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Évian TG : plus dure est la chute…

Après quatre saisons en L1, l'Évian Thonon Gaillard avait fini par chuter à l’étage en dessous en mai dernier. Huit mois plus tard, et alors que le Parc des sports d’Annecy s’apprête à recevoir de nouveau une formation de l’élite, l’AS Monaco, pour le compte de la Coupe de France, comment se porte le club haut-savoyard ? Eh ben ça ne va pas bien du tout, sur le terrain comme en coulisses.

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Mine de rien, Évian TG avait fini par faire partie du paysage de cette très chère Ligue 1. Clairement, ce club n’a jamais vraiment réussi à conquérir le cœur des gens au-delà des Alpes, mais au moins était-il aisément identifiable : un maillot rose, un triptyque de communes comme blase, une quatrième pour accueillir les matchs à domicile, une espèce de Philippe Lucas grande gueule et bien vénère sur le banc, Cédric « Highlander » Barbosa dans l’entrejeu pour balancer quelques pralines, les cahouètes de Wass en coups francs, un recrutement souvent audacieux, mais pas toujours réussi, des Danois à la pelle, un gazon enneigé l’hiver et quelques exploits épiques contre le PSG ou l’OM. Après un maintien homérique acquis lors d’un duel avec le Sochaux de Renard en 2014, il a fallu se résoudre au printemps dernier à redescendre en L2, un étage que l’ancienne Croix de Savoie n’a connu qu’une seule saison. Il n’avait fait qu’y passer en 2010/2011, simple étape de son irrésistible ascension dans le monde professionnel. Et a priori, il maîtrise mal ce championnat et semble avoir toutes les peines à s’y habituer. Cela dit, c’est le lot de pas mal d’anciens pensionnaires de la Ligue 1. Récemment, l’AC Ajaccio, Valenciennes ou encore Sochaux, toutes ces formations luttent actuellement avec l'ETG, non pas pour remonter, mais pour ne pas descendre d’un étage en dessous encore, jusqu’en National. Car oui, le club haut-savoyard est si mal, après un peu plus de la moitié de la saison disputée, qu’il est devenu un parfait candidat à une deuxième relégation de suite en mai. Un scénario catastrophe, cette potentielle descente aux enfers. Aussi infernale que sa double montée en deux ans du National à la L1 entre 2009 et 2011 fut irrésistible.

Un « putsch » de « Satanas et Diabolo »


Le pire, c’est que cette saison galère était terriblement prévisible. L’été dernier, bien que l’ETG fasse partie des trois ex-pensionnaires de L1 (avec Metz et Lens), il n’avait déjà pas vraiment le profil d’un candidat au podium. Les pronostiqueurs avaient plutôt tendance à se montrer réservés quant aux espoirs des Haut-Savoyards de jouer le haut de tableau, et la première moitié de saison leur a effectivement donné raison. Il était assez facile de deviner qu’être performant sur les terrains de Ligue 2, avec la grande instabilité extra-sportive qui est devenue la norme chez les Roses depuis maintenant plus d’un an, allait s'avérer compliqué. Pour la faire courte, c’est d’abord Franck Riboud, le PDG de Danone, qui décidait de lâcher son soutien au club en 2014. Un départ suivi peu de temps après d’un autre : Patrick Trotignon, proche de Riboud, président du club depuis 2008. Les 34 actionnaires minoritaires à hauteur de 1%, parmi lesquels Zidane, Lizarazu, Boghossian et Denisot, décidaient à leur tour de céder leur part. La purge s’est poursuivie au printemps dernier avec le départ du successeur de Trotignon à la présidence, Joël Lopez, le limogeage de Pascal Dupraz pour faute grave, ainsi que de son fils Julian, ex-directeur des services. Actuellement, il ne reste pour ainsi dire que deux hommes pour diriger ce club à l’organigramme autrefois bien plus complexe : l’actionnaire majoritaire Esfandiar Bakhtiar, homme d’affaires irano-suisse devenu président (à titre provisoire logiquement, sauf que le terme « provisoire » dure depuis huit mois), et son partenaire Richard Tumbach, un industriel d’Annecy. Ces deux-là ont récupéré pour une modique somme les 34% des anciens actionnaires minoritaires – Zidane and co, donc – malgré l’intérêt d’un autre businessman du coin, Yves Bontaz. Franck Riboud, parti de l'ETG car déjà en conflit avec Bakhtiar et Tumbach, a récemment qualifié l’opération de putsch contre son ancien club de cœur. Pascal Dupraz s’est montré plus virulent encore lors d’une interview accordée en octobre à L’Équipe, parlant de « deux traîtres qui pilotaient (le club, ndlr) à la Satanas et Diabolo » , contestant au passage son licenciement.

Changement d’entraîneur sans choc psychologique


C’est donc dans ce contexte un brin bordélique qu’il a fallu préparer cette saison de Ligue 2. Dès lors, il n’est pas étonnant de voir ETG en lutte pour le maintien plutôt que pour la course à la montée, d’autant qu’il a fallu évidemment composer avec un budget forcément revu à la baisse. Au total, une quinzaine de joueurs sont partis cet été, parmi lesquels Daniel Wass et l’ensemble des joueurs danois, Gilles Sunu, Nicolas Benezet ou encore Adrien Thomasson, contre une petite dizaine d’arrivées. Le recrutement a été contrôlé par la DNCG. Inquiète de la santé financière du club, l’instance nationale de contrôle de gestion a également décidé l’été dernier l’encadrement de la masse salariale du club. Après 21 journées disputées, les Roses pointent à la quinzième place au classement avec 21 points, à deux unités seulement de la zone rouge. Sa dynamique est catastrophique : cinq défaites de suite en championnat, une victoire sur les trois derniers mois. Au lendemain d’une lourde défaite 1-4 concédée sur la pelouse de Clermont, Safet Sušić, qui avait succédé à Pascal Dupraz sur le banc, a été débarqué. Ex-adjoint, Romain Revelli a été nommé pour le remplacer, sans choc psychologique, puisque les Évianais se sont inclinés 0-2 le week-end dernier face à Ajaccio, un concurrent direct, devant 3 500 spectateurs dépités (ils étaient encore plus de 10 000 de moyenne la saison dernière en L1). « Dans un premier temps, il va falloir faire tourner le compteur points au maximum, casser cette mauvaise spirale » , déclarait Revelli dans les colonnes du Dauphiné à l’occasion de sa prise de fonction. En attendant de retrouver de la confiance en championnat, il y a donc ce match de Coupe de France à jouer face à Monaco. Une rencontre a priori déséquilibrée, où l’enjeu pour Sorlin, Barbosa et leur bande paraît moins de se qualifier que d’essayer de se rassurer.

Par Régis Delanoë
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