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Évra, des Ulis aux sommets de l'Europe

À 34 ans, Patrice Évra va devenir ce samedi soir le premier joueur français à disputer une cinquième finale de Champions League. La récompense d'une constance remarquable, mais surtout une incommensurable fierté pour la ville des Ulis. Là où le latéral de la Juve a grandi au quartier, s'est construit et a tapé ses premiers ballons. Rendez-vous en terre ulissienne, banlieue d'Essonne qui n'a jamais cessé d'ériger l'ancien capitaine des Bleus comme sa plus grande réussite.

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Les rares éclaircies ont fini par s'estomper au fil d'une journée de printemps qui n'en a que le nom. La nuit n'est pas encore tombée aux Ulis, ce vendredi 29 mai, mais une pluie fine s'est invitée sous un ciel gris, presque menaçant. Ce qui n'empêche pas certains gamins insouciants de s'aventurer sur les terrains synthétiques pour caresser le cuir. À quelques pas de ces cris stridents et de cet enthousiasme juvénile, l'ambiance est moins euphorique dans les locaux du Club Omnisports des Ulis. Une réunion impromptue se tient entre les dirigeants dans ce qui ressemble au loin à une succession de préfabriqués, après une altercation survenue la veille entre deux éducateurs. Une fois la mise au point arrivée à son terme, les visages sont toujours crispés. Mais finissent par s'apaiser d'un naturel saisissant à l'écoute d'un nom. D'un seul. Celui de Patrice Évra. Pour tous, aux Ulis, l'actuel latéral de la Juventus Turin, qui s'apprête à établir un record en devenant le Français à disputer le plus de finales de C1 (Deschamps et Kopa en comptent respectivement quatre), s'érige comme le principal porte-étendard de la ville.


Pour s'en rendre compte, il suffit d'abord de lever les yeux. Au milieu d'autres tuniques d'enfants ulissiens accrochées fièrement sur les murs jaunes du club (Thierry Henry, Anthony et Johan Martial, Yaya Sanogo ou encore Bilel Mohsni), on aperçoit celle d'Évra à l'époque de Manchester United, accompagnée d'une dédicace : « Merci au club des Ulis » . Il y a, aussi, ce cliché à l'accent plus intimiste trônant sur le bureau principal, où l'ex-Red Devil est flanqué de ses amis d'enfance, Mahamadou Niakaté et Tshimen Buhanga. Ici, ses éternels contempteurs et autres pourfendeurs sont priés de rebrousser chemin. Car aux Ulis plus que nulle part ailleurs, Évra jouit d'une cote de popularité immense. D'un soutien inconditionnel et sans faille. « À Dakar, il a dû manger des pierres. Ici, aux Ulis, il a mangé des cailloux. Et maintenant, il mange du caviar. Patrice, c'est la vraie fierté de la ville » , clame spontanément d'entrée Niakaté, affublé d'un survêtement aux couleurs de l'Albiceleste. Parce que son acolyte de toujours n'a jamais oublié les siens et d'où il venait.

Vols dans les supermarchés et passion du foot comme moteur


C'est donc là, dans cette commune de 25 000 âmes située dans l'Essonne, que Patrice Évra s'est « forgé » , comme il se plaît à le dire lui-même. Ville nouvelle sortie de terre dans les années 70, les Ulis est une véritable cité urbaine où les allées bétonnées s'apparentent à des passerelles reliant tous les quartiers. Une banlieue étiquetée sensible, apprivoisée dès l'âge de trois ans par le Français. Né à Dakar, d'un père sénégalais et d'une mère capverdienne, il a d'abord brièvement vécu à Bruxelles pour les besoins de son paternel – alors conseiller culturel à l'ambassade du Sénégal – avant d'atterrir dans l'Hexagone. Et plus précisément au quartier des Hautes-Pleines, à quelques rues des Bosquets, fief désormais connu de Thierry Henry. Tout jeune, l'Ulissien grandit dans un environnement extérieur sujet au basculement. « J'ai dit, un jour, que le foot m'avait sauvé de la délinquance. Je n'aurais quand même jamais pu aller trop loin, dealer ou faire des casses. Mais avec les potes, ça nous arrivait de faire des petits vols au supermarché, confessait-il, froidement, en 2004. À seize ans, j'ai d'ailleurs failli rentrer au Sénégal me faire recadrer par mes oncles. Je volais, je me battais et je demandais même de l'argent à la sortie des boulangeries. À un moment, mon quartier était vraiment dans la zone rouge. Tous les étés, il y avait un meurtre. »


