilement, il devra confirmer ses prestations récentes dans un collectif qui devrait tourner et sera donc un brin moins rodé. L'occasion peut-être aussi de donner un peu d'épaisseur à des statistiques jusqu'ici anecdotiques (1 but et 5 passes décisives) dans la pluie de buts que fait tomber son équipe chaque semaine. En vérité, Bernardo Silva n'a jamais réellement brillé par les chiffres, privilégiant souvent la sobriété de l'avant-dernière passe à la prise de risque ostensiblement décisive, qu'il garde pour les grandes occasions. Il cherche la solution plus qu'il ne la provoque ou ne l'invente.


C'est encore ce qui lui manque : prendre son risque, comme on aime le dire et le faire outre-Manche. Car ses concurrents sur les ailes savent, eux, parler chiffres (15 buts et 5 passes décisives pour Sterling, 8 buts et 10 passes décisives pour Sané, toutes compétitions confondues). À moins que le réel destin de Bernardo ne soit dans le milieu de Guardiola. Jouer au cœur du jeu a, en tout cas, toujours été son dessein, loin du profil d'ailier de pilonnage que possèdent Sterling et Sané. Mais l'axe s'appelle David et non Bernardo, et il s'appelle aussi et surtout De Bruyne. Leonardo Jardim avait expliqué en 2015 que son compatriote devrait jouer sur le côté encore deux à trois années pour être prêt à assumer un rôle de meneur de jeu axial. Nous y sommes. Mais l'assemblée est plus grande, et la parole est encore aux autres.

Par Chris Diamantaire
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