Evian veut continuer de grandir

Le premier match de l'histoire de l'ETG en L1, à Brest, la semaine prochaine ? Les badauds et autres touristes qui flânent dans les rues de Thonon sont davantage excités par la troisième démarque des soldes. Mais pas de méprise, le club haut savoyard a l'intention de vendre chèrement sa peau dans l'élite.

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« www.olympiquethononchablais.com » . Le slogan sur la pancarte publicitaire qui borde la tribune principale du Stade Joseph Moynat de Thonon-les-Bains vous parle d'un temps que les moins de 5 ans ne peuvent pas connaître. Un temps où le club local tapait le cuir dans cette enceinte de 2700 places, dans les divisions souterraines du foot français. Devenu Croix de Savoie puis Evian Thonon Gaillard Football Club à la faveur de fusions et autres tractations politico-financières, ce club joue désormais ses matches au Parc des Sports d'Annecy (loué pour encore quatre années). Le choix n'emballe pas tous les supporters, encore moins les dirigeants qui ont tenté, en vain, de disputer leurs rencontres à Genève. Sauf que la Suisse, ce n'est ni la France ni l'Union Européenne. « No way » a donc répondu Michel Platini.

Mais quitter Joseph Moynat, c'est tout simplement la rançon de la gloire. Programmé pour monter en Ligue 2 en 2009, le club est sacré champion de National et se retrouve contraint de s'adapter aux réglementations en matière d'infrastructures. Surtout que l'an passé, l'ETG signe le doublé. « On n'avait vraiment pas prévu de monter. On a commencé à croire en nous rapidement en se disant “Et pourquoi pas finalement” ? » raconte calmement le milieu de terrain Olivier Sorlin. Un sacre de L2 plus tard, le président Patrick Trotignon décide de conserver, après réflexion, son coach Bernard Casoni. Et de se pencher rapidement, en compagnie de son directeur sportif Pascal Dupraz, sur le dossier recrutement.

Govou lève bien la jambe

Fini les préfabriqués du centre d'entraînement de Saint Disdille, direction le centre de Port Pinard à Publier, à cinq kilomètres de Thonon. Avec le lac Léman en toile de fond, une trentaine de passionnés se pressent au bord de la main courante. Tant les gamins que les anciens, tout le monde n'a d'yeux que pour LA grosse star : Sidney Govou. Disponible, souriant, l'ex-gloire lyonnaise montre qu'il n'a rien perdu de son talent après son escapade grecque. Le Sid fait partie de la vague “trentenaires expérimentés” qui a déferlé sur le club, avec notamment Jérôme Leroy (ex-Rennes) et Fabrice Ehret (ex-Cologne).

En retrait, Bernard Casoni laisse son adjoint conduire la séance. Il donne uniquement de la voix pour charrier Nicolas Goussé, de passage au centre. Désormais retraité, l'attaquant, symbole du renouveau du foot haut-savoyard, gravite toujours dans les parages. Les anciens doivent continuer à transmettre les valeurs et surtout incarner l'identité locale. C'est le vœu le plus cher de Franck Riboud, qui porte la triple casquette de PDG de Danone-sponsor principal-président d'honneur. Attention donc à ne pas froisser le boss de l'ombre.

Ghana power

« C'est qui lui ? » Le grand-père hausse les épaules, incapable de répondre à son petit-fils. Lui, petit bonhomme, c'est Wass, latéral danois prêté par Benfica. L'ETG, doté d'un budget d'environ 25 millions d'euros, a aussi enrôlé des joueurs d'avenir, à l'image des Ghanéens Rabiu (ex-Udinese) et Jonathan Mensah (ex-Grenade) ou du Tunisien Saber Khelifa, débarqué de l'Espérance de Tunis. Evian source de jeunesse, la preuve en avait déjà été apportée par le prometteur attaquant formé au club Kévin Bérigaud. Si deux ou trois recrues pourraient encore poser leurs valises, l'effectif commence doucement mais sûrement à prendre forme. « On a fait de bons stages de préparation, de bons joueurs sont arrivés et j'espère que l'amalgame se fera comme l'an passé. Et surtout qu'on se maintienne le plus vite possible. Il ne faut pas se prendre pour des autres et commencer à en faire le moins possible. Sinon, on va droit dans le mur ! » prévient Olivier Sorlin. La tête sur les épaules, de l'ambition plein la tête, l'ETG n'a pas envie de faire le yoyo façon Arles Avignon. Même si le club va retrouver cette année le Stade Joseph Moynat. Avec les U19. La fameuse relève, si chère à Franck Riboud.

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"Sauf que la Suisse, ce n'est ni la France ni l'Union Européenne. « No way » a donc répondu Michel Platini."

euhhhh jvoudrais pas dire mais sauf erreur de ma part, le siege de l'UEFA n'est pas à Genève ?? la Suisse fait bien partie de la zone UEFA donc what the fuck ??
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