Le banlieusard aurait pu se perdre, emprunter un tout autre chemin. Il n'en a rien été, grâce à une famille unie et qui veillait. Issu d'une fratrie de vingt-quatre frères et sœurs, il grandit dans un milieu modeste (en France, son père était salarié dans une usine de produits chimiques et sa mère vendeuse chez « Tati » à Barbès). « Il est issu d'une famille unie, généreuse, vraiment ouverte, éclaire Mahamadou Niakaté, sourire aux lèvres. Par exemple, je me souviens qu'après des tournois de foot ou des matchs de quartier, c'est la mère de Patrice qui nous invitait chez elle pour qu'on vienne manger. Pareil pour les soirées. » L'amour du ballon rond, justement, Évra le découvre très tôt. Et celui-ci va le porter. Chaque jour. « Il adore ce sport depuis qu'il est tout petit. C'était aussi un élève sérieux et comme il avait de bonnes notes, nos parents le laissaient jouer, révèle Marie-Madeleine, sa sœur aînée. Mais le dimanche, il détestait arriver en retard au match. Quand ma mère oubliait de le réveiller, il était fâché pour la journée. » L'intéressé lui-même n'affirmait d'ailleurs pas autre chose, il y a trois ans de cela : « Je me rappelle les jours où un professeur était absent, par exemple, de 8 à 9 heures du matin. Je demandais à mes camarades de venir quand même à 8 heures pour faire un petit six contre six sur le terrain synthétique de l'école. J'allais jusqu'à m'entraîner tout seul dans la neige alors que la plupart de mes copains me parlaient de nanas. Le football, j'en étais accro. » La passion n'est alors pas son seul moteur. Les rêves, eux aussi, servent de guide à sa destinée. « Depuis tout petit, il l'a toujours dit : "Moi, un jour, je serai footballeur" » , se souvient Tshimen Buhanga, les yeux rivés sur son gamin en train d'effectuer des frappes sur la pelouse du stade Jean-Marc Salinier, là où tout a commencé pour Patrice.


Numéro 10, matraquage de féminines et recalage par Rennes


Le jeune Français n'a que cinq piges quand il débarque au CO des Ulis. Très rapidement, son talent a été manifeste pour tous. Mais, à l'époque, ce n'était pas au poste de latéral. « Techniquement, il était au-dessus du lot et c'est pourquoi on le faisait jouer numéro dix ou attaquant, se remémore avec tendresse Michel Noblecourt, l'un de ses premiers éducateurs qui a passé trente-cinq ans au club. C'est là qu'il pouvait rendre le plus de services à l'équipe. Il avait aussi une très bonne frappe et était un spécialiste des retournés acrobatiques, il aimait tenter ce type de gestes. Et quand il prenait un ballon au milieu de terrain, il ne le lâchait plus et allait jusqu'au bout avec. C'était ça, Patrice. » Des qualités que le gamin ne manque pas de mettre en évidence au moment opportun. En premier lieu lors d'un tournoi disputé dans le Nord, où le RC Lens le sollicitera sans toutefois donner suite. Puis, à l'occasion d'un match de Coupe de Paris, le gaucher avait permis aux Ulis de s'imposer face au PSG (2-3), alors que le club de la capitale menait 2-0. Séduits par ses prestations, les dirigeants parisiens lui avaient offert l'opportunité d'effectuer un essai. Non concluant, malheureusement. Malgré ce rendez-vous manqué, Patrice continue de regarder vers l'avant. « Le comportement qu'il a aujourd'hui, c'est-à-dire cette hargne, cette abnégation et cette combativité, ce sont des qualités qu'on voyait déjà chez lui quand il était jeune » , détaille Niakaté, ex-coéquipier de Thierry Henry et aujourd'hui directeur sportif et entraîneur des seniors aux Ulis. Soucieux d'élever son niveau, Évra quitte le club ulissien après neuf années (1986-1995) pour rejoindre Brétigny. Et c'est son ami Tshimen Buhanga, effectuant alors là-bas sa dernière saison chez les 15 ans nationaux, qui l'a présenté en personne, non sans louer son talent : « J'ai dit à l'entraîneur que je leur ramenais le nouveau Romário. Pourquoi je l'ai comparé à lui ? Parce que c'était le joueur préféré de Patrice et il avait un peu les mêmes mimiques. »


