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Évra, fidèle à lui-même

Patrice Évra et l'OM, c'est fini. Ce qui pourrait signifier la fin de carrière du joueur sur l'image de son coup de sang à Guimarães en Ligue Europe. Triste et pathétique fin ? Pas forcément si l'on considère qu'elle donne encore plus d'épaisseur au personnage de Tonton Pat.

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La nouvelle a été annoncée façon passage d'un rasoir double lame. D'abord l'UEFA, qui condamne le joueur à une suspension européenne jusqu'à la fin de saison. Ensuite l'OM, qui officialise la fin de la collaboration avec son latéral gauche. La carrière marseillaise de Patrice Évra n'aura donc pas tenu jusqu'au week-end. À 36 ans, l'ancien capitaine de l'équipe de France vient peut-être de voir s'écrire le point final d'une riche carrière. Désormais, il y a ceux qui se félicitent des malheurs d'un joueur qu'ils ont aimé détester depuis 2010, et d'autres qui se veulent plus magnanimes, et espèrent une opportunité de finir son parcours de joueur plus dignement.

Pour la beauté du geste


Sauf qu'en quittant la scène sur un magnifique coup de pied circulaire à hauteur de tête, l'ancien gamin des Ulis a peut-être servi sa cause du mieux qu'il pouvait. Il est vrai que pour n'importe quel footballeur, frapper un supporter, se faire exclure, et conclure sur un licenciement, ce serait la catastrophe absolue. Il faut bien admettre cependant que Patrice Évra n'est plus, depuis longtemps, un footballeur comme un autre. En répondant aux provocations de supporters véhéments, en allant leur faire face avant de claquer un high kick au plus téméraire de ses détracteurs, le latéral gauche a été on ne peut plus fidèle à lui-même : orgueilleux à l'extrême, quitte à nager dans l'arrogance, couillu comme pas deux, quitte à basculer dans la folie furieuse, et finalement bon dans ce qu'il fait.


Car personne, pas même un haut gradé de karaté ou de taekwondo, ne pourra nier la qualité technique du coup de pied de Patrice Évra. Une jambe d'appui assurant l'équilibre, la hanche parfaitement engagée pour permettre un vrai bon impact avec la patte gauche, et une précision chirurgicale seulement sabotée par un bras qui a pris le choc. Sans ça, Tonton Pat aurait même réussi un KO digne d'une soirée Muay Thaï à Paris-Bercy.

Joue-la comme Zizou


Avec son coup de pied, le nouvel ex-Marseillais a peut-être tiré sa révérence à la Zidane. Certes, l'entraîneur du Real Madrid l'avait fait en finale de Mondial, ce qui est autrement plus classe, et contre un ennemi en puissance parfaitement identifié, Marco Materazzi. Surtout, Zizou, depuis 1998, était un dieu vivant qui pouvait tout se permettre, et se faire pardonner. Patrice Évra, lui, est depuis 2010 l'incarnation du coupable idéal, du mec qui parle toujours trop, jamais assez modeste ou discret. Mais qui l'a toujours assumé, au point d'admettre « s'aimer » .


En clair, Patrice Évra n'a toujours eu que faire de l'opinion des autres, bien moins importante que la sienne sur lui-même. À Guimarães, le latéral gauche n'a donc pas cherché à plaire quand il a fait basculer son poids vers la droite pour fracasser la tête d'un supporter insultant. Il a juste été lui-même, défendu la fierté qui l'avait si bien servi pendant toute sa carrière. Et ce geste, s'il est qualifié de honteux aujourd'hui, pourrait avec le temps être la preuve absolue de l'honnêteté du plus mal aimé des joueurs français. D'ailleurs, il aurait accepté de quitter l'OM sans aucune compensation, preuve qu'il assume et admet, même si jamais on ne l'entendra s'excuser. Du Patrice Évra dans le geste et dans le texte, à qui on aurait envie de conseiller de ne pas rebondir dans un pays exotique ni de chercher à se faire pardonner. Par rapport au joueur qu'il a été, cette fin revêt une forme de beauté.

Par Nicolas Jucha
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