À Brétigny, situé à quelques kilomètres des Ulis et où la verdure remplace le bitume, le futur Monégasque passe trois ans (1995-1998). Un passage remarqué, encore dans toutes les têtes de ceux qui l'ont fréquenté avec assiduité. « Quand il est arrivé chez nous, il était dans un registre offensif et ce n'est pas incohérent au regard de ses caractéristiques, explique Didier Brillant, son coach en U15 nationaux. Parfois, on le mettait comme latéral et il n'avait aucun souci pour s'adapter à ce rôle-là. Malgré sa petite taille, parce que c'était l'un des plus petits joueurs que j'avais, il prenait déjà beaucoup de ballons de la tête et avait une détente phénoménale. » Et l'ancien boss du désormais Bleu d'évoquer un épisode révélateur du tempérament de son poulain : « Il était déterminé et n'hésitait pas à tacler sur les stabilisés. Je me rappelle d'une fois, on avait fait un match contre les féminines de Juvisy, qui étaient régulièrement championnes de France. C'était une rencontre amicale, comme on avait souvent l'habitude d'en faire avec elles chaque année. Et Patrice était vraiment rentré dedans (rires)… Une joueuse qui l'avait affronté ce jour-là doit d'ailleurs s'en souvenir. Il n'avait pas laissé sa part au chien, mais c'est tout à son honneur. Il a montré qu'il respectait son adversaire. » À l'époque, déjà, certains aspects de son style de jeu qu'on retrouve désormais chez lui sont palpables. « Il jouait beaucoup le long de la ligne, car il aimait ça. Il avait le goût pour les débordements, se remémore pour sa part Grégory Courtas, son entraîneur en U17 nationaux. Je me souviens que ça lui arrivait notamment d'utiliser l'intérieur du pied d'une certaine façon pour éliminer ses adversaires. C'était assez impressionnant à cet âge-là. Puis c'était déjà un meneur, il me semble qu'il était capitaine de mon équipe. » Conscient du potentiel du gamin, Brétigny, qui était alors en partenariat avec le Stade rennais, l'a envoyé en Bretagne faire quatre essais. Pour autant de refus essuyés. La faute à sa petite taille (Évra mesure aujourd'hui 1m75), estimée rédhibitoire afin d'intégrer le centre de formation. « Quatre années de suite, la réponse a été : "On verra à Noël". Ils devaient me rappeler, j'attends toujours. Je n'étais pas assez costaud, paraît-il » , confiera-t-il bien des années plus tard, l'orgueil toujours touché.

« Je ne veux pas de l'image d'un bad boy sauvé par le football »


La suite est connue. Repéré lors d'un tournoi en salle à Juvisy-sur-Orge par un restaurateur italien qui le mit en contact avec un responsable du Torino, l'enfant de Dakar s'envolera seul pour la Sicile pour devenir joueur professionnel. À dix-sept piges, seul, loin de sa famille. Puis il y aura ensuite Nice, Monaco, Manchester United et la Juve depuis l'été dernier, sans oublier les Bleus. Un parcours étoilé qui l'a mené aux plus hautes strates du football mondial, mais le Bianconero est resté fidèle aux Ulis. À son quartier. À ses amis d'enfance. Ainsi, avant chaque rassemblement de l'équipe de France à Clairefontaine, il en profite pour se ressourcer auprès des siens et de sa mère, Juliette, qui vit toujours aux Ulis. Mais son empreinte se traduit de manière bien plus concrète. Si Henry a participé au financement d'un terrain synthétique aux Bosquets, Évra, lui, s'investit davantage dans le club de son cœur. Discrètement mais sûrement. « Tous les équipements que l'on a (chasubles, ballons, survêtements pour les joueurs, etc.), c'est Patrice qui me les envoie, souligne Niakaté, la fierté à peine dissimulée. Et si on joue aujourd'hui au club en Nike, c'est notamment grâce à lui. Il nous a permis d'avoir un partenariat avec la marque alors qu'on était chez Adidas avant. » Son implication ne s'arrête pas là. En 2006, il a indirectement soulagé les finances du club grâce à son transfert de Monaco vers United, puisqu'un chèque de 38 000 euros est arrivé dans les caisses pour indemnité de formation. Quatre ans plus tard, c'est une somme de 27 000 euros qu'il a reversée, correspondant à une partie de ses primes du Mondial 2010.


« C'est encore une preuve de son attachement à la ville, au club et à ses amis » , soulève Niakaté. Généreux, le joueur de trente-quatre ans l'est jusqu'au bout. Depuis Manchester United, il n'hésite pas à offrir des maillots et inviter ses amis, ses anciens éducateurs (de Brétigny aussi) et des enfants du club à venir voir des matchs. « Il m'a invité à Manchester plusieurs fois, au Brésil pour la Coupe du monde. J'étais à Madrid pour la demi-finale de Ligue des champions et là, je vais à Berlin pour la finale… Mais c'est le côté humain qui prime avant tout. Quand il vient partager son expérience avec les jeunes ou prendre des photos, c'est beaucoup plus enrichissant que de donner un survêtement » , poursuit le coach des seniors. Pour son parcours, le défenseur a reçu, en 2008, la médaille de la ville devant un parterre de 1200 personnes présentes pour l'occasion. Un bel hommage pour un homme éternellement reconnaissant envers les Ulis : « Le quartier, pour moi, c'était comme une deuxième famille, qui m'a enrichi et forgé. C'est grâce à elle que j'ai ce fort caractère. Les coups durs dans le quartier m'ont préparé à ceux du monde professionnel. Le quartier ne m'a rien donné gratuitement ou facilement, à part sa solidarité. L'esprit qui s'en dégage m'a donné ma force, sans cela, j'aurais galéré. Malgré les tentations et les vices des mauvais quartiers, je ne veux pas de l'image d'un bad boy sauvé par le football. Quand je revois les gars galérer en bas des tours, je me dis que je n'ai pas le droit de me planter parce que je suis rassasié ou blasé. J'ai le respect d'où je viens et les pieds sur terre, grâce à cela. J'ai toujours autant la dalle en partie pour ce que le quartier m'a permis de découvrir. » Ce samedi, à l'Olympiastadion de Berlin où ses amis d'enfance le guetteront avec attention dans les tribunes, Patrice Évra repensera sans doute, une nouvelle fois, à cette phrase au sens inaltérable prononcée un jour : « Je le dis avec fierté que je suis un Ulissien » .

Par Romain Duchâteau, aux Ulis et à Brétigny Tous propos recueillis par RD, sauf ceux de Marie-Madeleine Évra tirés du Parisien et de Patrice Évra extraits de L'Équipe et de l'autobiographie de Louis Saha (Du quartier aux étoiles)
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Milan_forza18 Niveau : CFA
Ce type a une carrière enormisime mais en France il ne sera malheureusement jamais vu comme ca! Dommage car ...en faite non vous adorer trouver plein de defaut au gens ,vous êtes tjr a parler du verre à moitié vide que moitié plein.evra est un énorme def bravo a lui!
"Evra, pour moi, est un ailier gauche moyen, qui se rappelle de temps en temps qu'il joue arrière gauche. Il accompagne ses adversaires sans les empêcher de centrer. Il parle de lui en disant que c'est un guerrier et il tourne le dos dès qu'il y a un tir de peur de la prendre dans la poitrine ou sur le visage. Il n'a aucune connaissance de son poste. Evra, c'est le seul arrière gauche au monde à être de temps en temps hors-jeu, c'est un exploit. Arriver à faire une carrière de défenseur avec aussi peu de qualités, sans jeu de tête, sans vitesse, sans marquage, c'est une prouesse que je salue. Depuis ce matin, c'est devenu mon idole."

Rolland courbis ...
EricCantonais Niveau : District
Dans l'ensemble faut quand même distinguer son parcours de club, quasi sans-fautes, ultra régulier dans les performances, et son parcours en équipe nationale où je me souviens pas l'avoir vu jouer au niveau qu'on pouvait légitimement attendre d'un mec de sa trempe, y'a pas besoin de parler de verre vide ou plein, on peut aussi avoir un avis partagé sur un mec, faut pas déconner.

On pourra aussi lui reprocher son état d'esprit hors des terrains, où il a clairement manqué de recul et d'intelligence dans sa communication.

Après respect quand même pour son parcours, et sa dalle sur le terrain, ça y'a pas de soucis.
Message posté par Milan_forza18
Ce type a une carrière enormisime mais en France il ne sera malheureusement jamais vu comme ca! Dommage car ...en faite non vous adorer trouver plein de defaut au gens ,vous êtes tjr a parler du verre à moitié vide que moitié plein.evra est un énorme def bravo a lui!


Peut etre que certain n'ont pas digérés son mondial 2010 dont il était capitaine et qu'il n'a rien de trouvé de mieux a faire que rechercher la taupe alors que toute la planète ce foutait de notre gueule, et qu'une partie de la France à pu se déchainer sur les clicher des banlieusard/racaille?

Avant ce mondial, son image n'était pas si écorné que ça.

On doit être le seul pays à se prendre de telles réflexions alors que le mec à mi la honte à la nation.

Politique, sportif ou personnage public, tu peux voler, tricher et/ou insulter le pays, il faut tjrs finir par oublier car ce ne sont que des "hommes" LOL.

Par contre, si tu as le malheur de faire ca dans l'intérêt de la France, alors la tu es le diable (Thierry Henry pour donner un exemple footballistique).

J'emmerde Evra et ses 5 finales, fin de carrière, il en aura gagné autant que Le Tallec.
DocteurHappy Niveau : CFA
Le seul problème que je vois c'est qu'on donne beaucoup trop d'importance /responsabilité aux footballeurs , genre ce sont nos représentants ,etc etc . Franchement mais quelle aberration ! Je sais pas quel génie a réussi à détourner la conscience des français mais je lui dis bravo !
Les primes du Mondial 2010, il a un peu été obligé de les reverser. 27 000 euros, il le gagnait en deux jours à Man U.
Note : 14
Message posté par DocteurHappy
Le seul problème que je vois c'est qu'on donne beaucoup trop d'importance /responsabilité aux footballeurs , genre ce sont nos représentants ,etc etc . Franchement mais quelle aberration ! Je sais pas quel génie a réussi à détourner la conscience des français mais je lui dis bravo !


et en même temps, on exonère la presse (en l'occurrence, l'équipe) qui a orchestré l'exclusion d'Anelka, un des membres du groupe, ce qui a conduit à une grève logique pour contester l'absence de procédure. Vous vous rendez compte du pouvoir que ça donne à la presse, qui peut enclencher des décisions par procès public ?

Le droit de grève est un droit de travailleur, que tu sois payé des millions ou pas (sinon, à partir de quelle somme est-ce qu'on renonce au code du travail ? terrain glissant...). Quant au couplet "ils représentaient la France", blablabla, ça suffit, je me souviens pas qu'on ait reproché ça à Zidane quand il s'essuyait les pieds sur un Saoudien, ou qu'il abandonnait l'équipe au milieu des prolongations d'une finale.

Evra, c'est un joueur banal avec un mental hors du commun. Et Courbis critiquerait Courbis si ça pouvait faire parler de Courbis.
Je ne comprends toujours pas pourquoi l'EdF 2010 a si mauvaise réputation.

Les footballeurs n'ont-ils pas le droit de faire grève? N'ont-ils pas le droit (et le devoir) de protester quand les choses vont mal?

Associer une révolte à la honte nationale comme l'a fait le pouvoir politique d'alors ainsi que les médias unanimes (et donc une partie énorme de l'opinion) c'est stupide. Pour moi, le vrai scandale est là.
Je me rappel d'un reportage dans l'équipe il y a plusieurs années sur les ulis est c ouf le nombres de sportifs pro originaire de ce quartier
En tout cas Evra pour moi ça restera le bus de 2010 à jamais !
Ripaillons Niveau : DHR
Message posté par numero99


Peut etre que certain n'ont pas digérés son mondial 2010 dont il était capitaine et qu'il n'a rien de trouvé de mieux a faire que rechercher la taupe alors que toute la planète ce foutait de notre gueule, et qu'une partie de la France à pu se déchainer sur les clicher des banlieusard/racaille?

Avant ce mondial, son image n'était pas si écorné que ça.

On doit être le seul pays à se prendre de telles réflexions alors que le mec à mi la honte à la nation.

Politique, sportif ou personnage public, tu peux voler, tricher et/ou insulter le pays, il faut tjrs finir par oublier car ce ne sont que des "hommes" LOL.

Par contre, si tu as le malheur de faire ca dans l'intérêt de la France, alors la tu es le diable (Thierry Henry pour donner un exemple footballistique).

J'emmerde Evra et ses 5 finales, fin de carrière, il en aura gagné autant que Le Tallec.
Ripaillons Niveau : DHR
Message posté par numero99


Peut etre que certain n'ont pas digérés son mondial 2010 dont il était capitaine et qu'il n'a rien de trouvé de mieux a faire que rechercher la taupe alors que toute la planète ce foutait de notre gueule, et qu'une partie de la France à pu se déchainer sur les clicher des banlieusard/racaille?

Avant ce mondial, son image n'était pas si écorné que ça.

On doit être le seul pays à se prendre de telles réflexions alors que le mec à mi la honte à la nation.

Politique, sportif ou personnage public, tu peux voler, tricher et/ou insulter le pays, il faut tjrs finir par oublier car ce ne sont que des "hommes" LOL.

Par contre, si tu as le malheur de faire ca dans l'intérêt de la France, alors la tu es le diable (Thierry Henry pour donner un exemple footballistique).

J'emmerde Evra et ses 5 finales, fin de carrière, il en aura gagné autant que Le Tallec.


T'es ridicule à discréditer un type qui a fait 5 finales de Ligue des Champions quand toi t'en as pas joué une seule excepté peut-être sur Football Manager ou Fifa. On ne te demande pas de l'admirer, de lui jeter des fleurs, mais au moins d'avoir un peu de respect pour ce qu'il a accompli qui est hors du commun. Et toi, tu penses passer à la postérité avec tes messages rempli de rancœur ?
Ripaillons Niveau : DHR
Rien que pour l'épopée de Monaco en Ligue des Champions...Plasil, Prso, Givet, Squillaci, Morientes, Evra, Giuly et j'en passe....C'était dingue cette année-là. Ils resteront toujours dans mon cœur.
Message posté par Ripaillons


T'es ridicule à discréditer un type qui a fait 5 finales de Ligue des Champions quand toi t'en as pas joué une seule excepté peut-être sur Football Manager ou Fifa. On ne te demande pas de l'admirer, de lui jeter des fleurs, mais au moins d'avoir un peu de respect pour ce qu'il a accompli qui est hors du commun. Et toi, tu penses passer à la postérité avec tes messages rempli de rancœur ?


Qu'est ce que ça à changer à ma putain de vie qu'il ai joué 5 C1?
Je te rassure j'ai même pas joué un tour préliminaire d'europa ligue, mais dans ce cas on ne parle et critique plus personnes, t'a déjà remporté une élection cantonale? alors d'où tu te permet de critique Hollande, Sarko ou Le pen etc... bref ca c'était pour casser ton argument en carton.

J'ai pas de respect pour un gars qui à déshonorer mon pays et qui a contribué à la montée de la haine nationale.

Et tout les média n'ont qu'a me vendre ce mondial où l'ont a battu que des équipe de seconde zone, ça ne remontera pas sa cote.
Le Comte de La Pignole Niveau : DHR
Grand joueur en club, peut-être, en sélection sûrement pas.

Pire capitaine de l'histoire de l'équipe de France, avec son vocabulaire à base "C'est l'heure du grand pardon", "On est des hommes t'as vu", "Péter la rondelle de la taupe" et autres conneries sortis de son cerveau de cokehead.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Message posté par zz360
"Evra, pour moi, est un ailier gauche moyen, qui se rappelle de temps en temps qu'il joue arrière gauche. Il accompagne ses adversaires sans les empêcher de centrer. Il parle de lui en disant que c'est un guerrier et il tourne le dos dès qu'il y a un tir de peur de la prendre dans la poitrine ou sur le visage. Il n'a aucune connaissance de son poste. Evra, c'est le seul arrière gauche au monde à être de temps en temps hors-jeu, c'est un exploit. Arriver à faire une carrière de défenseur avec aussi peu de qualités, sans jeu de tête, sans vitesse, sans marquage, c'est une prouesse que je salue. Depuis ce matin, c'est devenu mon idole."

Rolland courbis ...


Pardon mais quand il était à MU, Evra était exactement comme ça. Un très bon latéral offensivement (pas Roberto Carlos non plus mais quand même) mais mauvais défensivement.
Et ce qui est marrant c'est qu'à la Juve, c'est l'exact inverse: un très bon latéral défensif mais moyen offensivement. Il est devenu, dans son profil, davantage tactique et physique que technique.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Puis son attitude en EDF est là aussi difficilement défendable.
Peut être qu'ils ont le droit de faire grève, toujours est il qu'avec cette grève ils ont fait passer les français et la France pour des cons. On parlait que de ça à l'étranger, et tout le monde pointait du doigt l'indécence de la situation. Ils étaient peut être dans leur droit mais ils sont quand même passés pour des pourris gâtés. Sans même parler de leur prestation sportive médiocre au possible.
Puis son retour arrogant était un peu la cerise sur le gâteau: le type, au lieu de faire profil bas après le merdier de 2010, nous sort un fabuleux "alors ? Pas facile sans captain Pat', hein ?". Là aussi, il a tout à fait le droit de s'exprimer, mais ça n'en est pas moins minable.
j'y suis giresse Niveau : Ligue 1
Note : 2
Ça me rappelle un peu le cas de Ribery avec Boulogne sur Mer. La plupart des gens sont là à le traiter de débile profond alors que dans son quartier, c'est un héros en plus d'être un excellent joueur.

Et je suis pas loin de penser quand sans la coupe du monde 98 ou l'euro 2000, on ferait pareil avec Zizou, à ne retenir que son coup de boule.

Mais bon, depuis qu'on a décrété que les footeux devaient être encore plus exemplaires que nos politiques...
Note : 5
Evra et les mondialistes de 2010 sont devenus des personnalités publiques pour leurs qualités de footballeur, rien d'autre. Donc bon, saluons la détermination et la réussite qu'il a eu dans le foot, le reste on s'en tape un peu non? Si on commence à donner de l'importance aux footballeurs en dehors du terrain, on n'est pas rendu...

Henry qui passe de la "France black, blanc, beur" en 98, aux "racailles" en 2010, c'est du vent pour branleurs de mouches. L'échantillon de 24 hommes privilégiés de 20/35 ans me semble un peu limité pour caractériser une nation. En réalité l'équipe nationale n'est rien de plus qu'une bande de sportifs plus ou moins bons et plus ou moins cons sachant que le fait d'être bon occulte souvent le fait d'être con.
Message posté par georgesleserpent


Pardon mais quand il était à MU, Evra était exactement comme ça. Un très bon latéral offensivement (pas Roberto Carlos non plus mais quand même) mais mauvais défensivement.
Et ce qui est marrant c'est qu'à la Juve, c'est l'exact inverse: un très bon latéral défensif mais moyen offensivement. Il est devenu, dans son profil, davantage tactique et physique que technique.



Pour être un fan absolu de Man U, et d'avoir au pire raté 10 matches ces 10 dernières années, dire que Evra était "très bon offensivement, mauvais défensivement" est une analyse assez bidon.
D'une part, il ne se résumait pas simplement à son apport offensif ou défensif, mais aussi à son apport au sein du groupe avec sa hargne et sa détermination, aussi bien entraînante sur le terrain qu'en dehors, et d'autre part, il en a étouffé des ailiers droits sur son couloir...

Concernant la partie sur la Juve, je te laisse juge, je ne m'intéresse pas au calcio, mais ça ne me paraît pas si illogique, le poids des années fait toujours son effet..
Ripaillons Niveau : DHR
Message posté par numero99


Qu'est ce que ça à changer à ma putain de vie qu'il ai joué 5 C1?
Je te rassure j'ai même pas joué un tour préliminaire d'europa ligue, mais dans ce cas on ne parle et critique plus personnes, t'a déjà remporté une élection cantonale? alors d'où tu te permet de critique Hollande, Sarko ou Le pen etc... bref ca c'était pour casser ton argument en carton.

J'ai pas de respect pour un gars qui à déshonorer mon pays et qui a contribué à la montée de la haine nationale.

Et tout les média n'ont qu'a me vendre ce mondial où l'ont a battu que des équipe de seconde zone, ça ne remontera pas sa cote.


Numéro 0, t'es conscient que tu compares la politique à la performance sportive ? Compare ce qui est comparable... "Il a contribué à la montée de la haine nationale" : la haine que tu es en train de propager sur le forum ? Merci l'exemple. Sa côte, il s'en fout. Le mec s'est fait cracher dessus, à tort ou à raison, n'empêche qu'il tient sa 5e finale de LDC. Quand toi tu continues de lui cracher dessus, lui s'arrache pour conserver des performances sportives décentes. Ensuite, c'est un mec de quartier qui s'en est sorti, qui n'a pas oublié d'où il vient. Il a la tête dure, il est blindé. Maintenant, je m'en fous, je trouve ça honorable d'en arriver là. Quant à l'équipe de France, les médias, les sponsors, tout le marketing autour des sélections nationales et des compétitions internationales, c'est cela qui est responsable du scandale de la coupe du monde 2010. Quand tu élèves un joueur de football au rang de semi-dieu (jurisprudence Messi-Zidane-Beckham, etc.) est-ce que c'est sain pour une société ?

Et merci tous ces sacrés guignols qui sont chroniqueurs sportifs et qui n'ont qu'une envie c'est de faire la pluie et le beau temps sur la perception qu'on a d'un joueur. Les gens connaissent Evra l'ex-capitaine de l'équipe de France, il ne connaissent pas le parcours du gars, ni ce qu'il a accompli.

Mais continue s'il te plait de dire qu'il a contribué à la montée de la haine nationale, tu me fais bien rire. Et s'il te plait, démontre-le. J'attends ta réponse. Parce qu'en France il ne faut pas grand chose pour faire monter les extrêmes, un rien suffit.
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